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mis le 08/05/2004


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Vivre dans la présence de l'Eternel

De la réconciliation au lieu Très-Saint



              Dans tout l'Evangile, il y a un principe spirituel constant et capital pour nous, Chrétiens. C'est la règle de toute la Parole du Seigneur. Cette règle est la suivante : le Seigneur veut faire passer par la mort ce qui doit ressusciter. Nous naissons dans la chair et quand nous acceptons Jésus comme Sauveur, le Seigneur nous transporte par son Esprit dans les lieux célestes en Christ. Pour que la vie spirituelle, la vie de Jésus, se manifeste en nous, il faut que tout ce qui est naturel meure, sinon cela fait des mélanges que le Seigneur ne peut accepter. Le Seigneur veut nous admettre dans sa présence, mais Il veut la pureté complète devant Lui. Il est la sainteté parfaite. Il est saint et Il veut nous admettre dans la sainteté avec Lui. La vie en Christ, c'est la sainteté parfaite, la pureté parfaite du ciel. Quand nous acceptons Jésus comme Sauveur, le Saint-Esprit vient en nous et change complètement nos vies pour nous transporter dans une vie nouvelle que nous ne connaissions pas auparavant et que le Seigneur nous révèle par son Esprit. Mais il faut que tout passe par la mort avant que la vie de résurrection ne se manifeste. Une vie de résurrection ne peut pas se manifester tant que la vie naturelle est encore bien vivante. Nous recevons la vie de résurrection par le Saint-Esprit en nous. Ensuite le Seigneur nous travaille par son Esprit, par toutes les circonstances de notre vie, par les épreuves, les difficultés, pour nous faire comprendre que tout ce qui est du passé, de la vie naturelle, héritée d'Adam et Eve, doit mourir.

 

              Le Seigneur a du travail avec nous parce qu'Il n'a pas affaire en général à un peuple qui a la nuque souple. Vous savez combien de fois Dieu parle à Israël pour dire : "Tu es un peuple béni entre tous mais tu as la nuque raide" ! Dans son amour infini, le Seigneur a permis qu'Israël passe par toutes sortes d'épreuves pour briser sa nuque raide. C'est ce qui se passe aujourd'hui même avec Israël : le Seigneur va permettre qu'il passe par des épreuves pour briser sa nuque raide et lui faire reconnaître le Messie. Vous souvenez-vous du passage où Jésus pleure sur Jérusalem ? Il dit que Jérusalem n'a pas reconnu le temps où elle a été visitée et à cause de cela elle va souffrir, être détruite et il ne restera plus pierre sur pierre. Jésus pleure parce qu'Il sait ce qui va venir. Il était venu pour apporter le salut à son peuple, et son peuple L'a rejeté. Il n'a pas reconnu le temps où il était visité. A cause de cela, l'épreuve va venir. De cette épreuve, de cette mort qui vient, doit sortir une résurrection. Quand le Seigneur envoie une épreuve, ce n'est pas pour nous détruire mais c'est pour détruire en nous ce qui doit être détruit.

 

              Lorsque nos coeurs font confiance à l'Eternel, qui est un Dieu sage, infiniment bon et saint, qui aime ses enfants, nous savons que celui qui a fait la promesse est fidèle et qu'Il travaille par tous les moyens possibles pour nous attirer en sa présence et nous faire comprendre qui Il est, ce qu'Il a fait pour nous en Christ. Il veut nous donner un plein héritage céleste, complet, un magnifique héritage !

 

              Cet héritage n'inclut pas seulement la guérison de nos maladies, le parler en langues, les dons spirituels, choses qui sont bonnes, qui viennent de Dieu et qu'Il veut voir dans nos vies. L'héritage céleste, savez-vous ce que c'est ? C'est Dieu Lui-même qui se révèle à nous et qui nous introduit dans sa présence, dans le lieu Très-Saint. Quel cadeau royal ! Nous ne méritons pas ce cadeau-là ! Vous vous souvenez que, dans l'Ancien Testament, personne ne pouvait entrer dans le lieu Très-Saint si ce n'est le grand prêtre, une fois par an, et encore en tremblant, avec le sang des boucs et des veaux. Il craignait pour sa vie parce qu'il entrait dans la présence d'un Dieu parfaitement saint. Il savait très bien que personne ne pouvait tenir dans la sainteté de Dieu, s'il n'était appelé par Dieu Lui-même dans des conditions très précises.

 

              Pour nous, qui avons le voile déchiré et la porte ouverte dans le lieu Très-Saint en permanence, nous pouvons mesurer, si nous en avons la révélation, combien est grande la grâce qui nous est faite, et combien est grande la responsabilité qui est la nôtre, de marcher dans la sainteté du Seigneur. La sainteté du Seigneur, ce n'est pas de marcher comme un moine, la tête basse en marmonnant des prières tout bas. Ce n'est pas cela, marcher dans la sainteté du Seigneur. Marcher dans la sainteté, c'est marcher dans la présence de Dieu, dans la communion avec le Seigneur, en sachant, dans notre cœur, qu'il n'y a rien entre Dieu et nous. Entre Lui et nous, il y a seulement sa lumière, le sang de Jésus-Christ, une paix parfaite, une vraie connaissance du Seigneur.

 

              Plus nous entrons dans la connaissance de Dieu et plus les choses du passé, de la terre, de la vieille nature nous répugnent parce que nous voyons ces choses éclairées par la vraie lumière. Il faut avoir cette révélation de la sainteté de Dieu pour être dégoûté des choses du monde. Si nous n'avons pas cette révélation, nous allons rester dans la religion. Nous allons rester dans des choses qui finalement vont plaire à la chair, mais qui ne vont pas plaire au Seigneur. Le Seigneur ne veut pas nous voir marcher dans la religion comme des pharisiens. Il veut nous voir marcher dans sa sainteté, être "naturellement" saints, pas saints d'une manière affectée ou de "faux saints" hypocrites, mais une sainteté naturelle, dans la simplicité de la présence du Seigneur dans nos vies. Quand je regarde Jésus vivre, marcher, parler, je vois Dieu, le Père, manifesté en Jésus et je vois le modèle pour moi. Je dis : "Seigneur, Tu veux que je marche dans Ta sainteté." Bien-aimés, ne perdons jamais de vue que le but du Seigneur est de nous introduire dans sa sainteté et de nous permettre de marcher sur cette terre dans une justice et une sainteté que Lui seul donne.

 

              J'ai rencontré deux sortes de Chrétiens qui ont du mal à entrer dans la présence de Dieu. Premièrement des Chrétiens qui se jugeaient complètement indignes de Dieu à cause de leurs turpitudes passées, à cause de leur vie passée épouvantable. Satan a réussi à les séduire au point de se dire : "Avec cette vie épouvantable que j'ai eue, je sais bien que Jésus me pardonne, mais quand même ! Est-ce possible, pour moi, d'entrer dans la sainteté parfaite du Seigneur, avec tout ce que j'ai fait ?" Ensuite une autre catégorie de Chrétiens : ils n'ont pas fait toutes ces choses abominables, ils ont connu une "vie normale", sans s'être drogués, sans avoir vécu dans la débauche. Satan les séduit en disant : "Dieu est venu chercher les pauvres, les misérables, les rejetés. Toi, tu n'en as pas fait assez pour intéresser le Seigneur. Tu es trop "normal", tu n'es pas cette brebis perdue, tu fais partie des quatre vingt dix neuf brebis qu'Il a laissées de côté lorsqu'Il est allé chercher la vraie brebis perdue."

 

              Je me rends compte combien Satan arrive à nous séduire les uns et les autres pour nous empêcher de voir la splendeur de l'Evangile de Christ, de voir que nous sommes tous admis, par le Seigneur, dans sa sainte présence sur la base unique de notre foi en Jésus-Christ, en la puissance de son sang. Si nous croyons en cette justice parfaite qu'Il nous donne, nous avons libre accès dans le sanctuaire. Là, nous pouvons contempler la sainteté de Dieu et être changés à son image puisque c'est ce qu'Il veut dans nos vies. Il ne veut pas nous voir sortir du sanctuaire pour reprendre notre vieille dépouille, notre vieille nature, comme Paul l'appelle. Dieu veut nous voir sortir du sanctuaire rayonnants, comme Moïse rayonnait dans la présence du Seigneur. En sortant du sanctuaire, le visage de Moïse rayonnait tellement qu'il était obligé de mettre un voile pour que les Israélites ne fixent pas les regards sur lui, un être passager sur la terre (2 Corinthiens 3:13). Cette sainteté rayonnante que Dieu nous donne, c'est un cadeau royal ! Nous ne pouvons l'avoir qu'en sa présence, dans le lieu Très-Saint.

 

              Dans l'épître aux Ephésiens, il est dit au chapitre 2 et au verset 11 : « C'est pourquoi, vous autrefois païens ». Il n'y a qu'une seule catégorie de Chrétiens : ceux qui sont sauvés par la foi en Jésus. Ils ont diverses origines, que l'on peut classer en deux catégories : il y a ceux qui étaient Juifs avant leur conversion et ceux qui étaient païens. Mais une fois qu'ils sont en Christ, ils ne sont plus ni Juifs ni païens, ils deviennent des enfants de Dieu, membres de l'Eglise de Jésus-Christ. « C'est pourquoi vous autrefois, (il parle aux Ephésiens qui étaient des païens sans la loi, sans les prophètes, sans la connaissance de Dieu),  païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis…". Les "circoncis", les Juifs, qui savaient qu'ils étaient le peuple de Dieu, disaient que les Ephésiens étaient des goïms, des païens, des intouchables, des impurs, parce qu'ils n'avaient pas le Dieu d'Israël, ni sa loi. « ...souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu ». C'est terrible de réaliser l'état dans lequel nous étions auparavant. Vous souvenez-vous comment vous étiez auparavant, avant de connaître Jésus ? Nous ne réalisions pas alors dans quel état nous étions. Moi, je ne me rendais pas compte de mon état. Je me croyais à peu près bien, correct, assez bien même. Je ne me rendais pas compte de mon état parce que je n'avais aucune révélation du Seigneur, de la profondeur de mon péché devant Dieu. « sans Christ, privés du droit de cité, étrangers…, sans espérance… Mais maintenant, en Jésus-Christ , (nous avons été transportés par le Père en Jésus-Christ), vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ ».

 

              Vous devez comprendre cette grâce quand vous lisez ce passage ! Est-ce que vous comprenez sa signification réelle ? Nous, qui étions loin de Dieu, qui n'avions aucune connaissance de la sainteté de Dieu, de la réalité de Dieu, le sang de Christ nous a rapprochés du Seigneur. Nous sommes ses enfants quand nous L'avons accepté comme notre Sauveur et Maître par Jésus-Christ et Il nous a rapprochés par le sang de Christ. « Car il est notre paix ». Nos péchés nous rendaient ennemis de Dieu ; nous avons été rapprochés par le sang de Christ, et Dieu est devenu notre paix. Au verset 14 : « Lui qui, des deux, n'en a fait qu'un ». Qui sont "ces deux" dont Paul parle ? Les Juifs et les païens. Ces deux-là étaient les pires ennemis que le monde puisse connaître. Regardez les persécutions des Juifs ! Nous savons que Satan était derrière la persécution, mais les persécutions contre les Juifs ont été menées par ceux que les Juifs appelaient "païens". Pour les Juifs, même les Chrétiens sont des païens. Entre Juifs et païens, il ne pouvait pas y avoir de pire inimitié. C'est donc un miracle extraordinaire de réaliser qu'en Jésus-Christ, de ces deux ennemis qui pourtant étaient frères dans la chair par Adam et Eve, Dieu a fait des frères en Jésus-Christ et les a réconciliés.

              

              Pensez-vous que la puissance du Saint-Esprit peut faire la même chose entre un mari et son épouse ? entre deux frères de la même église ou deux soeurs de l'Eglise de Jésus-Christ qui étaient, dans la chair, les pires ennemis ? Vous savez, il n'y a pas de pires ennemis qu'un mari et une femme qui ne s'entendent pas ou que deux frères qui ne s'entendent pas. Ce sont les pires ! Les guerres civiles sont les pires, les guerres fratricides sont les pires. De ces deux-là, Juifs et païens, ennemis dans la chair, le sang de Christ les a rapprochés pour n'en faire qu'un. Dans le plan du Père, il en est ainsi. Si ce n'est pas le cas dans l'Eglise et s'il y a tant de dissensions, de disputes, c'est que nous n'avons pas compris réellement ce que Dieu a fait. Je ne parle pas des cas où il faut trancher, où il faut dire la vérité, où il faut se séparer de ce qui est impur. Et même dans ces cas, cela n'implique pas que l'on ait le cœur plein de haine, de ressentiments, de colère. Même lorsque Jésus parlait aux pharisiens avec sévérité, je suis certain qu'Il était rempli d'amour pour eux, qu'Il sentait leur besoin d'être sauvés. S'Il leur parlait ainsi, c'était pour briser cette coquille religieuse qui était si dure. Tous ces ennemis ont été rapprochés par le sang de Christ. Nous donc, qui sommes le corps de Christ, le Seigneur veut que nous soyons un comme le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un. Cela n'est possible que si nous comprenons, par la révélation du Seigneur, ce que Dieu a fait, cette grâce qu'Il nous a donnée de nous réconcilier avec Lui, de nous réconcilier les uns avec les autres par le sang de Christ.

 

              Il faut entrer dans cette grâce ! Regardez ce qui est dit au verset 8 : " C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ". La réconciliation ne vient pas de nous, c'est le don de Dieu ! La réconciliation ne vient pas de nous, car de nous-mêmes, il est impossible humainement de nous réconcilier avec des personnes qui nous ont tant fait souffrir. Mais si nous comprenons la grâce du Seigneur et ce qu'Il a déjà accompli en Christ, nous regardons cette grâce avec des yeux ouverts, nous la prenons par la foi et nous entrons dans la réconciliation. Bien-aimés, il faut que nous soyons un peuple réconcilié. Cela commence dans nos foyers. J'insiste sur les foyers car je sais que c'est là que commence la division de l'église. C'est dans les foyers, c'est au niveau des frères et des soeurs les plus proches, dans le même groupe, dans la même église, c'est là que Satan va commencer à travailler avec le maximum de ses troupes, de ses forces. Là où il y avait la réconciliation, Satan va mettre la division et annuler la puissance du sang de Christ par ses manoeuvres, ses mauvaises idées qu'il envoie, par ses pensées contraires à la Parole de Dieu. Si nous ne nous surveillons pas, si nous ne veillons pas, nous serons entraînés loin de la réconciliation que Dieu veut voir dans nos vies : réconciliés avec Dieu, réconciliés avec nos ennemis dans la mesure du possible. Si mes ennemis ne veulent pas être réconciliés avec moi, c'est leur affaire, mais moi je suis réconcilié avec tous mes ennemis, même ceux qui n'ont pas voulu se réconcilier avec moi. De mon côté, je suis réconcilié avec eux. Je ne veux pas participer à leurs péchés s'ils pèchent, mais je n'ai rien contre eux. Merci Seigneur ! Il a mis Sa paix dans mon cœur.

 

              » Il a anéanti, renversé le mur de séparation ». Vous connaissez des murs de séparation ? Vous avez déjà vu un mur de séparation entre frères et sœurs ? Avez-vous vécu la difficulté d'une communion fraternelle réelle, d'une communion réelle entre mari et femme, frère et soeur en Christ ? Je parle de mari et femme convertis bien sûr. Si un des deux n'est pas converti, il n'y a pas de communion possible, mais entre frères et soeurs convertis, connaissez-vous la communion réelle du Saint-Esprit ? Si cette communion n'est pas réalisée ou si elle n'est pas possible dans certaines situations, c'est que nous n'avons pas reçu la révélation du ministère de réconciliation que Dieu nous a donné. Avez-vous remarqué combien il est facile de se tourner toujours vers l'autre pour l'accuser de tous nos malheurs ? "Ah ! si j'avais une femme qui me comprenne mieux ! Si j'avais un mari qui puisse être plus attentif à mes besoins !" C'est toujours tourné vers soi ! "Je lui reproche de ne pas me comprendre : si je suis malheureux c'est parce que lui ou elle ne me comprend pas." Mais c'est encore tourné vers soi ! Si elle, ou lui, ne me comprend pas, est-ce que moi, j'ai compris le Seigneur ? Est-ce que moi, j'ai compris son plan ? Est-ce que je suis rempli du ministère de réconciliation pour ne plus l'abreuver de mes reproches ou de mes conseils "spirituels" ? Est-ce que je suis rempli de ce ministère pour être attentif à ses besoins, à son aveuglement ? Si vous êtes plus spirituel que l'autre, cela veut dire que vous êtes un pas plus loin avec Jésus, que vous y voyez plus clair. Vous pouvez donc mieux voir l'aveuglement de l'autre. Si vous pouvez mieux voir l'aveuglement de l'autre, vous pouvez intercéder avec efficacité pour que son intelligence s'ouvre. Vous êtes, à ce moment-là, en position de vainqueur, vous êtes en position d'intercession pour celui qui est moins avancé que vous dans la révélation. C'est un ministère glorieux ! C'est le ministère de Jésus qui est la lumière parfaite, qui voit tous nos problèmes, nos défauts et qui intercède pour nous.

 

               Continuons dans Ephésiens 2, à la fin du verset 15 : " Afin de créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau. " Dans Jean 17, au verset 23 Jésus dit : « Qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi. » Quand je suis dans certaines réunions soit-disant d'unité chrétienne, c'est à en pleurer : on se réunit une fois par an, lors de la semaine d'unité. On réunit deux ou trois églises simplement pour le fait de se réunir parce qu'il faut que l'unité dans le corps de Christ soit vue. C'est de l'oecuménisme tout à fait superficiel, je ne veux pas juger, mais je le sens comme cela, bien souvent. Je juge au sens spirituel, je dis : "Seigneur, cela T'attriste profondément !" En fait, dans la pratique, quand on creuse un peu, on voit à quel point la véritable unité de Jésus n'est pas manifestée. Elle est à la superficie simplement, il suffit de la moindre difficulté un peu sérieuse pour faire ressortir tout ce qui est en dessous. Une fois que l'exaltation de la réunion et des beaux cantiques est passée, tout le fond ressort.

 

              Si je marchais constamment dans l'unité avec mon Père céleste, si mon unité avec Dieu était réelle, je pourrais reconnaître immédiatement ceux qui sont aussi dans cette unité avec Dieu, et être immédiatement en communion avec eux, sans un mot. Quand nous vivons la présence de Dieu, nous la sentons aussi chez les autres. Voilà la base de l'unité : avoir compris le ministère de réconciliation et le vivre, sans parole. Nous parlons trop, nous parlons trop ! Lorsque tu vis l'amour de Christ, tu rayonnes de la présence du Seigneur et tu fais du bien aux autres. Ce n'est pas une multitude de paroles qui va changer quoi que ce soit, c'est simplement la qualité de la vie de Christ qui va passer à travers toi, qui va faire du bien dans ton silence. De même que l'on peut apprécier un silence rempli de Dieu, il y a des silences pesants parce que Dieu n'y est pas. Lorsqu'un silence est rempli de Dieu, on n'a pas besoin de parler. On n'a pas besoin de meubler, on n'a pas besoin de chauffer la salle. Dieu est là ; en s'inclinant, on L'adore et on dit : "Merci Seigneur" et quand une parole sort, elle sort naturellement, du fond du cœur.

 

               « ...et de les réconcilier l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant, par elle, l'inimitié ». L'inimitié, ce sont les mauvais sentiments qui peuvent exister entre les uns et les autres : un regard de travers, une parole de travers, ça y est, l'inimitié est là parce que la Croix n'est pas plantée.

 

              « Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin (auparavant), et la paix à ceux qui étaient près ». Les uns étaient loin, les autres étaient près, mais personne n'était dans la présence de Dieu. Il ne s'agit pas d'être près de Dieu, il s'agit d'être dans Sa présence. Ceux qui sont derrière la porte, tout près, et ceux qui sont à un kilomètre de la porte, se trouvent finalement dans la même situation, s'ils ne sont pas dans la maison de Dieu, dans sa présence. Si tu n'es pas dans le lieu Très-Saint, tu n'es pas dans la présence du Seigneur.

              

              « Car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit ». Lorsque Dieu s'est révélé à Israël, son peuple, Il lui a dit : "Tu vas me construire une maison où Je vais pouvoir habiter". Ce fut d'abord une tente, la tente du Tabernacle. Dieu a pris la peine de descendre et de venir habiter dans cette petite tente-là, au milieu des tribus d'Israël. C'était là qu'Il venait parler en tête à tête avec Moïse, son serviteur. Plus tard, lorsque le temple de Salomon a été construit, il y a eu un lieu qui s'appelait le Saint des Saints où l'arche était déposée. C'était là, dans le lieu Très-Saint, que Dieu demeurait. Savez-vous où Dieu demeurait exactement ? Il demeurait entre les deux chérubins au-dessus du propitiatoire. Dieu a dit à Moïse : "Tu Me construiras une arche, tu la couvriras d'or pur, tu construiras un propitiatoire." C'était un petit couvercle, un petit plateau de rien du tout, cela faisait 1,50 mètre sur 75 centimètres, ce n'était pas quelque chose de grandiose. Nous, les hommes, nous aurions construit quelque chose de grandiose, nous aurions fait quelque chose de beaucoup plus "tape à l'œil". C'était un petit coffre de 1,50 mètre sur 75 centimètres de large, un petit plateau en or avec deux chérubins frappés dans la masse de l'or. Dieu dit : "Là, au centre des chérubins, Je te parlerai et Je te rencontrerai."

 

              Lisons dans Exode 25, au verset 10 : « Ils feront une arche de bois d'acacia ». Vous savez ce qu'est l'acacia ? C'est un arbre épineux, ce n'est pas un arbre sympathique au toucher, on peut se faire mal en le prenant dans les mains. Ce bois d'acacia épineux nous rappelle la Croix, la couronne d'épines du Seigneur. « Sa longueur sera de deux coudées et demie, sa largeur d'une coudée et demie, (deux coudées et demie, cela fait 1,25 mètre), Tu la couvriras d'or pur, tu la couvriras en dedans et en dehors, tu y feras une bordure d'or tout autour ». Ce bois, qui représente la Croix, était entièrement couvert d'or au dedans et au dehors. L'or représente la sainteté du Seigneur. Cette sainteté était au dedans et au dehors.

              

              Ensuite au verset 16 : « Tu mettras dans l'arche le témoignage que je te donnerai ». Nous savons que dans l'arche, il y avait les tables de la loi, un vase avec la manne et la verge d'Aaron qui avait fleuri alors qu'elle était sèche. Tout cela représente la présence vivante de Dieu. La Parole vivante de Dieu représente la vie éternelle du Seigneur. La Parole, la loi du Seigneur ; tout était dans le tabernacle.

 

              Au verset 17 : « Tu feras un propitiatoire d'or pur ». Etre propice veut dire être favorable ; le propitiatoire était donc une partie essentielle du tabernacle. C'est là que le sang était versé lorsque le grand prêtre entrait pour verser le sang du sacrifice et c'était à cause de ce sang versé que Dieu était propice à son peuple. Au verset 18 : « Tu feras deux chérubins d'or, tu les feras d'or battu aux deux extrémités du propitiatoire ; fais un chérubin à une extrémité, un chérubin à l'autre extrémité ; vous ferez les chérubins sortant du propitiatoire à ses deux extrémités. Ils étendront les ailes par-dessus, couvrant de leurs ailes le propitiatoire et se faisant face l'un à l'autre ; les chérubins auront la face tournée vers le propitiatoire. Tu mettras le propitiatoire sur l'arche et tu mettras dans l'arche le témoignage, que je te donnerai »

 

              Dans Apocalypse 12, au verset 11, il est écrit : « Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage », qui est la Parole de Dieu vivante dans leurs vies. Lisons la suite dans Exode 25, verset 22 : « C'est là que je me rencontrerai avec toi du haut du propitiatoire entre les deux chérubins placés sur l'arche du témoignage. Je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d'Israël ». Dans ce passage, bien-aimés, il y a pour nous, quelque chose qui doit nous donner une révélation sur la manière dont Dieu veut nous parler, nous, qui sommes ses enfants dans la Nouvelle Alliance. Il veut nous introduire dans le Saint des Saints de sa présence. Non pas un seul homme, une fois par an mais tous ses enfants, sans distinction. Il veut nous parler face à face comme Il le faisait avec Moïse mais il faut que nous venions devant l'arche, dans le lieu Très-Saint.

 

              Nul ne peut être admis dans la présence de Dieu sans la sainteté de Jésus dans sa vie. Si tu es un Chrétien léger qui dit : "Le Seigneur pardonne, oui je pèche mais le Seigneur pardonne", tu n'entreras jamais dans le lieu Très-Saint pour parler au Seigneur. Il ne te parlera jamais. Si tu entends une voix, ce ne sera pas la voix du Seigneur, ce sera la séduction. Le Seigneur veut que tu entres dans sa présence, dans le lieu Très-Saint. Lorsque tu reçois cette sainteté, c'est un don gratuit qui t'est fait par la foi en Jésus. Ce n'est pas un diplôme final d'une carrière de quarante ans d'évangéliste ; ce don gratuit qui t'est donné, c'est la justice du Seigneur par la foi en Lui. Tu entres dans sa présence avec assurance mais en tremblant aussi. Avec assurance mais en tremblant ! Cela peut paraître contradictoire. J'ai de l'assurance parce que j'ai foi dans la puissance du sang qui a été versé sur le propitiatoire céleste. C'est là, entre les deux chérubins, que Dieu m'est propice parce que j'entre dans les bonnes dispositions telles que Dieu les a prévues. Là, Il me parlera.

 

              Nous avons besoin d'entendre la voix du Seigneur, j'ai besoin d'entendre la voix du Seigneur tous les jours. Remarquez que la voix du Seigneur se faisait entendre entre les deux chérubins. Qui sont ces deux chérubins ? Ce sont des êtres célestes qui ont été créés sans péché bien sûr, qui vivent sans péché et qui sont en permanence devant le trône de Dieu pour chanter les louanges de sa gloire et magnifier le Dieu d'Israël. Ce sont des êtres parfaitement purs et saints. C'est peut-être une interprétation que vous pouvez juger hardie, mais en un sens, ils peuvent aussi représenter ceux qui ont été parfaitement sanctifiés par le sang de Jésus. Les chérubins n'ont jamais péché et n'ont pas besoin d'être sauvés mais comme ce sont des êtres spirituels purs, sans péché, ils peuvent aussi représenter ce que nous, nous devenons en Christ, lorsque nous nous approchons du Seigneur puisque rien de ce qui est impur ne peut être admis en sa présence. Les chérubin représentent ce qui est pur dans la création céleste. Nous qui sommes enfants de Dieu, si nous pénétrons dans la plénitude de la foi, le cœur purifié, dans le lieu Très-Saint nous sommes, en quelque sorte, comme ces chérubins qui sont purs et sans tache, par la foi en Christ. Cela nous est donné comme un don gratuit. Ces deux chérubins se font face, ils regardent ensemble le propitiatoire c'est-à-dire là où le sang a été versé. Il y a une correspondance entre ce temple terrestre et le temple céleste qui est la demeure du Seigneur dans les cieux. Puisque ce temple a été fait selon les instructions du Seigneur sur terre, il correspond à une réalité spirituelle dans laquelle Jésus est entré. « Jésus est entré une fois pour toutes dans le lieu Très-Saint, (du tabernacle céleste, c'est écrit dans le livre des Hébreux, au chapitre 9 et au verset 12) non pas avec le sang des boucs et des veaux mais avec son propre sang ». Jésus a versé son sang sur le propitiatoire du tabernacle céleste. C'est là, grâce au sang de Jésus, entre les deux chérubins, si je m'approche avec assurance et en tremblant, que le Seigneur peut me parler face à face, je peux vivre en sa présence et me nourrir de sa présence.

 

              Comme nous le disions tout à l'heure, ceux qui étaient loin, ceux qui étaient près, ceux qui étaient, en tous cas, antagonistes, ennemis, ont été rapprochés. Ils ne font plus qu'un, grâce au sang de Christ. Voyez ces deux chérubins en or : ils sont face à face. En général, ce sont souvent des adversaires qui sont face à face, deux lutteurs, deux boxeurs et vous ne les voyez jamais lutter dos contre dos ou en parallèle, ils sont face à face. De ces ennemis, Dieu a fait maintenant deux êtres parfaitement unis. Ces deux chérubins, qui sont face à face mais qui ont tous les deux le regard plongé sur le propitiatoire, peuvent aussi représenter cette unité céleste qui existe dans le ciel, au niveau de tous les êtres célestes et qui doit exister aussi à notre niveau si nous sommes dans l'Esprit du Seigneur. Ils représentent cette unité merveilleuse dans la présence du Seigneur ; il n'y a pas de division. Vous avez deux chérubins qui se font face, ils sont parfaitement un, il n'y a aucune ombre d'animosité entre eux. Ils sont dans la présence sainte de Dieu. Ils se font face mais tous les deux regardent l'endroit où le sang a été versé et c'est là que le Seigneur nous fait pénétrer dans cette unité parfaite du corps de Christ. Quand il y a division entre un mari et une femme ou un frère et une sœur dans l'église, c'est que les deux ne sont pas à la place des deux chérubins. Si les deux y étaient, ils seraient dans l'unité parfaite et dans la présence de Dieu. Ils ne sont pas à cette place que Dieu leur demande d'occuper.

 

              Il faut donc que chacun se remette en cause et dise : "Seigneur, je veux m'approcher de ton propitiatoire parce que le sang de Jésus m'a rendu propice pour Toi. Je veux m'approcher mais dans la situation de ces chérubins, c'est-à-dire avec un cœur purifié dans la plénitude de la foi au sang de Jésus et dans la paix que Tu donnes. Avec mon frère en face de moi ou ma sœur en face de moi, je sais que nous sommes un, parce que nous sommes dans la même position devant Toi. Nous avons laissé tomber tout ce qui est charnel. Nous avons bien considéré ta Parole qui nous dit que tout cela a été détruit par la mort de Jésus-Christ . Tout cela est resté dans le tombeau. Lorsque Jésus est mort, nous sommes morts avec Lui. Tout ce qui est charnel, tout ce qui est du passé, est mort en Christ, nous sommes de nouvelles créations en Christ. Toutes choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles en Christ et nous sommes là, en Ta présence. Nous sommes passés par une mort et par une vraie résurrection".

 

              A ce moment-là, il y a l'amour et il y a l'unité. Il y a la réconciliation comme Dieu la veut, une réconciliation qui passe par une mort personnelle de l'un et de l'autre. Il ne s'agit pas de dire à l'autre : "Toi tu n'es pas mort !" Il s'agit de dire : "Moi, Seigneur, je dois mourir". Au travers de cette porte qui est Jésus-Christ, rien d'impur ne peut passer. Et tout ce qui est pur nous est donné par Dieu, c'est un don de Dieu. Nous n'avons aucune excuse si nous cherchons à entrer dans le lieu Très-Saint en essayant de forcer la porte (d'ailleurs nous n'y arriverons pas), alors que nous sommes encore dans l'impureté, dans le péché et dans toutes ces choses que nous n'avons pas accepté de régler.

              

              Tout est par la foi en Christ. Le Seigneur nous aime tels que nous sommes. Nous sommes ses petits enfants, mais Il ne veut pas nous voir rester là où nous sommes. Si je ne suis pas encore dans sa présence dans le lieu Très-Saint, Il va travailler dans ma vie par toutes sortes de moyens, y compris les épreuves et les difficultés. Il les a prévues dans son amour pour me briser et me permettre de voir qu'il y a encore un travail qui doit être fait pour que je puisse vivre dans sa présence et y rester.

 

              Quand le temple de Salomon a été construit, la place des chérubins a été changée. Nous allons lire ce passage dans 2 Chroniques 5, au verset 1: « Ainsi fut achevé tout l'ouvrage que Salomon fit pour la maison de l'Eternel ». Salomon rassemble tout le peuple et décide de faire une grande fête pour la dédicace du temple. Au verset 6, il est dit : « Le roi Salomon et toute l'assemblée d'Israël convoquée auprès de lui, se tinrent devant l'arche et ils sacrifièrent des brebis et des bœufs (toujours l'image du sang de Jésus), qui ne purent être ni comptés ni nombrés à cause de leur multitude. Les sacrificateurs portèrent l'arche de l'alliance de l'Eternel à sa place, dans le sanctuaire de la maison, dans le lieu très saint, sous les ailes des chérubins. Les chérubins avaient les ailes étendues sur la place de l'arche et ils couvraient l'arche et ses barres par-dessus ». Au chapitre 3 et au verset 11, il détaille la manière dont les chérubins étaient placés : « Les ailes des chérubins avaient vingt coudées de longueur, (ce qui fait dix mètres de longueur), l'aile du premier, longue de cinq coudées, touchait au mur de la maison ; l'autre aile, longue de cinq coudées, touchait à l'aile du second chérubin ; l'aile du second chérubin, longue de cinq coudées, touchait au mur de la maison et l'autre aile, longue de cinq coudées, joignait l'aile du premier chérubin ».

 

              La disposition des deux chérubins était différente. Je ne sais pas si sur le propitiatoire il y avait encore les deux petits chérubins qui se faisaient face, c'est possible. En tous cas, dans le lieu Très-Saint du temple, ils avaient placé deux chérubins d'or qui avaient les deux ailes étendues, l'un à côté de l'autre. L'un touchant le mur, les deux ailes du milieu se touchant et l'aile du deuxième touchant le mur. Ils couvraient ainsi l'arche qui était devant eux. Ils ne se faisaient plus face, ils étaient côte à côte et ils se touchaient. Pour moi, c'est la représentation parfaite de l'unité de l'Esprit. Lorsque nous sommes côte à côte, regardant dans la même direction, c'est-à-dire dans la sainteté du Seigneur, en nous touchant dans un acte d'amour et d'unité, alors là le Seigneur a accompli son plan. Nous ne nous faisons même plus face, en tant qu'anciens ennemis ; nous regardons, tous les deux, dans la direction du Seigneur et nous nous touchons, du bout des ailes, dans le lieu Très-Saint.

 

              Cela me parle. Cela me montre à quel point le Seigneur veut travailler dans nos vies pour nous faire passer par une vraie mort et par une véritable résurrection . Ne nous étonnons pas s'il y a des choses difficiles dans nos vies où il nous semble que nous descendons sur le chemin de la mort, où tout semble s'écrouler quelquefois, où il y a des difficultés, voire des maladies, alors que Jésus nous dit : Vous avez été guéris par mes meurtrissures. Ne nous étonnons pas des situations inextricables où nous allons nous retrouver abandonnés de tous, incompris, rejetés. Vous avez peut-être vécu en partie ou en totalité ces choses que je viens de décrire mais le Seigneur veut que nous passions par là.

 

              Le Seigneur veut que je passe par toutes sortes d'épreuves, de tribulations et de difficultés pour que je puisse voir ce qu'il y a au fond de mon cœur. Lui le voit, moi, je ne le vois pas. Dieu a permis que les Israélites traversent un désert brûlant, en passant par des difficultés, des épreuves, tous les jours. Il est bien dit, dans Deutéronome 6 et Deutéronome 8, que le Seigneur voulait voir ce qu'il y avait au fond de leurs coeurs. Bien sûr, Il le voyait, mais Il voulait que cela sorte. Si tout va bien dans ta vie, si tu es béni de Dieu tous les jours au sens où on l'entend dans le christianisme habituel, c'est-à-dire si tu es riche, en bonne santé, si tout va bien, si tu as un bon mari, une bonne épouse, de bons enfants qui ne sont pas rebelles, un bon travail, une bonne église, si tu n'as que cela depuis le début de ta vie chrétienne, tu es incapable de savoir ce qu'il y a au fond de ton cœur, incapable ! Il faut que la difficulté se présente devant toi pour que tu voies ce qui sort du fond de ton cœur. Ce qui sort du fond de ton cœur, est-ce la sainteté de Dieu parce que tu vis dans la présence du Seigneur ? Si c'est le cas, gloire à Dieu, merci Seigneur ! Tu as compris que c'est dans la sainteté de la présence de Dieu que tu vas être rempli de sa vie et que tu pourras déverser sur les autres l'amour, la paix, la joie, le fruit de l'Esprit. Si la difficulté fait ressortir en toi l'amertume, l'irritation, la critique, la colère, l'animosité, tu ne peux pas dire que tu es uni avec ton frère, ta femme, ta sœur, dans la présence du Seigneur.

 

              Dieu t'aime, bien-aimé, Il t'aime d'un amour éternel et Il veut voir la nature de Jésus manifestée en toi. Il va falloir que tu passes par la mort, une mort complète où tu vas peut-être te trouver aux portes de la mort réelle pour pouvoir honnêtement faire le point devant le Seigneur et dire : "Seigneur, j'accepte que Tu fasses ton œuvre en moi pour que ta vie de résurrection en sorte". Il ne s'agit pas de tomber dans un trou sans fond, d'où on ne puisse jamais sortir ! Cela, c'est l'enfer. Nous sommes enfants du Seigneur, il s'agit de passer par une mort véritable où tout ce qui est charnel va disparaître et je vais pouvoir enfin avoir des aspirations qui correspondent à celles de Dieu. Je vais désirer, avant tout, entrer dans le lieu Très-Saint pour vivre en sa présence et arrêter de rechercher telle ou telle bénédiction alors que je n'ai pas mis le Seigneur et sa sainte présence à la place numéro un. "Seigneur Jésus, je désire entrer dans le lieu Très-Saint, te connaître, entendre ta voix me parler. Je désire vivre dans la sainteté de la Parole de Dieu, être rempli, imbibé de ta gloire, de ton Esprit, sortir le visage rayonnant ; être tout entier rayonnant de ta présence pour pouvoir déverser sur les autres ce que tu m'as donné. Seigneur, voilà le désir du fond de mon cœur, et je sais que tout le reste me sera donné en plus".

 

              Il est dit dans Hébreux 11, au verset 13 : « C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues de loin, crues et saluées » Ils n'ont pas vu l'accomplissement de la promesse, de certaines promesses, et pourtant ils ont été guéris de leurs maladies par la foi , ils ont vaincu des royaumes par la foi, ils ont vaincu des bêtes féroces par la foi. Par la foi, ils ont conquis des pays entiers, par la foi ils ont vu la résurrection, par la foi des femmes ont vu la résurrection de leurs enfants. Il est dit : »Ils sont tous morts sans avoir vu l'accomplissement de ces promesses". Quelles promesses ? Celles qui nous ont été données, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps, par la connaissance de Jésus et l'entrée dans le lieu Très-Saint. Ils n'avaient pas encore ces choses-là, ils avaient ces promesses, mais ils n'ont pas vu leur accomplissement, ils les voyaient de loin.

 

              Nous, qui avons la grâce d'avoir la porte du lieu Très-Saint ouverte en permanence, est-ce que nous ne négligeons pas une si grande grâce, en vivant encore trop dans la chair, dans le monde, dans les pensées du monde, dans les soucis de ce siècle, dans la recherche des choses de ce siècle, ou dans la recherche de bénédictions divines qui passeraient au premier plan ? Alors que ce que Dieu veut, c'est que je passe ma vie dans sa présence et que je sois transformé à son image. Cela doit remettre ma vie en question, mais dans l'espérance. Si je dis ces choses, ce n'est pas pour nous plonger dans la dépression, mais pour nous amener à dire : "Seigneur, j'ai compris que je n'avais pas vraiment fait de tes priorités, ma priorité. Tes priorités, c'est de m'amener en ta présence pour que j'y reste."

 

              Dans le livre de l'Apocalypse il est écrit au chapitre 3 et au verset 12 : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu et il n'en sortira plus ; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau ». Qu'est-ce qui était écrit sur le front du souverain sacrificateur ? « Sainteté à l'Eternel ». Il lui était demandé de ne pas abandonner la sainteté de l'Eternel. Pour le peuple, on permettait certains débordements mais pour le sacrificateur, le Seigneur ne lui permettait rien. « Il ne se souillera point... car il porte sur sa tête la consécration de son Dieu » (Nombres 6:7). Il n'avait pas le droit de se souiller, même pas pour un frère qui meurt, il n'avait pas le droit de toucher à ce qui était impur. Il était souverain sacrificateur. Nous sommes souverain sacrificateur en Christ, donc nous devons vivre constamment au bénéfice du sang de Jésus-Christ, au bénéfice de la foi en son œuvre parfaite et nous assurer de sa présence jour et nuit, matin et soir, si nous vivons dans le lieu Très-Saint.

 

              Ne croyez pas que ce soit une chose impossible, c'est tout à fait possible parce que la porte nous a été ouverte par le sacrifice de Jésus et par la Croix. Mais cela demande un acte de foi de notre part. Cela demande une remise en cause totale de la manière dont nous vivons. Nous devons dire : "Seigneur, maintenant tu vas m'apprendre à marcher non pas simplement dans l'obéissance parce qu'il faut obéir, mais dans ta présence, Seigneur. Dans ta présence, où je peux écouter ta voix en tant que brebis, où je peux recevoir ta sagesse, où je peux recevoir la réponse à mes questions."

 

              Le but du Seigneur est de nous faire tous entrer en sa présence où nous pourrons tous, personnellement, entendre sa voix d'une manière que nous n'avons jamais entendue. Bien sûr, lorsque vous lisez la Parole, vous entendez sa voix, vous pouvez recevoir une pensée du Seigneur. Mais je parle d'entendre sa voix, au sens de savoir que nous marchons dans la présence de l'Eternel, dans la paix de Dieu et dans la communion avec Jésus. C'est cela que Dieu veut pour toi. Lorsque tu es dans cette position, tu as la sagesse de Dieu, tu as la connaissance des choses que Dieu te révèle. Lorsque nous avons pénétré dans cette sainteté-là, il n'y a plus rien d'impur, nous devenons sensibles à tout ce qui est charnel, tout ce qui est impur, tout ce qui est séduction ; nous nous rendons compte de ces choses. Plus vous entrez dans la présence de Dieu, plus vous vous rendez compte des choses qui ne sont pas la présence du Seigneur. Le problème de beaucoup de Chrétiens c'est qu'ils entendent trop souvent une voix différente de celle du Seigneur, ils n'ont pas assez entendu la véritable voix du Seigneur. Jésus a dit : « Mes brebis entendront ma voix. » Je me saisis donc de cette promesse et je dis : "Seigneur, je veux entendre ta voix. C'est là, entre les deux chérubins sur le propitiatoire, que je veux entendre ta voix."

 

              Dans 2 Chroniques, à la fin du chapitre 5, lorsque tout a été mis à sa place et que tous se sont mis à louer le Seigneur, dans la sainte présence de l'Eternel, il est écrit, au verset 13 : « Ceux qui sonnaient des trompettes et ceux qui chantaient, s'unissant d'un même accord pour célébrer et louer l'Eternel, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments, et célébrèrent l'Eternel par ces paroles : Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! A ce moment, la maison de l'Eternel fut remplie d'une nuée ». La Shekina, la gloire de Dieu remplissait la maison. « Les sacrificateurs ne purent pas y rester ». Vous vous rendez compte ? Mais nous, nous pouvons y rester si nous sommes dans la bonne position. « Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée car la gloire de l'Eternel remplissait la maison de Dieu ».

 

               Bien-aimés, la maison de Dieu, c'est toi et c'est moi. La maison de Dieu, c'est l'Eglise du Seigneur Jésus où je veux voir la gloire de Dieu se manifester, la véritable gloire de l'Eternel dans la sainteté. Et s'il y a les instruments de musique et les chants de louanges, tout est dans la sainteté du Seigneur, dans sa présence. Qu'Il puisse nous y conduire parce qu'Il le veut. Si je sais qu'Il veut quelque chose, et que je suis décidé à vouloir ce qu'Il veut, Il fera ce qui est nécessaire pour m'y faire entrer. Le Seigneur voudrait que nous soyons sérieux avec Lui, que nous cessions de faire un pas en avant et quelquefois deux pas en arrière. Il est prêt à nous aider dans toutes nos chutes, dans toutes nos faiblesses, mais Il veut nous donner une révélation telle de sa présence que nous ne désirions plus jamais partir et quitter sa présence. « J'habiterai tous les jours de ma vie dans la maison de l'Eternel » (Psaumes 23:6).

 

 

              Seigneur, c'est ce que mon cœur désire : ta présence manifestée, entendre réellement ta voix, suivre ta Parole en Esprit et en Vérité. Seigneur, je sais que Tu nous as ouvert cette grâce, par la foi en Jésus-Christ, mais je Te prie vraiment que, par ton Esprit, Tu nous fasses comprendre ces choses. Que Tu nous fasses réaliser cette œuvre grandiose que Tu as accomplie. Que nous puissions vraiment entrer et vivre en ta présence tous les jours de notre vie. Tu as dit, par la bouche de ton prophète, que Celui qui viendrait nous délivrerait de nos ennemis et qu'une fois délivrés de nos ennemis, nous pourrions, par la foi en Lui, marcher tous les jours de notre vie dans la justice et la sainteté que Tu donnes. Seigneur, c'est le désir de mon cœur, c'est le désir du cœur de tous tes enfants et je Te prie de nous faire aller plus loin dans ta présence. Dès ce soir, Seigneur, que Tu parles à nos cœurs. Que Tu fasses la lumière sur tout ce que Tu veux ôter de nos vies pour nous admettre pleinement dans ta sainte présence. Sois béni pour le sang de Jésus. Sois béni pour la puissance de ce sacrifice parfait. Sois béni Seigneur, pour la sainteté que Tu nous donnes, par la foi en Christ. Je me prosterne et je T'adore Dieu d'Israël, je Te glorifie, je Te bénis. Aide-nous tous, Seigneur, délivre-nous de tout voile, de toute écaille dans nos yeux, de toute oppression de l'ennemi, de tout ce qu'il a voulu mettre sur nos vies pour nous empêcher de voir briller la splendeur de ton Evangile. Père Saint, fais ce travail, ôte les voiles, fais briller ta lumière dans nos coeurs. Fortifie-nous dans la foi en ta Parole, glorifie-Toi par l'accomplissement de tes promesses au nom de Jésus, mon Père. Amen.