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mis le 27/10/2001
modifié le 02/03/2004


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le ministère d'ancien.

La couverture spirituelle du chrétien.



            J'aimerais vous lire, pour commencer, un passage de Matthieu 9 aux versets 35 et suivants : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

 

            Vous voyez ce qu'il y avait sur le coeur de Jésus : il était ému de compassion. Il voyait cette foule languissante, abattue et il dit : "Mais il n'y a pas assez d'ouvriers pour s'occuper de cette foule." Pourtant il était Jésus, Dieu, le Fils rempli de la puissance du Saint-Esprit. Il a passé ces trois ans et demi à faire des milliers de guérisons, de miracles, au point que Jean dit au chapitre 21 verset 25 : « Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait. »

 

            Jésus a été un ouvrier formidable entre les mains de son Père. Il a accompli des choses extraordinaires pour la gloire de Dieu, et quand il voyait cette foule, il disait : « La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

 

            Est-ce que nous faisons souvent cette prière, mes bien-aimés ? Est-ce que tu dis dans ton coeur, en voyant les besoins qu'il y a autour de toi : "Père, envoie des ouvriers", ou encore mieux : "Père, envoie-moi comme ouvrier" ? Parce que si je prie Dieu d'envoyer des ouvriers et si je suis disponible pour le Seigneur, ça doit être aussi la prière de mon coeur. Pensez-vous qu'il en a moins besoin aujourd'hui qu'à cette époque-là ? Je pense qu'il en a encore plus besoin. Car nous sommes dans les temps de la fin. Il y a peut-être de plus en plus d'ouvriers, mais ils ne sont pas toujours de bons ouvriers, comme le Seigneur le voudrait. Et ce sont ceux-là qui manquent : des ouvriers selon le modèle de Jésus. Est-ce que tu veux être cet ouvrier-là, toi ? Le Père manque d'ouvriers. Il en veut, des bons, formés par Lui.

 

            Ce soir, je voudrais vous parler de la couverture spirituelle parce que cette doctrine, telle qu'elle est présentée aujourd'hui, est une fausse doctrine. Il faut en prendre conscience, il faut le savoir dans notre coeur et bien comprendre ce que Dieu a prévu comme vérité dans sa Parole. Il y a effectivement une couverture spirituelle qui est biblique, mais ce n'est pas celle qu'on présente la plupart du temps comme doctrine de la couverture spirituelle. Cette fausse doctrine, je vais la résumer rapidement, et ensuite vous montrer ce que le Seigneur dit dans sa Parole.

 

            Selon cette fausse doctrine de la couverture spirituelle, il est dit et enseigné que chaque brebis du Seigneur doit avoir un berger et que chaque berger doit avoir sa brebis. Quand je parle de berger, je parle de conducteur humain : pasteur, apôtre, prophète, docteur, qui représentent le berger au sens large. Et, d'après cette fausse doctrine, chaque brebis du Seigneur doit avoir au-dessus d'elle, pour sa protection spirituelle, un berger "envoyé par Dieu". Et ce berger est vraiment, d'après cette doctrine, l'instrument entre les mains de Dieu pour couvrir spirituellement les brebis. Quand on parle de couverture spirituelle, on parle de protection. Cela veut dire que toute brebis qui serait sans berger humain, sans pasteur humain, serait une brebis qui ne serait plus couverte par la protection divine, qui serait donc ouverte à tous les dangers, qui serait une proie pour l'ennemi. Il faut vite que toutes les brebis se réfugient sous les ailes protectrices d'un berger humain appointé par Dieu pour transmettre ce que Dieu lui donne pour nourrir les brebis, pour en prendre soin.

 

            Il va de soi que, dans cette perspective-là, la brebis doit être soumise à son berger, qui représente l'autorité du Seigneur déléguée par Lui pour s'occuper des brebis, les protéger, et les garder à l'abri de leur ministère. C'est résumé rapidement, mais, en fait, c'est le noeud de la doctrine. A chaque brebis, son berger; à chaque berger, sa (ou ses) brebis. Dans certaines églises, ça va même si loin que, dès qu'une brebis se convertit au Seigneur, on la met avec un homme qui sera son berger et qui va s'occuper de sa vie dans les moindres détails. Il faut qu'elle lui rende compte de toute sa vie, qu'elle lui parle de sa vie spirituelle, de tous ses problèmes, qu'elle partage avec lui tout ce qu'elle a sur le coeur, tous ses secrets. Et c'est lui qui va lui donner la pensée du Seigneur, la direction. Et cette personne doit avoir une soumission complète à ce berger. Je connais des églises où dès qu'il y a un nouveau converti, on lui dit : "Voilà, ton berger, c'est un tel et c'est à lui que tu vas rendre compte et à qui tu vas parler de ta vie spirituelle et qui va te diriger et te guider, de la part du Seigneur."

 

            Vous voyez tout de suite les excès où cela peut aboutir, des excès épouvantables. Et on retrouve forcément dans cette structure une structure de type hiérarchique. Chaque berger doit avoir sa brebis, le berger lui-même doit avoir son propre berger qui, lui-même, doit en avoir un, et cela aboutit finalement à un grand berger unique.

 

            Dans la Bible, les mots "ancien", "presbytre", ou "évêque" sont des mots qui désignent le ministère de conduite spirituelle. Un ancien exerce l'un des cinq ministères de conduite spirituelle choisis par le Seigneur pour édifier le troupeau. Les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et les docteurs exercent les cinq ministères donnés par le Seigneur pour s'occuper du troupeau et le diriger spirituellement. On va voir dans quel esprit ils doivent le diriger.

 

            On va rappeler un certain nombre de points importants, en ce qui concerne la nature du ministère de berger, et ensuite la nature des rapports qu'il doit y avoir entre ce berger et les brebis du Seigneur, parce que, dans la Bible, ce ne sont pas les brebis d'un berger humain, ce sont les brebis du Seigneur.

 

 

Tout d'abord, la nature du ministère de berger.

 

            Il faut bien comprendre que ceux qu'on appelle bergers, c'est-à-dire ces cinq conducteurs, sont tous directement appelés par le Seigneur. En passant, je souligne que, dans la Bible, il n'y pas de différence entre les conducteurs (pasteurs, apôtres, prophètes...) et les anciens comme on le voit dans certaines églises. Dans la Bible, les anciens sont tous des conducteurs. Il n'y a pas le gratin du panier qui sont les conducteurs (pasteurs, apôtres, prophètes...), chefs du troupeau, directeurs spirituels, et puis une catégorie qui serait moins importante spirituellement, les anciens qui doivent s'occuper de tâches plus ou moins subalternes, qui n'ont pas vraiment la direction spirituelle, qui assistent les pasteurs, qui les conseillent. Cette distinction-là n'existe pas dans la Bible ! Dans la Bible, un ancien exerce un ministère de conduite spirituelle. Un pasteur, un apôtre, un berger, un évangéliste, un docteur sont tous appelés anciens, simplement avec des ministères qui peuvent varier dans leur nature, leur puissance et leur étendue.

 

            Ces conducteurs sont tous directement appelés par le Seigneur. Ils ne sont pas choisis, élus par des hommes. Quand Paul, sur le chemin de Damas, Pierre ou les autres, ont été appelés à exercer leur ministère, c'est le Seigneur Jésus qui les a appelés directement. Ensuite les brebis vont reconnaître que ces hommes ont reçu de Dieu quelque chose de spécial, un appel particulier qui fait d'eux des ministres de Dieu. Mais, au départ, c'est un appel qui vient du Seigneur Jésus, et les intéressés le savent très bien. Cela leur donne l'humilité nécessaire pour exercer leur ministère comme le Seigneur Jésus.

 

            Ces bergers sont tous des bergers appelés par le Grand Berger du troupeau qui est le Seigneur Jésus. Ils sont appelés à travailler avec Lui comme Lui le fait, selon Son modèle. Quand vous regardez le ministère de Jésus, dans la Bible, vous regardez le modèle parfait pour tous les ministères. Il est l'apôtre parfait, le pasteur parfait, l'évangéliste parfait, le prophète parfait... Il concentre, dans sa personne, la perfection de tous les ministères. C'est Lui qui appelle ces anciens pour travailler avec Lui, et ensuite c'est Lui qui les équipe par les dons, les qualités nécessaires pour faire leur travail, selon Son modèle. Comme il a exercé son ministère, nous, les anciens, nous devons l'exercer dans le même esprit.

 

            Il ne faut jamais oublier que nous, les brebis du Seigneur, nous sommes appelées par Dieu notre Père à grandir (c'est lui qui le fait en nous) à la mesure de la stature parfaite de Jésus, pour être, un jour, semblable à Lui. Le but du Seigneur, ce n'est pas "simplement" de nous sauver (je mets le simplement entre guillemets parce que c'est un grand salut glorieux), d'effacer nos péchés et de nous permettre de vivre sur la terre en attendant son retour. Son but, c'est de nous permettre, après avoir été sauvés de nos péchés, de grandir, de gloire en gloire, si nous sommes obéissants, pour que le Saint-Esprit nous transforme à l'image de Jésus. Il nous a prédestinés à être semblables à son Fils. Paul le dit bien dans Romains 8 verset 29 : « Car ceux qu'il a connus d'avance (c'est-à-dire toi et moi, homme ou femme, appelés par Jésus), il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères ». Et dans Ephésiens 4, au verset 13 : « jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ».

 

            Vous voyez, il n'y a pas deux niveaux d'appels : un appel supérieur pour les anciens, appel particulier qui feraient d'eux des surhommes spirituels et un appel moins grand pour les autres. On est tous des brebis du Seigneur et on a tous le même appel : grandir, pour devenir, un jour, semblable à l'image de Jésus-Christ. C'est glorieux. Si toi, brebis du Seigneur, tu le sais, si cette vérité est plantée dans ton coeur, tu sauras que ton appel est un appel glorieux. On est tous appelé à être semblable à Jésus. Il y a beaucoup de chrétiens qui ne le croient pas, qui disent : "Mais non, ça va être trop dur pour le Seigneur, me connaissant moi et voyant ce que je suis maintenant, et voyant comme la vie est si courte, mais jamais je ne vais y arriver. Qu'il fasse de moi un saint, comme un tel ou un tel, ou comme on en voit dans la Parole, peut-être, mais comme Jésus, non, ce n'est pas possible !" Pourtant, si c'est Dieu qui le dit, c'est Son plan parfait, et Il a besoin de ta foi pour y arriver, parce que, comme tout est le résultat de la foi dans ma vie, si je ne crois pas ce que Dieu veut faire, je vais passer à côté, je vais périr dans le désert. Ce n'est pas ça que le Seigneur veut. Il veut me faire rentrer dans la plénitude de Son plan et c'est merveilleux de savoir qu'il nous appelle à être semblables à Lui.

 

            Voyons maintenant quel est le rôle auquel les anciens sont appelés. Lisons dans Ephésiens 4, au verset 11 : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ». Donc, Christ a fait des dons à son Eglise, en appelant certains hommes du milieu de ses brebis. Jusque là je parle des ministères masculins. Les anciens sont des conducteurs masculins, les femmes ont d'autres ministères.

 

            Dans quel but, les anciens sont-ils donnés par Christ au troupeau des brebis ? Lisons les versets 12 et 13 : « …pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ».

 

            Vous voyez tout de suite comment le rôle des anciens est conçu dans l'esprit du Seigneur. Le Seigneur appelle, du milieu de ses brebis, un certain nombre d'hommes, en leur disant : "Je vais t'équiper pour que tu travailles avec moi en union parfaite avec le Saint-Esprit et le Seigneur Jésus, pour que tu perfectionnes mes brebis". Un ancien digne de ce nom doit se dire : j'ai en face de moi des âmes qui m'ont été confiées par le Seigneur dans le seul but que je les aide à se perfectionner, pour que ces brebis avancent dans la perfection à laquelle Dieu les appelle. Donc, il va de soi que l'ancien lui-même ne peut donner que ce qu'il a reçu. Si lui-même ne fait pas d'un but unique de sa vie le perfectionnement de sa propre vie, pour lui aussi atteindre ce but-là, c'est sûr qu'il ne va pas pouvoir s'occuper de ses brebis dans ce sens-là. Il va être un dominateur, ou il va travailler pour son propre ventre, mais jamais il n'aura comme seule pensée : "J'ai en face de moi des brebis que je vais aider à grandir."

 

            Jésus-Christ est le modèle de toutes les brebis et le modèle, en particulier, des anciens. Ils doivent étudier la manière dont Jésus a travaillé, en tant que chef suprême, voir quel esprit l'a animé, voir comment il a agi avec ce troupeau qui était devant lui, suivre le Seigneur Jésus, pas à pas, pour s'occuper du troupeau dans le même esprit.

 

            L'ancien n'est jamais un supérieur hiérarchique ou un intermédiaire entre les brebis et le Seigneur. Jamais, dans la Bible, vous ne verrez ça. C'est un homme qui a reçu un ministère. Il a des choses que Dieu lui a données. Les brebis qui se trouvent à côté de lui vont pouvoir bénéficier de ce que Dieu lui a donné, uniquement pour en profiter elles-mêmes pour grandir.

 

            Les anciens doivent être eux-mêmes étroitement dépendants du Seigneur Jésus pour pouvoir s'occuper du troupeau, le nourrir, le surveiller, au sens où Jésus le faisait. Un ancien est un surveillant spirituel, quelqu'un qui montre la bonne direction, qui ramène ceux qui s'écartent de la mauvaise direction, qui va s'occuper des brebis, qui va chercher celle qui s'égare, qui va nourrir celle qui a faim, qui va donner à boire à celle qui a soif, qui va veiller à ce qu'elle soit grasse et vigoureuse. Il va s'occuper, en détail, de chacun, selon son ministère. Il va surveiller la bonne santé spirituelle des brebis que le Seigneur met sur sa route, en sachant qu'il n'est pas un intermédiaire. Il n'est pas un médiateur, il n'est pas un degré hiérarchique entre le Seigneur et les brebis. « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée, chapitre 2, verset 5).

 

            Il va s'efforcer, au contraire, d'aider chaque brebis à entrer en contact personnel et toujours plus profond avec le Seigneur, et à développer ce contact. Donc, jamais il ne va essayer de se substituer à cette recherche personnelle de la brebis en disant : "Je vais m'occuper de ton problème, je serai ton intermédiaire entre Dieu et toi". Ce n'est pas la bonne manière. Peut-être qu'exceptionnellement, pour un jeune converti au début, il devra le faire. Mais très vite, il devra aider la brebis à établir ce contact direct et personnel avec le Seigneur, à marcher par l'esprit. Il doit donc savoir lui-même comment marcher par l'esprit. Un ancien qui ne marche pas par l'esprit n'est pas un ancien appelé par le Seigneur. C'est une grande responsabilité de guider les brebis à avoir ce contact personnel et direct avec le Seigneur.

 

            Au verset 14, il est dit : « afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction ». Le Seigneur peut dire à un ancien : "Tu vois, une de mes brebis vient de se convertir, occupe-toi d'elle, nourris-la, et veille à ce qu'elle grandisse", comme Il a dit à Pierre : "Prends soin de mes agneaux, sois le berger de mes brebis".

 

            Nous devons vivre en étant directement conduits par le Seigneur Jésus et son Esprit, dans un esclavage volontaire. Et pour qu'un esclavage soit volontaire, il faut que l'esclave soit libre. Quelqu'un à qui on met un joug sur le cou n'est pas un esclave volontaire, il est un esclave contraint et forcé. Jésus nous redonne une liberté parfaite, pour que nous mettions cette liberté à son service. Etre esclave de Jésus-Christ, c'est être un homme et une femme libres.

 

            Lisons dans 2 Corinthiens 3, au verset 17 « Or, le Seigneur c'est l'Esprit; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté ». Le point central du ministère de l'ancien, c'est ça. Tout son ministère doit s'exercer dans la liberté du Saint-Esprit, exactement comme le ministère de Jésus s'exerçait. Vous ne voyez jamais Jésus exercer la moindre contrainte, la moindre manipulation sur le troupeau, pour essayer de le faire marcher droit. Jamais ! Le Seigneur leur parle clairement et nettement. Il leur dit la vérité en face. Il les reprend s'il le faut fermement et sévèrement. Partout où vous voyez le plus petit embryon de contrainte, de manipulation, de domination, vous avez l'esprit de Satan qui agit. Parce que Satan c'est la contrainte, la domination, l'autoritarisme. Certains chrétiens ont tellement souffert de la domination des hommes dans les églises qu'ils ont appris à discerner cet esprit de domination qui est l'esprit de Satan, mais ils savent aussi discerner quand l'Esprit du Seigneur est là pour donner la liberté.

 

            Lorqu'on marche dans la liberté, il y a des risques, parce qu'il y aura toujours des exaltés qui vont dire : "Dieu m'a parlé, Dieu m'a dit de faire ceci", alors que Dieu ne leur a pas parlé. Et ça fait du remue-ménage. Mais il vaut mieux prendre certains risques que de tout étouffer. S'il y a quelque dérapage, il faut prier, intercéder, reprendre ou même exercer une discipline, parce qu'il faut quelquefois l'exercer, comme Paul le demande aux Corinthiens. Mais il faut laisser le Seigneur agir dans la vie de Ses brebis, pour les faire grandir dans la liberté. Il vaut mieux accepter certains risques que de tout étouffer, en mettant en place un système bien verrouillé où il n'y aura jamais le moindre échappement de vapeur, un systéme où, au moins "on tient les choses en main !" Soi-disant : "Tout pour la gloire de Dieu", bien sûr, mais, ce n'est pas la gloire de Dieu que de tenir ses brebis sous un joug. « Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ». C'est le Seigneur qui nous met le joug sur le cou et le Seigneur sait quel est son joug. Il sait qu'il fait appel à la liberté de conscience, au libre choix, de même qu'un époux et son épouse font un libre choix mutuel, sans quoi leur mariage n'aurait absolument aucune valeur. Une relation entre un berger et des brebis qui est une relation établie sur la base de la moindre contrainte que ce soit n'est pas une relation biblique.

 

            Tout le travail des anciens va consister à être suffisamment près du Seigneur pour être capable de donner la pensée du Seigneur, de donner aux brebis la direction à suivre, en leur disant : "Voilà la direction du Seigneur, que vous devez suivre si vous êtes en communion avec le Seigneur". L'ancien doit exhorter, nourrir, surveiller. Il doit parfois reprendre, en exerçant une discipline comme le Seigneur l'exerce. Exercer une discipline, ce n'est pas faire des exclusions, c'est simplement montrer qu'on ne plaisante pas avec le Seigneur.

 

            Rappelez-vous l'histoire d'Ananias et de Saphira dans le livre des Actes, au chapitre 5, à partir du premier verset : « Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, et retint une partie du prix, sa femme le sachant; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton coeur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? S'il n'eût pas été vendu, ne te restait-il pas , et après qu'il a été vendu, le prix n'était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton coeur un pareil dessein ? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. Ananias, entendant ces paroles, tomba et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. Les jeunes gens, s'étant levés, l'enveloppèrent, l'emportèrent, et l'ensevelirent. Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. Pierre lui adressa la parole : Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ? Oui, répondit-elle, c'est à ce prix-là. Alors Pierre lui dit : Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront. Au même instant, elle tomba aux pieds de l'apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte; ils l'emportèrent, et l'ensevelirent auprès de son mari. »

 

            Voilà un exemple de discipline exercée par Pierre, directement sous la direction du Saint-Esprit. Ce n'est pas Pierre qui avait conçu cela. Ce n'était pas dans le règlement de l'église. C'est venu directement, sous l'inspiration du Saint-Esprit et cela a amené une discipline sévère sur le troupeau. Il est écrit au verset 11 : « Une grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses .»

 

            Vous voyez que Pierre devait être près du Seigneur pour connaître sa pensée, pour ne pas être humain au sens sentimental du terme, pour être rempli du Saint-Esprit, pour pouvoir apporter la pensée du Seigneur sous forme de nourriture, de conseils ou d'avis pratiques aux brebis, en les laissant libres. Mais il leur montre les conséquences de leurs décisions et ce que le Seigneur désire qu'elles fassent. Il leur demande de se placer devant Dieu pour prendre leur décision.

 

            C'est comme cela que la brebis va sentir qu'il n'y a pas sur elle un autoritarisme qui voudrait la rendre dépendante d'un pasteur autoritaire. Elle, brebis du Seigneur, va sentir, au contraire, qu'il y a en face d'elle un conducteur, un ancien fidèle, qui est une autre brebis du Seigneur, qui a reçu quelque chose de Dieu et qui s'efforce de le lui faire passer dans la liberté de l'Esprit. Et comme elle est une brebis du Seigneur, elle n'aura pas la nuque raide, elle n'aura pas un esprit de contradiction ou de rébellion, elle aura un esprit bien disposé, soumis comme l'Esprit du Seigneur Jésus, l'agneau de Dieu, parfaitement soumis à son Père en tout. Si elle se place dans la prière, elle sentira dans son coeur si l'exhortation, l'avis, le conseil ou la réprimande que l'ancien lui fait de la part du Seigneur vient vraiment de Dieu ou pas. Et à mesure qu'elle le sentira, si l'ancien est fidèle et s'il lui transmet bien la pensée du Seigneur, elle va apprendre à mieux reconnaître la voix du Seigneur. La première fois, l'ancien lui dira : "La pensée de Dieu, c'est celle-ci, parce que je connais sa Parole et je connais le Seigneur". La brebis va prier et elle devrait avoir la confirmation que c'est bien de Dieu. La fois suivante, elle sera déjà formée à ce type de relation avec Dieu, elle va prier en disant : "Seigneur, donne-moi ta pensée". Et elle recevra dans son coeur une pensée qui lui donnera une conviction. Si elle a un petit doute, elle va demander conseil à l'ancien. Si c'est un homme de Dieu, il va lui dire : "La pensée que tu as est de Dieu, mais continue à prier, continue à recevoir du Seigneur la certitude dont tu as besoin". Et il le fera jusqu'à ce que la brebis elle-même sache immédiatement si cette pensée vient de Dieu ou non, parce qu'elle a développé ce contact personnel avec le Seigneur au travers de la prière, de la méditation de sa Parole et de la communion avec le Seigneur Jésus.

 

            Je ne veux pas entrer dans une étude détaillée du ministère des anciens, mais simplement voir l'esprit dans lequel le ministère d'évêque doit être exercé. Le mot évêque (en grec épiscopos) signifie : celui qui est placé en haut et qui surveille, un peu comme le guetteur sur sa tour, le berger qui regarde si le troupeau mange la bonne herbe, si le loup n'arrive pas, si tout va bien.

 

            Lisons dans Tite 1, au verset 7 : « Car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu; qu'il ne soit ni arrogant, ni coléreux, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain malhonnête; mais qu'il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant (tempérant ne veut pas dire "qui aime le compromis", tempérant veut dire "qui calme en cas de conflits, qui oriente vers une position équilibrée devant le Seigneur"), attaché à la vraie parole telle qu'elle a été enseignée, afin d'être capable d'exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs ». Réfuter les contradicteurs doit se faire dans un esprit de fermeté, d'amour, de sagesse, mais de force, comme Jésus le faisait devant ses contradicteurs, les pharisiens. Il ne se laissait pas faire, il leur disait la vérité en face, mais toujours avec fermeté, avec calme, et dans la plénitude de l'Esprit du Seigneur.

 

            Vous voyez les qualités d'un ancien ! C'est quelqu'un qui a travaillé, comme un artisan, pour laisser le Seigneur façonner son coeur, afin d'être de plus en plus semblable à Jésus. C'est quelqu'un qui a compris ce que sont les souffrances de Jésus, qui a participé à ces souffrances. Paul dira dans 2 Corinthiens 12, au verset 12 : « Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles ». Parce qu'il savait très bien qu'une position d'ancien est une position où il faut être patient, comme Moïse l'a été avec ces trois millions et demi de personnes qui étaient constamment, jour après jour, dans la rébellion. « Une patience à toute épreuve » est un fruit de l'Esprit dans sa vie, une connaissance de Dieu et de sa pensée, qui lui permet de surveiller pour voir si tout va bien et d'apporter l'exhortation qu'il faut aux brebis du Seigneur.

 

            Dans Hébreux 13, au verset 17 il est dit : « Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu'il en soit ainsi, afin qu'ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d'aucun avantage ». Dieu demandera des comptes à ces conducteurs de la manière dont ils se sont occupés des âmes. Il ne va pas leur demander des comptes des péchés volontaires que les brebis ont pu commettre parce qu'elles étaient rebelles. Mais quand un ancien paraîtra devant Dieu, Dieu lui demandera de rendre compte de la manière dont il a nourri les brebis, dont il s'en est occupé, s'il l'a fait dans l'esprit de son Fils Jésus, selon le modèle de Jésus-Christ, ou s'il a nourri son ventre, s'il a dominé les brebis, s'il a mangé ce qui leur revenait, s'il a foulé aux pieds la bonne eau qu'elles devaient boire.

 

            Rappelez-vous, dans Ezéchiel 34, les menaces et les châtiments que Dieu fait peser sur les mauvais pasteurs qui ne s'occupent pas des brebis, mais qui s'occupent d'eux-mêmes, avant tout. Dieu dit qu'il les détruira. Je lis à partir du premier verset : « La parole de l'Eternel me fut adressée en ces mots : fils de l'homme, prophétise contre les bergers d'Israël ! Prophétise, et dis-leur, aux bergers : Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Malheur aux bergers d'Israël, qui se repaissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devaient-ils pas faire paître le troupeau ? Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué les bêtes grasses, vous n'avez point fait paître les brebis. Vous n'avez pas fortifié celles qui étaient faibles, vous n'avez pas guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n'avez pas ramené celle qui s'était égarée, cherché celle qui était perdue ; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté. Elles se sont dispersées parce quelles n'avaient point de berger; elles sont devenues la proie de tous les animaux de la campagne ; elles se sont dispersées. Mes brebis errent sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mes brebis sont dispersées sur toute la face du pays; nul n'en prend soin, nul ne les cherche. C'est pourquoi, bergers, écoutez la parole de l'Eternel ! Je suis vivant ! oracle du Seigneur, l'Eternel; parce que mes brebis sont au pillage et parce que mes brebis sont devenues la proie de tous les animaux de la campagne, faute de berger, parce que mes bergers ne prenaient aucun soin de mes brebis, parce que les bergers se repaissaient eux-mêmes et ne faisaient pas paître mes brebis, à cause de cela, bergers, écoutez la parole de l'Eternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : J'en veux aux pasteurs! Je réclamerai mes brebis de leurs mains, je ne les laisserai plus faire paître mes brebis, pour que les bergers ne se repaissent plus eux-mêmes. J'arracherai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus une proie pour eux. Car ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : c'est moi-même qui prendrai soin de mes brebis et j'en ferai la revue... »

 

            Au verset 15 : « C'est moi qui ferai paître mes brebis, c'est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur, l'Eternel... »

 

            Au verset 17 : « Et vous, mes brebis, ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Me voici; je juge entre agneau et agneau, entre béliers et boucs ... »

 

            Le Seigneur nous dit que ces anciens sont appelés à veiller sur l'âme des brebis, donc à les connaître et à voir comment elles vivent leur vie spirituelle pour leur apporter les conseils du Seigneur. De même qu'ils doivent veiller sur leur propre vie et que nous sommes appelés nous-mêmes à veiller sur notre propre vie. Quand il est dit que les anciens veillent sur nous, ça ne veut pas dire que tu es dispensé du besoin de veiller sur toi. Nous devrons tous rendre compte au Seigneur pour nous-mêmes. Donc, nous devons veiller sur nous-mêmes et nous, anciens, nous devons veiller sur nous-mêmes et sur les autres. Mais il est aussi écrit que nous devons tous veiller les uns sur les autres. Ce n'est donc pas seulement le rôle des anciens. Les anciens sont là en supplément, parce qu'ils sont peut-être sur une tour d'où ils ont une vue un peu plus large, pour pouvoir avoir des responsabilités un peu plus grandes, pour éclairer davantage le troupeau, mais tous, nous devons veiller les uns sur les autres et sur nous-mêmes. Si on n'adopte pas ce modèle divin, avec l'esprit de Christ, on va tomber dans un modèle forcément humain et ce modèle humain est aussi décrit dans la Bible. Le modèle humain est celui de la doctrine de la couverture spirituelle, qui est idéale au service des dominateurs. Cette doctrine a été conçue par Satan et mise dans le coeur de ceux qui sont plutôt inspirés par des pensées humaines, puisque les pensées de Satan sont celles des hommes, pour pouvoir mieux contrôler le troupeau du Seigneur. La doctrine qui parvient à te faire dire : "Si je n'ai pas au-dessus de moi un homme pour me couvrir, je suis en danger de mort spirituelle", est une doctrine idéale pour un dominateur qui cherche à opprimer le troupeau.

 

            Dans Ecclésiaste 5, au verset 7, il y a un passage intéressant : « Si tu vois dans une province (moi je dirai dans une église) qu'on opprime le pauvre et qu'on viole le droit et la justice, ne t'en étonne pas : car un homme élevé est placé sous la surveillance d'un autre plus élevé, et au-dessus d'eux il en est de plus élevés encore ». Cela veut dire que, quand on a un système hiérarchisé, on tombe obligatoirement sous la domination et l'oppression. C'est en fait un système militaire, puisque le centurion dira à Jésus dans l'évangile de Luc, au chapitre 7, et au verset 8  : « Car moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l'un : Va ! et il va ; à l'autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : fais cela ! et il le fait  ».

 

            Ce qui est vraiment dommage, c'est qu'il y en a qui aiment l'oppression. Il y a des brebis qui aiment ça, qui n'aiment pas la liberté, parce que la liberté en Christ entraîne des responsabilités, et c'est tellement sécurisant de se trouver entièrement dépendant, pieds et poings liés, de quelqu'un qui est au-dessus et qui décide tout pour toi, dans le moindre détail de ta vie, en disant: "Je suis responsable, ne t'inquiète pas, suis-moi !"

 

            Les brebis du Seigneur doivent se libérer de ce joug et accepter de prendre leur responsabilité devant Dieu, en disant : "Seigneur, c'est Jésus mon modèle ; si je prends cette liberté spirituelle, c'est parce que tu me l'as donnée." « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » (Galates 5:1).

 

            Dans Proverbes 6, au verset 6, il y a aussi un passage intéressant : « Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies et deviens sage. Elle qui n'a ni chef, ni inspecteur, ni maître, elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. Paresseux, jusques à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? » Beaucoup de chrétiens, bien-aimés, sont paresseux de cette manière-là. Ils aiment bien qu'il y ait, au-dessus d'eux, un maître, un inspecteur, un directeur qui leur indique tout ce qu'il faut faire, comme on le ferait dans une entreprise bien rodée, bien huilée, comme l'armée. Dans une entreprise bien rodée, il faut absolument que tu fermes les yeux et que tu laisses ton supérieur décider pour toi. Ce n'est pas ainsi qu'on doit marcher dans l'Eglise du Seigneur Jésus. Ce n'est pas ainsi qu'on va grandir à l'image de Jésus.

 

            Lisons dans Proverbes 28, au verset 2 : « Quand un pays est en révolte, ses chefs sont nombreux.» Chacun veut faire son église, son ministère. "Ah ! j'en ai eu assez, dans cette église, parce qu'on ne m'a pas laissé faire vraiment tout ce que le Seigneur voulait que je fasse, alors je vais aller exercer mon ministère à côté, tranquille. Je serai libre de faire ce que je veux." Ce n'est pas ainsi que doit fonctionner l'Eglise du Seigneur. Cela peut marcher devant les hommes, parce qu'il y a des églises qui sont construites sur ce plan-là et qui, apparemment, marchent très bien. Elles grandissent, mais elles vont capoter un jour, parce qu'elles ne sont pas construites sur le rocher du Seigneur Jésus. Puisque l'esprit de révolte est derrière, cette rébellion va aboutir à une nouvelle scission, à un nouveau départ vers d'autres horizons, de ceux qui n'ont pas réussi à obtenir ce qu'ils voulaient dans ce cadre-là.

 

            « Mais avec un homme qui a de l'intelligence et de la science, le règne se prolonge. » Le règne de Jésus va se prolonger, si nous, hommes et femmes, sommes remplis de l'intelligence et de la science du Seigneur. Là, son règne va devenir vraiment efficace.

 

            Voyez ce que dit Jésus dans Matthieu 20, au verset 25 : « Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Tu vois dans quel esprit le ministère d'ancien doit être exercé. Donc, si tu es ancien ou si tu es appelé à l'être, tu dois donner ta vie tout entière pour les brebis, comme le mari doit le faire pour sa femme (il est le berger de sa petite brebis, au sens spirituel du terme).

 

            Chers frères et soeurs bien-aimés, évitons de nous engager dans des systèmes humains qui sont basés sur ce principe hiérarchique de couverture spirituelle, d'intermédiaire, d'homme qui décide pour vous. Evitez surtout de prendre des engagements dans de tels systèmes : carte de membre à vie, engagement par écrit à assister à toutes les réunions, à payer votre dîme, à ajouter les offrandes… Il y a des églises où on fait circuler un papier demandant de vous engager, parce qu'on a dû faire de grands frais, pour les bâtiments, "pour la gloire de Dieu". On vous dit : "Engagez-vous à verser 300 euros par mois, pour la gloire de Dieu, empruntez si vous n'avez pas suffisamment, ou vendez votre maison. Engagez-vous, signez." Je connais des chrétiens qui souffrent, ils ont des fardeaux énormes sur le dos, parce que leur église est en train de couler financièrement et eux se sont engagés, sur leurs biens, à payer. Si vous vous êtes engagés, dégagez-vous vite. Signez un désistement pour annuler vos engagements ! Rendez votre carte de membre, parce que vous êtes officiellement inscrits sur les listes de l'église, devant les autorités et si l'église est en faillite, on va demander à l'association cultuelle de payer. Et l'association cultuelle, c'est l'ensemble de ceux qui ont leur carte de membre.

 

            Allez dans une église, mais ne prenez jamais votre carte de membre, ce n'est pas du Seigneur. Cela fait partie d'un système de domination. L'enseignement sur la dîme, c'est pareil. Il n'est pas dans le Nouveau Testament. Que chacun de vous, selon son coeur, mette à part, comme il l'a décidé avec le Seigneur, quelque chose pour aider les pauvres, les anciens qui marchent par la foi, ceux qui partent en mission, mais jamais pour financer des bâtiments, des emprunts, des choses qui ne sont pas prévues dans la pensée du Seigneur. Dégagez-vous vite ! Déjà dans votre coeur; que ce soit clair. Vous ne risquez rien en vous dégageant de la couverture spirituelle de ces hommes. Ils utilisent cette doctrine pour dominer sur vous, pour vous faire peur en vous disant : "Si vous sortez de notre couverture spirituelle, vous allez au-devant de la catastrophe et même de la perdition." Ils essaient de tenir les gens par la peur, par la crainte, alors que nous avons été libérés par le Seigneur.

 

 

Nature des rapports entre le berger et les brebis

 

            En ce qui concerne les rapports entre le berger et les brebis, il faut d'abord avoir clairement à l'esprit que la brebis est d'abord la brebis du Seigneur, puisqu'elle est rachetée par le Seigneur et qu'elle établit un lien vital avec lui. La brebis doit obéissance au Seigneur lui seul. Si un homme va te transmettre la pensée du Seigneur, tu vas prier pour voir si ça vient bien de Dieu et tu vas te soumettre, parce que Dieu t'a montré que c'était bien Sa pensée, mais pas parce qu'un homme a parlé, même si c'est un conducteur qui exerce un grand ministère d'autorité reconnu. N'accepte jamais de suivre ce qu'un pasteur te demande de faire, si tu n'as pas prié et si tu n'as pas, dans le coeur, la conviction que ça vient vraiment de Dieu. Sinon, tu es déjà embrigadé dans un système humain et tu risques gros.

 

            Merci Seigneur, il y a encore des bergers qui sont fidèles et qui te transmettront la pensée du Seigneur. Mais si tu reçois un conseil, une exhortation de quiconque et des conducteurs en particulier, prie avant toute décision. Cherche auprès de Jésus seul et dans sa Parole si cela vient bien du Seigneur. Et si tu as la conviction de Dieu, elle te sera donnée par le Saint-Esprit qui est en toi, et tu vas t'incliner, te soumettre. Mais le même homme pourra te donner, dans quelques jours un conseil qui ne sera pas bon. Et si tu as l'habitude de le suivre, parce que c'est ta couverture spirituelle et qu'il faut que tu obéisses les yeux fermés, tu vas au devant de problèmes sérieux.

 

            Donc, nous devons obéissance au Seigneur uniquement et à la direction de son Esprit ; cela veut donc dire, puisqu'on a l'Esprit d'humilité de Jésus, que nous allons être, en permanence à l'écoute de ce qu'un ancien, que nous aurons reconnu comme fidèle, nous dira de la part de Dieu, mais de ce que n'importe quel chrétien peut nous dire aussi de la part du Seigneur. Je ne vais pas limiter mon écoute à l'ancien, en disant : "Bon, les frères et soeurs, vous n'êtes pas très spirituels, parce que vous n'avez pas de position d'autorité reconnue dans l'église". D'un tout nouveau converti d'un jour, Dieu peut se servir pour te parler.

 

            C'est en Dieu seul que nous devons nous confier pour toutes choses : « Vous qui craignez l'Eternel, confiez-vous en l'Eternel ! » (Psaumes 115:11). Cessez de vous confier en l'être humain. Je ne le dis pas dans un esprit de rébellion, parce que je sais ce que ça coûte, la rébellion. Si vraiment on dit : "Moi, je ne me confie qu'en Dieu et personne ne va pouvoir me parler", c'est l'esprit d'un rebelle. Donc, je vais rester humble, comme mon Seigneur Jésus, et je vais dire : "Seigneur, tu vas peut-être me parler par mes frères et soeurs, mais donne-moi le discernement, montre-moi si ce qu'ils me disent vient de toi ou pas". On m'a si souvent dit : "Mais, Henri, tu ne devrais pas faire ça". Chaque fois que j'ai déménagé ou que j'ai quitté une église pour raison de travail, par exemple, j'avais tout le comité des frères et soeurs qui me disait : "Tu te trompes, tu ne fais pas la volonté de Dieu, ta place est ici". Moi, j'avais la conviction, et je savais que notre place était ailleurs. Si mon épouse et moi avions écouté le comité consultatif et les anciens, nous ne serions jamais partis. Mais parce que Dieu nous avait parlé, nous avons fait la volonté de Dieu. Et ça a été bon. Méfiez-vous des prophéties personnelles, si ce n'est pas confirmé par le Seigneur.

 

            C'est en Dieu seul que nous devons nous confier. Dans le Psaume 146, au verset 3, il est dit : « Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l'homme, qui ne peuvent sauver. » Ne placez pas votre confiance dans les hommes, même quand vous êtes tentés de vous confier dans les grands pasteurs.

 

            Tu seras heureux si tu te confies en Dieu et en Jésus, de tout ton coeur et pour toute ta vie. Se confier en Dieu veut dire avoir foi en Lui et lui dire : "Je me confie en toi. Je sais qui tu es, que je suis ta brebis, que tu vas t'occuper de moi, que tu ne me laisseras jamais tomber. Tu me l'as prouvé, tu as donné ta vie pour moi, je sais que tu veux établir un contact personnel avec moi et me diriger par ton Esprit."

 

            Dans Jérémie 17, au verset 5, il est dit : « Ainsi parle l'Eternel : maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme... » et au verset 7 : « Béni soit l'homme qui se confie en l'Eternel, et dont l'Eternel est l'espérance. »

 

            Dans Philippiens 3, au verset 3, il est dit que les chrétiens fidèles, circoncis de coeur, ne se confient pas dans la chair : « Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » La marche fidèle avec Dieu nécessite l'apprentissage de la marche par l'esprit, pour éviter la tentation de se confier charnellement à des hommes qui me donneraient des conseils, même s'ils sont de la part de Dieu. Il faut que je me place devant le Seigneur, et que je dise : "Seigneur, tu vas m'apprendre à discerner tout ce qui est vraiment de ton Esprit et ce qui est de la chair." Ce n'est pas facile, mais c'est la voie de la progression spirituelle. Dans la Parole de Dieu, il n'est jamais dit qu'un homme peut être notre couverture spirituelle, car c'est le Seigneur lui-même qui est notre couverture spirituelle.

 

            Dans Deutéronome 33, au verset 12, en parlant de Benjamin, Moïse prophétise : « C'est le bien-aimé de l'Eternel, il habitera en sécurité auprès de lui ; l'Eternel le couvrira toujours, et résidera entre ses épaules. » Je crois qu'il y a là une image de l'attitude de Dieu pour nous, une image de la manière dont il veut établir ce rapport personnel avec nous. « Il te couvrira toujours et résidera entre tes épaules. »

 

            Il dit, un peu plus loin, au verset 29 : « Heureux es-tu, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l'Eternel, le bouclier de ton secours et l'épée de ta gloire? » Le bouclier est ce qui nous protège, nous entoure et nous garde. C'est l'Eternel qui va nous protéger. Ce n'est pas un homme placé comme ta couverture spirituelle qui va pouvoir te protéger ou te garder.

 

            Dans le Psaume 5, il est dit, au verset 12 : « Alors tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils auront de l'allégresse à toujours, et tu les protégeras ; tu seras un sujet de joie pour ceux qui aiment ton nom. Car tu bénis le juste, ô Eternel ! Tu l'entoures de ta grâce comme d'un bouclier. » Nous savons que la grâce est venue avec Jésus. Le Seigneur nous entoure de sa grâce comme d'un bouclier.

 

            Plus loin, au Psaume 49, verset 16 : « Dieu sauvera mon âme du séjour des morts, car il me prendra sous sa protection. » Si tu es en danger de mort, par les attaques des hommes, tu dois savoir que ce n'est pas une couverture spirituelle humaine qui va te protéger, mais c'est le Seigneur qui sauvera ton âme du séjour des morts, parce qu'il t'aura pris sous sa protection directe, sans intermédiaire.

 

            Au Psaume 91 : « Celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut repose à l'ombre du Tout-Puissant. Je dis à l'Eternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! Car c'est lui qui te délivre du filet de l'oiseleur, de la peste et de ses ravages. Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes... »

Et au Psaume 121, au verset 3 : « Il ne permettra point que ton pied chancelle; Celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L'Eternel est celui qui te garde, l'Eternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. L'Eternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme ; l'Eternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais. »

 

            Si j'ai dans mon coeur l'esprit de Christ, si j'ai établi avec Dieu, mon Père, par Jésus-Christ et son Esprit cette relation qui me permet de dire : "Abba, Papa," j'ai la couverture spirituelle dont j'ai besoin.

 

            Dans le Nouveau Testament, il est dit aussi dans 1 Pierre 2, au verset 25 : « Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes ». Le pasteur et le gardien de nos âmes, c'est Jésus. Le Seigneur lui-même est le seul berger capable de nous garder.

 

Le Seigneur nous couvre spirituellement par trois éléments importants :

 

- par l'eau de la Parole. Quand vous êtes au fond de l'eau du baptême par immersion, vous êtes couverts, bien couverts de l'eau du baptême qui est spirituellement notre mort et notre résurrection en Christ et nous sommes couverts par l'eau de la Parole. De la même manière, nous sommes plongés, par le Seigneur Jésus, puisqu'il est la Parole vivante, dans la mort et la résurrection de Jésus. Donc cette eau est aussi pour nous une représentation de la couverture, quand nous sommes passés par la mort et la résurrection en Christ.

 

- par le sang de Jésus. Si tu marches dans la lumière, le sang te couvre en permanence. Il a le pouvoir de te protéger en permanence. Quand les Hébreux ont quitté l'Egypte, le sang de l'agneau sur les linteaux de la porte les a protégés de l'ange exterminateur qui passait. Lisons dans Exode 12, au verset 22 : « Vous prendrez ensuite un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu'au matin. Quand l'Eternel passera pour frapper l'Egypte et qu'il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l'Eternel passera par-dessus la porte et ne laissera pas le destructeur entrer dans vos maisons pour frapper. Vous observerez cela comme une prescription pour vous et pour vos fils à perpétuité. Quand vous serez entrés dans le pays que l'Eternel vous donnera, selon sa parole, vous observerez ce rite. » Le sang de Jésus est sur ta vie, c'est ta couverture spirituelle. Quand l'ange exterminateur approche, il voit le sang de Jésus et il s'enfuit (si tu ne lui ouvres pas une porte par ailleurs).

 

- par l'Esprit du Seigneur. Le jour de la Pentecôte, les disciples réunis attendaient le baptême du Saint-Esprit. Et le Saint-Esprit est descendu, les a entourés, couverts, est venu sur eux, puis en eux : « Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit... » (Actes 2,3)

 

            Nous sommes couverts par le Seigneur par l'eau, par le sang, et par l'Esprit. Il se trouve que, même sur le plan naturel, l'eau, le sang et l'esprit sont les trois éléments indispensables à la vie. Un corps sans esprit est un corps mort. Notre corps est composé essentiellement d'eau, et le sang transmet la vie à tout l'organisme. Comme Jésus est la tête du corps, que nous sommes membres de son corps, chaque cellule est baptisée dans l'eau de la Parole, dans le sang de Jésus et dans l'Esprit du Seigneur. C'est merveilleux, comme couverture spirituelle ! Ne vaut-elle pas mieux que toutes les couvertures humaines ?

 

            La seule couverture dont parle le Nouveau Testament, de manière précise, c'est la couverture dont la femme doit se parer quand elle prie ou qu'elle prophétise. Dans 1 Corinthiens 11, au verset 4, il est écrit : « Toute femme, au contraire, qui prie ou prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée. » La couverture spirituelle est présente ici, dans ce signe d'obéissance, de l'attitude humble de la femme, qui représente l'Eglise du Seigneur. Elle a cette attitude devant l'homme qui a autorité spirituelle, de la part du Seigneur, et qui l'exerce dans l'esprit de Jésus-Christ, dans l'esprit de service et de mort à soi-même. Cette soumission est concrétisée par le port du voile, quand la femme prie ou prophétise. Cette couverture spirituelle est acceptée dans la liberté, sachant que la véritable couverture, c'est le Seigneur lui-même.

 

            Dans Hébreux 4 et au verset 13, il est dit : « Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » Chacun devra rendre compte, pour sa part, de sa vie personnelle, devant le Seigneur, et de la manière dont il l'a vécue. Il dit là que tu vas rendre compte personnellement, pas devant un homme, mais devant Dieu.

 

            Au verset 14, il est écrit : « Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » Dieu connaît tes besoins, et Lui-même t'enveloppe entièrement. Tu as dans cette union, dans ce contact personnel précieux avec Jésus, la garantie qu'Il va t'édifier en toutes choses pour te faire grandir et t'amener à la perfection.

 

            Je terminerai en lisant Ephésiens 4, au verset 13 : « ... jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine... » Ceux qui se sont soumis à cette doctrine de la couverture spirituelle l'ont fait, sans doute, parce qu'ils étaient encore des enfants. Ils sont flottants et emportés à tout vent de doctrine. Mais le Seigneur veut leur ouvrir les yeux pour leur dire ceci, je lis la suite : « ...par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans l'amour, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans l'amour. »

 

            S'il y a un intermédiaire entre Christ et vous, vous n'allez pas recevoir directement de lui la vie qui convient à cette partie que vous êtes et vous n'allez pas grandir spirituellement. Si, dans une église, il y a cette autorité hiérarchique et dominatrice, les brebis ne grandissent pas. Non seulement elles ne grandissent pas, mais elles dépérissent.

 

            Elles dépérissent parce que le lien n'est pas établi avec le Seigneur. Les responsables n'ont pas veillé à établir ce lien pour mettre leurs brebis entre les bras du Seigneur directement. Les brebis doivent réagir, non pas dans un esprit de dispute et de discorde, mais calmement, pour se dégager elles-mêmes de cette oppression spirituelle, et établir avec le Seigneur Jésus une relation directe et confiante. Elles doivent prier pour que le Seigneur les rende sensibles à tout ce qui vient vraiment de Lui, au travers de leurs frères et de leurs soeurs, et au travers des bons ouvriers qu'Il appelle, et qu'Il voudrait qu'elles soient, elles-mêmes.

 

            Je reviens à mon appel du début : le Seigneur cherche ces ouvriers-là, qui établissent un lien personnel avec Jésus et qui vont aider les autres à l'établir. Il n'y a pas d'intermédiaire. Chaque partie tire son accroissement directement de Jésus et s'édifie lui-même dans l'amour.

 

            Prions : "Seigneur, je sais qu'il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce sujet. Mais, je crois que c'est suffisant pour nous ouvrir les yeux, nous montrer quelle doit être notre position spirituelle devant Toi. Je te prie, Père, de dégager toutes tes brebis qui sont encore prisonnières d'un système humain quelconque, de leur parler Toi-même, de les dégager de tout joug religieux, de leur donner une pleine liberté en Toi. Apprends-leur à exercer cette liberté dans l'Esprit de Christ, dans un esprit de vérité, d'amour, d'obéissance, de soumission à ta Parole et à ton autorité, selon le modèle merveilleux que tu nous as donné, Jésus-Christ. Seigneur, c'est ma prière, ce soir. Au nom de Jésus, je t'en remercie. Amen."

 

 

Nous vous signalons également le message sur ce thème référence C1 sur le site Source de Vie, message qui s'intitule : La soumission aux autorités spirituelles (3 pages).