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mis le 18/07/2007
modifié le 28/07/2007


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Seigneur, ouvre mon intelligence

afin que je marche en vainqueur sur cette terre



            Je suis de plus en plus persuadé que notre problème principal, c'est que nous ne savons pas quelle est la magnificence de notre héritage en Jésus-Christ. Si nous le savions, nous ne vivrions pas comme nous vivons. Si nos yeux spirituels étaient ouverts sur ce que Jésus a fait, sur la personne de Jésus, son œuvre, ce qu'il a accompli pour nous, si nous commencions à croire vraiment ce qui est écrit, nous ne serions plus les mêmes, nos objectifs seraient différents, notre vie serait complètement bouleversée. Et quelquefois, je suis étonné quand nous lisons certains passages de la Parole, de voir que ce qui est écrit ne bouleverse pas davantage nos vies. On lit ces choses, on les relit, on les met dans un coin de notre cerveau et puis on continue à vivre comme avant. Alors que nous sommes le sel de la terre, la lumière du monde et que, comme Jésus a marché sur la terre, nous sommes appelés à marcher comme lui.

 

            C'est une parole qui m'interpelle constamment, je dis : "Seigneur, je suis en train de vivre sur cette terre, tu as un plan pour moi, je veux que ton plan s'accomplisse. Je ne veux pas passer de l'autre côté, sans que ton plan parfait ne se soit accompli" et le plan parfait du Seigneur, c'est de me faire marcher sur cette terre comme Lui a marché.

 

            Comme Lui a été envoyé par le Père, il nous envoie et il nous envoie pour être remplis du Saint-Esprit pour accomplir ses œuvres, c'est-à-dire, essentiellement pour convaincre de péché, de justice, de jugement et pour amener des âmes à la connaissance du salut. Et il faut que nos yeux soient illuminés, pour que nous puissions apporter aux autres ce salut qui englobe tant de choses. Nous ne pourrons apporter aux autres que ce que nous avons reçu, nous ! Nous avons reçu quelque chose d'immense et si nous n'en connaissons qu'une petite partie, c'est cette partie-là que nous amènerons aux autres. Mais plus nos yeux spirituels s'ouvriront, plus nous pourrons apporter aux autres ce que nous avons reçu.

 

            Je vais commencer par lire dans l'épître de Paul aux Romains au chapitre 10 et au verset 12 : « Il n'y a aucune différence entre le Juif et le Grec, puisqu'ils ont tous un même Seigneur (qui est aussi le nôtre), qui est riche pour tous ceux qui l'invoquent ». La richesse du Seigneur est infinie. Il y a en Jésus-Christ la plénitude de la divinité et de l'héritage céleste pour nous, mais il est riche pour ceux qui l'invoquent ! Toute cette richesse reste inutilisée, si nous ne l'invoquons pas ! Mais ce n'est pas tout : « Car quiconque invoquera le nom du Seigneur, sera sauvé ». Invoquer le nom du Seigneur, c'est quelque chose de profond, ce n'est pas simplement prononcer le nom du Seigneur Jésus. Prononcer le nom du Seigneur Jésus peut être aussi quelque chose de puissant, quand on est en difficulté, quand quelque chose ne va pas : "Jésus, sauve-moi !", Jésus entend. Mais invoquer le nom du Seigneur, c'est le faire avec une profonde connaissance de toute la richesse qu'il y a dans ce nom, de l'héritage du ciel qui est inclus pour nous dans ce nom, de ce que Dieu notre Père a préparé pour nous. Tout est inclus dans le nom de Jésus.

 

            « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parlé ? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés ? » Vous voyez tout le processus de l'héritage céleste ? Il faut d'abord que des serviteurs soient réellement envoyés par le Père. Nous sommes tous envoyés par le Père pour témoigner. Mais pour prêcher la bonne nouvelle de l'Evangile, Dieu envoie ceux qu'il choisit et il leur demande ensuite de prêcher sa Parole et rien d'autre. Cette Parole est entendue par ceux qui écoutent. Ceux qui écoutent, après avoir entendu, doivent croire. Ayant cru, ils peuvent invoquer le nom du Seigneur et à ce moment-là, recevoir la richesse de Jésus.

 

            Il faut remarquer que Paul ne dit pas : "Comment croiront-ils s'ils n'ont pas lu la Parole ?", il dit : "Comment croiront-ils s'il n'y a personne qui prêche, pour qu'ils entendent ?" En effet il y a une puissance de Dieu dans la prédication de l'Evangile, qui est faite par ceux qui ont été appelés par le Père et qui la prêchent dans la vérité. Mais il faut qu'elle soit entendue et qu'elle soit crue.

 

            Il y a des endroits où Jésus a prêché, et il ne s'est pratiquement rien passé, parce qu'il avait en face de lui des cœurs fermés. A Nazareth, et aussi dans d'autres endroits, quand sa prédication commençait à devenir un peu forte, ils écoutaient, fermaient leurs cœurs en disant : "Non, ça commence à devenir trop fort, on n'en veut plus". Tant qu'il s'agissait d'un miracle, d'une guérison, d'être nourri par des pains ou des poissons, avoir le ventre rempli ou le corps béni, des foules le suivaient. Mais quand Jésus a commencé à dire : "Il faut que vous mangiez ma chair et que vous buviez mon sang", alors là, ils ont commencé à se retirer, parce qu'ils ne comprenaient pas la signification spirituelle. Et au lieu de chercher ce qu'il avait voulu dire, ils se sont retirés en disant : "Non, cet homme-là va trop loin ! Il va trop loin, donc on arrête de le suivre".

 

            « Mais nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre » (Hébreux 10:39). Le peu que nous connaissons de Jésus doit-être suffisant pour nous donner envie de le connaître davantage.

 

            Il veut se révéler pleinement par le Saint-Esprit car il veut que nous atteignions une pleine connaissance de Lui-même. Il n'y a que la révélation du Saint-Esprit pour nous faire connaître pleinement le Seigneur. Le Saint-Esprit connaît les profondeurs de Dieu et il nous a été donné par le Père pour nous faire pénétrer dans les profondeurs de Dieu et de Christ, pour que nous connaissions tous les mystères de Dieu, par révélation. Mais pour cela, il faut avoir un cœur désireux, un cœur ouvert, un cœur qui demande au Seigneur de se révéler et un cœur qui veut croire quand le Seigneur parle par sa Parole : « Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut » (Romains 10:10).

 

            Le Seigneur nous demande de croire du cœur. Quand vous entendez un message, quand vous lisez la Parole, il ne peut avoir d'effet que quand il pénètre dans le cœur et quand là, dans le fond de notre esprit, il y a quelque chose qui se passe où nous disons : "J'ai compris Seigneur et je le prends pour moi, j'ai compris, dans mes entrailles, j'ai compris dans mon cœur". On peut avoir la tête farcie de connaissances, mais une vie stérile qui ne produit pas de fruit.

 

            Je comprends toujours mieux pourquoi Paul passait tant de temps à prier, pour lui et pour les autres : pour que leur intelligence s'ouvre. Je crois que c'est la prière que nous devrions faire avec le plus d'ardeur : "Seigneur, ouvre mon intelligence pour que je te comprenne, que je comprenne ta Parole, que je comprenne la richesse de mon héritage, que je ne laisse pas de côté ces choses merveilleuses pour continuer à vivre une vie banale, médiocre, sur cette terre".

 

            Il ne faut pas se laisser prendre au piège d'une petite vie plus ou moins tranquille, cela ne peut pas satisfaire le fond du cœur. Vous pouvez aller à d'excellentes réunions ; mais si la présence de Jésus ne remplit pas votre cœur et si la révélation de tout ce qu'il a pour vous ne remplit pas votre cœur, vous ne pouvez pas être heureux, vous allez être frustrés, vous n'aurez pas de réponse, vous allez vous trouver un jour dans des impasses, vous allez vous trouver un jour dans des choses qui ne pourront pas être réglées, parce que vous n'avez pas la révélation de la plénitude de Christ.

 

            Paul passait du temps à prier pour ses bien-aimés de Colosses, d'Ephèse et d'ailleurs, en disant : "Seigneur, ouvre-leur l'intelligence". Lorsqu'il allait prêcher, je suis sûr qu'il passait du temps avant pour prier : "Seigneur, prépare, ouvre les cœurs pour que ce que je vais dire de ta part puisse pénétrer dans leurs cœurs ". Alors je vous exhorte à passer du temps pour vous-mêmes et pour les autres, à faire cette prière : "Seigneur, ouvre mon intelligence pour que je comprenne, ouvre son intelligence pour qu'il comprenne, pour qu'elle comprenne, ce que Christ a fait et quand nous lisons la Parole, que notre cœur reçoive ces choses, les comprenne et que nous puissions y marcher, en vainqueur".

            

            Lisons dans Colossiens 3, au verset 1 : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ ». Donc il leur dit : "Attention, s'il est vrai pour vous personnellement que vous êtes vraiment « ressuscités avec Christ, alors cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu (où nous sommes aussi assis en Christ à la droite du Père) ».

 

            « Affectionnez-vous aux choses d'en haut et non à celles qui sont sur la terre, car vous êtes morts et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ». Alors je te pose la question, bien-aimé, ce soir : "Est-ce que tu es mort ? Est-ce que tu sais que tu es mort ? Est-ce que tu le sais vraiment dans ton cœur ? Réponds dans le fond de ton cœur et ne réponds pas trop vite, parce que si tu dis : "Oui, je suis mort", et que tu continues à te comporter comme si tu ne l'étais pas, il y a un problème quelque part. Sois honnête avec Dieu, sois honnête" ! Si Jésus te pose la question en te disant : "Quand je suis mort à la Croix, toi tu es mort avec moi, est-ce que tu le sais ?", si tu regardes Jésus, comme ça, bouche bée en répondant : "...si tu le dis, Seigneur, ça doit être vrai", et que tu en restes là, ce n'est pas sérieux. Il faut que tu reçoives cette parole avec un cœur ouvert et que tu comprennes ce que cela veut dire. Quand Christ est mort, tu es mort ! Avec Lui ! Toute ta vieille peau, ta vieille nature, méchante, mauvaise, incrédule, impure, contraire aux intérêts de Dieu, est morte avec Christ.

 

            Je vais vous le répéter aussi souvent que j'en aurai l'occasion : "Si tu es en Christ, tu es d'abord mort" et ça règle tous tes problèmes, tous sans exception. Tous nos problèmes viennent d'une chair qui n'est pas morte ! Et pourtant, elle l'est ! C'est un fait accompli, quand Christ est mort, vous êtes morts avec lui ! C'est une réalité, ce n'est même pas une promesse, comme par exemple : "Un jour, si vous croyez, vous serez morts". Non !

 

            Quand Christ est mort, à l'instant où il a poussé son dernier soupir sur la Croix, il a fait mourir en lui et avec lui, tous ceux qui devaient devenir des enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Toute leur nature charnelle avec leur héritage passé, leur hérédité qui remonte à Adam et Eve, avec toutes les malédictions accumulées sur les parents, les grands-parents, les ancêtres à cause de leurs pratiques abominables, sorcellerie, prostitutions, meurtres, adultères qu'ils ont accomplis, depuis Adam et Eve, et tous les péchés que nous avons aussi accomplis, depuis notre naissance, à l'instant où nous avons compris que Jésus est mort pour nous sur la Croix, toute notre nature charnelle est morte ! Il nous dit : "Tu es mort avec moi, toute ta vie passée est morte !"

 

            Nous n'avons plus besoin de cure d'âme approfondie, de guérison intérieure complexe, de psychologie chrétienne pour voir ce qu'il y a en nous, pour faire ressortir tout le passé, pour voir quelle a été notre petite enfance, si nous avons été bien traités par notre papa ou notre maman, ou si nous avons eu un père dur ou une mère acariâtre, ou des petits frères, des petites sœurs qui n'allaient pas... Tout cela est mort en Christ, terminé ! Tu as besoin de le comprendre, de l'accepter et de garder cela dans ton cœur et dire : "Seigneur, tout mon passé, depuis Adam, jusqu'à ma conversion, tout mon passé est mort. Terminé, enfoui dans la tombe avec Jésus".

 

            Cela règle tous les problèmes de notre vie chrétienne. Quand un mari et une femme ne s'entendent pas, quand deux chrétiens dans l'église ne s'entendent pas, c'est uniquement leur nature charnelle qui prend le dessus, les jalousies, les disputes, les animosités, les plaintes : "Oh, il m'a maltraité, regarde ce qu'il m'a fait", on dirait des petits enfants qui viennent se plaindre à papa et maman. Et notre vie est empoisonnée par ces choses-là !

 

            Il faut que nos yeux soient ouverts à la vérité de la Parole : "Quand Christ est mort, tu es mort !" Crois-le, comprends-le, accepte-le. Et si tu dis : "Oh oui, mais ce n'est pas facile, je veux bien le croire, mais à la première occasion ça ressort", c'est que tu ne le crois pas vraiment ! Tu n'as pas encore assez compris ! Il faut que tu te replaces devant Jésus, à genoux devant Jésus et devant sa Parole, en disant : "Seigneur, ouvre mon intelligence, pour que je sache vraiment ce que cela veut dire être mort en toi". Chaque fois que la vieille nature va ressortir la tête pour essayer de m'entraîner dans ses voies, je vais la regarder en face et lui dire : "Tu peux toujours avoir en toi des désirs impurs, ce n'est plus toi qui me contrôles ! Moi je suis mort à ces choses, je ne me laisse plus avoir, cela ne prend plus le dessus dans ma vie, c'est terminé". Et je reste dans la foi en la Parole de Dieu ! Evidemment, si je commence à oublier que lorsque Christ est mort, je suis mort, la vieille nature va reprendre le contrôle, parce que je ne suis plus sur le terrain de la Parole et sur le terrain de la foi.

 

            On ne doit pas mettre le diable à toutes les sauces. Le diable ne peut agir que dans la vie de chrétiens charnels. Sur un chrétien qui est spirituel, qui est ancré en Christ et en sa Parole, le diable n'a plus de prise, parce qu'il ne peut pas passer la frontière du tombeau de Christ. Il s'arrête au tombeau, à la Croix, c'est terminé. Il a le contrôle sur tout ce qui est avant la Croix, mais à la Croix il ne peut plus passer ! C'est fini, il ne peut plus passer. Dans la vie de résurrection, il n'y a de place que pour Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit. Si nous refaisons le chemin inverse, en faisant marche arrière pour retourner de l'autre côté de la Croix, le diable aura prise sur nous.

 

            Mais ne proclamons pas qu'il a prise sur nous ! Examinons-nous nous-mêmes pour voir si nous sommes dans la foi et si nous marchons sur le terrain de la Croix et de la vie de résurrection après la Croix. Est-ce que je reste constamment dans la foi en la Parole ? Si je vois ma chair commencer à se manifester dans mes actions, dans mes pensées, dans mes paroles, dans mes gestes, dans mon comportement, c'est que j'ai oublié le terrain de la foi, que je suis revenu sur le terrain d'avant la Croix. Et là, j'en suis responsable devant Dieu, je ne dois pas accuser quelqu'un autour de moi, ni personne, je ne dois accuser que moi. "Seigneur je te demande pardon, j'ai abandonné le terrain de la foi en ta Parole".

 

            Si je restais constamment dans la foi en cette parole : "Car vous êtes morts", la chair ne pourrait plus prendre le dessus, je ne me mettrais plus en colère, je ne serais plus impatient, je ne serais plus imbu de moi-même ou orgueilleux, désireux de me justifier ou m'apitoyer sur moi-même. Tout cela ce sont des réactions charnelles. Cela veut dire, que je suis revenu sur le terrain de la chair, d'où Jésus me dit : "Tu en es sorti ! Tu es mort, tu es morte" Mais est-ce que c'est si difficile à vivre ? C'est difficile à vivre si nous ne sommes pas dans la foi réelle.

 

            « La foi vient de ce qu'on entend ! Ce qu'on entend vient de la Parole de Christ » (Romains 10:17). Ce qu'on entend avec le cœur. Ce qu'on a compris par la révélation du Saint-Esprit. Bien-aimés, je vous supplie d'en faire un sujet de méditation numéro un, parce que le Seigneur est attristé de voir ce qui se passe dans son Eglise, de voir la chair prendre le dessus et les démons se servir de ces choses pour ravager l'Eglise de Jésus. Sans parler des séductions, mais tout cela ne peut venir que quand nous sommes dans la chair. Alors je vous supplie de faire un sujet de méditation personnel numéro un : "Seigneur, révèle-moi ce que veut dire être mort en Christ". Passe du temps à méditer cette vérité à la lumière du Saint-Esprit, dans la prière. Dans le secret de ta chambre, mets-toi devant ton Père céleste en disant : "Seigneur, tu me dis que je suis mort, que je suis morte en Christ. J'ai besoin de comprendre dans mon esprit, de recevoir cette révélation par la foi, pour que je puisse marcher dans les œuvres correspondantes".

 

            Parce que tout est par la foi. Si tu crois de tout ton cœur que tu es mort en Christ, que ta vieille nature est morte, parce que Dieu dit qu'il l'a crucifiée en Christ, si tu le crois de tout ton cœur, la foi va produire des œuvres. Tu vas marcher dans la vie de résurrection de Christ. Tu vas t'intéresser aux choses d'en haut.

 

            Lisons dans Colossiens 3, au verset 3 : « Car vous êtes morts, et votre vie (on n'est pas resté dans le tombeau) est cachée avec Christ en Dieu ». C'est merveilleux d'entendre cela : "Votre vie est cachée avec Christ". La vie, c'est Christ en toi ! Il n'y a pas de vie du Seigneur dans son Eglise sinon par Christ en moi et en toi. Si Christ vit en toi, ma sœur, si Christ vit en toi, mon frère, en moi, et si Christ vivait vraiment dans l'Eglise, est-ce que vous croyez qu'elle aurait le visage qu'elle a maintenant ? Non ! C'est parce qu'on n'a pas dépassé le stade de la Croix, on n'y est même pas encore arrivé. On a peut-être compris qu'à la Croix Jésus a pardonné nos péchés pour nous donner le salut, et c'est indispensable pour entrer au ciel, mais si on n'a pas compris qu'en Christ nous sommes morts et que nous sommes ressuscités, nous allons vivre une vie de défaite constante.

 

            A quoi cela peut-il vous servir sur cette terre de savoir qu'un jour quand Christ viendra vous chercher, vous irez au ciel, mais qu'en attendant, votre vie est une vie de défaite complète, parce que vous allez continuer à marcher dans la chair. Si vous continuez à marcher dans la chair en permanence, je ne donnerai pas cher de votre salut. Parce que celui qui pratique le péché n'est pas enfant de Dieu. Celui qui vit en permanence dans la chair pratique en permanence le péché.

 

            Quand Paul parle aux Colossiens, il ne leur dit pas : "Vous êtes inconvertis", mais il leur dit : "Vous êtes charnels. Si vous continuez à pratiquer ces choses, vous n'entrerez pas dans le Royaume de Dieu, parce que dans le Royaume de Dieu n'entrent pas les adultères, les fornicateurs, les menteurs, les voleurs..." Plusieurs se disent : "Ah oui, mais c'est une faiblesse de la chair, Seigneur, je sais, tu m'as pardonné". C'est vrai que si nous confessons notre péché sincèrement et que nous l'abandonnons, nous sommes lavés dans le sang de Jésus et nous avons cette assurance que le sang de Jésus nous rend purs. Mais si nous sommes obligés de passer toute la journée à confesser nos péchés pour être purifiés, nous le serons, mais nous ne pouvons pas parler d'une vie de victoire, n'est-ce pas ? On est pardonné, merci Seigneur, mais Dieu veut nous faire aller plus loin que demander constamment pardon pour nos péchés. Il veut nous faire marcher dans la victoire de Jésus. Comme Lui a marché ! Marchons par la foi en Jésus.

 

            Alors ne dites pas : "C'est trop dur pour moi, frère Henri, comme certains me l'on dit, tu places la barre trop haut. Il faut être plus indulgent, il faut prendre les gens tels qu'ils sont". Bien sûr, Jésus nous prend tel que nous sommes, mais il n'accepte pas de voir ses enfants marcher dans la chair, après avoir accompli de si grandes choses pour eux à la Croix et après nous avoir donné de si grandes révélations de ce qu'il a fait pour nous et de ce que nous sommes en lui. Le Seigneur ne va pas accepter que nous marchions dans la chair. Cela veut dire que nous n'avons pas compris sa Parole ou que nous ne l'avons pas acceptée. Le Seigneur est plus indulgent envers ceux qui n'ont jamais entendu prêcher véritablement l'Evangile, bien qu'il puisse leur dire : "Ils ont la loi et les prophètes", mais le Seigneur nous demande, chaque fois que nous entendons sa Parole, de la prendre et de la garder dans le cœur, pour la mettre en pratique.

 

            Alors, tout le travail du Saint-Esprit, ce merveilleux travail du Saint-Esprit qui nous conduit dans toute la vérité de la Parole, consiste à nous ouvrir les yeux. C'est la révélation du Saint-Esprit qui va nous éclairer si nous crions au Seigneur en disant : "Seigneur, je suis ton enfant, je suis honnête devant toi, je veux marcher comme tu as marché, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Tu le sais Seigneur, j'ai des problèmes, des difficultés, mais j'ai besoin d'une révélation complète et je te demande de me l'accorder par ton Saint-Esprit. J'ai ta Parole, j'ai ton Esprit, Seigneur, tu vas me révéler ces choses. Je les médite avec un cœur ouvert, tu vas me montrer ce qu'est être mort en Christ, être ressuscité en Christ et tu vas m'aider à marcher comme Jésus a marché".            

 

            C'est une prière que le Père aime entendre et si nous la faisons de tout notre cœur, si nous persévérons dans cette prière, il va exaucer. Il va nous ouvrir l'esprit. Il va nous permettre de voir ce que Christ a accompli, ce que nous sommes en Lui, et nous allons marcher par la foi dans cette révélation. Nous allons marcher en vainqueurs pour la gloire de Dieu. C'est ce que veut mon Dieu ! C'est ce que notre Dieu veut pour sa gloire ! Je ne dis pas qu'il en a assez de voir ce qui se passe, mais quelquefois il peut dire aussi comme il a dit à ses disciples : « Jusques à quand vous supporterai-je ?» (Matthieu 17:17). "Jusqu'à quand vais-je vous supporter, après avoir accompli de si grandes choses pour vous, vous avoir donné une révélation et une Parole qui est éternelle, vous avoir donné mon Esprit qui habite en vous ? Et vous continuez à marcher et à vivre comme si rien n'était de tout cela !" et Christ dit : "Jusques à quand vais-je te supporter ?" Heureusement que sa patience est grande. Sa patience est grande, mais en fait, ne nous appuyons pas trop sur l'infinie patience du Seigneur, en nous en servant comme prétexte pour vivre selon la chair. Non, on ne peut pas faire cela avec Dieu, ça ne marchera pas.            

            

            Lisons Colossiens 3, au verset 3 : « Car vous êtes morts et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ». En Christ, dans lequel nous sommes, il y a une vie céleste abondante, la vie de résurrection, qui n'a rien à voir avec la vie passée, rien du tout ! C'est différent à cent pour cent ! L'amour de Christ n'est pas l'amour de la chair, et la patience de Christ n'est pas la patience de la chair ! Tout est différent, parce que tout vient d'en haut, alors que dans la chair, tout vient d'en bas. Tout est différent, complètement différent !

 

            Il y a une vie du Seigneur qui passe en nous et qui nous transforme à l'image de Jésus. Il te dit : "Je t'ai fait mourir à la Croix, pour te donner une nature nouvelle qui vient d'en haut et qui me ressemble. C'est cette nature-là que j'ai placée dans ton cœur et c'est celle-là qui va se manifester si tu me laisses faire et si tu agis par la foi". Tu vas devenir de plus en plus semblable à ton Seigneur Jésus, rempli du caractère de Jésus, de la patience, de l'amour de Jésus, de la puissance du Seigneur, de son discernement, tout par grâce et tout par la foi en Jésus.

 

            C'est merveilleux le plan que le Seigneur a dans son cœur ! Mais laissons-le agir, bien-aimés, il veut agir pour nous transformer à son image. Ne sois pas incrédule, n'aie pas un cœur endurci, laisse-le agir. De même que tu as dit : "Seigneur explique-moi ce qu'est : être mort en toi", eh bien tu vas crier à Dieu pour dire : "Seigneur, révèle-moi ce qu'est ma vie de résurrection en toi. Quand tu es ressuscité, tu m'as fait vivre, naître en toi à une vie nouvelle. Tu m'as donné une vie nouvelle qui habite en moi par la foi en Christ". Quelle que soit notre origine, il dit : "Juif ou Grec, peu importe, maintenant tu peux être valet, ou esclave, tu peux être n'importe quoi dans la chair, mais en Christ tu es fils du Roi des rois, fille du Roi des rois et je t'appelle à être semblable à ton maître. Je veux faire ce travail en toi."

 

            N'attendons pas d'être dans le ciel, pour laisser Jésus faire ce qu'il a à faire dans nos cœurs, mais dès maintenant ici-bas, laissons-le agir pour nous transformer à son image. Jésus veut nous transformer à son image. Le monde en a besoin, l'Eglise en a besoin et Dieu en a besoin. C'est un besoin du cœur de Dieu notre Père, de nous voir à l'image de son fils bien-aimé. « En lui j'ai mis toute mon affection » (Matthieu 3:17) dira le Père à propos de Jésus. Jésus dit dans sa prière à son Père : "Seigneur, fais-leur comprendre, montre-leur que tu les as aimés comme tu m'as aimé", ce n'est pas magnifique ça ? Que le Père nous aime comme il aime Jésus, parce qu'il veut nous transformer à son image ?

            

            Au verset 4 : « Quand Christ, notre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire ». Vous voyez cette espérance glorieuse ? Quand il va paraître, la dernière des choses qui va être transformée, c'est notre corps qui va recevoir la vie de résurrection. Mais notre âme, notre esprit, doivent la recevoir avant le retour du Seigneur. Notre esprit l'a reçue à la nouvelle naissance, mais notre âme doit-être changée aussi. Nous pouvons marcher même dans un corps qui est encore un corps non ressuscité. Nous pouvons marcher sur cette terre comme Jésus a marché, comme Paul a marché, puisqu'il dira : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11:1).

 

            Il ajoute au verset 5 : « Faites donc mourir... ». Il ne s'agit pas d'un travail de la volonté en disant : "Bon j'ai compris qu'il faut que je sois gentille ou soumise à mon mari, ou que je sois un bon mari pour ma femme, ou que je sois un bon chrétien pour mes frères et mes sœurs, donc je vais suivre un cours de psychologie chrétienne approfondie pour me montrer exactement ce que veut dire être un bon chrétien, quels sont les points positifs et les points négatifs, etc. et puis, je vais bien apprendre tout ça, et je vais mettre ces bonnes recettes en pratique !" Cela ne marchera pas ! J'espère que vous n'avez jamais essayé, en tous cas, n'essayez pas.

 

            Le jour où on vous demande de vous inscrire à un séminaire de psychologie chrétienne, faites attention de ne pas tomber dans le piège, parce que ça devient de plus en plus à la mode. Si la Croix n'est pas là, la psychologie prend le relais. J'y étais, je sais très bien ce que c'est ! Bon, c'est du passé ! Le Seigneur m'en a débarrassé. Dès les premières semaines de ma conversion, alors que j'étais professeur à l'université en psycho-sociologie, le Seigneur m'a dit : " Stop, tu ne peux pas continuer à enseigner de telles recettes qui n'ont rien à voir avec la gloire de ma Parole révélée en Jésus-Christ !"

 

            On ne peut pas comparer les choses ! Quand je lis des articles ou des livres de psychologie chrétienne, c'est à pleurer ! Je retrouve tous les vieux concepts que j'enseignais dans la psychologie, mis à la sauce chrétienne, pour éclairer les chrétiens sur leur nature, sur leur passé, sur leurs points forts et leurs points faibles, comme s'ils n'étaient pas ressuscités en Christ. Vous voyez où se trouve l'état de l'Eglise ? C'est à pleurer ! Paul dit : « Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre (les membres, les nôtres, où le péché habite, il en donne une petite liste), l'impudicité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité (l'amour de l'argent) ». Un peu plus loin au verset 8, il dit : « Renoncez à ces choses » Et il en rajoute : « la colère (ça c'est déjà plus près de nous), l'animosité, la calomnie, les paroles malhonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres... »

 

            S'il dit : "Faites donc mourir toutes ces choses", c'est parce qu'il vient de dire : "Vous êtes morts". Tu ne peux devenir en Christ que ce que tu es déjà en Christ, tu l'es déjà et par ta foi, tu te l'appropries et tu le deviens. Tu es déjà parfait en Christ et par ta foi en cette vérité, tu deviens parfait en Christ. Tu sais que tu es mort en Christ, à ce moment-là tu fais mourir toutes les choses charnelles du passé dans lesquelles tu vivais avant. Et comme tu vis par la foi et que tu vis dans l'esprit, ce n'est pas en apprenant une longue liste de défauts, que tu vas pouvoir apprendre à reconnaître quels sont tes défauts charnels.

 

            La lumière du Saint-Esprit qui est en toi, t'éclaire immédiatement si tu commences à marcher par la chair. Demande au Seigneur son discernement spirituel, pour que dès que tu auras une réaction charnelle, son Esprit te dise : "Là, tu es en train de revenir à quelque chose qui a été crucifié." Et alors tu pourras dire : Seigneur, pardonne-moi, lave-moi dans ton sang. Maintenant je me place sur le terrain de la résurrection. Maintenant je repars, mais du bon côté. Et maintenant je fais mourir cette chose que j'avais commencé à faire vivre en moi". Vous voyez quelle est notre responsabilité ! Nous avons autorité sur ces choses parce qu'elles sont mortes en Christ. Toute cette vieille nature est morte ! Dès qu'elle relève la tête, tu la fais mourir, parce qu'elle est morte déjà. C'est un peu curieux de faire mourir des choses qui sont déjà mortes, mais c'est comme ça. En Christ, c'est déjà mort, on a besoin de comprendre que tout est accompli en Christ ; il a dit : « Tout est accompli » (Jean 19:30). Il a tout accompli pour nous, il a lavé tous nos péchés, il a accompli une œuvre parfaite, il nous a donné une nature parfaite, en lui. Et maintenant il a besoin que nous recevions cette révélation qui nous est prêchée et que nous l'écoutions dans le cœur, que nous croyions, que nous invoquions le nom de Seigneur qui est riche pour ceux qui l'invoquent. Il nous révèle ses merveilles et il nous permet d'y entrer et de marcher par la foi. C'est merveilleux !

 

            « C'est à cause de ces choses (des choses que tant de chrétiens pratiquent journellement) que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion (nous ne sommes plus des fils de la rébellion, pourquoi est-ce que nous nous comporterions comme eux, avec des animosités, des colères, des vengeances, des jalousies etc. ce qui est le lot des fils de la rébellion), parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses ». Et je ne peux y renoncer que si je crois que je suis mort et ressuscité en Christ. Vraiment, que cette vérité soit dans mon cœur, pour toujours, à chaque instant de ma vie, que jamais je ne l'oublie. Dès que je l'oublie, tout redevient comme avant. Je dois immédiatement me remettre dans la Parole.

 

            « Renoncez à toutes ces choses, à la colère... ». Cela vous arrive-t-il de vous mettre encore en colère ? Même un tout petit peu, une petite bouderie de rien du tout ? Une parole de travers, une porte qui claque ? Vous vous dites peut-être : "Ah Seigneur, tu vois les progrès que j'ai fait. Avant, j'aurais tout cassé, maintenant c'est seulement la porte qui claque." Mais ce n'est pas suffisant ! Tu n'es pas encore mort ! C'est de la volonté propre, ce n'est pas de la foi. Ou alors c'est une foi qui n'est pas encore parfaite. Quand ma foi devient parfaite, l'œuvre correspondante devient parfaite. Quand j'ai vraiment la foi qu'en Christ je suis mort et ressuscité, tant que je reste dans cette foi, je marche dans les œuvres de Christ. Parce que c'est Christ qui vit en moi à ce moment-là, ce n'est plus moi qui vis, c'est lui qui vit en moi, avec une personnalité nouvelle qu'il m'a donnée, mais c'est lui qui vit en moi, c'est Lui ma vie ! Christ est notre vie !

 

            « l'animosité ». Savez-vous ce que c'est l'animosité ? C'est avoir des mauvais sentiments contre quelqu'un, considérer quelqu'un comme un ennemi. "Oh, celui-là, celle-là, je ne peux pas trop le supporter Seigneur, tu comprends ? Après tout ce qu'il m'a fait... J'ai pardonné, j'ai pardonné, mais ... ça grince un peu, c'est normal !" Non, tu dois aimer ton prochain sans hypocrisie.

 

            « la calomnie » Celui qui se laisse aller à la calomnie dévoile des secrets, dit la Parole, c'est de la pure médisance, et puis il en rajoute au passage, c'est de la calomnie. C'est incroyable de voir comme, au milieu des chrétiens, le moindre bruit, peut se colporter à grande vitesse, en ajoutant à chaque fois quelque chose de nouveau et quand ça revient à mes oreilles, je dis : "Mais, c'est incroyable, ce n'est plus du tout ce que j'avais dit à un tel ou une telle", c'est complètement changé, c'est devenu une masse informe de calomnie et de médisance, et quelquefois, on se laisse aller sans même s'en rendre compte. Quelqu'un vous téléphone et vous annonce une nouvelle, vous la rapportez à quelqu'un d'autre avec juste un petit détail qui change, en général qui embellit la chose. Et puis vous vous laissez aller à cela sans même faire attention, et au troisième ou au quatrième, on ne reconnaît plus du tout la nouvelle.

 

            « aux paroles malhonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés... » ou "étant donné que vous vous êtes dépouillés". Comment peut-on se dépouiller de la vieille nature charnelle ? En croyant qu'elle est morte ! C'est ça ! Si je crois que ma nature charnelle est morte, eh bien elle n'a plus de pouvoir sur moi, ce n'est plus elle qui me contrôle, je me suis dépouillé de cette vieille peau. Vous voulez vous revêtir d'un cadavre ? Ce n'est pas très beau ! Je veux me revêtir de la nature de Christ.

 

            « vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l'homme nouveau », c'est fait, par la foi en cette Parole de Dieu qui me dit : "Quand Christ est ressuscité trois jours après sa mort, toi tu es né de nouveau en lui, tu es devenu une nouvelle création, une nouvelle créature, entièrement nouvelle." Eh bien, si je crois cela, je me revêts d'une nature nouvelle.

 

            « qui se renouvelle, dans la connaissance (remarquez bien ce qu'il dit : cette nature se renouvelle dans la connaissance), selon l'image de celui qui l'a créé ». c'est-à-dire Jésus-Christ. A son image ! Donc cette nature se renouvelle à l'image de Jésus, dans la connaissance spirituelle qu'il me donne par sa révélation. C'est sûr qu'à mesure que Jésus me révèle qui il est, il me montre ce qu'il veut faire de moi. Quand il me révèle les profondeurs de sa patience, de son amour, de sa miséricorde, de sa compassion, il me montre ce qu'il veut que je devienne. Mon être intérieur va se renouveler dans la connaissance de Christ, par la révélation qu'il me donne de sa nature à lui. Et je le prends par la foi, je dis : "Seigneur, il n'y a aucun orgueil à te demander que je sois semblable à toi". Ce n'est pas de l'orgueil de demander cela, c'est le plan de Dieu ! Et c'est lui qui va le faire, si je le crois ! Si c'est moi qui devais le faire, je n'y arriverais jamais. Mais si je crois que c'est le plan de Dieu pour moi et si j'accepte ce qu'il me dit, il va le faire, et jour après jour je vais voir des choses changer dans ma vie, et les autres le verront aussi. C'est sûr, ils vont le voir, ils diront : "Mais qu'est-ce qui t'es arrivé mon frère ?"

 

            « Il n'y a ici ni Grec, ni Juif, ni circoncis, ni incirconcis, ni barbare, ni Scythe, ni esclave, ni libre (ni rien de tout cela, du passé ou de la vie apparente charnelle) ; mais Christ est tout et en tous ». Est-ce que Christ est tout pour toi et en toi ? Est-ce que tu as gardé encore quelque chose de ta vieille nature que tu mélanges à la nature de Christ ? Il ne veut pas de cela ! Il faut que Christ soit tout en moi. Que ce soit lui qui vive, pour qu'il n'y ait que lui seul qui en retire la gloire. Et à ce moment-là, comme je sais très bien que c'est Christ vivant en moi qui produit les œuvres qui vont se manifester, je lui rends gloire, je peux lui rendre gloire, il n'y a plus d'orgueil pour moi. Je ne vais plus dire que c'est moi qui ai accompli ces choses, par ma volonté, ma piété, mes jeûnes, mes nuits de prières, etc. Non ! Je n'ai pas accompli tout cela par quoi que ce soit d'autre que par ma foi dans le Seigneur, qui fait ces choses en moi. "Je crois en toi Seigneur, je crois que tu vis en moi, je crois que ta Parole est puissante pour me changer, tu as dit : C'est moi qui le ferai, dans la vie de ceux qui croient. Seigneur je crois et tu le fais, dans ma vie, tu me changes."

 

             Je poursuis, au verset 12 de Colossiens 3 : « Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés (bien-aimés de qui ? de Jésus, du Père, du Seigneur, et puis de Paul aussi en passant, mais c'est le même amour), revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience ». Voilà le caractère de Christ, le voilà. Comment est-ce que je peux me revêtir de ces choses ? En croyant que Christ habite en moi, que je suis né de nouveau en lui, que je mène maintenant une vie de résurrection en lui, que je suis ressuscité avec lui, qu'il est en train de faire ces choses en moi, que je suis un être surnaturel en Christ !

 

            Tu es un être surnaturel en Jésus-Christ, par la grâce de Dieu ! Tu n'es ni Président Directeur Général, ni tailleur de vigne, ni professeur d'université, ni militaire, ni cadre, ni étudiant, ni quoi que ce soit, tu es une nouvelle créature en Christ ! « Toutes choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17), pour la gloire de Dieu !

 

            Je ne suis pas là pour juger mes frères et mes sœurs. Que je me juge d'abord moi-même le premier, mais je dis : "Si quelqu'un vit en Christ, il ne va plus divorcer de sa femme. Si quelqu'un vit en Christ, il ne commettra plus d'adultère. Si quelqu'un vit en Christ, il ne commettra plus de mensonge. Si quelqu'un vit en Christ, il ne volera plus. Si quelqu'un vit en Christ, il n'y aura rien de malhonnête, de grossier dans son comportement. Parce que c'est Christ qui vit en lui, il aura la force de le faire.

 

            « Supportez-vous les uns les autres ». Jésus a dit : « Aimez-vous les uns les autres » (Jean 13:34), et là il dit : « Supportez-vous ». Mais pour supporter quelqu'un d'insupportable, bien-aimés, il faut l'amour de Christ. « Supportez-vous les uns les autres, et, si quelqu'un a sujet de se plaindre de l'autre... ». Cela vous arrive d'avoir un sujet de plainte envers quelqu'un ? Comment quelqu'un vous a traités ou comment quelqu'un a manqué de vous traiter ? C'est un sujet de plainte ! Comment réagissez-vous ? Est-ce que vous vous plaignez encore ? "On me laisse tomber ! Cela fait trois semaines que personne ne m'a téléphoné ! Cela fait quatre semaines que je n'ai pas vu le frère un tel ou la sœur une telle ! Ou le frère untel ne me salue plus ! Il m'en veut !" Vous voyez ? On est dans la chair. Et l'animosité vient, avec l'aigreur, et l'amertume.

 

            « Pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi ». Seigneur tu m'as pardonné une montagne de fardeaux de péchés, et moi, je ne vais pas pardonner à celui qui me traite de cette manière-là ? En comparaison de ce que je t'ai fait, moi Seigneur, ce qu'il me fait ce n'est rien du tout ! Tu m'as pardonné, tu as payé de ta vie pour moi, alors moi aussi Seigneur, je vais pardonner. Je pardonne de tout mon cœur, je pardonne, j'efface tout". Cela ne veut pas dire que j'accepte le mal et le péché, mais je pardonne. Je vais peut-être ne pas participer à ce qui se fait de mal, mais je pardonne, Seigneur, dans mon cœur il n'y a pas d'animosité. Je vais peut-être affirmer clair et fort la vérité de la Parole, avec amour, mais sans animosité, avec un cœur libre d'amertume, le pardon complet dans mon cœur, envers toutes les offenses qui m'ont été faites.

 

            « Mais par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous de l'amour, qui est le lien de la perfection ». Savez-vous comment je me revêts de l'amour ? En croyant que Dieu qui est amour habite en moi et qu'il me remplit par son Esprit de l'amour de Christ. Et quand je vois que je n'en manifeste pas assez, je me tourne vers Jésus et je dis : "Seigneur Jésus, j'ai toujours besoin que tu me remplisses de ton amour à toi. Pour que je sois rempli de ton amour, il faut que tu te révèles encore plus à moi." Plus le Seigneur se révèle et plus je laisse cette révélation pénétrer dans mon cœur, et plus le Saint-Esprit me remplit de l'amour de Jésus, parce que mes yeux sont fixés sur lui.

 

            Quand je prie pour un malade, mes yeux sont fixés sur Jésus. Quand je fais quelque chose de bien à quelqu'un, mes yeux sont fixés sur Jésus, pour que ce soit lui qui le fasse en moi, et là, il peut se servir de moi. Si je regarde à la personne, ou à moi-même, le Seigneur sera gêné dans la manifestation de sa puissance au travers de moi, il faut que mes yeux soient fixés sur Jésus. Je dois prier en disant : "Seigneur, je ne suis qu'un instrument entre tes mains, tu me remplis pour que j'agisse, comme Christ a agi. Je veux être un instrument entre tes mains, mais un collaborateur efficace. Mes yeux sont sur toi." Maintenant, quand je dis : "Sois bénis au nom de Jésus", je suis un canal pur, par lequel le Seigneur pourra agir. Et pour cela, il faut que la chair soit morte.

 

            « Et que la paix de Christ à laquelle vous avez étés appelés pour former un seul corps ». On a été conçu par Dieu pour que tous nos membres coopèrent entre eux dans la paix parfaite. Quand un membre est en guerre avec le reste du corps, c'est la maladie ! Pour que le corps de Christ soit en bonne santé, il faut que le lien de la paix, qui vient de l'amour, remplisse ce corps. « Et que la paix de Christ ... règne dans nos cœurs » Que ta paix règne dans nos cœurs Seigneur, ta paix. Nous sommes des enfants de paix. « Bienheureux ceux qui procurent la paix, ils seront appelés fils de Dieu (et filles de Dieu) » (Matthieu 5:9).

 

« Et soyez reconnaissants ». Quand tu n'es pas reconnaissant, tu peux être morose, attristé parce qu'il y a des choses qui ne vont pas, et tu laisses cette tristesse et cette morosité t'envahir ! Si nos yeux sont fixés sur Jésus, sur la vérité de sa Parole, sur son "Tout accompli", si mes yeux sont fixés au-delà du voile de la chair, sur Jésus et sur son œuvre, je ne peux pas manquer d'être reconnaissant, je ne peux pas manquer de dire : " Jésus, si mes yeux humains ne voient rien de tout cela, si je me vois dans des ténèbres ou traverser une épreuve difficile, très difficile, eh bien Seigneur, par la foi, je veux garder mes yeux fixés sur ce que tu dis, sur ta Parole et sur toi, pour que même dans cette épreuve je puisse encore avoir une parole de reconnaissance pour toi".

 

            C'est la foi qui plaît à Dieu. Quelles que soient les choses horribles que nous pouvons voir dans ce monde ou autour de nous, rien de tout cela ne doit ternir dans nos cœurs l'image de Dieu. Quand on est dans une épreuve trop dure, ou des difficultés, ou dans des ténèbres, ou que l'on ne voit pas les choses s'arranger comme on le souhaiterait, ou comme la Parole de Dieu le dit, dans nos cœurs la tentation serait de voir l'image de Dieu ternie et que l'on commence à penser que Dieu est un Dieu imparfait qui ne fait pas les choses comme il devrait les faire. Parce que s'il les faisait vraiment comme nous on aimerait qu'il les fasse, il ne nous laisserait pas traverser une épreuve comme celle-là. Vous voyez la tentation ?

 

            Dieu veut trouver dans mon cœur une parole de foi. Si vraiment j'ai la révélation du Seigneur, de sa bonté, de sa perfection, et du plan que Jésus a accompli pour moi et des choses de cet héritage qu'il m'a donné en Christ, qu'il va manifester dans la vie de tous ceux qui croient, à ce moment-là, il doit y avoir dans mon cœur par la grâce de Dieu, par l'intervention du Saint-Esprit, la force spirituelle de pouvoir être reconnaissant envers Jésus. Même dans mes pires épreuves, et je mesure ce que je dis parce que j'en ai vécues, et je connais des frères et des sœurs qui vivent des épreuves très dures, même dans ce cas-là, si j'ai vraiment la révélation de qui est Dieu et de ce que Jésus a fait pour moi, je dois trouver dans le fond de mon cœur, par la grâce de Dieu qui me la donne à ce moment-là, la force de dire : "Seigneur, tu es un Dieu parfait, ce que tu as dit s'accomplira, ce que tu as promis se réalisera dans le cœur et la vie de ceux qui croient. Tu n'es pas un Dieu méchant, un Dieu mauvais, un Dieu imparfait ! Tu es un Dieu parfait, un Dieu tout-puissant. Toutes tes œuvres sont parfaites. Je m'attends à toi, mes yeux sont fixés sur toi, et comme Job, je peux dire : Je sais que je verrai mon rédempteur, qu'il est vivant, que même si ma chair se consume complètement, je sais qu'un jour je serai face à face avec mon rédempteur et que je le verrai". Quand quelqu'un trouve comme Job la force, malgré ses plaintes, de réagir de cette manière-là, c'est que la vraie foi est dans le cœur, et vous savez la fin que Dieu lui a donnée ? Le Dieu de Job est aussi le nôtre.

            

            Et je passe au verset 23 : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur ». Tu laves ta vaisselle ? Fais-le de bon cœur, comme pour le Seigneur. Tu fais le moindre des travaux ? Fais-le de bon cœur, comme pour le Seigneur. Evidemment, il ne faut pas que ce soit une activité dans laquelle le diable ou les chrétiens charnels voudraient t'engager ! Pas du tout ! Mais quand il dit : « Tout ce que vous faites », il parle à des hommes spirituels et à des femmes spirituelles qui ont compris ce qu'est la mort en Christ et la résurrection en Christ. Donc tous les petits travaux de la vie quotidienne prennent un autre aspect à cette lumière-là, et je le fais comme pour Christ, "comme si c'était toi qui me le demandais, Seigneur, de bon cœur, de tout mon cœur".

 

                        « Et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense ». Cet héritage que tu as déjà en Christ, tu le verras de tes yeux un jour. Notre héritage, c'est la Jérusalem Céleste, le mont Sion dans les cieux où se trouve le Trône de Dieu, où nous verrons Dieu face à face, où nous verrons Jésus-Christ face à face, et où il nous prendra par la main pour nous conduire dans la présence du Père. Vous vous rendez compte ? La présence du Père ! Où nous verrons le Père face à face, où nous verrons le Saint-Esprit, et où nous comprendrons qui est le Père, qui est le Saint-Esprit, qui est Jésus. Notre héritage dans les cieux nous l'avons déjà, bien-aimés, dans le cœur. Nous appartenons au Seigneur Jésus. Si nous sommes des vainqueurs, c'est-à-dire si nous gardons ses paroles dans la foi, il fera de nous des colonnes dans son temple et nous ne le quitterons jamais, pour l'éternité ! Toute larme sera effacée par le Seigneur. La mort, la douleur, la souffrance n'existeront plus. Nous vivrons pour l'éternité en présence du Seigneur, dans la Jérusalem céleste. Mais dès maintenant, ces choses doivent être dans nos cœurs, cet héritage, Dieu nous l'a acquis par la Croix, en Jésus-Christ. Cela t'appartient déjà, bien-aimé, c'est une espérance céleste que personne ne peut t'arracher. Si tu crois de tout ton cœur que Jésus t'a donné ces choses, tu les verras s'accomplir et tu marcheras sur cette terre en vainqueur, en attendant la glorieuse espérance et le retour du Seigneur.

 

 

            Jésus, nous avons besoin de toi pour que tu nous ouvres l'intelligence. Je crie à toi pour mes bien-aimés qui sont là et pour moi-même, pour que tu ouvres notre intelligence à ces choses. Que nous puissions comprendre Seigneur, qui tu es, que nous puissions connaître tes voies, que nous puissions recevoir cette révélation d'en haut, pour pouvoir marcher d'une manière digne de l'appel que tu nous as donné, en toute sagesse et intelligence spirituelle portant toutes sortes de bons fruits pour ta gloire, parce que nous croyons, et que nous avons vu les choses se manifester. Seigneur, je te prie pour que cette révélation nous soit accordée ce soir et que nous puissions entrer dans ces choses par la foi. Au nom de Jésus, merci mon Père. Amen.