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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Dieu devra-t-Il agir dans ta vie comme Il l'a fait pour Job ?



Ce soir j'aimerais vous parler un peu de Job. Vous avez entendu parler de Job ? Job était un homme comme on n'en fait pas beaucoup. S'il avait vécu aujourd'hui, il aurait été certainement un excellent Chrétien ! Il est dit au début du livre de Job, au chapitre 1 et au verset 1 : " C'est un homme intègre et droit, il craignait Dieu et il se détournait du mal. "

Dieu lui-même parle de Job à Satan. Vous savez que Satan peut avoir une conversation avec Dieu ? J'ai entendu des prédicateurs dire que c'était vrai dans l'Ancien Testament, et qu'aujourd'hui c'était fini, parce Satan a été chassé du ciel. Il ne pourrait plus parler à Dieu et Dieu ne pourrait plus lui parler, car ils sont séparés. Mais ce n'est pas vrai du tout, parce que Satan n'est pas encore dans l'abîme. Il n'est pas encore dans le lac de feu. Il a été complètement vaincu à la Croix, mais il a encore une certaine mesure de liberté et il va parcourir la terre pour faire son œuvre mauvaise. Mais il ne faut pas oublier qu'au-dessus de lui, il y a un Seigneur qui le contrôle ! Il ne fait pas ce qu'il veut. Il aimerait bien faire ce qu'il veut! S'il pouvait faire ce qu'il veut, il n'y aurait personne parmi nous ici ce soir ! Il y a longtemps que nous aurions été tous détruits d'une manière ou d'une autre ! Mais il ne peut pas faire ce qu'il veut. Il fait ce qu'il veut dans la vie des gens qui laissent faire.

Satan était donc très ennuyé de voir cet homme intègre et droit. Il voulait certainement le détruire, mais il ne le pouvait pas. Alors il se présente devant Dieu, pour lui demander l'autorisation de détruire Job. Il faut quand même le faire ! Vous rendez-vous compte du culot de Satan ! Puisque Dieu le lui permet, il ose venir devant Dieu pour Lui parler, pour lui dire : "Il me faut celui-là !" Satan invoque des raisons qui sont en partie vraies et en partie fausses. Regardez ce qu'il dit à Dieu, au chapitre 1 et au verset 6 :

" Or, les fils de Dieu (c'est-à-dire les esprits ) vinrent un jour se présenter devant L'Eternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux et l'Eternel dit à Satan : D'où viens-tu ? Et Satan répondit à L'Eternel : de parcourir la terre et de m'y promener. »

Voilà exactement, ce qu'il fait en ce moment même : il parcourt la terre, soit lui-même directement, soit par l'intermédiaire de ses hordes de démons. Car il ne peut pas être partout ! Contrairement à Dieu, il ne peut pas être partout en même temps. Il entretient donc une armée imposante de démons. Il leur donne des ordres précis, et l'ordre de Satan c'est de parcourir toute la terre, pour faire le plus de mal possible. Partout où nous lui laissons une porte ouverte, soyez certains qu'il va entrer aussitôt ! La porte ouverte, c'est le péché. C'est par le péché d'Adam et d'Eve que Satan a pu entrer, pour causer la mort, la détresse, la maladie et tout ce que nous voyons maintenant.

Donc, Satan se promenait sur toute la terre. Ce n'est pas lui qui parle le premier de Job, c'est Dieu. Le Seigneur lui dit : " Mais si tu t'es promené sur la terre, as-tu remarqué mon serviteur Job ? "

Et Dieu dit de lui : « Il n'y a personne d'autre comme lui sur la terre. »

C'est une parole de Dieu, donc, elle est vraie. A cette époque, il n'y avait personne sur la terre comme Job, un homme intègre et droit.

« C'est un homme intègre et droit craignant Dieu, se détournant du mal. Et Satan répondit à l'Eternel : Est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ? " 

Voyez comment il insinue et veut faire croire à Dieu un mensonge ! Comment peut-il oser espérer faire croire à Dieu des choses pareilles ? Il faut croire qu'il y a quelque chose de complètement vicié et tordu en lui, pour penser que par ses raisonnements tordus il va pouvoir influencer Dieu. Mais il essaye, et il obtient des choses de Dieu. Toutefois, Dieu à un autre plan. Dieu ne répond pas aux demandes de Satan dans le même esprit que Satan. Dieu répond à Satan parce que Dieu à Son plan et Dieu va utiliser Satan comme un moyen de révéler Sa gloire dans la vie de Job. Mais Il répond tout de même à Satan et il l'exauce. Est-ce que cela ne vous rappelle pas le passage des Evangiles où Jésus se trouve en présence d'un démoniaque qui a une légion de démons ? Une légion, cela faisait six milles démons dans la même personne. Vous rendez-vous compte de la situation de ce pauvre homme ? Les démons reconnaissent aussitôt Jésus. Quand le démoniaque voit Jésus, tous les démons qui sont en lui voient Jésus aussi. Ils poussent cet homme au pied de Jésus, et ils commencent à dire à Jésus : "Mais qu'y a-t-il entre toi et nous ? Est-ce que tu viens nous tourmenter avant l'heure ?" C'était le cri de la plupart des démons que rencontrait Jésus. Ils voyaient un danger mortel pour eux. Jésus veut chasser les démons de cet homme, et les démons commencent à prier Jésus. Ils supplient Jésus de les laisser dans ce territoire : "Si nous ne pouvons pas rester dans cet homme, du moins permets-nous de rester dans cette région !" Il est bien écrit que Jésus le leur permit.

Les démons prient donc, et ils sont parfois exaucés ! Satan prie Dieu, et Dieu l'exauce parfois. Mais il ne faut pas oublier que Dieu exauce les demandes de Satan en fonction de Son plan à Lui. Heureusement, Dieu avait un plan pour la vie de Job !

" Satan dit à Dieu, est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l'as-tu pas protégé lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l'œuvre de ses mains etc. »

Satan est en train de dire à Dieu : Oui, c'est facile pour lui d'être un homme intègre et droit, il est tranquille, Tu l'as gardé de tous les côtés. Tu l'as protégé de tous les dangers, de tous les précipices, de toutes les chutes. Tu l'as entouré et je ne peux pas le toucher ! Alors, c'est facile pour lui d'être intègre et droit ! Mais laisse-moi un peu entrer dans sa vie, et tu verras !"

« Etends ta main et touche un peu à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face et l'Eternel dit à Satan l'Eternel exauce Satan, tout ce qui lui appartient-je-te le livre seulement ne porte pas la main sur lui. »

Je suis sûr que la réaction de Dieu dépasse la théologie de beaucoup de Chrétiens. Ils ne peuvent pas imaginer que le Dieu de bénédiction, ce Dieu qui leur a promis toutes sortes de bénédictions en Christ, puisse exaucer Satan, répondre à une demande de Satan, pour toucher à tout ce qui appartient à Job, ses biens, sa famille, ses enfants, tout.

Est-ce que vous réalisez que notre Dieu est un feu dévorant ? Et qu'Il nous demande tout, y compris notre propre vie ? S'Il voit que nous sommes attachés à ces choses d'une manière qu'Il n'autorise pas, c'est-à-dire si nous faisons de ces choses des idoles à la place du Seigneur, Dieu peut très bien répondre à une demande semblable de Satan. Pourtant, ce n'était pas le cas de Job. Job ne faisait pas de ses biens ou de sa famille des idoles. Mais Job avait besoin d'être testé et purifié parce qu'il y avait quelque chose dans la vie de Job qui ne plaisait à Dieu.

Quand Jésus rencontre le jeune homme riche, il avait tout fait pour plaire à Dieu depuis son enfance, il obéissait à tout, mais Jésus lui dit : " Il te manque une chose si tu veux être sauvé. " Ce jeune homme étais attaché à ses biens. Il avait de grands biens, des milliards peut-être. Mets-toi à la place de quelqu'un qui possède des milliards, de grands biens, des domaines, des châteaux, des comptes en banque en Suisse, pleins d'argent, des biens… Mets-toi à la place de ce jeune homme à qui Jésus dit : " Vends tout ! Demain demande à ton comptable de tout donner aux pauvres i " C'est dur, pour quelqu'un qui est attaché à ses biens.

Mais Jésus ajoute : "Puis viens et suis-moi. » Ah ! C'est merveilleux cela ! Suivre Jésus, quand on n'a plus rien en poche ! On a tout avec Jésus ! C'est vrai ? Oui ! Ne dites pas oui trop vite, parce que si vous avez le moindre petit bien, auquel vous êtes attaché, Dieu le voit et Dieu le sait. Dieu est bon, miséricordieux et compatissant. Il veut que nous soyons attachés à Lui seul, que nous L'ayons pour seul Ami. Si Jésus est notre seul ami à chacun, nous allons être amis les uns des autres ! C'est sûr, parce que Jésus est mon seul ami, et s'Il est ton seul ami, nous serons amis. Mais comment tu peux être mon ami s'il te manque une chose ? S'il nous manque une chose et si nous avons tout sauf cette chose, nous ne pouvons pas être amis de Dieu, et nous ne pouvons pas être amis l'un avec l'autre. Il faut que notre cœur soit libéré. Dieu voit tous les attachements pesants. Il n'est pas mauvais en soi d'être attaché à sa femme, à son mari, à ses enfants, à un certain confort minimum. Il n'est pas mauvais en soi d'avoir une machine à laver ou un fer à repasser. Mais si tu commences à être attaché à ses choses, au point que tu ne puisses pas t'en passer, et que l'œuvre de Dieu en souffre, alors Dieu va te les redemander, c'est sûr ! Ce jeune homme, vous rendez-vous compte, a refusé le salut !

Il a accepté d'être perdu, parce que la seule chose que Jésus lui demandait pour être sauvé, il l'a refusée. Il s'en alla tout triste, parce qu'il avait de grands biens.

Job était l'homme le plus intègre de la terre. Pas un homme n'était plus droit, plus intègre que lui. Mais nous pouvons être l'homme le plus intègre du monde, et cependant, il peut nous manquer encore une chose. Il manquait une chose à Job.

Dieu le voyait. Il lui manquait d'abandonner sa propre justice. Il était rempli de sa propre justice. Il savait qu'il était un homme droit et intègre. Il avait respecté tous les commandements de Dieu, et il savait qu'il était un homme juste. On le voit, quand il se défend contre ses amis, qui viennent lui parler pour le consoler. Mais ce sont des consolateurs fâcheux. Ses amis pensaient mal en voyant Job, ils ne pensaient qu'à une chose : "Cet homme là est certainement un pécheur !" Vu le traitement que Dieu lui donne, il doit être un grand pécheur, avec ce qu'il lui arrive ! C'est cela bien souvent que les gens pensent de nous, quand ils nous voient dans l'épreuve, la difficulté, la tribulation, le malheur, la maladie. Une des réactions fréquentes, c'est de dire : "Hum ! Il y a sûrement quelque chose qui ne va pas dans sa vie, si Dieu le traite comme çà !"

Il manquait une chose à Job, on le voit dans tout le livre de Job. C'est qu'il était rempli du sentiment de sa justice, et cela mettait finalement un écran entre lui et Dieu, pour que la révélation de Dieu soit plus profonde. Il n'était qu'un pécheur comme les autres, né dans le péché, comme tout le monde. Mais à cause de ses longues pratiques de justice et de sainteté, il avait fini par être rempli de sa propre justice, et il se défend. Il faut voir de quelle manière il se défend, quand ses amis lui disent : " Mais tu as certainement péché ! "  - " Mais non ! Je suis un homme intègre et droit je n'ai pas péché ! Voilà ce que j'ai fait pour Dieu…" Et il se justifie, pour prouver qu'il n'y a aucun péché en lui. Effectivement il n'y a aucun péché en lui, Dieu le dit Lui-même. Ce n'était pas un péché grossier ou subtil qu'il y avait dans la vie de Job. Il ne s'agissait pas de péchés qu'il avait pratiqués. C'était le fait qu'il soit rempli de sa propre justice. On ne peut pas avoir une communion avec Jésus, quand on est rempli de notre propre justice !

Vous savez, on peut avoir reçu par la foi la justice de Dieu, marcher un temps dans l'humilité, et puis finir par être rempli par sa propre justice. Finalement nous pensons que cette justice que Dieu nous a donnée devient nôtre. Elle n'est jamais la nôtre, elle nous a été donnée, elle devient notre justice parce que c'est par grâce que Dieu nous la donne, qu'Il efface nos péchés, qu'Il change notre nature, et qu'Il nous transforme à l'image de Jésus. Mais il ne faut jamais oublier, que tout nous a été donné par Jésus, par le Seigneur, et que nous lui devons tout.

Donc, Job perd tout, et Satan est exaucé par Dieu. Il perd ses fils et ses filles, il perd tous ses biens en très peu de temps, il perd tout. Je ne veux pas mettre la crainte dans votre cœur ! Ne vous dites pas : "Cela pourrait m'arriver aussi, je peux perdre mon mari, ma femme, mes enfants, mes biens, tout le même jour !" Mes biens-aimés, Dieu est Souverain ! Je ne dis pas que ce qui est arrivé à Job est Son plan parfait. Dieu ne veut pas ces choses normalement dans nos vies, Dieu a un plan de bénédiction. Mais Il ne veut pas qu'il y ait certaines choses dans notre vie. La raison pour laquelle Dieu a exaucé Satan, c'était que Dieu voulait faire une œuvre profonde dans la vie de Job.

Il est possible, la Bible ne le dit pas, mais je pense que Job aurait pu éviter ces épreuves. S'il n'avait pas été rempli de sa propre justice, Dieu n'aurait pas eu besoin de le traiter de cette manière. Il était certainement difficile au Saint Esprit de Dieu de franchir cette carapace de la propre justice de Job, pour lui parler et l'amener à l'humilité, une humilité véritable, une humilité qui résulte d'un brisement réel. Il fallait que Job soit brisé. Pour qu'il soit brisé, il fallait qu'il soit touché, non seulement dans ses biens, dans sa famille, mais dans sa vie personnelle. D'ailleurs Satan le comprend très bien, après avoir tout détruit, il voit que la réaction de Job, c'est une réaction d'homme intègre et droit (verset 20) :

« Il se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête, se jetant par terre, il se prosterna, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre L'Eternel a donné, l'Eternel a ôté que le Nom de L'Eternel soit béni. »

C'est une réaction merveilleuse, pour un homme qui n'avait ni la connaissance du Sauveur Jésus, ni la connaissance de la Croix, de la puissance du sang de l'Agneau, de la nouvelle naissance, du baptême du Saint Esprit ! Pouvoir réagir de cette manière, le jour où on lui annonce la mort de tous ses enfants, la perte de tous ses biens ! Se mettre face contre terre et dire : « : L'Eternel a donné, L'Eternel a ôté que le Nom de L'Eternel soit béni. »

C'était vraiment un homme intègre et droit. Mais il n'avait pas encore compris que quelque chose le concernait de prés.

« En tout cela Job ne pécha pas et n'attribua rien d'injuste à Dieu. »

Le problème, quand nous traversons des épreuves de ce type, c'est, directement où indirectement, de commencer à attribuer à Dieu quelque chose d'injuste, en disant : "Mais enfin ! Tout de même ! Jusqu'à présent je connaissais Dieu, et Ses voies, et la manière dont Il agit. Mais là, dans cette situation que je traverse, je ne comprends pas !" On sent, en entendant dire cela, que le cœur grince contre Dieu. "Si Dieu m'aimait ! Si Dieu était un Dieu d'Amour !" J'ai vu des Chrétiens passer par des souffrances atroces pendant des années, se tourner vers moi, et me dire : "  Si Dieu était un Dieu d'Amour, comment pourrait-Il me laisser dans cet état ? " Voyez-vous la révolte contre Dieu ? Je ne dis pas cela dans un esprit de jugement.

Ce n'est pas le cas de Job, il n'attribue à Dieu rien d'injuste. Tout ce que Job pouvait dire, c'est : " Seigneur, je ne comprends rien, je ne comprends pas ce qui se passe, mais je sais une chose, c'est que tu n'es pas un Dieu injuste. Je m'incline et je t'adore. " Auriez-vous réagi comme çà, Chrétiens remplis du Saint Esprit ? On lit au chapitre 2 :

" Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant L'Eternel et Satan vint aussi au milieu d'eux se présenter devant L'Eternel. Et L'Eternel dit à Satan : D'où viens-tu ? Et Satan répondit à L'Eternel : De parcourir la terre, et de m'y promener, L'Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre ! »

Quel témoignage Dieu peut alors donner à Satan ! Est-ce que, quand Satan se présente pour demander à Dieu quelque chose contre toi, Dieu peut lui répondre cela pour toi ? "Il n'y a personne comme lui !" Dieu était finalement assez fier de Job ! On sent qu'il y a une certaine fierté : "Il n'y a personne comme lui, c'est un homme formidable !"

"Et il demeure ferme dans son intégrité, tu vois Satan, tu m'avais demandé de détruire tous ses biens tout ce qui lui appartenait, mais il demeure ferme et tu m'excites à le perdre sans motif."

Mais Satan ne se décourage pas. "Et Satan répondit à l'Eternel : Peau pour peau ! Tout ce que possède un homme il le donne pour sa vie. » Satan n'a pas tort, n'est-ce pas !

Dans la plupart des cas, si tu donnes à choisir à un homme entre sa vie et tout ce qu'il possède, le choix est vite fait ! "Mais étends ta main, touche à ses os, et à sa chair, et je suis sûr qu'il te maudit en face !" L'Eternel dit à Satan :

«  Voici je te le livre ! ( C'est donc la deuxième fois que Dieu exauce Satan ) Je te le livre, seulement épargne sa vie. » 

Dieu dit donc à Satan : "Finalement, Satan, jusque là, mais pas plus loin !" Satan est obligé d'obéir, il ne peut pas faire autrement, il ne peut pas toucher à la vie de Job. Mais il s'arrange, puisque Dieu lui a laissé carte blanche, pour faire ce qu'il veut sur son corps. Il s'arrange pour le "soigner" particulièrement, avec la permission de Dieu. Et il le couvre de la tête aux pieds d'un ulcère malin. C'était peut-être un cancer généralisé de la peau, quelque chose d'horrible, et en tout cas, qui faisait souffrir. Le pauvre Job commença à se gratter avec un tesson. En plus, au verset 9 , sa femme s'en mêle et lui dit :

"Tu demeures ferme dans ton intégrité  ! Maudis, Dieu et meurs !"

Tout était contre lui, il n'avait plus d'enfants, plus de biens, et sa propre femme qui lui dit : "Mais maudis le ton Dieu ! Regarde un peu dans quelle situation Il t'a mis ! Maudis-Le, et puis meurs !" C'est quand même raide, quand ton épouse te parle comme cela ! Elle voulait qu'il disparaisse ! Job n'avait plus rien, plus de richesses, plus rien. Dans cette épreuve, on voit ce qu'il y avait dans le fond du cœur de sa femme. Cela finit par sortir, comme bien souvent dans nos épreuves. Madame Job était peut-être une femme très bien tant qu'elle avait des biens, des serviteurs, de beaux enfants, un mari que tout le monde respectait aux portes. Mais, quand tout a été perdu, même la réputation de Job, car on le prenait pour un pécheur maintenant, le dernier des pécheurs, quand elle s'est retrouvée sans biens, sans enfants, ce qu'il y avait au fond de son cœur est apparu. Mais ce qu'il y avait au fond du cœur de Job est aussi sorti.

« Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! Nous recevons de Dieu le bien et nous ne recevrions pas aussi le mal ! »

Job n'a rien à reprocher à Dieu. Dieu donne le bien, Dieu donne le mal. C'était simple dans sa tête, il ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais il savait que son Dieu était parfait, qu'il n'y avait rien à Lui reprocher.

Je ne vais pas lire tout le livre de Job, je lirai le début et la fin de Job, et je lirai juste un passage intermédiaire . On ne dit pas combien de temps les souffrances de Job ont duré, mais quel que soit le temps, il a dû lui sembler bien long. Vous rendez-vous compte ? Souffrir du matin au soir, et du soir au matin, souffrir avec son ulcère malin de la tête aux pieds, pas de sommeil, rien, aucun consolateur… Les quelques amis qui viennent sont des gens qui viennent non pas pour l'aider et l'exhorter, mais pour lui dire : " Job, finis par avouer ton péché, c'est obligé que des hommes qui ont un traitement comme le tien soient des pécheurs ! Job, reconnais ton péché !" Ils disent des phrases qui sont très justes, mais qui n'étaient pas adaptées au cas de Job. L'un d'eux, le plus jeune, a une réaction un peu plus spirituelle. Il parle le dernier, au chapitre 22 et au verset 21. L'un de ses amis lui dit des choses qui sont formidables et qui peuvent très bien s'adapter à notre vie, quand justement elles sont adaptées à notre situation. Mais ce n'était pas le cas de Job. Je vais juste vous lire ce petit passage du verset 21 au verset 30, parce que ce passage s'adapte parfois à nous.

" Attache-toi donc à Dieu, et tu auras la paix »

Comprenez le sous-entendu. Il disait à ce pauvre homme qui souffrait : " Tu t'es détaché de Dieu, et c'est parce que tu t'es détaché de Dieu que tu as perdu ta paix, tous tes biens, tout." Mais il lui dit quelque chose qui en soit est vrai. Quand elles sont adressées à quelqu'un qui s'est vraiment détaché de Dieu, ou à quelqu'un qui vit loin de Dieu, ces paroles sont des paroles de Dieu pour lui. 

«  Attache-toi à Dieu, et tu auras la paix. Tu jouiras ainsi du bonheur, reçois de sa bouche l'instruction et mets dans ton cœur ces paroles. Tu seras rétabli, si tu reviens au Tout Puissant. »

Il est dur pour les oreilles de Job d'entendre cela : "Job, tu t'es écarté de Dieu, tu seras rétabli si tu reviens à Lui !" C'est vrai pour ceux qui se sont vraiment écartés de Dieu, et pour lesquels cette maladie serait un châtiment. La maladie de Job n'était pas un châtiment.

« Si tu vois l'iniquité de ta tente. Jette l'or dans la poussière, l'or d'Ophir parmi les cailloux des torrents : Et le Tout Puissant sera ton or, ton argent, ta richesse. »

Ils insinuaient que, ce pauvre Job, bien qu'il ait perdu tous ses biens, était encore dans son cœur attaché aux richesses et à l'or et qu'il devait s'en détacher, se détacher de l'iniquité.

" Alors tu feras du Tout Puissant tes délices. Tu élèveras vers Dieu ta face : Tu le prieras Il t'exaucera…"

Cela fait très spirituel, mais ces paroles s'appliquent à un pécheur.

"Et tu accompliras tes vœux, à tes résolutions répondra le succès : Sur tes sentiers brillera la lumière. Vienne d'humiliation tu prieras pour ton relèvement : Dieu secourt celui dont le regard est abattu. Il délivrera même le coupable. Qui devra son salut à la pureté de tes mains ? »

"Tu vois, Job, tout ce que Dieu est capable de faire pour ceux qui se sont écartés de Lui. C'est pour toi aussi ! Prends ces paroles de Dieu et retourne vers ton Dieu, sors de ton iniquité, et retourne à ton Dieu !" Job se défend, il n'arrête pas de se défendre. Et le dernier qui parle, Elihu, parle d'une manière plus spirituelle que les autres parce qu'il tourne l'attention de Job vers la grandeur et la puissance de Dieu. Il ne se tourne pas vers le péché de Job, et la nécessité qu'il a de se repentir, mais il tourne le regard de Job vers la gloire de Dieu et Sa Toute-Puissance. Dés qu'il a fini de parler, au chapitre 38 :

«  L'Eternel répondit à Job du milieu de la tempête. » 

A d'autres moments Dieu a parlé, dans un murmure doux et léger. Là, Dieu lui parle comme un peu au sommet du Sinaï, où Dieu c'est manifesté dans un vacarme étourdissant, de tonnerres, d'orages et d'éclairs, au point que tout le peuple s'enfuyait de terreur en entendant la voix de Dieu sur le Mont Sinaï. Dieu parle à Job du milieu de la tempête et lui dit : " Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence ? » Cela ne peut pas être plus clair ! La manière dont Dieu a parlé à Satan de Job, n'est pas du tout la même que la manière dont Dieu parle à Job lui-même. Devant Satan, Dieu le défend, il vante ses mérites, parce qu'Il a confiance en Job. Il sait jusqu'où Job peut aller dans les épreuves, et il ne permet pas à Satan d'aller plus loin. Parce que Dieu avait un plan de rétablissement pour la vie de Job. Non seulement un plan de rétablissement, mais un plan d'approfondissement de sa connaissance personnelle, de sa révélation. Dieu avait dit à Satan : " Jusque là, mais pas plus ! " Mais quand Dieu s'adresse à Job au milieu de la tempête, Il Se révèle à lui, pour lui montrer que, finalement, dans tous ses discours, il lui manquait l'intelligence profonde qu'il devait avoir de Dieu.

« Il dit ceins tes reins comme un vaillant homme. Je t'interrogerai, et tu m'instruiras. »

C'est d'une manière un peu ironique que Dieu lui parle, en disant : " Je vais t'interroger toi, Job, et tu vas m'instruire… Est-ce cela que tu espères faire ? En te défendant dans ta propre justice ? "

« Où étais-tu quand je fondais la terre ? »

Voyez-vous, Dieu rétablit les choses dans leur ordre réel. Quand nous nous plaçons devant le Seigneur, lorsqu'Il Se révèle tel qu'il est devant nous, lorsqu'Il nous montre tel que nous sommes, je vous assure que nous n'avons aucune raison de bomber le torse et de dire : "Regarde comme je suis saint, Seigneur !" Vous rappelez-vous la révélation du prophète Esaïe ? Quand il voit le Seigneur Jésus sur Son trône, Esaïe était un prophète saint, un prophète dont les paroles étaient puissantes. Si vous regardez au chapitre 6 d'Esaïe, quand Jésus Se révèle, car c'est Jésus qu'il a vu, (l'apôtre Jean le dit bien), il a vu Jésus sur Son trône dans le temple. Du chapitre 1 au chapitre 5, Esaïe n'a pas arrêté de dire :

«  Malheur à vous ! Malheur à vous, pécheurs ! Malheur à vous ! Le jugement de Dieu vient sur vous ! "

Mais, au chapitre 6, quand Jésus Se révèle, son cri devient :

« : Malheur à moi, car mes yeux ont vu le roi, L'Eternel des armées, mes lèvres sont des lèvres impures et j'habite au milieu d'un peuple qui a des lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi l'Eternel des armées. »

Il ne peut pas avoir vu Dieu, et vivre ! Il s'incline en disant : "Malheur à moi !" Voyez-vous ce que produit dans notre vie la révélation du Seigneur ? Une révélation plus profonde de Dieu est destinée à nous révéler la réalité de ce que nous sommes devant Dieu, c'est-à-dire rien du tout. Mais Dieu veut aussi nous révéler ce qu'Il veut faire dans nos vies par grâce, quand Il aura extirpé toutes ces racines de propre justice, d'orgueil, de rébellion cachée, de folie, de manque d'intelligence, qui ne font que prouver que nous n'avons pas une révélation profonde du Seigneur. Dieu, dans Son amour, ne va pas nous détruire pour cela. Mais je nous souhaite à tous d'éviter le type d'épreuve que Job a du subir, pour arriver à cette révélation ! Parce que nous avons aujourd'hui, dans la nouvelle alliance, des moyens puissants pour avoir une révélation profonde de Dieu. Car le Saint Esprit a été répandu d'une manière unique. Il travaille dans la terre entière, pour nous révéler la vérité, et pour nous révéler Jésus.

Donc, le châtiment et la justice de Dieu seront infiniment plus grands envers ceux qui aujourd'hui, résistent à l'action du Saint Esprit, parce que nous avons tout, aujourd'hui, pour avoir une révélation profonde de Dieu, et une communion intime avec le Seigneur. Job n'avait pas ces moyens. Dieu S'est révélé à lui dans une épreuve pénible. Il le fera aussi, dans la vie de ceux qui en ont besoin, parce que la grâce de Dieu ne va pas nous laisser errer dans notre propre justice, dans le péché ou dans la séduction. Si Dieu voit que nous n'arrivons pas à entendre Ses avertissements, Il fera tomber sur nous un jugement, dans Sa grâce, pour que nous puissions comprendre. Pas pour que nous soyons détruits, mais pour que nous puissions nous arrêter, et nous remettre en question en disant : "  Seigneur ! Tu me parles, Ton serviteur écoute ! Fais Ton œuvre dans mon cœur, Seigneur ! " Qui peut être assez insensé pour résister au Seigneur, jusqu'au point où Dieu va être obligé d'employer de telles méthodes ? Pourtant, Il les emploie, par amour. Ne sentez-vous pas l'amour de Dieu pour Job, tout au long de ce livre ? Tout ce qu'il a permis à Satan de faire, c'était finalement par amour pour Son serviteur. Dieu savait que Satan était incapable de comprendre la raison pour laquelle Il l'exauçait. Satan a dû se frotter les mains, en disant " : J'ai réussi à L'avoir, j'ai réussi finalement à Le convaincre ! Je tiens le bon bout ! " Mais, il n'avait aucun moyen de pouvoir comprendre ce qu'il y avait en fait dans le cœur de Dieu.

Dieu voulait faire une œuvre profonde dans le cœur de Job avant de le rétablir en toutes choses. Il voulait Se révéler pleinement tel qu'Il était. Vous voyez donc que Satan a été utilisé par Dieu comme un simple instrument, alors que Satan avait la folie de penser qu'il avait réussi a faire fléchir le bras de Dieu. Dieu a utilisé Satan jusqu'à un certain niveau, dans une certaine limite, parce qu'il n'y avait pas d'autre moyen de permettre à Job d'ouvrir les yeux sur la toute puissance de Dieu. Et quand l'Eternel eut fini de parler à Job, pour lui révéler Sa grandeur, et Sa toute puissance, au chapitre 42 :

«  Job répondit à L'Eternel et dit : Je reconnais que tu peux tout. Et que rien ne s'oppose à tes pensées. Quel est celui qui a la folie d'obscurcir mes desseins ? "

C'est Dieu, qui parle, et de qui parle-t-Il ? Il parle de Job, de l'homme le plus intègre de la terre, mais à qui il manquait une intelligence spirituelle qu'il n'avait pas encore.

Dieu jugeait cela comme de la folie. Les desseins de Dieu étaient obscurcis. Cela me fait comprendre la nécessité de comprendre le message de la Croix dans ses profondeurs. Parce qu'on peut vivre une vie chrétienne superficielle avec des bénédictions, avec le salut, la guérison, la délivrance des démons, rechercher dans notre vie chrétienne de multiples bénédictions comme Job en a eu, être bénis dans notre famille, dans notre métier, nos finances, etc… Mais la suprême bénédiction de Dieu, c'est la révélation du message de la Croix, et de la vie de résurrection en Jésus-Christ ! Nous pouvons très bien refuser cette révélation, ou refuser de pénétrer dans cette révélation que le Saint Esprit veut nous donner. Car il y a un prix à payer pour recevoir cette révélation. Le prix à payer, c'est l'abandon de tous nos biens, de toutes nos possessions, et de notre propre vie, comme Jésus nous le dit : "  Si tu ne renonces pas à ta propre vie, tu ne peux pas être mon disciple ! " Tu peux être un Chrétien, tu peux avoir le salut, mais tu ne peux pas être un disciple de Jésus, que Jésus va utiliser et dont Jésus va être l'ami. Jésus a dit : " Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous demande. " Or tu ne peux pas faire ce que Jésus demande, c'est trop élevé, c'est trop dur, si tu n'as pas la révélation de la Croix. C'est une folie de vouloir vivre une bonne vie chrétienne normale, sans avoir renoncé à tout, y compris à notre propre vie, et sans avoir compris le message de la Croix. Comprendre ce que Jésus a fait à la Croix, ce qu'Il a fait de nous en Lui, c'est cela qui manque à l'Eglise de Jésus-Christ. Job le dit bien au verset 3 :

« Oui, j'ai parlé sans les comprendre, des merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. »

Combien de fois, bien-aimés chrétiens, cela nous arrive ? Je dirai : "Combien de fois cela m'arrive aussi ?" Je ne veux pas me mettre en dehors… Nous ne devons pas parler de merveilles que nous ne comprenons pas, ou que nous ne comprenons pas assez. C'est de la folie ! On ne peut bien parler que de choses qu'on a vues. Tu ne peux bien parler de Dieu, que si tu L'as vu. Je ne veux pas dire avec tes yeux physiques ! Vous comprenez, avec nos yeux de chair, mais vu parce qu'on Le connaît, parce qu'Il S'est révélé. Est-ce que vous croyez que Dieu veut Se révéler à vous ? Dieu désire ardemment Se révéler, mais Il ne le peut pas, par ce que nous sommes intéressés par toutes sortes d'autres choses, y compris spirituelles, qui nous empêchent de Le voir tel qu'Il est. On est pris par l'activisme, on est pris par toutes sortes de choses spirituelles, chrétiennes bien sûr, parce qu'il faut les faire, il faut évangéliser la terre, il faut "conquérir le pays" pour Christ… Mais si tu le fais sans connaître ton Dieu, sans L'avoir vu, qu'est-ce qu'il peut en résulter finalement ? Mais si tu es passé par cette expérience, qui est celle de tous ceux qui ont pu être vraiment utilisés par le Seigneur, comme l'apôtre Paul, cela change tout ! Vous rappelez-vous son expérience sur le chemin de Damas ? Lui, le persécuteur, le violent, qui croyait servir Dieu en arrachant les Chrétiens de leurs maisons, en les tuant, en les mettant en prison… Il était zélé, il aimait son Dieu, mais, il le dit, il était dans l'ignorance et l'incrédulité. Jusqu'à ce que le Seigneur Jésus Se révèle personnellement à lui, comme Il S'est révélé à Isaïe, à Jean et à tant d'autres.

La révélation de Jean dans l'Apocalypse n'est pas du tout la même que la révélation que Jean avait eue de Jésus dans Sa vie sur terre. Quand Jean penche sa tête sur l'épaule de Jésus, lors du dernier repas, avant la crucifixion, c'est merveilleux de voir cette intimité entre Jésus et le disciple qu'Il aimait. Mais quelque temps après, quelques dizaines d'années après, quand, sur l'île de Patmos, il voit Jésus Se révéler dans Sa véritable nature et dans Sa gloire, que fait l'apôtre Jean ? Il tombe, face contre terre, en tremblant, devant la gloire de Jésus manifestée, Lui le Juge qui vient. C'est pourtant le même Jésus !

« J'ai parlé sans les comprendre des merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas.  C'est Job qui le dit, et ensuite :

«  Dieu dit : écoute moi et je parlerai, je t'interrogerai et tu m'instruiras. »

Dieu ne lui parle pas de la même manière qu'au début, je sens une différence de ton dans la manière dont Dieu lui parle à la fin. Il lui est impossible d'instruire Dieu, qui sait tout d'avance, et qui connaît tout. Mais il y a une manière d'instruire Dieu, simplement en Lui montrant ce que nous avons au fond du cœur. De même que Jésus n'avait rien à apprendre à Son Père, mais par la vie qu'Il a menée, par Ses actes d'obéissance, par tout Son comportement, Il a instruit Son Père, d'une certaine façon, Il a démontré à Son Père qu'Il Lui obéissait en toute chose, d'une manière pratique et concrète. C'est ainsi que son Père a été "instruit."

Job le savait d'avance, mais là, il l'a su d'une manière pratique. Avant, il avait un cœur tout entier obéissant. Après, il a prouvé, de manière concrète, que c'était vrai, qu'il était décidé, qu'il pouvait obéir dans tous les aspects de sa vie. Il a instruit Dieu de cette manière.

«  Et Job dit mon oreille avait entendu parler de toi : Mais maintenant mon œil t'a vu. »

Dieu S'est révélé dans ces derniers chapitres, quand Job entend la voix de Dieu. Dieu lui parle au milieu de la tempête. Je ne sais pas de qu'elle manière exacte cela c'est passé. Mais en tout cas, puisque Job le dit, il ne s'est pas contenté d'entendre la voix de Dieu, mais Il l'a vu : "Mon œil T'a vu !" Job a entendu et il a vu.

Pourquoi Dieu ne S'est-Il pas révélé auparavant de cette manière à Job ? Sans doute parce qu'Il ne le pouvait pas. S'Il avait pu éviter à Job ce genre d'épreuve, il est certain qu'Il l'aurait fait. Dieu, dans Sa sagesse toute puissante, a employé le meilleur moyen possible, pour Se révéler pleinement à Job. Donc, ce que Dieu recherche, on le voit dans la parabole du semeur, ce sont des cœurs honnêtes et bons, des cœurs d'anciens pécheurs honnêtes et bons ! Un pécheur peut être honnête, alors qu'un Chrétien racheté et lavé dans le sang de Jésus peut avoir un cœur tordu. Job avait un cœur honnête. Quand Dieu Lui a révélé l'état de son cœur, il l'a reconnu.

« Mais maintenant mon oeil t'a vu. C'est pourquoi, je me condamne et je me repens. Sur la poussière et sur la cendre. »

Voyez la différence de langage, quand Job était entrain de se défendre, devant ses amis, de défendre sa justice, ses droits. A présent, il a un tout autre langage. Dieu S'est révélé à lui, il s'est vu dans la lumière de Dieu, il ne peut faire qu'une chose : se repentir dans la poussière et se condamner. Il se condamne dans sa propre justice. Il comprend maintenant, il comprend certainement ! Il croyait, par sa vie et ses actes de sainteté, il croyait être un homme saint. Alors que, maintenant, il comprend qu'il est né dans le péché, et que le fait d'avoir pratiqué la justice, ce n'était pas cela qui le rendait saint devant Dieu. C'était le fait qu'il se repente et qu'il se condamne, dans la lumière de Dieu, qui lui donne la vraie justice de Dieu, non pas la sienne, mais celle de Dieu.

Cette justice se reçoit dans l'humilité d'une révélation de Jésus, d'une révélation de notre situation devant Dieu et de l'acceptation de la grâce de Dieu qui en résulte. La grâce est un cadeau. On ne mérite la pas. Si tu vas vers Dieu avec la moindre impression que tu mérites quelque chose de la part de Dieu, tu risques de recevoir le traitement de Job. Et je vous assure que beaucoup de Chrétiens pensent mériter quelque chose de Dieu. Parce qu'ils vont à l'église tout le temps, parce qu'ils payent leur dîme, parce qu'ils sont fidèles, la manière de réagir de beaucoup d'entre eux est semblable à celle de Job : "Mais enfin, après tout ce que j'ai fait ! Comment est-ce qu'une chose pareille peut m'arriver encore !" Ce sont là des restes de comportement religieux.

Dieu, est en train d'arracher toutes ces choses de nos vies, pour que nous nous présentions avec un cœur nu devant Lui, à la lumière merveilleuse de Sa Parole et de Son Esprit. Quand Il nous montre la vérité, une fois pour toutes devrait suffire. Nous n'allons pas passer la vie à regarder nos turpitudes. Quand tu as reçu la lumière, tu ne l'oublies pas. Paul dit bien que les vrais Chrétiens sont ceux qui n'ont pas oublié la purification de leurs péchés passés. Je vis dans la justice de Dieu, mais je n'oublierai jamais, y compris dans l'éternité, que j'étais un pécheur, et que j'ai été purifié par le sang de Jésus. Ses marques sont toujours et resteront de toute éternité, sur Ses mains, Ses pieds, et Son côté, pour que nous ne puissions jamais oublier que nous étions des pécheurs, et qu'Il nous a rachetés par grâce. Même maintenant, après des années de vie chrétienne ou des années de comportement saint, dans la foi, dans l'obéissance, nous n'avons rien à mériter de Dieu, rien à recevoir de nos propres mérites. Il continue à nous donner par grâce un plein salut. Il continue à faire grandir en nous la stature parfaite de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à la mesure de la stature parfaite de Jésus. Dans l'état où tu te trouves maintenant, Dieu veut te prendre et te transformer pour que tu ressembles à Jésus !

Quelqu'un qui a vécu une vie épouvantable a plus de facilité à se réaliser pécheur devant Dieu, contrairement à quelqu'un qui, comme moi, sort d'une bonne famille. En ce qui me concerne, il a fallu que le Seigneur tape fort. Le Seigneur a permis que je sois privé d'un de mes enfants, pour me faire comprendre que j'étais un pécheur. Mes bien aimés, c'est dans cette épreuve que je me suis reconnu pécheur. S'il avait été possible pour moi d'avoir cette révélation sans passer par cette épreuve, Dieu me l'aurait évitée. Je suis certain que Satan a dû se présenter devant Dieu pour obtenir cette permission. Dieu lui a accordé ce qu'ilo demandait, parce qu'Il savait que cela allait être le moyen de briser cette carapace de propre justice qui était la mienne. Vas-tu naturellement vers les rejetés de la terre avec le même amour que tu vas vers les grands de ce monde ? Si tu dis : "Honnêtement, oui ! c'est qu'il y a eu un travail profond dans ton cœur, concernant ta propre justice.

« L'Eternel rétablit Job dans son premier état quand Job eut prié pour ses amis et L'Eternel lui accorda le double de tout ce qu'il avait possédé. »

« Job reçut de l'Eternel plus de bénédictions qu'il en avait reçu dans les premières. »

Dieu lui a rendu des enfants. Il ne lui a pas rendu ceux qui étaient morts, mais il lui a rendu des enfants, et Il l'a consolé.

« Il eut 7 fils et 3 filles Job vécut après cela 140 ans, il était déjà vieux et âgé, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu'à la quatrième génération et il mourut âgé et rassasié de jours. »

Dieu a pu déverser sur lui une abondance de bénédictions, parce que le travail avait été fait. Ces bénédictions n'étaient plus dangereuses pour lui. Job était en danger auparavant, parce qu'il disait : " Si Dieu me bénit, c'est parce que je suis un homme juste ! " Maintenant, il ne pouvait plus dire cela, et parce qu'il ne pouvait plus dire cela, Dieu, l'a bénit au double !

Seigneur ! Fais ce travail dans le fond de mon cœur ! Je te supplie, Seigneur, de faire une pleine lumière dans le fond de mon cœur, pour me montrer tout ce qu'il y a encore, comme propre justice. Surtout, Père Saint , révèle-Toi tel que Tu es ! Oh ! Père ! Que nous puissions être pour Toi des amis vrais, véritables, qui réjouissent Ton cœur ! Seigneur Jésus, que nous puissions vraiment dire :  "Je suis ton ami, tu es mon ami !" C'est ce que Tu chéris dans Ton cœur, Seigneur, cette relation avec Tes enfants, où aucune barrière ne se trouve entre Toi et nous. Fais-le, Seigneur ! Ote toute propre justice, révèle-Toi à nous tel que Tu es, que nos yeux Te voient, que nos oreilles T'entendent ! Que nous puissions dire, sans orgueil, que nos yeux ont vu le Seigneur ! J'ai compris qui Il est, et qui je suis. Père ! Je Te prie de faire ce travail dans nos vies, ce soir même. Tu veux nous utiliser, et je sais que Tu veux utiliser ceux qui T'ont connu, ceux qui Te connaissent, tel que Tu es. Fais-toi connaître tel que Tu es, Père Saint ! Au Nom de Jésus-Christ, Amen !