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mis le 05/04/2005


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Ne nous endormons pas, c'est l'heure de se réveiller

1 Thessaloniciens 5



            Ce soir, je compte sur le Seigneur pour qu'Il nous fasse du bien par sa Parole parce que c'est par sa Parole qu'Il nous donne la foi. Je voudrais vous lire le chapitre 5 de la première épître aux Thessaloniciens. C'est un petit chapitre qui contient beaucoup de choses pour nous. Cela nous fait du bien de nous les rappeler.

 

            Au chapitre 4, Paul parle du retour du Seigneur. Il dit qu'à la dernière trompette les morts en Christ ressusciteront et nous, les vivants, nous serons enlevés tous ensemble à sa rencontre. Il ajoute au chapitre 5 et au verset 1: « Pour ce qui est du temps et des moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive ». Le Saint-Esprit parle à ces Thessaloniciens pour les avertir d'être prêts en permanence. Il y a déjà 2000 ans, le Seigneur disait aux Chrétiens : "Soyez prêts. Jésus revient bientôt, Il peut venir à n'importe quel moment, en tout temps et à tout moment". Le Saint-Esprit leur demandait déjà de se préparer. Premièrement parce que la mort peut venir d'un moment à l'autre. La mort est aussi un enlèvement, ce n'est pas un enlèvement de notre vivant, mais c'est un enlèvement dans la gloire de Dieu. Lorsque la mort surprend un Chrétien, il faut qu'il soit prêt. Quelques-uns n'ont pas le temps de se préparer au moment où la mort vient. Si un Chrétien voit la mort arriver subitement et qu'il n'ait pas eu le temps de se préparer, c'est sérieux pour lui. Il faut toujours être prêt et surtout lorsque le Seigneur reviendra. Nous sommes maintenant au temps et au moment où le Seigneur va revenir. C'est le moment d'écouter ce qu'Il nous dit.

 

             « Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit ». Vous savez comment travaille un voleur dans la nuit : il ne prévient personne, il entre dans la maison sans envoyer une lettre à l'avance. Le Seigneur fera cela pour tout le monde, mais nous les Chrétiens, nous ne serons pas surpris parce que nous L'attendons. Si on attend un voleur, on n'est pas surpris. Le Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Il demande à tous ses enfants d'être prêts lorsqu'Il viendra, sans prévenir personne, subitement. Ce sera merveilleux pour ceux qui L'attendent et ce sera épouvantable pour tous ceux qui n'ont pas préparé leur vie à sa venue.

 

            « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte et ils n'échapperont pas ». Le retour du Seigneur est une grande bénédiction pour ceux qui L'attendent. Mais ce sera une ruine soudaine pour ceux qui ne sont pas prêts. Après l'enlèvement de l'Eglise, des événements catastrophiques vont secouer la terre entière. Les Chrétiens qui ne se seront pas préparés, c'est-à-dire qui ne seront pas sanctifiés pour le retour du Seigneur, et qui n'auront pas été enlevés, vont passer par des temps épouvantables. Une ruine soudaine les surprendra et ils n'échapperont pas.

 

            L'Apocalypse nous dit que tous les serviteurs de Jésus, qui resteront après l'enlèvement, et qui ne voudront pas prendre la marque de la bête, seront tous mis à mort par l'Antichrist et par ceux qui le suivent, tous sans exception. Tous les Chrétiens restés, qui auront essayé de se cacher dans les cavernes, partout, seront persécutés par l'Antichrist et seront tous attrapés. On leur donnera le choix : la marque de la bête ou la mort. Beaucoup succomberont en acceptant la marque, s'ils ne sont pas prêts dans leurs coeurs à accepter la torture ou la persécution. Ensuite les Juifs seront persécutés pendant 3 ans et demi par l'Antichrist, ce malheureux peuple Juif qui a déjà tant souffert ! Quand le Seigneur reviendra enlever l'Eglise, ce sera une ruine soudaine pour ceux du peuple Juif qui n'ont pas accepté Jésus comme leur Messie, qui ne seront pas enlevés. Ils auront cru que l'Antichrist venait leur donner la paix, ils auront cru que cet homme intelligent était venu donner la solution à tous leurs problèmes.

 

            Vous voyez ce qui se passe au Moyen Orient : Palestiniens et Israéliens n'arrivent pas à se mettre d'accord. Ils se mettent d'accord un temps, ils recherchent la paix et puis c'est à nouveau les problèmes, leur entente ne tient pas. Mais l'Antichrist va venir, il aura un plan de paix et de sûreté et leur dira : "Moi, je vous offre un plan parfait qui va vous donner la paix et la sécurité pour tout le Moyen Orient". Juifs comme Palestiniens vont croire à ce mensonge. Ce sera épouvantable.

 

            Au verset 4 : « Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres ». Dans ce passage, Paul parle à l'Eglise fidèle, aux frères et aux soeurs fidèles et leur dit : "Vous n'êtes pas de la nuit ni des ténèbres". Même si la nuit et les ténèbres envahissent de plus en plus le monde entier, nous, qui sommes des enfants de lumière, nous sommes dans la lumière du Seigneur. Jésus dit : "Vous êtes la lumière du monde". Là, où il y a la lumière, il n'y a pas de ténèbres. Il y a des ténèbres seulement si la lumière du Seigneur n'y est pas. Si un Chrétien s'est refroidi, a rétrogradé et a quitté le Seigneur, la lumière de Dieu le quitte.

 

            Certains Chrétiens ne supportent pas cela et disent qu'une fois qu'on est Chrétien, on ne peut pas perdre la lumière du Seigneur. Mais le fait d'être rétrograde existe. Quand on est rétrograde, la lumière du Seigneur diminue de plus en plus et on entre dans les ténèbres. Si on entre dans les ténèbres, on n'est pas prêt pour le retour du Seigneur puisqu'il dit : « Vous êtes des enfants de lumière ». Si nous sommes des enfants de lumière, cela veut dire que nous marchons dans la lumière. Marcher dans la lumière, dit Jean, c'est marcher dans l'amour. L'amour parfait, c'est l'amour et la sainteté du Seigneur. Il n'y a pas d'amour parfait sans sainteté. Ne croyez pas que l'amour parfait marche avec la désobéissance et le péché, ce n'est pas possible. Quand nous nous sanctifions, l'amour du Seigneur augmente en nous ; plus nous nous sanctifions et plus la lumière augmente. La lumière, c'est la paix, la joie, l'amour, c'est la présence du Seigneur.            

 

            « Nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc pas comme les autres. » Dormir, spirituellement, cela veut dire : être dans la nuit, être dans les ténèbres. Dormir, c'est ne pas connaître la lumière du Seigneur, et ne pas vivre dans sa lumière, c'est vivre dans le péché, dans la désobéissance. Paul exhorte les Chrétiens et leur dit : "Ne dormons pas". C'est donc possible pour un Chrétien de s'endormir, sinon Paul ne leur dirait pas : "Ne dormez pas". S'il était impossible pour un Chrétien de s'endormir, de rentrer dans les ténèbres après avoir été dans la lumière, Paul leur aurait dit : "Vous êtes dans la lumière, Alléluia, rien ne peut vous arriver, vous allez bien, continuez à vivre comme cela jusqu'au retour du Seigneur". Mais Paul leur dit : "Veillez, restez dans la lumière spirituellement, restez en communion avec le Seigneur, restez dans l'amour du Seigneur, restez dans la foi, restez dans la Parole. A ce moment-là, vous ne dormirez pas".

 

            Au verset 6 : « Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres ». Vous savez ce qu'est une personne sobre : c'est une personne qui ne fait pas d'excès, qui ne s'enivre pas, qui ne fait pas d'excès de table ni de choses semblables, qui reste dans l'équilibre, dans le calme et dans la paix. Aujourd'hui, il y a des manifestations chrétiennes qui ne sont pas sobres, c'est le moins que l'on puisse dire ! Je ne veux pas dire que l'on ne puisse pas avoir des accès de joie ! Quand vous êtes vraiment pris par la joie et la présence du Saint-Esprit, vous pouvez sauter de joie et crier au Seigneur de tout votre cœur. La sobriété, cela veut dire que dans votre vie, vous avez une position équilibrée, solide dans la foi et dans la paix, une marche solide avec Dieu, tous les jours avec Lui, sans excès, ni d'un côté ni de l'autre. Il faut marcher droit, sans regarder ni à gauche ni à droite. « Soyons sobres ».

            

            « Car ceux qui dorment, dorment la nuit ». Ceux qui sont dans le péché et dans les ténèbres sont dans la nuit. Ils sont dans les ténèbres, ils dorment, ils ne sont pas dans le jour, ni dans la lumière de Dieu. Ils dorment spirituellement, même s'ils sont très actifs pour le monde, ils se dépensent pour le monde, ils font des tas de choses pour servir Satan et le péché. Spirituellement ils sont dans la nuit, ils dorment. Les hommes autour de nous, qui sont très agités, très actifs, qui vivent dans le stress, sont spirituellement dans les ténèbres, ils dorment. Aux yeux du Seigneur, ils dorment. Ils ont été endormis, anesthésiés par Satan.

 

            « Ceux qui s'enivrent, s'enivrent la nuit », ils ne s'enivrent pas de la présence du Seigneur, ils s'enivrent des choses de Satan et du monde, ils s'enivrent la nuit comme les ivrognes. « Mais nous qui sommes du jour », nous vivons dans la lumière de Dieu, dans son amour, dans sa sainteté et dans sa paix parce que nous connaissons la puissance du sang de Jésus qui efface nos péchés. Nous connaissons la puissance du Saint-Esprit qui nous remplit. Nous connaissons la Parole de Dieu qui est une eau pour nous laver et nous donner la foi. Nous connaissons la puissance du nom de Jésus pour nous garder dans la lumière et repousser les ténèbres. Nous marchons dans ces choses.

 

            Paul nous dit, au verset 8 : « Soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l'amour, et ayant pour casque l'espérance du salut ». Dans un autre passage, il parle de la cuirasse de la justice. Ici, il parle de la cuirasse de la foi et de l'amour. Dans Ephésiens 6, il parle du bouclier de la foi. Le bouclier sert à protéger des coups de l'ennemi, la cuirasse aussi. Vous voyez que la foi et la justice sont étroitement associées. Dans Ephésiens 6, il parle de la cuirasse de la justice, ici il parle de la cuirasse de la foi ; pas de foi sans justice. Il n'y a pas de foi vraie et réelle sans la justice de Dieu en nous, sans un plein pardon de Dieu, sans une pleine sanctification reçue dans la prière, par la foi.

 

            Dites chaque jour : "Seigneur Jésus, sanctifie-moi, je t'en supplie. Sanctifie-moi, je désire être saint comme tu es saint, remplis-moi de ton Esprit de sainteté". Quand l'Esprit du Seigneur nous sanctifie, la foi grandit en nous. Quand la foi grandit, nous sommes protégés des coups de l'ennemi parce que c'est par la foi que nous pouvons vaincre l'ennemi. Ce n'est pas par nos forces, ou par nos armes humaines, ou par les médecins ou les psychologues. Tout cela ne donne pas une cuirasse : les flèches du malin le traversent comme du beurre. La cuirasse de la foi, c'est-à-dire la foi qui vient de sa Parole, que nous avons dans notre cœur, va arrêter tous les traits enflammés (les flèches) du malin.

 

            La justice va avec la foi et l'amour. La justice de Dieu, c'est le pardon des péchés, c'est la présence de son Esprit en nous, la pureté. Tout cela nous remplit de l'amour du Seigneur. Remarquez que chaque fois que nous nous écartons du Seigneur pour pécher, l'amour de Dieu diminue en nous. Nous devenons agressif, méchant, impatient parce que l'amour a diminué, parce que nous sommes en train de faire quelque chose qui ne plaît pas à Dieu. Lorsque nous vivons dans la confiance au Seigneur, dans la puissance de son sang et dans sa Parole et que nous confessons nos péchés pour qu'il nous les lave, la justice de Dieu nous remplit et immédiatement l'amour de Dieu revient en nous. Nous devenons comme un agneau. Je l'ai remarqué dans ma vie, vous l'avez sûrement remarqué dans la vôtre.

 

            »Ayant pour casque l'espérance du salut", c'est en espérance que nous sommes sauvés. Cela veut dire que nous avons maintenant un salut parfait, mais il n'est pas encore pleinement manifesté, il ne sera manifesté que lorsque Jésus va nous enlever pour nous emmener au ciel pour toujours, là ce sera pour l'éternité. Pour le moment, nous avons ce salut par la foi et il n'est pas entièrement manifesté par la résurrection. Nous gardons donc encore l'espérance de ces choses qui ne sont pas encore manifestées, mais nous les gardons avec l'espérance de Dieu puisque la foi est la ferme assurance des choses qu'on espère. Nous savons que nous sommes sauvés, nous l'avons saisi par la foi, il y a encore des choses que nous n'avons pas vues, et nous les attendons avec persévérance. C'est cela l'espérance de Dieu, ce n'est pas l'espérance des hommes qui dit : "Oh! J'espère que tout ira bien, mais ce n'est pas sûr !" L'espérance de Dieu s'appuie sur sa Parole, c'est-à-dire que nous avons saisi ses promesses et nous les attendons avec persévérance. Quand tu as vu quelque chose, tu n'as plus besoin d'espérance ni de foi, tu passes à autre chose que le Seigneur te montre et tu l'attends avec persévérance pour que cela se manifeste.

 

            Verset 9 : « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère (nous, enfants de lumière), mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ qui est mort pour nous afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec Lui ». Pour les Chrétiens, "veiller", c'est être vivant et "dormir", c'est être mort. Paul dit dans un autre passage : "Pour ceux qui dorment, ne vous inquiétez pas pour eux, ils vont ressusciter avant nous". Paul veut dire : Soit que nous vivions, soit que nous soyons morts, nous vivons ensemble avec Jésus. Aujourd'hui, nous sommes vivants, nous sommes ensemble avec le Seigneur. Même si nous ne le voyons pas, il est dans notre cœur par la foi et par le Saint-Esprit. Ceux qui sont déjà morts, sont avec Lui. Ils vivent, ils ne sont pas encore ressuscités mais ils vivent. Pour que nous vivions ensemble avec Lui, soit veillant soit dormant, il faut que nous sachions dans notre cœur que Dieu nous a destinés à acquérir son salut. Il nous l'a donné par grâce et c'est cette assurance qui nous soutient tous les jours de notre vie . Que nous vivions ou que nous soyons morts, nous savons que nous appartenons au Seigneur et qu'il a pour nous un plan merveilleux.

 

            « C'est pourquoi, exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites ». C'est un commandement du Seigneur. Si ton mari, ne va pas bien, exhorte-le avec douceur et avec patience. Exhorte-le à faire des choses qu'il n'a pas encore faites. Exhorte-le à rester debout. De même, toi, mari, envers ta femme. S'exhorter, cela veut dire : se parler de manière à se soutenir, à se relever quand nous sommes faibles ou à se détourner de certains mauvais chemins que nous sommes en train de prendre. Il faut que nous soyons, les uns pour les autres des frères et des soeurs qui nous exhortons en permanence, comme un entraîneur sportif. L'entraîneur est derrière son équipe, il est là sur la touche et il dit : Allez, fais ceci, fais cela, ne va pas là, vas-y ! Il exhorte son équipe, il la pousse dans le bon sens, il lui donne des conseils, il lui montre ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire. Exhortons-nous les uns les autres et édifions-nous. Nous ne sommes pas destinés à nous démolir les uns les autres mais à nous édifier, à nous construire. Je dois voir si mon frère ou ma sœur a besoin d'une pierre supplémentaire dans sa maison spirituelle et je vais l'aider à construire. "Edifie-toi, édifions-nous", cela veut dire : aidons-nous à construire la maison spirituelle que nous sommes.

 

            Paul ajoute, au verset 12 : « Nous vous prions, frères, d'avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur et qui vous exhortent. Ayez pour eux beaucoup d'affection à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous ». Vous voyez l'importance de ce qu'il nous dit : "Soyez en paix entre vous". Entre nous, Chrétiens, nous ne devons jamais, jamais avoir la moindre dispute, jamais ! Es-tu en paix avec tous, en permanence ? Certains peuvent être en guerre contre toi, mais toi, sois en paix dans ton cœur, sois un enfant de paix qui transmet la paix. "Bienheureux ceux qui transmettent la paix, ils seront appelés Fils de Dieu". Pourquoi peux-tu procurer la paix ? Parce que tu l'as en toi. Sois un enfant de paix, mon frère, ma sœur. Ne transmets pas la tension, la dispute, le stress autour de toi, transmets la paix, en permanence. Transmettre la paix, cela ne veut pas dire être comme une lavette ou un paillasson, cela veut dire, faire comme Jésus. Jésus transmettait en permanence la paix. Quand Il entrait quelque part, Il transmettait la paix, le calme. La paix du Seigneur entre nous !

 

            Je continue, au verset 14 : « Nous vous en prions aussi, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience envers tous ». Vous voyez la richesse de ce verset où il y a quatre conseils ! On pourrait faire un message entier sur chacun d'eux. Paul dit : « Avertissez ceux qui vivent dans le désordre ». S'il y en a parmi nous qui ne travaillent pas, qui vivent aux crochets des autres, qui sont des pique-assiettes, ou qui font beaucoup de choses que le Seigneur ne veut pas, Paul leur dit : Avertissez-les de la part du Seigneur. Ayez la liberté et la franchise de leur dire : "Ce que tu fais ne va pas, je t'avertis que si tu continues comme cela, tu vas à la catastrophe, arrête". Reprends ton frère ou ta sœur dans l'amour et la vérité, reprends-le, avertis-le.

 

            Avertis ceux qui pèchent ou qui marchent dans le désordre, et il y en a beaucoup ! Avertis-les, il faut leur dire que s'ils continuent ainsi, ils vont à la catastrophe, à la ruine. C'est là où je vois les conséquences terribles de cette doctrine qui nous dit qu'une fois que nous sommes chrétiens, nous restons entre les mains de Dieu, rien de mal ne peut nous arriver et même ceux qui rétrogradent sont sous la grâce de Dieu, ils sont toujours là en train de bénéficier de la grâce du Seigneur. En un sens c'est vrai, le Saint-Esprit travaille toujours pour essayer de nous ramener à Lui, mais si nous résistons à la voix du Saint-Esprit, c'est la colère de Dieu qui finit par nous atteindre, le châtiment du Seigneur.

 

            Le châtiment peut être une maladie, une mort prématurée, cela peut être la perte complète de notre relation avec le Seigneur, un naufrage complet. Rappelez-vous ce que Paul dit de Démas. Il dit : "Démas m'a abandonné par amour pour le siècle présent". Dans une épître précédente, il avait dit : Démas travaille avec moi dans l'œuvre du Seigneur. Pour un temps, Démas était bouillant et travaillait avec Paul pour l'œuvre du Seigneur et peu après il l'a quitté par amour pour le monde. Il a quitté le Seigneur, tout simplement.

 

            « Consolez ceux qui sont abattus ». Si tu vois ton frère abattu, ta sœur abattue, ton mari abattu, ta femme abattue, il faut que tu sois une ressource pour lui ou pour elle. Ce qu'il y a de bien avec ma femme, c'est que lorsque l'un est abattu, l'autre est toujours en haut. Ce n'est jamais tous les deux en même temps ou très, très rarement. Il y en a toujours un pour relever l'autre, lorsque l'autre est abattu, c'est ça la communion fraternelle ! Cela arrive qu'un frère ou une sœur soit abattu, découragé parce qu'il y a des épreuves, des difficultés ; nous devons les consoler. Consoler, cela veut dire les remonter de leur abattement, les faire sortir de leur coup de déprime, les encourager, leur faire du bien. Il faut donc que nous ayons des ressources, nous-mêmes, pour le faire. Si tu es toi-même abattu, tu ne vas pas pouvoir consoler ceux qui sont abattus. Il faut donc que tu veilles sur ta communion avec le Seigneur pour avoir des réserves pour consoler ceux qui sont abattus, les relever et leur dire : "Mon frère, ma sœur, le Seigneur est là, ce n'est pas fini, tu n'es pas dans un trou complètement fermé, le Seigneur est là, nous allons prier ensemble et tu vas sortir de ta situation. Je te console dans le Seigneur, je vais pleurer peut-être un moment avec toi, mais nous n'allons pas rester à pleurer tout le temps, tu vas sortir de cette situation et je vais t'aider".

 

            « Consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles ». Supporte celui qui est faible, au lieu de le juger, de le critiquer en disant : "Oh ! celui-là, il me casse les pieds, il n'arrête pas, il est toujours à la traîne, il est toujours en train de demander que l'on prie pour lui. Il a besoin de ceci de cela, tout le temps en train de se reposer sur le bord du chemin". Il est faible, tu dois le supporter. Vous savez que "supporter" a deux sens. Supporte, garde ton calme, supporte l'épreuve que ce frère ou cette sœur représente pour toi sans rien dire. "Supporter", veut dire aussi soutenir ; quand nos amis du Canada disent qu'ils vont soutenir quelqu'un, ils disent : Je vais le supporter. Ils ont repris une expression américaine. Quand les Canadiens disent qu'ils supportent quelqu'un, cela veut dire qu'ils le soutiennent, comme un supporter d'une équipe de foot. Un supporter va constamment soutenir son équipe. Nous devons nous supporter les uns les autres dans les deux sens. Nous supporter sans rien dire lorsque mon frère ou ma sœur fait quelque chose qui m'est pénible, dans l'amour, et en même temps le soutenir, le tenir spirituellement par les épaules en lui disant : "Je t'aide à te tenir debout et à marcher". Là, le faible devient fort.

 

            « Usez de patience envers tous ». La patience est un des fruits de l'Esprit. Nous en avons tous besoin. Quand l'amour supporte tout, cela veut dire que l'amour est plein de patience. Prie pour que le Seigneur remplisse ton cœur d'amour et de patience. Il va le faire parce que nous avons besoin de patience. Les autres en ont besoin envers nous, et nous en avons besoin aussi pour supporter nos frères et nos soeurs.

 

            Nous ne sommes pas encore tous parvenus à la perfection. Nous avons encore des défauts qui se manifestent, des choses qui sont pénibles, mais pensez à l'amour de Jésus pour nous ! Jésus dit à ses disciples quand Il les voit incrédules : "Jusqu'à quand vous supporterai-je ?" Indéfiniment, tant que eux étaient bien disposés envers Lui et voulaient marcher avec Lui ! C'était le cas des disciples, ils étaient incrédules, ils n'avaient pas assez jeûné ou prié, ils avaient un peu laissé tomber la flamme, ils n'étaient pas aussi forts qu'avant et Jésus le leur reproche. Il les reprend avec amour pour leur incrédulité et Il leur dit : "Mais jusqu'à quand vais-je vous supporter ?" Jusqu'à la fin de son amour éternel ! c'est-à-dire qu'Il va nous supporter tant que nous restons avec Lui. Il nous supportera tant que nous resterons avec Lui parce qu'il est le Seigneur. Faisons comme Lui envers tous nos frères et soeurs.

 

            « Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal ; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous ». "Ne rendez pas le mal pour le mal", cela veut dire : ne vous vengez pas. Il y a mille et une manières de nous venger entre Chrétiens, quand on nous a fait du mal. Vous connaissez sûrement quelques manières de se venger ! Faire la tête, bouder, se mettre en colère, rouspéter, ronchonner, claquer la porte, retourner chez sa mère ou chez sa fille. Il y a mille et une manières de se venger, mais un Chrétien ne doit pas se venger, il doit supporter les coups qu'on lui donne comme un agneau du Seigneur, il doit savoir avec sagesse ce qu'il faut faire, mais il ne doit pas se venger, jamais ! Si tu te venges, c'est que tu n'as pas encore compris que l'Esprit de Christ en toi est un Esprit de patience et d'amour et que Jésus veut te le donner pour que tu ne te venges pas. Remarquez que tout ce qui est dit là, sont des commandements à l'impératif. Dieu nous demande de le faire et nous pouvons le faire seulement si nous crions à Lui dans la prière pour dire : "Remplis-moi des qualités de Jésus-Christ !" Si tu ne pries pas pour toi, tu ne vas pas être rempli du Saint-Esprit. Dieu donne son Esprit à ceux qui le lui demandent et à ceux qui Lui obéissent. "Seigneur je crie à toi pour que tu me remplisses de ton Esprit qui est l'amour, la patience, la joie, la paix et tous les fruits de l'Esprit. Remplis-moi Seigneur !" Du matin au soir, tu dois dire : "Remplis-moi davantage, Seigneur, davantage !"

 

            Il y a ensuite toute une série de commandements, c'est vraiment le bouquet final. Au verset 16 : « Soyez toujours joyeux ». Dans un autre passage, il dit : "Pleurez avec ceux qui pleurent". Vous voyez qu'il faut être sage dans la compréhension de ces commandements et dans la mise en pratique. "Soyez toujours joyeux", cela ne veut pas dire que quand tu vois ton frère abattu ou ta sœur abattue, tu vas arriver en dansant, là ce n'est pas de la sagesse de Dieu. Cela veut dire que ton cœur doit toujours être rempli de la joie du Seigneur. Nous pouvons pleurer avec ceux qui pleurent, parce que nous sommes vraiment dans la compassion au niveau du cœur, mais dans le fond de notre cœur il y a quand même la joie du Seigneur, la joie du salut, il y a la joie de la présence de Dieu. Ce n'est pas incompatible de pleurer avec ceux qui pleurent et d'avoir quand même la joie du Seigneur, profondément dans notre coeur. Ce n'est pas du tout incompatible.

 

            Jésus était rempli de compassion. Il a pleuré devant la tombe de Lazare, Il a pleuré sur Jérusalem qui Le rejetait et pourtant le Seigneur dit : « Soyez toujours joyeux ». Dans Son cœur, il y avait la paix, il y avait la joie profonde de savoir quelle était sa mission, ce qu'Il était en train d'accomplir, Il savait qu'Il était dans le plan de Dieu. Mais Il pleurait avec ceux qui pleurent. Sur le plan de ses sentiments et de son âme, Il déversait ses pleurs devant la souffrance des autres et devant la souffrance qu'Il voyait. Quand il dit : Soyez toujours joyeux, cela veut dire : aie toujours un bon, un joyeux caractère. C'est agréable de voir un frère ou une sœur toujours souriant, en permanence. On ne le voit jamais ronchonner. Quand tu es à ce stade-là, c'est que Dieu a fait une œuvre profonde en toi, tu as un témoignage de lumière vis-à-vis des autres et cela touche les autres autour de toi. Sois toujours joyeux ! Tu peux être dans de grandes difficultés, dans des problèmes immenses, mais tu sais que le Seigneur est avec toi, Il t'a fait des promesses et Il est en train de t'en sortir. Tu es joyeux par la foi, même si tu pleures de souffrance dans ton cœur, tu sais que Jésus est là, qu'Il t'a entendu et qu'Il travaille pour toi et avec toi.            

            

            « Priez sans cesse », c'est important ! "Priez sans cesse" veut dire : aie toujours une relation, un contact établi avec le Seigneur où tu vas constamment lui parler, et Lui va te parler. "Priez sans cesse" veut dire : ne coupe jamais la ligne qui te relie au Seigneur. Tu as des moments de prière où tu es seul, tranquille dans ta chambre ou dans un bois, où tu passes une heure, deux heures à prier, à intercéder. Tu as des moments où tu fais autre chose : tu conduis ta voiture, tu es au bureau ou à l'usine, tu fais ton ménage, ta vaisselle, mais ton esprit est relié au Seigneur et tu Lui parles, tu es en communion avec Lui, tu ne laisses pas échapper cette communion. En faisant tout cela, tu dois garder le contact avec le Seigneur, en permanence. Prie, et dis : "Seigneur, regarde ce qui se passe, regarde celui-là, bénis-le, Seigneur, aide-moi à faire ceci ou cela", constamment, constamment ! Tu passes du temps à prier pour recevoir ce que le Seigneur te demande, pour toi et les autres. On n'obtient rien sans la prière, rien, rien ! Tout ce que nous faisons, tout ce que nous devons faire, préparons-le dans la prière. Si nous avons quelque chose à faire d'important, une visite, un travail important ou une démarche importante, le tout n'est pas de se préparer en prenant un bon bain, une bonne douche, et de se reposer un quart d'heure, ce n'est pas cela qui va nous préparer spirituellement. Si tu te prépares dans la prière, il va se passer quelque chose et Dieu va agir. Rien sans la prière !

 

            J'avais entendu le témoignage d'un grand serviteur de Dieu sur son lit de mort, à qui l'on demandait : "Y a-t-il quelque chose que tu regrettes de ta vie passée"? Il a répondu : "Oui, il y a une chose que je regrette, c'est de ne pas avoir assez prié, parce qu'il y a beaucoup de choses que j'ai faites sans prier suffisamment. Même si apparemment cela a marché et qu'il y a eu du résultat, moi, dans mon cœur je sais que je n'avais pas assez prié. Il y a une chose que je regrette, c'est de ne pas avoir assez prié !" Luther avait une vie très active et disait : plus j'ai d'activités, plus je sens le besoin de prier pour les préparer, parce que sans la prière rien ne va marcher. Rien ne va marcher pour notre vie, pour notre couple, dans notre foyer.

 

            Il ajoute : « Rendez grâces en toutes choses », il ne dit pas "pour toutes choses", il dit "en toutes choses". Lorsque tu es au milieu d'un problème qui te paraît insurmontable, tu as la force de lever les yeux vers le ciel et vers le Seigneur qui est le Maître des circonstances de ta vie, tu as la force à ce moment-là de dire par la foi : "Seigneur, je te rends grâce. Tu as permis que je sois placé dans cette chose épouvantable, à vue humaine, je ne vois rien de possible, c'est une montagne énorme qui est devant moi, une montagne de difficultés. Mais ta Parole n'a pas changé, Seigneur. Je sais que toi, tu es toujours vivant, tes promesses sont les mêmes. Moi, je suis avec toi et je t'aime, Seigneur, je m'attends à toi. Je te bénis, je te loue, Seigneur. Je te loue".

 

            De grandes victoires ont été remportées dans la louange. Rappelez-vous, dans 2 Chroniques 20, lorsque le roi Josaphat avait entendu parler d'un grand peuple ennemi qui venait attaquer et détruire le sien qui était beaucoup plus petit. Il a convoqué tout le peuple pour le jeûne et la prière. En plein milieu du jeûne et de la prière, un prophète parle et leur dit : "Ne vous inquiétez pas, partez demain à la rencontre de l'ennemi et vous verrez. Dieu va intervenir pour vous délivrer Lui-même." Qu'ont-ils fait de grand matin ? En se levant, Josaphat leur dit : Confiez-vous en Dieu et en ses prophètes. Ils ont placé les chantres et les choeurs devant l'armée, devant le peuple. Ils sont partis en louant Dieu et en chantant à la rencontre de l'ennemi. Il est dit : « Au moment où ils commençaient les louanges, Dieu mit un esprit de discorde entre les ennemis ». Ils se sont entre-tués et quand Josaphat et le peuple sont arrivés, il ne restait plus personne. Ils ont passé trois jours à dépouiller tout le butin de l'ennemi et sont revenus en chantant. Pourquoi chantaient-ils, pourquoi louaient-ils Dieu avant de voir le résultat ? Parce qu'ils étaient dans la foi, ils savaient que Dieu avait parlé.

 

            Si Dieu t'a parlé pour te dire que tu es guéri, cela doit remplir ton cœur de foi et de joie. Tu dois exalter le Seigneur dans la louange en disant : "Seigneur, j'ai peut-être mal, je ne vois encore rien, au contraire, cela empire, mais tu m'as parlé. Seigneur, je te bénis, je t'adore parce que tu vas manifester ta gloire. Je te loue, Seigneur, gloire à toi. Alléluia !" Je suis renouvelé par le Saint-Esprit parce que Dieu voit que je lui fais confiance. Si je le loue, ce n'est pas parce que je me force dans un exercice religieux, c'est parce que je sais dans mon cœur que mon Dieu est là, qu'il s'occupe de moi et que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Il sait que je l'aime et il sait qu'il va se passer quelque chose pour me manifester sa gloire, Alléluia ! "Rendez grâces", c'est dire : "Merci Seigneur, Tu es là, Tu m'aimes et Tu agis".

 

            Au verset 18, nous lisons : « Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ ». Si dans une épreuve, dans une difficulté, tu ne rends pas grâce au Seigneur, tu désobéis à l'ordre direct du Seigneur puisqu'il dit : "C'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ". Ne désobéissons pas au Seigneur mais soyons remplis de sa Parole et de son Esprit pour Lui rendre grâces. Si une situation pénible arrive, si le moteur de ta voiture casse, si tu es en plein milieu de ton travail et qu'une panne arrive, ta première réaction doit être de dire : "Seigneur je te rends grâces dans la situation où je me trouve parce que je sais que tu vas t'en servir pour quelque chose qui va te glorifier. Moi, je ne vois rien, je ne sais rien mais je te rends grâces, Seigneur, parce que tu vas me sortir de cette difficulté". Même lorsque l'ennemi nous attaque, nous rendons grâces au Seigneur parce que Jésus est là avec nous, comme je vous le disais dans l'exemple précédent. Nous louons le Seigneur et nous lui rendons grâces parce que nous sommes dans la foi.

 

            « N'éteignez pas l'Esprit ». S'il dit : "N'éteignez pas l'Esprit", je le répète avec force, c'est qu'il est possible pour un Chrétien d'éteindre l'Esprit du Seigneur en lui. "N'éteignez pas l'Esprit", c'est un ordre ; il est possible de l'éteindre. Comment pouvez-vous l'éteindre ? En pratiquant le péché et en ne le confessant pas. C'est la seule manière d'éteindre l'Esprit. Un Chrétien qui commence à pratiquer le péché et qui ne demande pas pardon a vite fait d'éteindre la lumière du Saint-Esprit et l'Esprit du Seigneur part comme Il a quitté un jour le temple de Jérusalem.

 

            Dans Ezéchiel, on le voit sortir du temple, venir sur le seuil, venir à la porte de la ville, puis monter sur la montagne des Oliviers. La présence du Seigneur était restée des centaines d'années dans ce temple. Dieu avait patienté, patienté. Il leur avait dit : "Quittez vos péchés, quittez vos abominations !". Dieu était encore là et puis à un moment donné, la patience de Dieu a été terminée, la présence de Dieu a quitté le temple saint pour partir et peu de temps après le temple était détruit. Donc pour nous qui sommes le temple du Saint-Esprit, il en sera de même. Dieu patiente longtemps avec ceux qui se disent Chrétiens, qui ont la présence du Seigneur en eux, dans leur temple, dans le lieu Très-Saint, et qui continuent à pratiquer des abominations sans s'en repentir. Dieu perdra patience et à un moment donné la présence du Seigneur partira graduellement, elle franchira le seuil, elle s'en ira. A ce moment-là, la lumière sera complètement éteinte et ce sera la destruction de celui qui a ainsi laissé partir l'Esprit du Seigneur, la lumière de Dieu. C'est sérieux ce qu'il dit là, c'est très sérieux.

 

            Verset 20 : « Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon », Quand tout est mauvais, entièrement charnel et démoniaque, il faut tout rejeter. Mais quelquefois il y a du bon et du mauvais, une partie est charnelle et une partie est bonne. Dieu te demande d'avoir ce discernement. C'est dans la prière que tu le reçois : "Seigneur, donne-moi le discernement pour comprendre et voir ce qui se passe".

 

            Il y a les prophéties, mais il y a aussi toutes sortes de dons spirituels, toutes sortes de phénomènes et de manifestations qui se passent aujourd'hui avec la séduction du vin nouveau dans l'Eglise, avec toutes ces choses qui troublent l'Eglise. Le Seigneur nous dit : "Ne méprisez pas à priori sans savoir mais priez, examinez toutes choses et le Saint-Esprit va vous montrer". Il va te montrer à toi-même, personnellement. S'il y a quelque chose de bon, garde-le, s'il n'y a rien de bon, écarte tout, si tout est bon, prends tout, mais sois prudent et examine. C'est un ordre du Seigneur : sois prudent, prie et examine tout à la lumière du Seigneur, dans la prière. Ne te lance jamais, tête baissée, en avant. Quand un appel est fait dans certaines réunions exaltées, où il se passe des choses bizarres, où on fait des appels et que les gens se précipitent, ne te précipite pas, demande le discernement au Seigneur pour voir ce qui se passe. Si ce n'est pas bon, ne t'approche pas. Si tu sens dans ton cœur un malaise, si tu sens dans ton cœur quelque chose qui résiste, n'y va pas. Bien des Chrétiens se sont laissé prendre par de fausses prophéties qui ont détruit leur vie.

 

            Il y a des gens qui se disent prophètes, qui viennent près d'une chrétienne par exemple, en lui disant : "Ma sœur, Dieu me montre que cet homme-là sera ton futur mari". Cela ne venait pas du tout du Seigneur et cette femme a commencé à dire : "Seigneur, je n'aime pas cet homme mais enfin si cela vient de toi, Seigneur, aide-moi". La vie de cette pauvre fille a été dérangée profondément. Ces personnes-là sont relevées par le Seigneur, qui leur montre par la suite le chemin. Il y a des fausses prophéties qui peuvent détruire des vies si elles sont prises sans prière et sans discernement.

 

            Pour ma part, je n'accepte jamais une prophétie personnelle qui m'est donnée si elle n'est pas une confirmation de ce que Dieu m'a d'abord dit, ou si je n'ai pas prié le Seigneur pour chercher sa face, en disant : "Seigneur, il faut absolument que Tu me montres si c'est Toi qui a parlé par cet homme, ou si c'est animé par la chair ou par Satan que cet homme a parlé,". Satan peut aussi utiliser des hommes comme il a utilisé Pierre avec Jésus. Je n'accepte rien tant que je n'ai pas la conviction personnelle que cette prophétie vient bien du Seigneur. Il y a des hommes qui se disent prophètes, qui vont dans les églises et qui donnent systématiquement une prophétie à chacun. Je ne veux pas mépriser les prophéties d'avance, mais chacun doit être capable de juger si une prophétie vient de Dieu ou non. Si une prophétie ne vient pas de Dieu et que tu la prends comme venant de Dieu, vois les dégâts que cela peut produire dans ta vie. Sois prudent, n'accepte rien. Ne méprise pas une prophétie d'avance, mais examine-la dans la prière, à la lumière du Saint-Esprit pour retenir ce qui est bon.

 

            « Abstenez-vous de toute espèce de mal », dans le texte grec, on lit : "Abstenez-vous, même de l'apparence du mal". C'est important ! Ne pratique pas ce qui est mal en soi, le péché, mais ne pratique même pas, non plus, ce qui pourrait être pris pour le mal alors qu'il n'y a pas de mal. Vous comprenez la différence ? Ne pratique pas le mal, que ce soit le péché, ou que ce soit l'apparence du mal. Il y a des situations où des Chrétiens ont donné aux autres l'apparence qu'ils faisaient le mal. Le diable a travaillé par le mensonge et la calomnie pour dire : "Vous voyez ce qui se passe là, ce Chrétien est en train de faire le mal". Ce n'est que l'apparence, il n'y avait pas de mal en fait, mais Satan s'en est servi pour détruire, pour mettre la division.

 

            Je dois dire : "Seigneur, montre-moi si ce que je suis en train de faire peut être mal compris par ceux qui m'entourent au point qu'ils pensent que je suis en train de pécher et de faire du mal". Si je suis un homme par exemple et que je vais constamment visiter une sœur qui est seule chez elle, sous prétexte d'un ministère, je donne l'apparence du mal. Beaucoup sont tombés dans cette erreur. Jamais je ne dois le faire. Dans ce cas précis, il suffit d'amener un frère ou une sœur avec soi.

 

            Même si nos intentions sont pures, même s'il n'y a absolument rien, vous pouvez êtes sûrs que cette situation donne aux autres l'apparence du mal. Ce sera repris par Satan pour calomnier et détruire cet homme et cette femme. Cela s'est passé bien souvent. Cette situation ouvre en plus, la porte à des esprits séducteurs. C'est un exemple que je donne là, il y en a beaucoup d'autres. Il faut dire : "Seigneur, montre-moi si ce que je suis en train de faire manque de sagesse ou peut donner aux autres l'impression que je suis en train de faire quelque chose de mal". Il y a des situations où l'on est obligé de le faire car il y a urgence, l'amour de Dieu nous presse pour aller sauver quelqu'un ou aller le sortir du feu, mais il y a beaucoup de situations où je pourrais éviter de donner l'apparence du mal et le Seigneur me demande d'éviter cela.

 

            « Que le Dieu de paix vous sanctifie Lui-même tout entiers ». Amen ! Le Dieu de paix ! Cela me fait plaisir de savoir que mon Père est un Dieu de paix ! Il veut la paix. Il veut la paix dans le cœur de ses enfants, la paix entre nous et Il s'appelle le Dieu de paix. Paul prie : "Qu'Il vous sanctifie Lui- même, tout entier". Il priait sûrement pour ces Thessaloniciens qu'il avait évangélisés. Il priait sûrement pour eux, en disant : "Père, Dieu de paix, sanctifie-les toi-même, tout entiers : esprit, âme et corps. Sanctifie-les". Ce doit être notre prière aussi.

            

            « Et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! » Nous pouvons souiller notre esprit, nous pouvons souiller notre âme et nous pouvons souiller notre corps. Nous pouvons souiller notre esprit par des attitudes comme l'orgueil. L'orgueil souille l'esprit. Satan, qui était un être spirituel pur, a été souillé par l'orgueil. L'orgueil pénètre dans l'esprit, il souille tout. Nous pouvons souiller l'âme par des sentiments ou des pensées mauvaises ou des désirs mauvais qui ne sont pas du Seigneur. Nous pouvons souiller le corps par des pratiques impures : l'impureté, la fornication, toutes ces choses-là souillent le corps. Le Seigneur dit qu'Il sanctifie notre être entier. Il ne va pas le faire malgré nous. Il va le faire parce que nous le Lui demandons : "Seigneur, sanctifie-moi, tout entier, sanctifie ma sœur, mon frère, tout entier, pour que nous soyons conservés irréprochables". Par la sanctification, je deviens irréprochable et par la foi je conserve ce caractère irréprochable jusqu'au retour du Seigneur. Il faut que j'atteigne, par la sanctification, un état irréprochable et c'est Dieu Lui-même qui le fait quand je Le prie pour qu'Il le fasse. Je dis alors : "Seigneur, sanctifie-moi tout entier, mon esprit, mon âme et mon corps". Le Seigneur le fait, ensuite je Le prie pour que je sois conservé dans cette attitude jusqu'à son retour.

 

            « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est Lui qui le fera ». Il est fidèle à sa promesse, Il est fidèle à la prière que tu fais au nom du Seigneur Jésus, lorsque tu vas prier de tout ton cœur pour qu'Il te sanctifie, c'est-à-dire pour qu'Il te donne un vrai baptême du Saint-Esprit, un vrai ! Il y a des baptêmes du Saint-Esprit qui sont une moquerie pour Dieu. Il y a des Chrétiens qui disent : "Moi, je suis baptisé du Saint-Esprit, je parle en langues". Pour eux, c'est cela, être baptisé du Saint-Esprit. Oui, le signe des langues est un signe qui accompagne le baptême du Saint-Esprit, mais si tu es vraiment baptisé du Saint-Esprit, tu dois être sanctifié, voilà le vrai signe du baptême du Saint-Esprit. Lorsque tu parles en langues, tu t'exhortes et tu te fais du bien, mais est-ce accompagné dans ta vie par une vraie sanctification ? Si ce n'est pas le cas, continue à prier pour que le Saint-Esprit te remplisse vraiment, pour que la sanctification soit dans tout ton être. Il dit : « C'est Dieu qui le fera ». Heureusement que c'est Lui qui le fait ! Si c'était à moi de le faire, je serais désespéré. Mais Il le fait, en réponse à ma foi et à ma prière.

 

            Il termine l'épître par ces mots : « Frères, priez pour nous ». Même Paul dit : "priez pour nous" ! « Saluez tous les frères par un saint baiser », cela veut dire qu'il y a des baisers qui ne sont pas saints. Un baiser saint, c'est un baiser qui est pur, qui est donné par un cœur pur, un baiser qui n'est pas hypocrite, du fond du cœur, entre frères qui s'aiment de l'amour du Seigneur. « Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les saints frères ». C'est pour cela que je le fais, biens-aimés. Paul conjure, c'est-à-dire qu'il supplie de lire cette lettre, qui vient du Seigneur, à tous les saints frères. Vous êtes des saints frères et soeurs en Christ et je vous la lis au nom du Seigneur Jésus. « Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous », amen ! Que sa grâce vous accompagne, cette grâce qu'Il donne, des choses que nous n'avons jamais méritées en Jésus-Christ. Il nous donne toutes ces choses que nous venons de lire et qu'Il veut manifester dans notre vie.

 

            Pour conclure, je relis les versets 3 et 6 : « Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra... Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres. » Amen !