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mis le 28/08/2006


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



L’esprit de vérité

Que l’esprit de vérité règne dans l’église, et la puissance de Dieu se manifestera



            Est-ce que vous attendez le retour du Seigneur ? Jésus revient très bientôt ! Vous pouvez dire : "Oui, mais, ça fait 2000 ans qu'on en parle, il y en a beaucoup qui l'ont dit pendant des siècles et Jésus n'est toujours pas revenu !" Il y a une chose que Jésus a dite : "Je m'en vais mais je reviendrai. Je reviendrai pour vous prendre."

 

            Ce qu'il y a de formidable avec le Seigneur, c'est que chaque fois qu'il a envoyé un jugement sur la terre, il nous a prévenu auparavant ! Il a envoyé un certain nombre de jugements, mais Dieu est un Dieu d'amour et il ne se plaît pas à envoyer des jugements. Quand il envoie des jugements, c'est que vraiment il ne peut plus rien faire d'autre ! Mais ce qu'il y a de formidable, c'est qu'à chaque fois dans la Bible, avant d'envoyer un jugement, non seulement il a prévenu son peuple, mais il a prévenu la personne ou les personnes qu'il voulait juger. Et en les prévenant, il leur a dit : "Si je te préviens, c'est parce que je voudrais que tu changes."

 

            Donc, il ne les a pas seulement prévenues une fois, deux fois, souvent trois fois, mais il a aussi envoyé au dernier moment quelqu'un pour essayer de les arracher. Par exemple, Noé avant le déluge. a parlé à tous ceux qui l'entouraient, il n'y en a pas eu beaucoup qui ont écouté. Ils le traitaient de vieux fou. Il n'y a eu que sa famille qui est entrée dans l'arche avec lui. Quand Sodome a été détruite par le feu du Ciel, Dieu a envoyé deux anges pour dire à Lot et à sa famille : "Le feu va tomber, il faut maintenant que vous sortiez." Des membres de sa famille se sont moqués de lui et sont restés dans la ville : ils sont tous morts dans le feu qui est tombé. Vous pouvez prendre toute la Bible, et à chaque fois que Dieu a jugé, Dieu a prévenu. Donc, il va en être de même dans les grands jugements de la fin qui nous sont annoncés par la Bible. Déjà, Dieu nous a prévenus par sa Parole. Il suffit de lire ce qui y est annoncé. Vous voyez les signes que Jésus a annoncés pour son retour. Ils sont tous accomplis ou en train de s'accomplir, donc son retour est très proche.

 

            Et, nous qui sommes ses enfants, nous désirons ardemment qu'il revienne. Il ne va pas revenir pour juger les siens. Il va revenir pour juger ceux qui n'ont pas écouté ses avertissements. Mais nous qui sommes ses enfants, nous devons savoir dans notre cœur que Jésus ne vient pas pour nous juger, il vient pour nous prendre. Il veut que nous soyons avec lui pour toujours parce qu'il nous aime. Il ne va pas prendre tout le monde. Il prendra uniquement ceux qui l'attendent parce qu'il les a prévenus. Si un ami vous dit : "Je vais bientôt arriver, voici quelques signes qui vont te montrer que mon retour est proche", et que vous voyez les signes se produire, vous attendez avec joie la venue de votre ami parce que vous savez qu'il l'a promis, qu'il est fidèle, et donc il vient bientôt.

 

            Ce soir, si vous ne savez pas encore que Jésus vient très bientôt, je vous préviens, je vous le dis ! Et il nous demande de nous préparer à sa venue. Vous savez que beaucoup seront enlevés. Je ne parle pas de ceux qui ne connaissent pas le Seigneur, ils ne pourront pas partir avec lui. Si Jésus vient à un moment donné, c'est pour enlever de la terre ceux qui se sont préparés. Il est parti un jour sous les yeux de tous ses disciples qui étaient là, avec lui, sur le Mont des Oliviers. Ils l'ont vu monter au Ciel devant eux. Et puis, deux anges sont apparus en disant : « Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel » (Actes 1:11). C'est-à-dire que nos yeux le verront, et il viendra nous chercher exactement comme lui est monté au Ciel. Et nous serons changés en un clin d'œil : « Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés » (1 Corinthiens 15 : 51-52). Nous serons changés et nous allons monter à la rencontre du Seigneur dans les nuées.

 

            Pourquoi le Seigneur va-t-il faire cela ? Parce que tout de suite après l'enlèvement vont commencer des temps de jugements pour la terre, et le Seigneur ne veut pas que son Epouse soit prise dans le feu des jugements. Ce ne sont pas des jugements qui vont se limiter à tel ou tel endroit ! Ce sera la terre entière qui va être jugée. Il va y avoir des cataclysmes terribles, des choses qui commencent déjà maintenant. Interrogez les gens dans la rue, qui ne connaissent pas Dieu, ils disent : "Mais, c'est bizarre depuis quelques années : la météo est détraquée, il n'y a plus rien qui marche, c'est une sécheresse incroyable par ici, une inondation par-là, des tremblements de terre, une catastrophe par-ci, catastrophe par-là..." Il y a toujours eu de ces choses-là mais elles s'accélèrent maintenant pour nous faire réfléchir, pour nous montrer que les choses ne vont pas comme elles devraient aller.             

 

            Et puis, il y a surtout la voix de Dieu dans les cœurs, la voix de Dieu qui parle dans la terre entière pour dire : "Jésus revient bientôt ! Prépare-toi !" Quand nous sommes prêts, il n'y a aucune crainte à avoir. Si Jésus revient dans une seconde, eh bien je dis : "Seigneur, quelle joie !" Nous partons au travers du plafond, mais imaginez : il y en a qui partent et d'autres qui restent assis dans leur fauteuil ou sur leur chaise, là. Vous vous rendez compte ? Pensez un peu à l'effet que ça va faire à ceux qui resteront. C'est une opération unique ! Et, le jour où cela arrivera, si vous ne partez pas, vous verrez s'accomplir ce que Jésus a préparé : ils partiront devant vous, ou vous vous rendrez compte qu'ils sont partis et réaliserez que vous êtes restés, et que maintenant c'est fini, vous ne partirez plus. Alors, sachez que les jugements sont proches !

 

            Mais Dieu dans son amour nous prévient pour que nous soyons prêts, et que nous partions avec lui. Soit que la mort vienne parce que c'est notre heure, soit que Jésus revienne pour enlever son Eglise à sa rencontre. Nous devons de toute manière être prêts à partir. Il y a des gens et beaucoup de Chrétiens qui ont peur de la mort parce qu'ils ne savent pas ce qu'il y a derrière, ils ne savent pas s'ils vont rentrer directement au Ciel ou pas. Ils ne savent pas s'il va y avoir un jugement sur eux ou pas. Il faut que nous ayons le cœur en paix, et le seul moyen d'avoir le cœur en paix, ce n'est pas de croire en l'enfant Jésus de la crèche ou le Jésus du catéchisme, c'est de croire dans notre cœur que Jésus est le Sauveur du monde, qu'il est mort sur la Croix pour payer pour nous.

 

            Le jour où vous dites : "Seigneur, je te demande pardon pour tous mes péchés, pardonne-moi au nom de Jésus qui est mort pour moi", sachez que Dieu vous pardonne tous vos péchés. Il efface d'un coup tout ce que vous avez pu avoir comme péchés parce qu'il les a pris sur lui à la Croix, et il a été condamné pour vous, à votre place. C'est ça l'Evangile ! C'est formidable de savoir que quelqu'un a payé pour moi. Je suis né dans le péché. Je l'ai hérité de mes ancêtres. Et, non seulement je suis né dans le péché, mais j'ai commis des péchés, plein de péchés ! Quand je viens au Père tel que je suis pour lui dire : "Seigneur, je reconnais, pardonne-moi parce que Jésus est mort pour moi. Il a été maltraité pour moi, il a été cloué pour moi, il est mort pour moi pour que je puisse dire : Seigneur, je te prends comme Sauveur, maintenant. Je te donne ma vie, efface mon péché", il efface tout !

 

            Et, si la mort vient à ce moment-là, je vais directement au Ciel. Pas de purgatoire ! Pas de salle d'attente ! Rien ! Le Ciel, directement. Pourquoi ? Non pas parce que l'on est meilleur que les autres. Non pas parce qu'on a plus de mérites, mais parce que celui qui est mort pour vous a tout payé, vous n'avez rien à payer. Donc, que ce soit la mort, que ce soit l'Enlèvement, quand nous avons fait cet acte vis-à-vis du Seigneur et que nous avons consacré toute notre vie au Seigneur, nous sommes prêts ! Il ne s'agit pas de dire un jour : "Seigneur, pardonne tous mes péchés" (il le fait) et de recommencer ce que vous faisiez avant, et constamment retomber dans les mêmes ornières, sans avoir la victoire sur le péché, là vous n'êtes pas prêts à partir !

 

            Cela ne veut pas dire que vous perdrez votre salut, mais ça veut dire que si Jésus vient prendre son Eglise, et que vous vous dites Chrétiens, et que vous vivez dans un péché connu en résistant au Seigneur qui vous demande d'arrêter, vous ne partirez pas pour l'Enlèvement, c'est sûr et certain. Un seul péché connu, pratiqué dans la désobéissance, alors que tous les autres, vous les avez abandonnés, un seul péché connu pratiqué dans la désobéissance suffit à vous garder en bas.

 

            Le Seigneur nous dit : "Je te donne les moyens d'avoir la victoire." Les moyens d'avoir la victoire, c'est la connaissance de Jésus et de l'œuvre de Christ. Parce que la victoire sur les péchés, ce n'est pas une question de force de volonté, c'est une question de foi dans l'œuvre de Jésus, dans la personne de Jésus. Jésus habite dans nos cœurs par la foi. Il nous donne la force de marcher dans la victoire. Mais cela veut dire qu'il faut avoir une vie entièrement consacrée à Dieu. Et une vie consacrée à Dieu, ça ne veut pas dire se faire moine ou none. Ça veut dire simplement que dans ton cœur, tu as tout donné à Dieu. Si tu donnes 90 pour cent de ta vie à Dieu et que tu en gardes 10 pour cent, tu n'as pas tout donné à Dieu. Si tu en donnes 99 pour cent à Dieu et que tu en gardes 1 pour cent, tu n'as pas tout donné à Dieu. Parce que Dieu veut tout.

 

            Rappelez-vous ce qu'il a dit au jeune homme riche (Luc 18:18 et suivants). Le jeune homme riche avait respecté tous les commandements de Dieu, sauf un ! Il vient vers le Seigneur en disant : "Seigneur, qu'est ce qu'il faut que je fasse pour être sauvé, dis-moi ?" Il était sincère ! Jésus lui dit : "Il te manque une seule chose ; tu as le cœur attaché à ton argent." Parce qu'il avait de grands biens. "Il te manque une chose." Ce n'était pas trente-six choses pour être sauvé, une seule chose ! Et Jésus le met à l'épreuve, il lui dit : "Je te demande de vendre tous tes biens, de les donner aux pauvres, et de me suivre, tu auras un trésor dans les cieux." Et parce qu'il avait le cœur attaché à ses biens, il est parti tout triste. Cela veut dire qu'il a refusé de prendre le salut que Dieu lui donnait, pour une seule chose qu'il n'a pas voulu donner au Seigneur.

 

            Il faut être prêt à tout abandonner pour Dieu. Et Dieu voit dans les cœurs. Il te redemandera tout ce qui t'est le plus cher. Il te dira : "Donne-le moi, maintenant." Et si tu es prêt à le donner, c'est que tu as vraiment donné toute ta vie au Seigneur. Dieu ne va pas te demander les choses auxquelles tu n'es pas attaché. S'il y a des choses auxquelles tu n'es pas attaché, Dieu ne va pas dire : "Bon, c'est ça que je veux." Dieu va te demander ce auquel tu es le plus attaché, et pour chacun, c'est différent. Pour l'un ça va être la nourriture, pour l'autre ça va être son compte en banque, pour l'autre ça va être sa voiture, sa maison... Dieu te demandera tout. Et tu dois savoir dans ton cœur si tu es prêt à tout donner. A ce moment-là, si tu es réellement consacré : tu es prêt à partir. Tu es prêt à partir ! C'est ça qui compte ! La plus grande joie de notre vie, c'est de voir Jésus face à face le plus vite possible. Mon cœur connaît Jésus. Je sais qu'il est dans mon cœur par la foi, je suis moi-même en lui par la foi, mais mes yeux veulent le voir, mes mains veulent le toucher. Toucher ses mains et ses pieds percés, son côté percé. Lui dire : "Jésus, je te bénis. J'ai envie de passer l'éternité avec toi." C'est beau de passer l'éternité avec Jésus. On ne se lassera jamais ! Pas un instant d'ennui ! Jouissant éternellement du bonheur de le voir face à face. Quelle joie !

 

            Il est difficile de comprendre pourquoi certains Chrétiens ne veulent pas se préparer au retour du Seigneur ? Pourquoi est-ce qu'ils veulent rester attachés à quelque chose ? Même si c'est un tout petit quelque chose au point de ne pas vouloir le lâcher si Dieu le leur demande. Et la chose la plus difficile à lâcher, qu'est-ce que c'est ? C'est notre propre vie ! Quelquefois tu veux tout lâcher, tout, tout ce qui t'appartient mais toi-même tu ne veux pas te lâcher : "Oh ! Ne touche pas à moi Seigneur ! Ne touche pas à mes projets, à mes désirs, à ce que j'ai envie de faire de ma vie, ne touche pas à ça, Seigneur. D'accord, tu peux me prendre tous mes biens, mais diriger ma vie, l'orienter comme tu veux, Seigneur, non, n'y touche pas !" Eh bien ! Tu n'es pas prêt ! Tu n'es pas prêt pour être enlevé parce que tu veux garder quelque chose pour toi.

 

            Et c'est bien mieux de donner notre vie au Seigneur parce que comme il est infiniment intelligent, qu'il a des projets formidables pour nous, si nous lui donnons notre vie, il va s'arranger pour faire réaliser dans nos vies ses projets à lui, qui sont formidables. Les plans de Dieu pour notre vie ! Si tu veux mener ta vie à ta guise, Dieu te laissera la mener, toute ta vie si tu veux ! Mais, imagine que tu arrives à mener ta vie à ta guise jusqu'aux cinq dernières minutes de ta vie, et qu'ensuite tu es touché par le Seigneur, tu le comprends et dis : "Seigneur, je comprends maintenant, pardonne-moi. Maintenant je te consacre toute ma vie." Il ne reste pas grand chose, il reste cinq minutes. Dieu prendra ces cinq minutes-là, et il en fera quelque chose ! Et il te prendra avec lui mais tu pourras te dire : "J'ai quand même raté toute une vie que Dieu aurait pu utiliser à son service sur terre pour gagner des âmes, pour témoigner, pour exhorter l'Eglise..." Tout ça, c'est perdu pour toujours ! C'est perdu !

 

            Dieu cherche tellement des hommes et des femmes qui veulent collaborer avec lui, travailler avec lui. Quand il nous appelle, il ne nous amène pas à entrer dans une religion. Il ne nous amène pas à entrer dans une Eglise sauf la sienne bien sûr ! Son Eglise à lui qui est invisible, qui est partout. Il ne nous appelle pas à faire des choses pour lui ou à ne pas faire des choses... Il nous appelle à entrer dans son Corps, à être remplis de sa vie et à marcher sur la terre comme lui a marché, à être remplis de son amour, de sa joie, de sa paix, à penser aux choses d'En haut, à chercher à se sanctifier comme lui est Saint, à laisser de côté toutes ces broutilles de la terre qui nous encombrent les pieds, les jambes, les mains, le cœur, à marcher dans la présence du Seigneur, à marcher dans la lumière de Dieu ! C'est cela qu'il veut pour nous. Il veut nous le donner. Si tu donnes tout au Seigneur, c'est comme si tu arrivais avec un petit dé à coudre tout plein. Tu dis : "Seigneur, je te donne tout." Mais Dieu est plus grand qu'un océan. Il te dit : "Bon, tu arrives avec ton dé à coudre, je le prends de bon cœur. Et moi, en contrepartie, je te donne l'océan. Tout est pour toi." Tu peux puiser avec foi dans les richesses de Dieu. Elles ne seront jamais épuisées pour celui qui marche dans la totale consécration.

 

            Le Seigneur veut te préparer. Il veut que tu sois sûr d'être prêt. Je ne vais pas reparler de la préparation à l'Enlèvement mais je veux parler de quelques points importants que Dieu a mis sur mon cœur.

 

            Le premier, c'est le fait de dire la vérité, dire la vérité en toute occasion, éliminer de notre vie toute forme de mensonge, de dissimulation, d'hypocrisie. Vous savez que l'hypocrisie est une forme de mensonge. Hypocrite, ça veut dire : "Paraître quelque chose qu'on n'est pas". Vouloir donner une apparence, une image que nous ne sommes pas. Vous savez que le Seigneur aime les menteurs et les hypocrites, mais il veut leur montrer ces choses pour les changer et leur dire : "Maintenant, je veux t'apprendre à marcher dans la vérité." Pourquoi le menteur ment, en général ? Pourquoi est-ce qu'il ment ? Ou bien il a peur, ou bien il veut garder certains avantages qui sont à lui et ne veut surtout pas les perdre parce que s'il disait la vérité il les perdrait. Ou bien il veut chercher à avoir par la ruse quelque chose qu'il convoite mais en tous cas, il utilise le mensonge comme une arme surtout pour se défendre lui-même donc, c'est une preuve d'égoïsme. Le menteur, en fait, c'est celui qui tient à lui, et qui par le mensonge, cherche, soit à se protéger, soit à gagner des choses qu'il n'a pas le droit d'avoir. L'hypocrite, c'est pareil. Il essaie de donner une apparence parce qu'il cherche l'approbation des autres, il ne veut pas être jugé ou il craint d'être jugé ou alors il veut occuper une position qu'il n'a pas l'autorité d'occuper en montrant une façade qui n'est pas la bonne. Mais ça, c'est du mensonge dans le fond. Si tu essaies de paraître ce que tu n'es pas, si tu essaies de cacher ce que tu es vraiment pour faire paraître ce que tu n'es pas, c'est du mensonge et de l'hypocrisie. Et Dieu a dit : "Dehors les menteurs et les hypocrites."

 

            Ne commence pas à douter de ton salut parce que tu aurais commis un mensonge ou une hypocrisie ou que tu as des tendances à mentir ou à être hypocrite. Tout cela va être réglé par le Seigneur sans aucun problème parce qu'il voit ton cœur. Si tu lui fais confiance, que tu cries à lui en disant : "Seigneur, je reconnais mes mensonges, mon hypocrisie devant toi, et je veux que tu me changes, je veux marcher dans la vérité", le Seigneur va tout régler. Jésus a dit qu'il est la Vérité, lui, et que nous, nous sommes les enfants de la Vérité. Il nous a donné l'Esprit de Vérité, le Saint-Esprit. Il nous a donné une parole de vérité qui est la Bible. Nous sommes des fils et des filles de la vérité. Il veut que la vérité soit dans toute notre vie ! Plus un seul mensonge pour des Chrétiens consacrés ! Pour des Chrétiens qui ne sont pas consacrés, je dirai : "C'est normal, c'est naturel qu'ils mentent puisque le mensonge est le fruit de leur manque de consécration." Mais chez un Chrétien consacré qui a vraiment donné toute sa vie et tout son cœur au Seigneur, tu peux être sûr que le Seigneur va faire remonter tout ce qui ne va pas. Mais ce n'est pas pour le juger et le condamner mais pour qu'il confesse et abandonne ses péchés. Il va faire ressortir tout ça !

 

             Tous les Chrétiens ont beaucoup de problèmes dans leur vie, mais il y a deux sortes de Chrétiens. La différence entre les deux, c'est que les uns vivent ces problèmes avec joie, et les autres les vivent dans la déprime. Et pourquoi les premiers peuvent les vivre avec joie ? Parce qu'ils savent que ces problèmes-là, quels qu'ils soient, sont des moyens choisis par Dieu pour pouvoir les amener à une plus grande purification, sanctification pourvu qu'ils acceptent la leçon, parce qu'ils ont donné toute leur vie au Seigneur. Et Dieu a dit : « C'est par beaucoup de tribulations qu'il vous faut entrer dans le Royaume de Dieu. » (Actes 14 : 22). Non pas parce que Dieu est quelqu'un qui aime nous donner des épreuves, mais parce qu'il sait que ce n'est que par là que nous pouvons comprendre certaines leçons.

 

            Vous avez sans doute remarqué que si vous avez vu un frère (ou une sœur) aller de travers, vous êtes allé le trouver en le suppliant de reprendre le bon chemin, en l'exhortant. Il écoute : "Oui, oui !" Mais enfin il n'est pas bien persuadé, et puis, finalement, il ne le fait pas, et puis, quelques temps après, quand il se trouve dans l'épreuve, là, il commence à ouvrir l'oreille, à écouter. C'était mon cas ! C'est le cas de beaucoup d'entre nous. On a du mal quelquefois à écouter quand Dieu nous parle. On a envie d'en faire à notre tête, et quand on est dans la difficulté, dans l'épreuve au fond du trou ou de l'impasse : "Seigneur, au secours !" Le Seigneur arrive, il vient. Il vient nous secourir.

 

            Il y a quelque chose qui réjouit les Chrétiens consacrés, c'est qu'ils parviendront toujours à tout comprendre parce que Dieu va tout leur révéler, parce que leur cœur est ouvert. Ceux qui ne veulent pas vraiment marcher avec Dieu, qui font des compromis dans leur vie, qui traînent les pieds, qui ne veulent pas vraiment d'un travail profond du Seigneur, ils ne vont pas pouvoir comprendre parce qu'ils ne laissent pas Dieu leur parler. Donc, ils vont souvent se demander ce qui se passe ou ils vont finir par se rebeller contre les autres, les circonstances ou même Dieu quelquefois parce qu'ils n'ont pas entièrement consacré leur vie au Seigneur. Ils devraient savoir que Dieu est derrière l'épreuve pour les en faire sortir avec une leçon à apprendre, et aller plus loin vers une nouvelle épreuve où ils vont encore apprendre quelque chose de nouveau. Quand je suis dans l'épreuve et que je sais que Dieu est avec moi, qu'est-ce que je peux faire ? Me réjouir. Quand mon cœur est entièrement pour Dieu, je sais qu'il va m'en sortir, je sais que de quelque manière que ce soit, cette épreuve va concourir à mon bien.

 

            Et si j'insiste sur l'Esprit de vérité, la vérité dans laquelle on doit marcher, c'est que je sais une chose : les Chrétiens qui acceptent de vivre dans le plus petit mensonge ne seront pas enlevés. Ceux qui n'ont pas éradiqué de leur vie le mensonge, je ne parle pas d'un mensonge qu'on peut avoir occasionnellement, on n'a pas fait attention, Bon ! C'est sorti comme ça, une déformation de la vérité, ça peut arriver à tout le monde mais immédiatement le Saint-Esprit nous le montre, on le confesse, on demande pardon. Et, puis on dit : "Seigneur, je veux aller plus loin. Je veux que ça disparaisse de ma vie. Vraiment, de tout mon cœur je le veux." Mais ceux qui gardent un petit attachement à une forme de mensonge quelconque, (ce peut être truquer une déclaration de revenu, ce peut être essayer d'obtenir un papier par des méthodes douteuses ou n'importe quoi qui ressemble de près ou de loin à du mensonge), cela veut dire qu'il y a un attachement encore dans le cœur pour ça, ceux-là n'ont pas compris que Dieu n'aime pas le mensonge, qu'ils sont des fils, et des filles de la vérité et qu'ils n'ont pas à pratiquer ces choses volontairement. Le plus petit mensonge que vous gardez et que vous continuez à pratiquer sans l'avoir enlevé alors que Dieu vous l'a montré, c'est un mensonge qui vous empêchera de partir ! Mettez vite votre vie en règle ! Si vous avez des faux papiers, si vous avez obtenu quoi que ce soit par la fraude ou par des manœuvres, mettez ça en règle au plus vite !

 

            Dieu a fait les comptes pour vous depuis bien longtemps. Il tient tous les registres en détail, et si ça n'a pas été confessé dans le Seigneur, ça vous empêchera de partir. N'essayez pas de chanter : "Alléluia ! Seigneur, je t'aime, et tu m'aimes, je partirai." Vous ne partirez pas parce que Dieu le sait. Si vous avez chez vous des objets volés, des objets qui ont été pris, des objets qui n'ont pas été rendus ou restitués ou en tous cas abandonnés, ça vous empêchera de partir. Fouillez bien vos maisons, fouillez bien les recoins, fouillez bien vos papiers personnels. Demandez au Seigneur qu'il éclaire tout. Dites : "Seigneur, fais le grand jour, je suis prêt à tout confesser, à tout abandonner, tout." Vous pensez bien que le Seigneur se réjouit d'une telle attitude ! Il ne va pas tarder à faire la lumière, tout va remonter. Et vous allez joyeusement confesser cela au Seigneur, rétablir la vérité. Ça va être fait très vite, Dieu vous laissera le temps de le faire avant de partir. Il vous laissera en tous cas le temps de le confesser. Vous savez qu'il y a des choses dans la vie de certains Chrétiens qui sont exactement ce que je vous décris : des biens obtenus par la fraude ou des biens obtenus avec une petite fraude ou des choses qui n'ont pas été dites comme il faut ou à temps, dans n'importe quelle formalité que ce soit. C'est sérieux la vérité ! C'est sérieux le mensonge !

 

            Il y a une autre forme aussi de mensonge : dans nos rapports mutuels de Chrétiens, dans nos contacts de la vie quotidienne de l'Eglise, il y a des choses qu'il faut absolument changer dans nos paroles et dans nos comportements. Souvent il y a des choses qui sont dites, qui sont des déformations de la vérité, et des mensonges ou des calomnies rapportées, non contrôlées et rapportées, ou des bruits qui circulent qui ne sont pas vérifiés que les Chrétiens captent et continuent à transporter. Ils participent ainsi au mensonge ! Regardez dans n'importe quelle église les cancans, les racontars, les calomnies, tout ce qui peut être raconté sur les uns ou sur les autres, et qui n'est pas contrôlé et vérifié. Il faut que lorsque cela arrive à un Chrétien consacré, il dise : "Bon, j'entends ça, je le garde en secret tant que je ne l'ai pas contrôlé et vérifié ; je vais le contrôler et le vérifier pour pouvoir rétablir la vérité si ce n'est pas le cas, la transmettre telle qu'elle est et non pas telle qu'elle a été déformée. Beaucoup de problèmes seraient résolus dans les églises si la chose était pratiquée. Pratiquer le fait de se dire la vérité les uns aux autres ! On est encouragé par le Seigneur à aller les uns vers les autres pour nous dire la vérité dans l'amour. Se dire la vérité dans l'amour. Mais se dire la vérité dans l'amour ne consiste pas, une fois que le problème a bien mijoté dans la cocotte-minute, à laisser exploser la chose pour aller vite trouver le frère et la sœur et lui dire la vérité car ce n'est plus dans l'amour. Et quand une vérité est dite sans amour, ce n'est plus une vérité car déjà, il y a eu une transformation par l'esprit de haine qui l'enveloppe. Ce n'est pas la vraie vérité parce que la vraie vérité de Jésus est non seulement vraie mais elle est dite dans l'amour, et tout le paquet complet est vrai, il n'y a rien qui manque.

 

            Je vais vous lire un passage dans Matthieu, dans le sermon sur la montagne, ce merveilleux sermon sur la montagne ! Si vous lisez le sermon sur la montagne en détail, vous verrez que c'est un sermon très exigeant, bien plus exigeant que la loi de Moïse. Il demande des choses qui sont terriblement exigeantes ! Si nous recevons ce sermon comme une loi, on ne va pas pouvoir le mettre en pratique, c'est trop fort ! Mais si on reçoit le Seigneur et sa Parole, le Seigneur va changer nos cœurs et nous pourrons vivre les choses qu'il demande.

 

            Il est dit au chapitre 5 et au verset 21 : « Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens  (au temps de la loi) : Tu ne tueras pas ; celui qui tuera mérite d'être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges. » Est-ce que vous pensez que celui qui se met en colère va être enlevé ? "Oh ! Mais, ce n'est rien, c'est une petite colère, direz-vous, entre un mari et sa femme ou une femme et son mari, entre un frère et une sœur." « ...que celui qui dira à son frère : Raca ! » Raca veut dire "vaurien". C'est un terme un peu vieillot, mais il y a des mots plus modernes pour dire ça : je ne les citerai pas, vous les connaissez tous. «... Celui qui dit à son frère : Raca ! mérite d'être puni par le Sanhédrin... » Le Sanhédrin était le conseil suprême des Juifs, les 70 anciens de tout le peuple d'Israël. Celui qui était amené devant le Sanhédrin, c'était généralement pour y être condamné à mort. Regardez Pierre et les apôtres quand ils étaient amenés devant le Sanhédrin, ce n'était pas pour leur donner une petite amende ! « ...et que celui qui lui dira (à son frère) : insensé ! (fou), mérite d'être puni par le feu de la géhenne. » Le feu de la géhenne, c'est le feu de l'enfer ; c'est une parole qui vient de la bouche de Jésus ! Il dit donc : "Si vous, entre frères, mes disciples, vous vous mettez en colère les uns contre les autres, et si vous prononcez ces mots, ces simples mots, dans un esprit de colère, vous méritez d'être punis par le feu de l'enfer !" Le Seigneur ne nous le souhaite pas ! Il veut qu'on sorte de là. et je ne suis pas là pour mettre sur vous un esprit de condamnation. Je suis là pour vous avertir pour que vous en sortiez, pour que vous puissiez partir avec joie à la rencontre du Seigneur parce qu'il le veut. C'est pour vous montrer que ces choses sont sérieuses dans l'Eglise de Jésus.

 

            Quelquefois vous ne vous mettez pas en colère de manière explosive mais votre cœur est rempli de colère. Vous arrivez à vous contenir parce que vous avez de la volonté mais dedans, ça bout. Continuons au verset 23 : « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l'hôtel et va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis viens présenter ton offrande. » Il vient de faire référence à des Chrétiens qui se sont mis en colère les uns contre les autres parce qu'il y en a un qui avait quelque chose contre l'autre. Tu vois le contexte : si tu te rappelles que ton frère a quelque chose contre toi, tu l'as mis en colère par ton attitude, il n'est pas content de toi parce que tu lui as fait quelque chose qui n'est pas bon, qui n'est pas bien. Et, au moment où tu commences à prier, le Seigneur te dit : "Ton frère te reproche quelque chose. Il a quelque chose contre toi." Que te demande le Saint-Esprit ? D'aller te réconcilier avec lui. Ce ne peut pas être plus clair ! Et te réconcilier parce que toi, tu es fautif. Tu vois, il y a beaucoup de gens qui peuvent avoir quelque chose contre toi mais à tort. Des gens qui t'accusent, des gens qui te calomnient, des gens qui ne peuvent pas te supporter alors que tu n'as rien fait. Là, il n'est pas demandé d'aller leur demander pardon et te réconcilier avec eux. Tu peux essayer de faire la paix avec eux s'il est possible mais si tu as eu un comportement mauvais, et que tu as fâché quelqu'un, à cause de cela, c'est à toi de prendre l'initiative d'aller te réconcilier avec lui, c'est un commandement de Jésus : « Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, le juge à l'officier de justice et que tu ne sois mis en prison. » La prison dont il parle est une prison spirituelle. Il y a des Chrétiens qui sont dans une prison spirituelle parce qu'ils n'ont jamais voulu se réconcilier avec d'autres frères qu'ils ont mis en colère par leur faute. Bien sûr ! L'autre n'aurait pas dû se mettre en colère mais en tous cas, là, ils sont coupables de les avoir mis en colère, et c'est à cause de leur faute qu'ils l'ont fait. Ils n'ont pas voulu aller se réconcilier ou chercher à le faire. Et Jésus dit : « Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là (de la prison) que tu n'aies payé le dernier cadran (le dernier sou) » Est-ce que vous pensez que ces Chrétiens-là seront enlevés ? Est-ce que c'est possible que Jésus décide de mettre en prison quelqu'un qui n'a pas voulu se réconcilier avec son frère qu'il avait mis en colère, et qui dit: "Comme maintenant tout va bien - parce que l'hypocrisie s'est mise dessus - on continue à se voir, tout va bien" ? Mais dans le cœur ce n'est pas réglé, il y a toujours l'animosité, la rancune, la colère contre l'un ou l'autre. Et puis l'autre n'a pas voulu prendre l'initiative de se mettre en rapport avec son frère pour se réconcilier. Et, quand je dis : "Se réconcilier" cela ne veut pas dire : "Euh ! Oui, euh !... J'ai mal agi, je te demande pardon... mais enfin tu aurais quand même pu, toi, euh... ! Il faut dire que tu n'as pas été non plus..." Ce n'est pas ça ! C'est aller humblement en disant : "J'ai péché. Je t'ai fait mal. Pardon." C'est tout !

 

            Je voudrais vous parler d'un deuxième point. Lisons dans Matthieu 18 au verset 15 : « Si ton frère a péché... », on entre là dans un domaine où l'obéissance au Seigneur est encore plus rare ! Dans le premier cas que je viens de citer, il arrive quand même assez fréquemment que les Chrétiens se réconcilient, qu'ils comprennent. Mais dans ce cas ici, l'obéissance est beaucoup plus rare parce que le Seigneur dit ceci : « Si ton frère a péché... » Il ne s'agit pas forcément d'un frère qui a péché contre toi ! Cela peut être le cas, mais ce n'est pas forcément cela ! C'est un frère qui a péché, d'une manière générale, et toi tu le vois, tu l'apprends, tu le sais. Il ne s'agit pas ici non plus d'un frère qui est sans rapport avec toi, comme si par exemple tu apprenais qu'un frère qui habite un autre continent a péché, cela ne te concerne pas. Le Seigneur parle là des rapports d'église locale. Ton frère, avec qui tu vis normalement, a péché, « ...va, et reprends-le. »

 

            Vous voyez, « ...va, et reprends-le. » montre que ce frère (ou cette sœur) n'est pas loin, c'est à côté, vas-y ! « ...Et reprends-le entre toi et lui seul. » Souvent des Chrétiens disent : "Mais qui suis-je, moi, pour faire ça, parce que, d'abord, je n'en suis pas capable, et puis, moi-même, je suis loin d'être parfait. Alors, qui suis-je pour aller reprendre mon frère ou ma sœur ? Il va mal le prendre, il va penser que je le juge, et puis, je ne me sens pas vraiment..." Déjà, c'est un aveu de grande impuissance parce qu'on désobéit à un commandement du Seigneur, et il nous demande d'y aller et de le reprendre entre lui et moi, seuls. Et, le Chrétien qui ne le fait pas, souvent, il ne le fait pas parce qu'il n'est pas rempli lui-même du Saint-Esprit, il a peur de le faire, c'est une forme de lâcheté, de timidité qui est de la lâcheté. Vous pensez bien que si Jésus nous demande de le faire, il va nous donner l'Esprit et la force de le faire dans l'amour et la vérité.

 

            Parce que si un frère vient me reprendre par exemple, alors que je n'ai rien fait de mal, et que j'ai ma conscience tranquille, si ce frère vient dans l'amour me reprendre, si je suis moi-même dans l'amour et dans la paix avec Jésus, je vais l'écouter gentiment, et puis, je lui dirai avec amour : "Mais, mon frère, tu te trompes complètement. Voilà, je vais t'expliquer exactement ce qui se passe ou ce qui s'est passé. Je vais t'ouvrir mon cœur, je vais te montrer que tu te trompes. En tous cas, je veux te le dire. Je ne vais pas refuser de discuter avec toi, dans l'amour." Ça va bien se passer ! Même si j'ai affaire en face de moi à un frère qui est très charnel ou à une sœur qui est très charnelle, et qui vient m'accuser faussement, qui veut essayer de me reprendre en disant : "Tu as péché, je vais te redresser un peu la colonne vertébrale, on va voir..." eh bien, si moi-même, je suis dans l'Esprit, je vais bien le prendre, je vais l'accepter, je vais dire : "Bon, parlons-en, mais je vais te montrer que tu te trompes. Je vais te le dire et te le prouver." Si l'autre ne veut rien entendre, c'est son affaire. Ce sera à moi à ce moment-là de lui dire : "Mon frère, tu pèches. Tu pèches parce que tu es en train de juger, non pas dans la vérité, mais tu es en train de juger avec l'esprit de jugement. Je te le dis, maintenant. Prends-le comme tu le veux mais c'est tout ! Cela a été dit entre nous."

 

            «...S'il t'écoute, tu as gagné ton frère... » parce que le but, quand on reprend quelqu'un, c'est de le gagner à Christ pour qu'il marche droit et qu'il soit enlevé. C'est par amour qu'on le fait. «... Mais, s'il ne t'écoute pas... », s'il ne t'écoute pas ? Beaucoup de Chrétiens disent : "Bon, je lui ai parlé, maintenant c'est fini ! Il ne veut pas entendre ! Je remets cela entre les mains du Seigneur." Non ! Jésus dit : « ...S'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes... » de confiance, bien sûr ! Des gens qui ont de la maturité dans le Seigneur. Ce ne sont pas des personnes qui se fâchent pour un rien, qui n'ont pas l'Esprit du Seigneur, incapales de juger dans la sagesse. « Prends une ou deux personnes afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. » Tu prends une ou deux personnes, tu vas trouver le frère ou la sœur qui a péché et tu lui dis : "Mon frère, il faut maintenant que tu saches, il faut que tu mettes ta vie en règle, c'est important que nous te le disions maintenant. Je te l'ai dit seul à seul. Mais maintenant je vais prendre deux témoins ou trois pour te le dire devant témoins, simplement parce que mon Seigneur le demande.

 

            « ...Et s'il refuse de les écouter, dis-le à toute l'église... » Ne dis pas : "Mais on n'a pas le droit de rapporter des choses comme ça, ce sont des racontars !" Si ton frère a péché, le dire à toute l'église, ce n'est pas la même chose que d'aller colporter des calomnies, de la médisance ! Si tu es allé le voir tout seul entre lui et toi, et que ça n'a pas été accepté, puis avec un ou deux témoins, que tu lui as dit : "Mon frère, tu continues à pécher.", tu as fait les deux premières étapes. Chez l'un, ça peut être l'adultère, chez l'autre, ça peut être le mensonge, chez un autre, le vol, que sais-je ? - un péché qui existe dans la vie de ce frère que tu connais, et que tu sais qu'il est en train de continuer à pratiquer. Là, si tu as fait les deux premiers étapes sans succès, le Seigneur ordonne que tu en parles à toute l'église en disant ouvertement : "Eh bien ! Voilà ! Ce frère-là a péché et il ne veut pas se repentir. J'y suis allé personnellement dans l'amour le lui dire pour le gagner. Ensuite, j'y suis allé avec deux témoins pour le gagner. J'ai la preuve qu'il persévère dans son péché. Je le dis maintenant ouvertement à toute l'église." Que ce frère soit là, ou qu'il n'y soit pas. « ... et s'il refuse d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain.»

 

            Qu'il soit pour toi comme un païen ne signifie pas que tu vas le considérer comme un ennemi ! Tu vas continuer à l'aimer dans ton cœur, à prier pour lui, mais dans la pratique, ce frère sera considéré par l'église comme un païen, c'est-à-dire quelqu'un avec lequel on n'entretient pas des rapports fraternels réels et profonds de communion fraternelle. Les païens qui sont au dehors, on leur parle mais il n'y a pas de communion entre nous. On ne fait pas ensemble les choses du Seigneur, on ne peut pas ! On ne prie pas ensemble, on ne prend pas la Cène ensemble. Les païens ne s'intéressent pas à ces choses. « ...qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain.»

 

            Tu coupes les relations avec lui. Même si on se fâche et qu'on te dit : "Mais frère, c'est un manque d'amour. Comment peux-tu dire ça ? Imagine qu'on commence à pratiquer ces choses dans l'église. Ah ! ça va être l'esprit de jugement !"

 

            Non, ce ne sera pas l'esprit de jugement négatif ! Parce que nous allons apprendre de Dieu à le faire dans la vérité et dans l'amour. Et s'il y en a qui se fâchent parce que quelqu'un vient les reprendre dans l'amour, ils ont besoin d'apprendre une leçon de la part du Seigneur et le Seigneur la leur apprendra. Mais, en tous cas, toi, tu t'es mis en règle avec l'ordre du Seigneur. C'est ce qui compte ! Il y a une désobéissance flagrante dans l'Eglise contre cet ordre du Seigneur, et c'est parce que cet ordre n'est pas pratiqué que les jugements de Dieu viennent sur l'église aussi. Pourquoi n'est-il pas pratiqué ? Je reviens encore à la raison principale, c'est par désobéissance, c'est parce que soi-même on peut marcher dans le péché et qu'on ne se sent pas autorisé à aller reprendre un frère. Pour aller reprendre un frère, il faut avoir une vie consacrée soi-même au Seigneur. Cela ne veut pas dire qu'on est parfait, cela ne veut pas dire qu'on a tout fini devant le Seigneur, mais cela veut dire qu'on a une vie consacrée. On est prêt soi-même à être repris. On accepte d'être repris même injustement. Celui qui accepte d'être repris alors qu'il n'a rien fait de mal, il se réjouit parce que c'est une épreuve qui lui est permise par Dieu, une grâce supplémentaire d'être traité injustement. J'y reviens souvent.

 

            Donc, si tu es traité injustement parce qu'on vient te reprendre et que tu n'as rien fait, tu t'en réjouis. Mais si tu as mérité d'être repris, tu dois t'en réjouir aussi, parce que l'esprit de vérité va se répandre de cette façon dans l'église. Les problèmes vont venir au grand jour et seront réglés par le Seigneur. Nous allons apprendre du Seigneur à le faire parce que souvent on le fait mal, et le Saint-Esprit vient nous reprendre délicatement pour nous montrer qu'on a mal fait et nous apprendre à le faire bien. Ceci va contribuer à répandre l'esprit de vérité dans l'église et dans nos vies. Il y a trop de lâcheté dans l'église, trop de silence, des choses qui sont vues et constatées de tout le monde et personne ne veut en parler, des situations qui traînent, personne n'en dit mot. Et on continue à venir louer le Seigneur, se réunir pour faire un culte ensemble alors qu'il y a des tas de cadavres dans les placards, et que tout cela n'a pas été amené à la lumière du Seigneur. Il faut que ce soit mis à la lumière, que ce soit lavé dans le sang de Jésus, que ce soit pardonné par le Saint-Esprit, qu'on retombe à nouveau dans les bras les uns des autres, enfin en tous cas spirituellement et qu'on sache qu'on peut prendre ensemble un nouveau départ.

 

            Au verset 18 du chapitre 18 : « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. » On le prend le plus souvent au sens : Je suis en train de lier des esprits, de lier des démons, ou de délier. C'est bien ! Il faut le faire aussi, le plus souvent qu'on peut, avec sagesse. Mais ici, c'est pris dans le contexte de se dire la vérité dans l'amour les uns aux autres. Ça veut dire que si on ne le fait pas, il y a des liens qui restent sur l'Eglise et sur les personnes. Les gens sont ligotés parce qu'ils n'ont pas amené ces choses à la lumière, et que ça n'a pas été réglé à la lumière de Dieu. Donc, les choses que vous lierez sur la terre seront liées dans le Ciel. Si sur la terre, tu gardes des situations qui sont des nœuds, ça ne sera pas délié dans le Ciel. Tu vas rester dans ton nœud. Tu comprends ? C'est dans ce sens-là aussi. Ce n'est pas simplement les démons qui sont liés, les hommes vont rester liés par des situations parce qu'ils ont refusé de faire ce que Dieu voulait qu'on fasse. Ils n'ont pas été déliés de leurs liens, ils vont rester dedans jusqu'à ce que ce soit amené comme Jésus a dit, à la lumière entre frères et sœurs. Evidemment, il faut accepter d'être repris et il faut accepter de changer quand on est repris. Sinon, eh bien ! Il ne nous reste plus qu'à prier.

 

            Continuons au verset 19 : «Je vous dis encore que si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. » Mais vous voyez le contexte : il vient juste de parler de la mise en règle des rapports entre frères et sœurs. Il termine en disant : "Maintenant, là où deux s'accordent". Pourquoi est-on accordé maintenant ? Parce que maintenant, il n'y a plus rien entre toi et moi. Je me suis laissé reprendre, je t'ai dit la vérité ou tu as accepté que je te reprenne parce que c'était juste ! En tous cas, on a mis en lumière sur la table tout ce qui devait être mis en lumière et maintenant, on est uni dans le cœur. Parce qu'on est uni, il n'y a rien entre toi et moi. On est uni dans le cœur. Quand il y en a deux qui s'accordent dans le cœur, Dieu dit : "Tu peux demander une chose quelconque, elle sera accordée." Mais comment puis-je m'accorder avec toi dans le cœur s'il y a des cadavres dans les placards entre nous ? Si j'ai l'impression que tu m'as fait quelque chose et que ça reste là dans un coin, que je n'ai jamais osé te le dire ou bien je te l'ai mal dit, ça n'a pas été réglé ; il y a encore de la rancune, de l'animosité, comment va-t-on pouvoir s'accorder dans le cœur pour demander à Dieu une chose quelconque ? Elle ne va pas être acceptée. Mais par contre, là où deux sont unis dans le cœur, on peut se mettre ensemble pour demander à Dieu quelque chose. Dieu dit : "Tu peux demander quoi que ce soit, cela va t'être donné."

 

            Vous rendez-vous compte de la puissance d'une église où ces choses sont mises en pratique, où il n'y a rien entre les frères et sœurs ? Où tout a été réglé dans l'amour de Jésus, dans sa lumière ? Mais Jésus ne dit pas : "Si un frère a péché contre toi pardonne-lui dans ton cœur et ferme ta bouche, ne dis rien." Non, il ne dit pas cela ! Il faut aller le reprendre dans l'amour. Et à ce moment-là, quand on est enfant de Dieu, quand c'est réglé parce qu'on veut marcher dans la lumière de Jésus, à ce moment-là, la puissance du Saint-Esprit vient nous saisir dans l'église. Combien les disciples étaient-ils au départ ? Douze. Et quand un petit groupe comme celui-là est saisi par l'Esprit, il retentit sur la terre entière. Parce qu'entre ces douze-là, c'était un seul cœur, une seule âme. Il n'y avait pas des choses qui traînaient ; entre eux il n'y avait que l'amour de Jésus et la vérité du Seigneur. Et la puissance de Dieu est descendue sur cette Eglise et elle y est restée tant que cet esprit de vérité a pu régner au milieu d'eux.

 

            Et quand l'esprit de mensonge a commencé à se manifester par Ananias et Saphira, il y avait un tel esprit de vérité dans cette église que le mensonge a été immédiatement jugé par la mort de ces deux-là. C'était parce que l'esprit de vérité régnait. Et l'esprit de vérité en régnant, a amené la puissance de Dieu sur cette église. Il y avait des miracles, des signes, des conversions et des guérisons. Donc, je suis, pour ma part, persuadé que l'une des causes les plus importantes du manque de puissance de l'église, c'est sa désobéissance à ces deux simples commandements du Seigneur que je citais ce soir. Si tu t'es mis en colère contre ton frère, va lui demander pardon. Ne te couche pas avant de lui avoir demandé pardon. Et « Si ton frère a péché, va, et reprends-le. » d'abord seul, puis à deux ou trois, et ensuite avec toute l'église mais ces deux choses-là doivent être mises en pratique, non pas dans un esprit de jugement, de colère, de domination, mais dans un esprit d'amour, de recherche de la vérité, d'humilité.

 

            Celui qui ne va pas reprendre les autres, c'est souvent celui qui n'aime pas être repris lui-même. Réfléchissez bien à cela. Celui qui ne veut pas reprendre quelqu'un, c'est quelqu'un qui n'aime pas être repris lui-même. Parce que si tu as le courage d'aller reprendre quelqu'un dans l'amour, c'est que tu as le courage d'accepter d'être repris toi-même. C'est évident ! Et là, on met les choses à la lumière. « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom » dans l'unité de l'Esprit, dans l'union de cœur, Jésus dit : « Je suis au milieu d'eux... »

 

 

 

 

            Seigneur, tu es au milieu de nous et je te prie de parler toi-même au cœur de ceux qui ont entendu cette Parole pour les attirer à toi, pour que tu te révèles en tant que Seigneur et Sauveur de leur vie. Père, je te prie que dans ton Eglise, tu nous aides à marcher dans la vérité et à régler tous ces problèmes comme ta Parole nous le demande. Qu'il n'y ait plus entre nous et au milieu de nous ces cancans, ces racontars, ces calomnies, ces rancunes, ces animosités qui résultent du fait qu'on n'a pas voulu amener les problèmes à ta lumière et que souvent on n'a pas voulu en parler entre nous dans l'amour et dans l'humilité. Je te prie, Père, que ces choses soient ôtées de ton Epouse que tu viens chercher bientôt, et je sais qu'elles seront ôtées de ton Epouse parce qu'il en est ainsi dans ta volonté parfaite : tu ne peux enlever qu'une Epouse qui aura réglé ces problèmes-là. Père, fais-le pour moi-même. Je te prie, que tu fouilles tous les recoins de mon cœur, Seigneur, pour que tu me montres tout ce qu'il y a comme choses que tu veux ôter encore, enlever. Père, fais-le, je t'en supplie. C'est par ta lumière que nous voyons la lumière. Je te remercie de faire pour chacun de nous cette lumière-là, montre-nous où nous en sommes, Seigneur. Et attire-nous tous plus près de toi pour nous délivrer de tout mal. Au nom de Jésus, je t'en remercie. Amen !