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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Accomplis avec assurance le service que Dieu te confie

Refuse toute forme de passivité.



Bien-aimés, j'aimerais réviser un peu avec vous certaines notions de base sachant que nous ne devons pas nous lasser de revenir aux vérités de la Parole pour qu'elle pénètre dans notre cœur et qu'elle produise la foi parce que nous serons changés par la Parole et parce que nous serons changés par notre foi en la Parole. Ce n'est pas la Parole toute seule qui va nous changer, c'est la Parole qui est reçue dans un cœur honnête et bon qui la reçoit et qui la garde par la foi. Là, la Parole travaille et produit du fruit, elle grandit, elle produit cent pour un, soixante pour un, trente pour un, selon le terreau, selon la volonté du Seigneur.

 

Je vais parcourir avec vous le livre des Actes, pour voir comment la première église, celle du début, fonctionnait sous la direction du Saint-Esprit, comment ces premiers chrétiens, qui étaient remplis de l'Esprit de la Pentecôte, travaillaient pour le Seigneur et comment ils vivaient ensemble. Nous allons voir un certain nombre de principes de base qui nous montrent ce que le Seigneur veut faire aujourd'hui encore dans son Eglise puisque Lui n'a pas changé et qu'Il veut toujours nous ramener au modèle de sa Parole.

 

Avant de parcourir le livre des Actes, j'aimerais relire avec vous quelques versets dans Ephésiens 4 à partir du verset 11 et jusqu'au verset 16. Paul dit aux Ephésiens (donc il nous le dit à nous aussi) : "Il ( le Seigneur) a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ jusqu'à ce que nous soyons tous (Tous !), parvenus à l'unité de la foi et à l'unité de la connaissance du Fils de Dieu". Je répète parce que c'est vraiment important, c'est le but du Seigneur. "Jusqu'à ce que nous soyons tous", donc chacun qui écoute ce soir et qui est là. Dieu veut que, chacun pour notre part, donc tous, nous parvenions à l'unité de la foi et l'unité de la connaissance de Christ, le Fils de Dieu. Donc, vous voyez que si Dieu donne des ministères, il faut considérer que ces ministères sont pour des chrétiens qui ont reçu le Seigneur, qui sont nés de nouveau comme les autres et qui ont reçu une autorité particulière du Seigneur dans un seul but : former les brebis du Seigneur et les aider. Parce que c'est Dieu qui fait tout pour former les brebis et les aider à grandir en Christ jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus au même degré d'unité dans la foi et au même degré de la connaissance de Jésus-Christ. Nous devons arriver à l'état d'homme parfait, c'est-à-dire à la mesure de la stature parfaite de Christ, puisqu'il le dit juste après, dans ce passage. Donc le but pour toi ma sœur, le but pour toi mon frère, c'est qu'une fois que le Seigneur t'a fait naître de nouveau, Il t'amène par son Esprit, à grandir en Christ jusqu'à la perfection. C'est-à-dire à un état d'homme parfait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. C'est Dieu qui le fait. C'est pour cela qu'Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs, dont l'unique but doit être d'aider les brebis à grandir.

 

Et non pas d'exercer sur elles une autorité ecclésiastique ou despotique; non pas diriger l'église, comme on le voit aujourd'hui dans beaucoup de milieux chrétiens où il y a un homme qui dirige et les autres qui sont passifs, qui suivent et qui obéissent facilement à ce que disent les dirigeants. Ce n'est pas du tout cela la pensée du Seigneur. Il a donné des ministères pour aider les brebis à grandir et à devenir parfaites en Christ. A partir du moment où elles sont parfaites en Christ elles peuvent, elles-mêmes, exercer pleinement les ministères ou les dons que Dieu a prévus pour elles. L'unité de la foi se réalise par la parole qui est prêchée, qui doit être conforme à la Parole du Seigneur, par l'action du Saint-Esprit qui rend la Parole vivante dans les coeurs. Et cette Parole nous a été donnée pour nous conduire dans toute la vérité. Chacun de nous, dans la situation de départ qui est la nôtre, quand nous naissons en Christ, nous sommes de nouvelles créatures, mais nous ne connaissons pas grand-chose à la Parole du Seigneur. Cette Parole nous est apportée, nous est enseignée de toutes les manières possibles par les ministères pour que nous puissions grandir dans la foi. A mesure que cette Parole est prêchée dans la vérité, elle produit une action dans le cœur et fait grandir ceux qui l'écoutent et qui la reçoivent. Ceci jusqu'à la pleine révélation de la Parole qui nous conduit à l'unité parfaite de la foi.

 

Nous devons donc veiller à la fois sur ceux qui enseignent et apportent la Parole, et sur ceux qui la reçoivent. Il faut tout faire dans la vérité et contrôler ce qui nous est dit, contrôler aussi ce que nous apportons et ce que nous écoutons pour recevoir la pure Parole du Seigneur. C'est elle, la Parole, ce lait spirituel et pur, qui nous fait grandir en Christ, qui nous amène à l'unité de la foi, de la révélation. Elle nous amène en même temps à l'unité de la connaissance de Jésus. Nous avons tous une connaissance de Jésus qui est plus ou moins parfaite et le but du Seigneur, c'est de nous amener chacun à la même connaissance de Christ, c'est-à-dire à la perfection de la connaissance de notre Sauveur. Quand nous sommes tous dans la perfection de la connaissance de notre Sauveur, nous sommes tous dans l'unité de la connaissance de Christ. Là, nous pouvons être vraiment dans une communion fraternelle réelle puisque la Parole a été acceptée et reçue par tous de la même manière, donnée dans la vérité, reçue dans la vérité, sans différence d'opinions, de doctrines. Les ministères ont une grande responsabilité, mais les brebis aussi, parce qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de faux ministères ou de ministères qui ne sont pas envoyés par le Seigneur, ou qui donnent des paroles qui ne sont pas les paroles du Seigneur. Notre grande responsabilité, c'est de recevoir seulement ce qui vient vraiment du Seigneur. Nous devons donc nous-mêmes développer dans notre communion avec le Seigneur et sa Parole, une connaissance personnelle de la Parole qui nous permet de contrôler tout ce qui nous est donné. C'est vraiment important, c'est comme cela que l'on grandit.

 

Et tout cela dans quel but ? Pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère. Ministère, cela veut dire service. Nous sommes appelés à servir, comme Christ, le maître et le Seigneur, est venu en serviteur. Nous sommes appelés à la ressemblance de Christ à mesure que nous grandissons en Lui. Nous grandissons dans le service, nous sommes appelés à servir chacun pour notre place dans le corps de Christ, chacun selon l'appel que nous avons reçu du Seigneur. Pour l'œuvre de ce ministère, nous avons besoin d'être édifiés dans la Parole et dans l'Esprit du Seigneur parce que nous formons un corps. Et ce corps ne peut fonctionner que si chacun des membres est lui-même en bon état et à sa bonne place. Dieu a un plan pour chacun et un plan pour l'ensemble du corps qui ne pourra se réaliser tant que nous ne serons pas à la place que Dieu a prévue pour nous avec les dons qu'Il a en réserve pour nous, selon la place qu'Il nous destine avec le ministère ou l'appel qu'Il a prévu pour nous. Tout ceci a besoin d'être reçu par chacun, a besoin d'être vécu par chacun, dans l'obéissance à Christ, pour l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ jusqu'à la perfection.

 

Vous voyez que c'est un plan glorieux. C'est merveilleux de penser que Dieu dans sa grâce m'a appelé, mais pas moi seulement, chacun de nous ! Il nous a appelés, chacun, à devenir semblable à la stature parfaite de Christ. Par sa grâce, c'est Lui qui l'accomplit en nous. Il l'accomplit pour nous tous ensemble, dans l'unité de la foi, l'unité de la connaissance de Jésus fonctionnant comme un corps parfaitement assemblé, qui manifeste pour ce monde perdu et pour tous ceux qui nous entourent, la plénitude de l'action de l'Esprit : salut, délivrance, guérison, édification etc... Tout ceci passe par le corps bien coordonné. C'est formidable ! Donc, il ne s'agit pas de chrétiens passifs qui sont là sous la dépendance de conducteurs autoritaires. Il s'agit de chrétiens actifs, parce qu'ils sont, chacun d'entre eux reliés personnellement au Seigneur. Ils sont chacun en train de grandir dans la connaissance de Jésus et de l'appel que Jésus leur donne, et en train de fonctionner de plus en plus parfaitement dans le corps où ils ont été placés par le Seigneur. Il faut constamment avoir cette vision à l'esprit et les conducteurs spirituels doivent constamment avoir cette vision à l'esprit. Un conducteur spirituel qui travaille pour lui, qui travaille à développer son ministère, sa vision, son église, est un conducteur qui est à côté du plan de Dieu. Les ministères sont appelés uniquement à une chose : à travailler pour développer ceux avec lesquels ils sont en contact, les faire grandir, comme Paul le faisait, comme les apôtres le faisaient. Constamment cette pensée est dans le cœur de Paul, constamment, édifier le troupeau, le faire grandir. D'abord, appeler des âmes à la connaissance de Jésus, et constamment les édifier par l'enseignement de la Parole, par l'exercice des dons que Dieu lui a donnés pour que le troupeau grandisse en Christ, qu'il soit débarrassé de tout son passé. On arrive à Christ avec un héritage pesant. Il fait de nous une nouvelle créature où toutes choses anciennes sont passées et toutes choses deviennent nouvelles. Mais nous avons besoin d'intégrer cela parce que pendant toute une série de mois ou d'années nous pouvons rester chargés de notre passé personnel, ou hérité, de notre enfance, tout ce que nous avons vécu dans le passé de notre vie ancienne et tout notre héritage hérité de nos parents et de nos ancêtres jusqu'à Adam et Eve. Cela forme un poids pesant sur nous dont Jésus veut nous délivrer le plus vite possible puisque quand nous venons à Christ, Il fait de nous une nouvelle créature où toutes les choses anciennes sont passées et toutes choses deviennent nouvelles en Christ.

 

Mais il faut que ces choses pénètrent dans notre esprit, dans notre cœur, que nous les recevions par la foi quand Jésus nous dit : "Tu es une nouvelle création". Il n'y a plus rien aujourd'hui en toi qui compte pour Dieu de tout ton passé, ton enfance, ton adolescence sans Christ, ton hérédité spirituelle ou physique. Tout cela ne doit plus être un frein à l'œuvre du Seigneur, tu as besoin de comprendre et d'accepter par la foi que tu es une nouvelle création en Christ, que toutes choses sont devenues nouvelles en Lui et qu'Il est en train de le manifester, si tu crois, pour l'exercice de ton ministère, à toi, celui auquel Dieu t'appelle. Moi, cela me réjouit profondément. Ce soir je voudrais vraiment vous communiquer la joie, une joie plus grande encore de savoir quel est ce plan merveilleux que Jésus a pour chacun de nous et pour nous tous ensemble. Il n'y a pas de laissé-pour-compte pour le Seigneur, il n'y a pas de petits strapontins minables, non. Il y a une place pour chacun, en fonction de son appel. Mais même si nous avons des appels et des ministères différents, nous sommes tous appelés à devenir semblables à l'image parfaite de Jésus, avec la capacité d'exercer tous les ministères, à toutes les places possibles. Mais comme Dieu nous met à un certain endroit, nous allons nous contenter d'exercer le ministère auquel Il nous appelle. Nous savons que nous aurions pu en exercer d'autres s'il l'avait voulu, s'il nous avait placés ailleurs, puisque nous sommes semblables à la mesure parfaite de Jésus, Il peut nous rendre capable d'exercer un ministère à n'importe quelle place. Mais Il décide de nous placer à tel endroit et de nous donner tel don et telle fonction parce que nous appartenons à un corps. Alors nous n'exerçons pas, à nous tout seul, l'ensemble des ministères puisque Dieu ne le veut pas.

 

Dans Ephésiens 4, au verset 14, nous lisons : "Afin que nous ne soyons plus des enfants". Tu as le droit d'être un enfant en Christ mais pas pour longtemps. Un enfant qui reste enfant toute sa vie, c'est une calamité. C'est beau un petit enfant, c'est merveilleux, mais le but d'un enfant c'est de devenir adulte. Il ne peut pas rester un enfant toute sa vie, si ce n'est en Christ. Mais grandir en Christ cela veut dire atteindre une maturité spirituelle où on peut garder le cœur d'un enfant, mais aussi grandir dans la connaissance de Dieu, grandir dans l'exercice de la maturité spirituelle, afin qu'on ne soit plus des enfants flottants à tout vent de doctrine. Aujourd'hui, si vous ouvrez vos antennes spirituelles ou vos yeux tout simplement, vous entendez sur les radios chrétiennes du monde entier toutes sortes de doctrines ou de vents de doctrines qui sont émis sur les ondes et qui circulent partout. Cela fuse de tous les côtés, du bon et du mauvais, du meilleur et du pire. Nous avons besoin de ne plus être des enfants pour pouvoir discerner quelles sont les bonnes émissions, ce qui vient vraiment du ciel, et ce qui vient de l'enfer, ce qui vient de l'homme ou de la chair. Nous avons besoin de ne plus être flottants et emportés à tout vent de doctrine, un jour c'est à gauche, un jour c'est à droite, c'est le dernier qui parle qui a raison. Nous écoutons et nous disons : "Seigneur, Tu me donnes Ton discernement. Je discerne que cela ne vient pas de Toi. Tu m'envoies quelque part et je dis là, il y a 80% de bon 20% de mauvais. A un autre endroit, ce que j'ai entendu, c'est du tout mauvais. Ailleurs, c'est du tout bon. Seigneur, je suis maintenant capable par Ta grâce de pouvoir discerner parce que j'ai besoin d'être nourri par le "tout bon" que Tu me donnes. J'ai besoin de rejeter le mauvais que j'entends, donc de ne plus être un enfant par la tromperie des hommes, leurs ruses dans leurs moyens de séduction." Nous savons que derrière la séduction il y a le séducteur, Satan qui veut nous induire en erreur.

 

Ephésiens 4:15 "...mais que professant la vérité dans l'amour". Professer veut dire à la fois "dire par sa bouche" et au sens de "professant", au sens religieux, "vivre sa foi". Donc "professant la vérité dans l'amour", cela signifie dire la vérité, dans l'amour, et la vivre. "...nous grandissions à tous égards en celui qui est le chef", l'unique chef. Il faut donc éviter de considérer les conducteurs spirituels comme des chefs, c'est très important. Ce sont des hommes qui ont reçu une autorité spirituelle du Seigneur, que l'on a intérêt à écouter si cette autorité vient vraiment de Dieu, après l'avoir contrôlée. Mais nous ne devons pas les considérer comme des chefs au sens où on le voit dans beaucoup d'églises. C'est-à-dire le pasteur qui décide et les autres qui suivent, parce que lui seul a la pensée de Dieu et les autres ne l'ont pas, lui seul a la vision de Dieu et les autres suivent. Un conducteur peut être appelé à avoir des aides, comme Paul avait des collaborateurs, des aides, qui avaient discerné l'appel de Dieu pour eux à travailler avec Paul. Mais Paul ne se comportait pas comme un chef au sens militaire du terme. Il se comportait comme un apôtre qui avait une autorité, qui avait donc la capacité de faire passer la pensée du Seigneur et qui était reconnu comme tel par les autres. Il travaillait vraiment dans l'esprit de Jésus, c'est-à-dire un esprit de service, de persuasion et d'exhortation pour montrer la direction du Seigneur et exhorter les autres à le suivre dans cette direction. Le chef, c'est Christ.

 

Ephésiens 4:16 "C'est de lui, grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties et s'édifie lui-même dans la charité", dans l'amour. Cela me fait penser au tire-sève. Ceux qui sont dans l'agriculture vous le diront mieux que moi : dans les arbres il y a des pousses, qu'on appelle des tire-sève, qui pompent la sève qui monte du tronc et qui s'en nourissent. On doit être comme des tire-sève par rapport à Jésus. Il est le Cep. Il nous donne la sève divine et nous, nous sommes là nous en nourrissant. Nous tirons notre accroissement de Christ selon la force, la sève qu'Il donne à chacun de ses membres selon la place qu'Il lui a donnée, qui convient à chacune de ses parties et qui s'édifie lui-même dans l'amour. Une église locale, c'est une petite cellule du corps de Christ. Ici nous ne sommes pas l'église locale de Codognan. Nous sommes une fraction de l'église locale de Codognan, puisque l'église locale de Codognan c'est l'ensemble de ceux qui sont nés de nouveau et qui vivent à Codognan. Quel que soit le groupe local constitué, il doit fonctionner de cette manière-là, c'est-à-dire chacun bien relié à Christ puisque c'est de lui que chacun de ses membres tire son accroissement. Donc chaque membre est bien relié à Christ, solidement attaché à Jésus, à sa Parole, désirant être rempli de son Esprit et recevant de lui constamment la force qu'il donne. Mais en même temps chaque membre reconnaît qu'il est membre d'un corps et que ce petit groupe qui est là ne constitue pas tout le corps de Christ, loin de là ! Nous sommes membres d'un corps immense qui est sur la terre entière.

 

Là où le Seigneur nous a placés, cette cellule du corps a un travail à faire, un ministère vis-à-vis des païens, un ministère vis-à-vis des autres membres du corps, un ministère vis-à-vis du Seigneur dans la prière, la louange, l'intercession, l'adoration, etc. Dieu nous appelle chacun à vivre pleinement et à exercer pleinement ce ministère auquel il nous appelle. Alors quel est ce ministère auquel Dieu t'appelle, toi dans le corps de Christ ? Est-ce que tu connais ta place dans le corps de Christ ? Est-ce que tu sais quel est l'appel que Dieu te lance, à toi ? L'appel général, c'est de grandir à la mesure de la stature de Christ, ça, il ne faut jamais le quitter des yeux. Chacun garde cet appel général dans son cœur en permanence : je suis appelé à grandir en Christ jusqu'à la perfection de la manifestation du caractère de Christ en moi, de la nature de Christ en moi.

 

Et maintenant quelle est la place que le Seigneur m'a destinée dans son corps et pour faire quoi ? Pour venir écouter chaque vendredi un message ou venir chaque mardi participer à la prière ? Ou pour exercer un ministère dans ce corps par un appel particulier du Seigneur, qui est personnel à chacun et que je me dois absolument d'exercer dans l'obéissance au Seigneur ?

 

Alors tous ne sont pas appelés à être des conducteurs spirituels, puisque dans le corps de Christ, il n'y a que trois catégories de chrétiens. Il y a les saints, en général, tout le monde est saint. Tout le monde est saint dans le corps de Christ. Tout le monde doit l'être du moins. Ensuite, il y a parmi ces saints, des conducteurs (ministères d'autorité spirituelle) et des diacres (ou diaconesses). Tout le monde n'est pas appelé à avoir un ministère d'apôtre, de prophète, d'évangéliste, de pasteur ou de docteur. Tout le monde n'est pas appelé à être diacre ou diaconesse. Mais tout le monde est appelé à exercer un ministère pour Dieu. Puisque nous sommes membres d'un corps, nous sommes appelés à exercer ce membre que nous sommes du corps de Christ, pour qu'il remplisse sa fonction, là où nous sommes.

 

Il y a donc tout un travail que le Saint-Esprit fait en nous, pour nous révéler ce ministère. Parce que nous devons le désirer. Dieu ne va pas se mettre en peine de nous forcer à exercer un ministère si nous ne voulons pas l'exercer. C'est dommage, car il y a quelque chose que nous allons rater. Je dois donc aspirer ardemment à connaître de Dieu quelle est ma place dans le corps de Christ, là où il m'a placé. Quel est l'appel, le ministère qu'il me demande d'exercer, le service qu'il me demande d'exercer ? Et quels sont donc les dons qu'il a en réserve pour moi pour que je puisse fonctionner à la place qu'il me réserve ?

 

Ceci dans une totale liberté d'action, une totale autonomie en Christ bien sûr et dans une totale dépendance les uns des autres dans l'Esprit. L'un et l'autre ne sont pas incompatibles. Si je dis "une totale autonomie et une totale dépendance", cela semble un peu incompatible mais ce n'est pas du tout le cas. Cela veut dire que chacun est entièrement libre en Christ mais pas de faire n'importe quoi, ou de faire ce que l'on veut. Chacun est libre en Christ, d'accepter, ou pas, bien sûr, de faire la volonté de Dieu, et libre de se donner entièrement à Christ pour faire son œuvre. Pour faire cela il faut être libre. Si on est ligoté d'une manière ou d'une autre, on ne peut pas se donner pleinement au Seigneur pour faire sa volonté, mais Dieu nous rend libres. Il nous rend libres de tous les liens de notre passé, de tous les liens avec Satan, de tous les liens avec la chair, de tous les liens humains, de tout ce qui est charnel, diabolique et humain pour que nous puissions nous consacrer entièrement au ministère qu'il a en réserve pour nous. Dans ce ministère, il nous montre que nous avons une place particulière, et que dans cette place nous sommes dépendants les uns des autres, mais dépendants dans la liberté. Je vais donc reconnaître le ministère que Dieu a donné à mon frère ou à ma sœur ou les dons, ou les fonctions qu'il exerce et j'aurai besoin de ces dons et de ce ministère pour moi-même. Et j'aurai le devoir, moi, de lui apporter ce que Dieu m'a donné.

 

Par exemple en ce qui me concerne, Il m'a donné un ministère d'enseignement, c'est tout. Je ne suis pas apôtre, je ne suis pas évangéliste, bien que je doive évangéliser, je ne suis pas pasteur au sens berger du terme. Je vous apporte un enseignement de la part du Seigneur, c'est tout ce que Dieu me demande pour le moment, donc je le fais. Mais cela ne suffit pas dans un corps puisque pour que le corps fonctionne, il faut qu'on soit au bénéfice de tous les ministères. Il faut que dans le corps de Christ, je ne parle pas simplement du groupe local, il faut qu'on soit au bénéfice des ministères qu'il a donnés, des ministères d'apôtre, d'évangéliste, de pasteur, de docteur, etc.. des diacres, des diaconesses et des ministères particuliers de chaque membre du corps. Puisque nous formons tous un corps, nous avons tous besoin les uns des autres, tous besoin d'être soumis les uns aux autres, dans la crainte de Christ, pour que l'ensemble fonctionne normalement. Que nous ayons l'un des cinq ministères de conduite spirituelle ou non, que nous soyons diacre, diaconesse, ou non, nous avons tous une fonction dans le corps de Christ. C'est cette fonction-là qu'il nous faut exercer et c'est important de ne pas être passif.

 

Paul dit à Timothée que celui qui aspire à une charge d'évèque (ou d'ancien), aspire à une bonne chose en soi. C'est très bon d'y aspirer. Il faut y aspirer. Je parle aux hommes qui sont appelés par Dieu à exercer ces cinq ministères d'apôtre, de prophète, etc. Il a bien fallu qu'au départ il y ait des hommes qui y aspirent, parce que Dieu leur avait mis cela sur le cœur. Mais si nous n'aspirons pas quand Dieu dit : "aspirez aux dons spirituels", les dons spirituels sont ouverts à tous les frères, à toutes les soeurs, alors si nous n'aspirons pas à recevoir de Dieu tout ce qu'il a en réserve pour nous, comment allons-nous pouvoir les manifester dans notre vie? Parce que Dieu nous demande d'aspirer à lui, d'aspirer à ses dons et d'aspirer à ce qu'il a en réserve pour nous. Nous devons aspirer en permanence, en disant : "Seigneur, j'ai besoin de connaître parfaitement ma place dans le corps, j'ai besoin d'exercer les dons que tu as prévus pour moi, en tous cas je désire exercer celui-ci ou celui-là, j'aspire ardemment, j'aspire à être ancien, Seigneur". C'est beau de crier cela  ! Il n'y a rien d'orgueilleux à dire cela au Seigneur, dans l'Esprit de Christ : "J'aspire à être ancien selon ta volonté, Seigneur. J'aspire à être diacre ou diaconesse. J'aspire, Seigneur, à exercer le don de guérison des malades, j'aspire à avoir le don de paroles de connaissance, ou les dons spirituels dont j'ai besoin pour l'édification du corps de Christ". Je crie à Dieu, je dis  : "Seigneur, j'aspire à ces dons-là, j'aspire au don de prophétie et par-dessus tout j'aspire à être rempli du caractère de Jésus, de l'amour de Jésus, de la sainteté de Jésus". L'un ne va pas sans l'autre. La puissance de Dieu, dans l'exercice des dons, ne va pas sans l'amour de Christ et la sainteté de Christ, manifestés dans le caractère de Christ qu'il nous demande de posséder aussi. Nous devons aspirer à ces choses d'en haut.

 

Et en aspirant à ces choses d'en haut, le Saint-Esprit qui est en train de travailler pour nous les révéler et nous y conduire, va nous conduire à la place qu'il a prévue pour nous. Il va nous révéler quelle est cette place et va nous donner les dons correspondants. Il va même nous révéler des choses encore plus glorieuses, que Dieu avait en réserve dans son cœur, et que nous n'imaginions même pas pour nous. Mais Dieu les avaient en réserve pour ses enfants. Tout cela dans un esprit de soumission, d'obéissance, d'amour et dans l'esprit de la nouvelle naissance. C'est-à-dire rien de mon passé qui me freine, plus rien de ma vie antérieure sans Christ, pour me freiner et pour me mettre un boulet aux pieds, c'est terminé tout cela. Si je viens à Christ bourré de démons, bourré de liens, bourré de tas de choses qui viennent de mon passé, la première chose que Christ veut faire, c'est me montrer que quand il est mort sur la Croix, toutes ces choses ont été enfouies dans sa mort. Quand il est ressuscité, il a fait de moi une créature nouvelle, à laquelle il réserve les meilleures choses pour l'éternité, pour ici-bas et pour l'éternité.

 

Est-ce que nous aspirons vraiment, chacun pour notre part, biens aimés, à tous ces dons merveilleux que Dieu a en réserve ? Est-ce que nous crions à Dieu pour dire : "Seigneur , je ne veux pas chauffer mon banc ou ma chaise jusqu'à ton retour, en écoutant des messages ou en venant simplement participer à des réunions de prières . Je veux, Seigneur, être actif dans ton corps pour le salut des âmes, pour l'édification des chrétiens. Je veux, d'ici ton retour, faire ta volonté parfaite et puis continuer à grandir, moi, en toi, en recevant de toi tout ce que je peux recevoir, parce que j'ai soif de toi et j'ai besoin de tout ce que tu veux me donner"  ?

 

Le Seigneur a encore plus soif que nous, de nous révéler les bonnes choses qu'il a en réserve pour nous. Il veut faire de nous des enfants de Dieu, des fils et des filles de Roi, remplis de la nature de Christ et travaillant vraiment efficacement à manifester les oeuvres de Christ. Et ceci dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu, dans la dépendance mutuelle, dans l'Esprit. C'est merveilleux, Seigneur, ce plan que tu as pour nous ! Je suis vraiment émerveillé de voir toutes ces choses.

 

Alors maintenant, dans le livre des Actes, on a un modèle concret de ce que Dieu faisait au début. C'est ce qu'il veut faire aujourd'hui de la même manière. Mais vous rappelez-vous ce que Jésus a dit à ses disciples avant de monter au ciel ? Il a dit : "Attendez d'être remplis du Saint-Esprit". Le jour de la Pentecôte, il s'est passé quelque chose de fondamental, c'est qu'ils ont été remplis du Saint-Esprit. Ils ont été changés, ils n'étaient plus les mêmes ! Bien que l'on voit qu'ils pouvaient encore chuter ou faire des choses qui n'étaient pas tout à fait droites, comme lorsque Pierre faisait l'hypocrite et que Paul fut obligé de le reprendre publiquement. Cela prouve qu'il était donc encore toujours possible de faire des choses qui n'étaient pas tout à fait dans l'Esprit. Mais ils ont été bouleversés par l'irruption du Saint-Esprit dans leur vie, qui les a profondément changés et qui a fait une coupure totale entre ce qu'ils étaient avant et ce que Christ voulait faire en eux. C'était terminé, vous n'entendez plus les apôtres parler de leur enfance difficile, des parents terribles qu'ils ont eus, des liens de l'enfance ou de l'adolescence, c'était terminé, il y a une coupure complète. L'irruption du Saint-Esprit a introduit une puissance de vie telle, que leur vie complète a été bouleversée. Ce sont de nouvelles créatures, eux qui étaient timides, eux qui étaient craintifs, eux qui craignaient les Juifs, qui craignaient la mort, c'était terminé. Il s'est donc passé quelque chose de fondamental.

 

Est-ce que nous avons reçu ce baptême-là du Saint-Esprit, ou est-ce que nous désirons ardemment être remplis du même Esprit qu'eux ? C'est le même Seigneur, c'est le même Esprit qui bouleverse notre vie de fond en comble. Non seulement il nous fait parler en langues et exercer les dons de l'Esprit, mais il nous fait aussi commencer à être actifs dans l'Esprit et dans le ministère tout de suite. Vous voyez cela se passer, tout de suite, dans l'église du début. Je vous montre quelques exemples pratiques. Les apôtres avaient eu au départ une formation directe de Jésus pendant trois ans et demi mais ils venaient de recevoir le Saint-Esprit. Les apôtres étaient les anciens en titre, c'est-à-dire les anciens au sens biblique, ceux qui avaient de l'expérience et qui avaient reçu un appel particulier du Seigneur à surveiller le troupeau pour l'édifier. Eh bien, c'est par eux au départ que cela a commencé. C'est eux que Jésus a appelés, les douze, mais Dieu ne s'est pas limité aux douze, il a largement étendu cela aux 70 et après aux 500 et aux 120 qui étaient là le jour de la Pentecôte. Tous ils reçoivent le même Esprit. On voit que Dieu en appelle certains à exercer un ministère d'apôtre, d'autres de prophète, de diacre, de diaconesse, et que ces personnes ont un seul objectif, c'est de faire grandir l'ensemble du troupeau pour que chacun fonctionne vraiment dans la liberté de l'Esprit, dans l'appel qu'il a reçu du Seigneur.

 

Regardons dans Actes 4 la prière qu'ils font, au verset 29 : "Maintenant Seigneur, vois leurs menaces, donne à tes serviteurs..." Qui sont ces serviteurs ? Ce sont les disciples de Jésus, hommes et femmes. "donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance, une pleine foi, en étendant ta main pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges par le nom de ton saint fils Jésus". Voilà leur prière. Que s'est-il passé au moment où ils ont prié ? Ils ont été remplis à nouveau du Saint-Esprit. Ils avaient été remplis le jour de la Pentecôte et là il est dit : "Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance". Nous avons besoin de cette assurance pour exercer le ministère auquel Dieu nous appelle. Bien souvent la timidité nous paralyse, bien souvent nous manquons de cette assurance divine que Dieu donne, de cette foi que Dieu donne et qu'il veut donner à tous ses enfants. Ce n'est pas une assurance charnelle, une assurance orgueilleuse ou une assurance dominatrice, c'est simplement la conviction que nous sommes vraiment à la place que Dieu a choisie pour nous et que nous sommes en train de faire ce qu'il veut que nous fassions. Dieu les avait appelés à annoncer l'évangile pour gagner des âmes, et puis quand ces âmes étaient gagnées, à les édifier pour les faire grandir en Christ. Voilà les deux travaux de base, disons de l'Eglise et de chacun de nous : attirer des âmes à Christ par le témoignage, l'évangélisation ou le ministère d'évangéliste, attirer les âmes à Christ et une fois qu'elles sont gagnées à Christ, les former. C'est terrible de faire des campagnes d'évangélisation, puis de laisser les nouveaux chrétiens se débrouiller après comme ils peuvent. On ne travaille pas à leur édification. Il faut les garder, les enseigner parce que Jésus a bien dit à ses disciples :" Apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit". Si tu gagnes une âme à Christ, apprends-lui à obéir à tout ce que Jésus a dit, tout. Ce qui implique que toi aussi tu dois le faire.

 

Actes 4:32 : " Ils annonçaient la Parole de Dieu avec assurance, la multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et une âme". Ce n'est pas un miracle de Dieu, ça ? Quand on voit la difficulté qu'il peut y avoir entre chrétiens, même dans certains couples chrétiens à avoir un seul cœur et une âme, ou entre deux ou trois frères et soeurs en Christ ! Jésus a dit : "Là où deux sont en symphonie dans le cœur, qu'ils se mettent d'accord pour demander quoi que ce soit, je le leur accorderai". Eh bien, là, c'était une multitude qui n'était qu'un cœur et qu'une âme, un seul cœur, celui de Jésus, une âme, celle de Jésus, même pensée, même ouverture à l'influence et à l'action du Saint-Esprit. "Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, tout était commun entre eux". Cela, c'est l'aspect pratique de la chose : ils n'avaient plus conscience d'être propriétaires de leurs biens. Même s'ils étaient propriétaires, en fait eux, qui appartenaient entièrement au Seigneur et qui étaient la propriété du Seigneur, savaient bien qu'ils n'étaient que gérants des biens que Dieu leur confiait. Ils partageaient donc vraiment tout entre tous.

 

Actes 4:33 : "Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus". Ils donnaient l'exemple. Cela ne veut pas dire que les autres ne le faisaient pas, puisque tous annonçaient la Parole de Dieu avec assurance, mais cela veut dire que les apôtres étaient les premiers à donner l'exemple pour que les autres fassent comme eux. D'ailleurs on verra par la suite que c'est ce qui s'est fait.

 

Actes 4:33-35 : "Et une grande grâce reposait sur eux tous. Car il n'y avait parmi eux aucun indigent: tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin". Donc les apôtres n'étaient pas comme les dirigeants ecclésiastiques d'une église comme on le voit aujourd'hui, un pape, des évêques ou un pasteur unique avec son conseil ecclésiastique etc. pas du tout. Les apôtres avaient conscience du ministère et de l'autorité que Dieu leur donnait pour l'édification des autres. Ils étaient là pour regarder comment tout se passait, exhorter, donner l'exemple, stimuler, donner la direction en laissant la liberté entière. Ils disaient : Dieu nous dit : c'est cela qu'il faut, voilà le chemin, marchez-y. Les apôtres contrôlaient tout ce qui se passait pour voir si c'était bien et juste devant le Seigneur mais pas du tout pour être des intermédiaires supplémentaires entre Dieu et les hommes, pas du tout, ils s'en gardaient bien. Ils exerçaient vraiment une autorité spirituelle qui consistait à veiller à ce que tout soit bien d'aplomb sur la Parole du Seigneur et soit conduit par le Saint-Esprit. Ils ne se privaient pas pour dire quand cela n'allait pas : "Mon frère, ma sœur, ça ne va pas". Quand Ananias et Saphira ont péché en dissimulant le prix de la vente ou le prix exact de ce qu'ils avaient vendu et qu'ils avaient fait les hypocrites, immédiatement, Pierre le discerne par les dons que Dieu lui avait donnés en tant qu'apôtre. Et il le reprend publiquement, il lui dit : "Tu as menti au Saint-Esprit". Dieu juge immédiatement, par la mort d' Ananias et de Saphira. Une grande crainte s'empara de tous. Non parce qu'ils avaient en face d'eux des dirigeants autoritaires qui tuaient les gens et qui leur envoyaient une malédiction du ciel, mais simplement parce que la présence de Dieu était tellement forte. La sainteté de Dieu se manifestait par des guérisons et des miracles, mais aussi par des morts instantanées comme celles-là, des jugements terribles.

 

Actes 5:12 : "Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres", vous voyez, là il est mentionné "par les mains des apôtres", mais ça ne veut pas dire "exclusivement" par les mains des apôtres. Ils étaient les premiers à donner l'exemple, ils étaient les premiers à être appelés à le faire. Et comme leur but était d'enseigner à le faire aussi, ils donnaient l'exemple et leur montraient ce qu'ils devaient faire, ce qui devait être fait. "Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon, aucun des autres n'osaient se joindre à eux; mais le peuple les louaient hautement." la puissance de Dieu se manifestait par des guérisons et des miracles.

 

Un peu plus loin au chapitre 6, nous voyons l'église se développer, des milliers d'âmes se convertir. Les Hellénistes et les Hébreux murmurent : leurs veuves étaient négligées. Donc les douze convoquent la multitude des disciples et décident de faire choisir un certain nombre d'hommes qui vont devenir les premiers diacres, qui vont se charger de servir les veuves aux tables. Ils disent au verset 3 : "Choisissez parmi vous, (ce n'est pas eux qui les ont choisis,) sept hommes de qui l'on rende un bon témoignage, qui soient pleins d' Esprit-Saint et de sagesse pour servir aux tables". Bien aimés, c'est tellement important d'être rempli du Saint-Esprit quand on sert aux tables, à combien plus forte raison pour exercer n'importe quel ministère dans le corps de Christ. Si Dieu veut que nous soyons remplis du Saint-Esprit pour servir aux tables c'est que vraiment il a un plan, là-derrière. Jésus a servi, en lavant les pieds de ses disciples, Jésus était rempli de l'Esprit du Seigneur. Quand on fait la moindre activité avec un esprit rempli du Saint-Esprit, il se passe quelque chose de merveilleux, il y a un travail qui se fait. Quand quelqu'un sert aux tables comme Marthe pouvait servir en maugréant et en rouspétant contre Marie qui était aux pieds de Jésus, cela ne produit pas le même fruit. Ils ont donc choisi des hommes remplis de Saint-Esprit et de sagesse, et eux ont pensé qu'il était plus approprié de se consacrer au ministère de la prière et de la parole. A la prière et au ministère de la parole. Cela ne veut pas dire que le ministère des tables est quantité négligeable pour Dieu. Cela veut dire que l'appel qu'ils avaient reçu et les dons qu'ils avaient reçus du Seigneur étaient mieux employés à distribuer la parole qu'à organiser les distributions, et qu'ils préféraient confier cette tâche-là à d'autres frères remplis du Saint-Esprit, qui s'en sont très bien acquittés.

 

Mais il est bien dit au verset 8 (Actes 6) : "Etienne,( donc l'un des sept,) plein de foi et de puissance, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple".Etienne était un diacre, donc un saint qui servait aux tables. Il était rempli de foi et de Saint-Esprit, il ne se contentait pas de servir aux tables, il accomplissait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Et il le faisait non pas à la demande des anciens ou des apôtres mais il le faisait parce que Dieu qui l'avait rempli de Saint-Esprit et de foi l'appelait à le faire tout simplement. Et les autres personnes ne s'opposaient pas à ce que Etienne faisait ou à ce que Philippe faisait.

 

Or nous savons pour Etienne, ce que cela lui a coûté : la vie. Il était tellement rempli du Saint-Esprit, de foi et d'assurance qu'il osait dire ses vérités à la face du sanhédrin et il l'a payé de sa vie. Il était le premier martyr mais cela a amené la conversion de Saul. Et la persécution est venue sur l'église à cause de son assurance et de sa hardiesse en Christ. Ce sera pareil avec nous. Cette persécution est une bénédiction parce qu'elle répand dans toute la contrée des chrétiens qui vont pouvoir aller témoigner en dehors de Jérusalem. Vous voyez qu'il ne s'agit pas d'un plan concocté par un Conseil d'églises, par quelques apôtres qui étaient là. Peut-être que le Seigneur trouvait qu'ils ne se dépêchaient pas assez pour annoncer la bonne Parole un peu plus loin qu'à Jérusalem, mais en tous cas la persécution a répandu des foules de chrétiens. Les apôtres sont restés, eux, à Jérusalem. Tous les chrétiens sont allés et ont rendu témoignage partout où ils passaient. Mais ils le faisaient parce qu'ils étaient remplis du Saint-Esprit, pas parce que les apôtres leur avaient dit : "Toi mon frère, tu vas aller là, toi tu vas aller à Samarie, toi on a un plan, tu vas faire ci, tu vas faire ça, et puis on va quadriller le quartier". Non, c'était dans la liberté du Saint-Esprit. C'était le Saint-Esprit qui conduisait chacun, qui était directement relié au Maître, au Seigneur qui le conduisait dans la moisson et ils allaient là où l'Esprit les conduisait. L'Esprit les conduisait à témoigner, à rendre témoignage de la résurrection de Christ, à prier pour les malades, à imposer les mains sans la permission de Pierre, de Jacques ou de Jean. Ils n'avaient pas besoin de demander la permission au pasteur en chef pour imposer les mains aux malades. Par contre, si un païen avait essayé d'imposer les mains au nom de Jésus ou de faire des combines et s'il y avait eu un vrai chrétien ou un apôtre à côté il l'aurait discerné et il l'aurait sérieusement averti, il ne s'en serait pas privé.

 

Au verset 5 du chapitre 8, on voit l'un des diacres, Philippe : "Etant descendu dans une ville de la Samarie,( il est poussé par la persécution et il va dans une ville de Samarie. Il était ausi rempli d'Esprit et de foi.) il prêcha le Christ crucifié ressuscité. Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe lorsqu'elles apprirent et virent les miracles qu'il faisait". Un simple petit chrétien. "Petit", ce n'est pas péjoratif du tout, c'était un chrétien ordinaire qui servait aux tables, qui était rempli de Saint-Esprit et de foi et qui accomplissait de grands prodiges et de grands miracles. Cela n'a pas du tout entraîné la jalousie ou la suspicion des autres apôtres. Ils devaient être bien contents que le Seigneur fasse lever des hommes et des femmes de foi comme ça, pour annoncer sa Parole, ils se réjouissaient. Aujourd'hui dans certaines églises, beaucoup de conducteurs spirituels ou de pasteurs, voyant un frère ou une sœur se lever pour exercer un ministère ou un don, commencent à s'inquiéter, à se demander si cela ne va pas porter ombrage à leurs propres ministères, ou essaient d'écarter les gêneurs pour pouvoir exercer plus librement leur autorité. Ce n'est pas cela du tout ! On doit se réjouir de voir un frère se lever, moi je me réjouis quand je vois l'un de vous, prendre des initiatives. Je n'arrête pas de vous dire : "Mais allez-y ! Ne demandez pas la permission à Paul, Pierre ou Jacques, allez-y ! Demandez la permission au Seigneur et puis faites ce qu'il vous dira, mais allez-y "! Prenez l'initiative qui correspond à la volonté de Dieu pour vous, n'attendez pas que moi, qui ai un simple ministère d'enseignement, je vous dise : "Toi, tu devrais faire ci, toi tu devrais faire ça". Non, je ne le ferai jamais, à moins que le .Seigneur me demande de le faire. Mais ce n'est pas mon travail. Mon travail c'est de vous édifier dans l'enseignement de la Parole et de vous exhorter à faire ce que le Seigneur veut. Je peux discerner que tu as un appel de Dieu et te dire comme j'ai eu l'occasion de le dire à certaines personnes : "Il me semble que toi, tu es plutôt appelé à ceci, toi tu peux être appelé à cela". Mais ce ne doit être qu'une confirmation de ce que Dieu t'a déjà dit. En tous cas, tu vas chercher auprès de Dieu cette confirmation pour savoir si cela vient vraiment de lui et seulement après, tu vas te lancer dans ce que Dieu te demande de faire, comme pour Philippe à Samarie.

 

Au verset 14 : "Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la Parole de Dieu y envoyèrent Pierre et Jean". Ils n'envoient pas Pierre et Jean pour voir ce que fait ce gêneur, Philippe, qui n'est pas envoyé par eux et qui ne travaille pas sous la dépendance de l'organisation suprême, non pas du tout. Ils envoient Pierre et Jean donner à ceux qui étaient en Samarie, quelque chose de plus que Philippe, ne leur avait pas encore donné. Philippe leur avait amené la Parole, il leur avait amené, par les dons de guérison, la puissance de Dieu mais "le Saint-Esprit n'était encore descendu sur aucun d'eux. Ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus, Pierre et Jean leur imposèrent les mains et ils reçurent le Saint-Esprit". Donc les apôtres font leur part. Vous voyez comment le corps travaille : le diacre rempli du Saint-Esprit amène la Parole, il amène les gens à Christ et leur apporte la guérison et tout. Bon, pourquoi Dieu n'a pas choisi Philippe pour qu'ils reçoivent le baptême du Saint-Esprit ? Dieu est souverain, il fait ce qu'il veut, peut-être que Philippe n'a pas prié pour cela. En tous cas, les apôtres sont venus pour leur donner quelque chose qu'ils n'avaient pas et tout s'est passé dans une harmonie parfaite.

 

Un peu plus loin au verset 25 : "Après avoir rendu témoignage et avoir prêché la Parole, Pierre et Jean retournèrent à Jérusalem. Ils annoncèrent la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. Un ange du Seigneur s'adressant à Philippe lui dit : lève-toi, va du côté du midi dans le désert". Là, il devait rencontrer le ministre des finances de la reine d'Ethiopie pour lui annoncer la Parole. Donc Philippe laisse toute une communauté naissante qui était là, des centaines, des milliers de gens qui venaient d'accepter Christ. Il n'est pas resté pour dire : ce sont des jeunes qui ont besoin d'enseignement, il faut organiser l'église, nommer des anciens, organiser les relations postales entre Jérusalem et ici, pour que les apôtres puissent bien contrôler tout ça : Internet et compagnie... rien de tout ça. Il les a remis à la grâce de Dieu, au Seigneur tout puissant et Philippe est parti parce que Dieu lui a dit : va-t'en. Mais les apôtres aussi sont partis, ils ont laissé tous ces jeunes. Ils ne les ont pas abandonnés, sûrement pas. Je suis sûr que, de temps en temps, il y en avait un qui devait venir voir si tout allait bien, il venait les aider, leur apporter quelque chose encore. Mais les apôtres avaient confiance dans le Saint-Esprit tout puissant qu'ils venaient de recevoir. C'était lui qui dirigeait l'église et qui les édifiait dans le Seigneur. Philippe laisse tomber ce beau réveil et va dans le désert, pour une seule personne, pour lui apporter la Parole de Dieu. D'après la tradition de l'église, c'est cet eunuque éthiopien qui a évangélisé ensuite l'Ethiopie et qui a amené la Parole de Dieu là-bas.

 

Après avoir évangélisé l'éthiopien, au verset 39 du chapitre 8 : "Quand ils furent sortis de l'eau, l'esprit du Seigneur enleva Philippe et l'eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route, Philippe se trouva dans Azot". Vous voyez la direction du Saint-Esprit. Où est le plan humain là-dedans, où est le Comité ecclésiastique qui a décidé cela, où est le contrôle des apôtres sur l'activité de Philippe ? Rien, il s'est retrouvé dans Azot, c'est-à-dire au bord de la mer à 20 kilomètres de là, transporté par l'Esprit. "Il alla ensuite jusqu'à Césarée en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait".

 

Ensuite voyons la conversion de Saul par un appel direct du Seigneur. En général ces cinq ministères d'édification, d'autorité spirituelle ont un appel direct de Jésus. On a tous un appel direct de Jésus, mais je veux dire qu'ici, il y a une expérience vraiment forte où on voit bien que Jésus appelle Saul à être apôtre. Il le lui dit clairement dès le début. Saul se convertit, accepte Jésus immédiatement. Et nous voyons le Saint-Esprit agir dans le chapitre 9 au verset 10 : "Il y avait à Damas un disciple,( parmi d'autres,) qui s'appelait Ananias. (Un simple disciple, un saint qui vivait sa foi tranquillement à Damas.) Le Seigneur lui dit dans une vision (vous voyez la direction de l'Esprit du Seigneur pour chacun) : Ananias ! Il répondit : me voici Seigneur !( tout de suite, que veux tu que je fasse Seigneur ? Allez, va,) lève-toi, va dans la rue qu'on appelle la droite et cherche dans la maison de Juda un homme nommé Saul de Tarse. (Vous voyez la précision de la direction du Seigneur: l'adresse, l'endroit, l'homme, le nom tout. ) Il prie, il a vu en vision, un homme du nom d'Ananias....( Donc Paul était déjà prévenu lui aussi.) qui entrait, qui lui imposait les mains afin qu'il recouvre la vue". Donc le grand apôtre Paul était dépendant du petit disciple, enfin, dépendant en Christ, du petit disciple Ananias qui vient lui imposer les mains pour qu'il soit guéri et rempli du Saint-Esprit. Voilà la sagesse de Dieu, c'est ça. Et Paul n'a pas dit : Attention, Jésus vient de m'apparaître, moi, j'ai eu un appel spécial devant les Rois, les Princes et les Ministres, moi, je veux que ce soit Pierre qui vienne m'imposer les mains ou Jean l'une des colonnes, sinon ce n'est pas valable. Non, non, il s'est soumis à Ananias, il s'est laissé imposer les mains, Jésus lui avait demandé de le faire, et tout a très bien marché.

 

Au verset 20, on voit donc Saul, tout jeune converti et baptisé du Saint-Esprit, prêcher aussitôt dans les synagogues, que Jésus était le fils de Dieu. Il ne s'est pas dit : Il serait quand même bon que je passe par une école biblique, que je fasse ma formation de 3 ans, que j'ai mon diplôme de pasteur, sinon je ne vais pas être reconnu, on ne va pas m'ouvrir des portes. Non, aussitôt il a prêché que Jésus était le fils de Dieu. Il n'a pas attendu que les apôtres de Jérusalem lui fasse son programme ou lui dise ce qu'il avait à faire. Il n'est pas allé à Jérusalem pour demander aux autres la permission de ce qu'il avait à faire, rien. Le Saint-Esprit lui a dit : "Vas-y, prêche". Mais c'est sûr que si les apôtres avaient appris qu'il était en train de faire des choses qui déraillaient complètement, ils seraient intervenus. D'ailleurs ils ont cherché par la suite à savoir ce qu'il faisait, ce qu'il disait. Et quand ils ont contrôlé et vu que Paul disait la même chose que ce qu'ils avaient reçu eux, ils se sont réjouis, ils se sont donnés la main d'association.

 

Au verset 22 : "Saul se fortifiait de plus en plus et confondait les Juifs". Donc la persécution vient à lui aussi. Il fait la connaissance des apôtres à Jérusalem et ensuite parce qu'on le persécutait, on l'a emmené à Césarée, on l'a fait partir pour Tarse qui était sa ville natale.

 

On voit donc dans tout le livre des Actes le même schéma : des hommes et des femmes remplis du Saint-Esprit et de foi. Des hommes et des femmes qui avaient la plénitude de l'Esprit de Dieu. Des hommes et des femmes qui dépendaient directement du Seigneur, qui étaient à l'écoute de ce que le Seigneur leur demandait de faire parce que Dieu avait un plan pour chacun d'entre eux et qu'ils le faisaient, à la place que Dieu leur avait donnée. Alors c'est sûr que quand on voit par la suite les épîtres de Paul, on se rend compte que tout n'était pas idyllique et que tous les chrétiens n'étaient pas entièrement des chrétiens marchant par l'Esprit. On voit Paul secouer les Galates, secouer les Corinthiens, secouer les Colossiens, etc... A chaque fois, c'était pour les édifier, leur montrer ce qui n'allait pas, mettre le point ou l'accent sur des choses qui devaient changer. Mais en aucun cas, ce n'était pour exercer l'autorité despotique d'un maître qui commande ses troupes. C'était toujours pour les faire grandir en Christ, toujours pour leur donner davantage d'autonomie dans le Seigneur, pour qu'ils exercent leurs ministères correctement. On voit par la suite, dans la conversion de Corneille comment Dieu s'est servi de Pierre directement aussi, comment l'église se fortifiait dans le Seigneur, parce que c'était lui, le Seigneur, qui conduisait vraiment l'église pas à pas.

 

Rappelez vous que Paul, qui était persécuté, était retourné dans sa ville natale à Tarse. On voit dans Actes 11 au verset 25 : "Barnabas,( qui était apôtre lui aussi,) se rendit à Tarse pour chercher Saul. L'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l'église, (aux groupes locaux de l'église d' Antioche, ) et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que pour la première fois les disciples furent appelés chrétiens". Tout cela, c'était la conduite du Saint-Esprit. Dieu avait un plan pour Paul, il fallait qu'il parte de Tarse pour aller à Antioche et que pendant toute une année il enseigne fidèlement les groupes de l'église d'Antioche.

 

On voit au chapitre 13 que les anciens de l'église fonctionnaient dans une collectivité de travail, une communion d'esprit réelle, totale, parfaite, qu'ils se réunissaient ensemble pour jeûner et prier pour le service qu'ils devaient rendre à Dieu. Actes 13, verset 1 : "Il y avait dans l'église d'Antioche des prophètes et des docteurs". Il n'est même pas parlé là de pasteurs, d'évangélistes ou d'apôtres, simplement des prophètes et des docteurs. C'était eux qui exhortaient et qui édifiaient le peuple de l'église, Barnabas, Siméon, Lucius, Manahem le frère aîné de Hérode et Saul, cinq anciens. L'église d'Antioche, on estime qu'elle devait avoir à l'époque entre 60 000 et 80 000 membres. C'était une des plus grandes villes de l'époque, de l'antiquité. Cette immense ville qui comportait une si grande communauté avait cinq prophètes et docteurs, enfin, ceux qui sont nommés là du moins, ce n'est pas une foule. Donc ils devaient travailler intensément pour édifier, former, aider aussi d'autres ministères à se lever, on le verra par la suite puisque ils en font lever d'autres.

 

Actes 13:2 "Pendant qu'ils se réunissaient pour servir le Seigneur et qu'ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit,( ce ne sont pas les apôtres de Jérusalem, c'est le Saint-Esprit,) Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. Après avoir jeûné et prié ils leur imposèrent les mains et ils les laissèrent partir". Dieu t'a appelé mon frère, et bien on te laisse partir. Dieu te conduira, Dieu te donnera lui-même son programme. Nous, nous n'avons pas à intervenir. Tu vas dans la liberté de l'Esprit et on va prier. Ils ont sans doute prié et jeûné pour eux, et ils ont sans doute continué à le faire pour que le Saint-Esprit les dirige et les guide.

 

"Barnabas et Saul envoyés par le Saint-Esprit". Ils ont fait la volonté du Seigneur partout où ils passaient et nous voyons avec quelle autorité ! Au verset 10, quand Paul, rempli du Saint-Esprit, voit ce faux prophète, il lui dit : "Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Voici, maintenant la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle et pour un temps tu ne verras pas le soleil". Aussitôt, clac, quelle autorité ! Aujourd'hui si on voyait cela, on dirait : quel manque d'amour ce frère, ce pasteur, c'est terrible, il rend les gens aveugles, quel ministère ! C'était l'autorité du Seigneur, comme avec Pierre pour Ananias et Saphira quand Pierre dit à Saphira : les hommes, qui ont emporté ton mari, t'emporteront aussi. Il annonçait la mort qui est venue aussitôt. Et "le proconsul voyant ce qui était arrivé crut, il était frappé par la doctrine du Seigneur" et aussi par la puissance de ce qui se manifestait. Donc vous voyez que tout au long du livre des Actes, c'est cela, une direction directe du Saint-Esprit et une volonté constante des ministères, des anciens, des apôtres, etc, d'édifier le troupeau et de le lancer dans le travail, constamment.

 

Est-ce que vous pensez que c'est toujours le plan de Dieu pour nous aujourd'hui ? Vous ne pensez pas que le Seigneur n'a que faire des organisations ecclésiastiques humaines que l'on voit autour de nous ? Il ne nous demande pas d'être des rebelles et de manifester un esprit de rébellion pour tout chambouler en manifestant de la rancune ou de l'animosité ou des choses comme cela. Mais il nous demande de nous détacher, dans notre cœur et dans nos pratiques, de tout ce qui est humain, de tout ce qui est charnel, pour ne pas dire diabolique, pour pouvoir retrouver cette communion directe avec le Seigneur et cette direction directe du Saint-Esprit dont nous avons besoin, en étant toujours à l'écoute du corps de Christ et en réalisant que nous sommes membres d'un corps. Je dois donc garder constamment dans mon cœur cette pensée que ce Corps de Christ qui m'entoure, Dieu veut s'en servir aussi pour me bénir et pour travailler avec moi pour l'œuvre du Seigneur. Paul n'était pas seul. Il était apôtre mais il avait des collaborateurs et il savait qu'il y avait les autres apôtres à Jérusalem ou ailleurs. Ils travaillaient dans le même esprit, chacun à sa place les uns pour les païens, les autres pour les Juifs, où Dieu leur avait demandé d'être. Quand il y avait le moindre problème doctrinal comme par exemple : que faut-il imposer aux païens qui se convertissent, faut-il leur imposer la loi ou leur demander de judaïser, c'était un grave problème, ils se sont tous réunis. C'était un miracle extraordinaire, toute l'église et tous les anciens furent unanimes à accepter la solution que le Saint-Esprit leur avait montrée. Ils furent tous unanimes à reconnaître la pensée du Seigneur. C'est un apôtre qui s'est levé, Jacques, pour dire : voilà la pensée du Seigneur. Tous ont reconnu que c'était bien la pensée du Seigneur. C'était juste, ils ont été unanimes à l'accepter et à dire : eh bien on n'imposera pas autre chose aux païens qui se convertissent.

 

Alors je languis pour ma part, à la fois pour moi-même et pour chacun de mes frères et soeurs, pour le corps de Christ, de voir ces choses restaurées dans le corps de Christ dans la manière dont nous pouvons marcher avec le Seigneur. Nous avons une grande responsabilité personnelle de nous placer devant le Seigneur pour recevoir de lui un vrai baptême du Saint-Esprit renouvelé tous les jours. "Seigneur remplis-moi constamment de ton Esprit, que je passe du temps à prier, à parler en langues, à lire ta Parole, à la méditer pour me fortifier dans le Seigneur". Et puis qu'ensuite je dise : "Seigneur, conduis-moi à la place que je désire dans mon cœur parce que tu l'as mise sur mon cœur. Le ministère ou le don ou les fonctions que j'ai vraiment le désir d'exercer, conduis-moi Seigneur, mais de toute façon où tu veux, pour faire ta volonté. dans une liberté d'esprit complète qui est au service des autres et pour la gloire du Seigneur". Donc cela veut dire que le Seigneur est prêt à vous utiliser là où vous êtes, pour commencer à exercer la puissance du Seigneur, imposer les mains aux malades par la foi, annoncer la Parole autour de vous, aux voisins. Là où nous sommes, sans crainte, là où il nous a placés. On a des voisins, on a des frères et des soeurs et on a forcément un appel du Seigneur à leur transmettre quelque chose.

 

Alors je vous exhorte, bien aimés, à ne jamais accepter la passivité, jamais, ou l'attentisme pour attendre quoi ? Attendre que Jésus revienne ou attendre qu'il nous donne des ordres ? Il nous a donné des ordres précis, il nous a dit : "Allez, rendez témoignage de Jésus, et puis ensuite faites des disciples". C'est valable pour nous : "Seigneur, fais de moi un disciple, je veux apprendre de toi, je veux grandir en toi et ce que tu me donnes, je veux le donner aux autres. Je veux participer à ton travail, là où je suis avec mes frères et mes soeurs dans l'endroit où tu m'as placé".

 

Alors je vous exhorte à continuer dans cette direction-là. Rendons témoignage autour de nous, prions pour nos voisins, le village où nous sommes, les autorités ou la région où nous sommes. Disons : "Seigneur remplis-moi de ton Esprit pour que j'annonce ta Parole avec assurance. Que je rende témoignage avec assurance, que j'ose même dans la rue parler de toi ou prier avec quelqu'un qui en a besoin, là, et apporter ta Parole". Cela peut sembler fou, cela peut paraître idiot quand on regarde la manière dont ils se comportaient dans le livre des Actes. Quand on juge cela de manière humaine, on dit : c'étaient des fous, c'étaient des gens qui se comportaient absolument comme des insensés. Mais c'étaient des gens qui étaient remplis du Saint-Esprit et qui apportaient la Parole de Dieu. Il y avait avec eux des ministères qui étaient remplis du Saint-Esprit et qui étaient capables de leur dire : Mon frère, tu dérailles, ou alors : Mon frère, je t'encourage, vas y, continue c'est bien.

 

Ce soir, nous avons fait une petite révision de la manière dont cela a marché au début et de la manière dont Dieu veut que cela marche aujourd'hui. Je vous assure que le Seigneur, qui est fidèle, fera en sorte que cela marche aujourd'hui, si on a le cœur ouvert et si on décide de faire ce qu'il nous a demandé. Donc il veut nous remplir de son Esprit, nous débarrasser de tout ce qui vient de notre passé. Il l'a fait déjà, mais il veut nous montrer qu'en Christ tout est nouveau. Etre complètement allégé de tous ces fardeaux charnels, personnels et religieux que nous pouvons avoir sur nous, et dire : "Seigneur, maintenant je suis devant toi pour que tu me remplisses de ton Esprit, du caractère de Jésus, de tes dons et que tu continues à me façonner pour que je grandisse en toi jusqu'à la perfection. Et puis que tu fasses le même travail dans la vie de mes frères et soeurs et qu'ensemble nous puissions travailler avec toi pour gagner des âmes et les former pour toi, pour en faire des disciples". Et nous allons tous apporter les dons que Dieu nous a donnés et faire un bon travail ensemble.

 

 

 

"Seigneur, fais ce travail au milieu de nous, je t'en prie, dans ton Corps qui est l'Eglise. Je te prie vraiment que tu restaures ces choses, que nous voyons écrites dans ta Parole. Que nous puissions vraiment, chacun, être conduit par ton Esprit, à la place exacte que tu as prévue pour nous. Donne-nous davantage de dons, Seigneur. Donne-nous la nature de Christ, le caractère de Christ dans nos vies. Donne-nous une plénitude de communion avec toi, pour entendre ta voix et marcher dans la direction que tu nous traces, Père Saint. Je te prie que tu bénisses chacun de ceux qui sont ici. Que tu nous renouvelles tous dans ton Saint-Esprit, que tu nous remplisses à nouveau de ton Saint-Esprit. Que tu renouvelles la vision spirituelle, la vision céleste que tu as pour nous, Seigneur. Que tu la précises, que tu la rendes encore plus précise. Que tu nous remplisses d'assurance, de foi et de ton Saint-Esprit pour annoncer ta Parole et pour faire tes oeuvres. Seigneur, je te le demande, fortifie-moi aussi dans l'appel que tu m'as lancé. Aide-moi, Seigneur, à le remplir toujours mieux pour toi. Fais de même pour mes frères et mes soeurs et bénis-les tous. Ote de nous tout ce qui te déplaît, Seigneur, et ouvre nos yeux sur ta Parole, sur la beauté de Jésus Christ. Ouvre nos yeux, Seigneur, et remplis nos coeurs de ta vie, de ta présence. Enlève toute timidité, enlève toute crainte, enlève toutes ces choses qui bloquent l'action de ton Saint-Esprit. Donne-nous ta sagesse d'en haut, donne-nous de toujours marcher par ton Esprit et non par la chair. Donne-nous, Seigneur, de comprendre et d'entendre ta Parole,de marcher comme ils ont marché, comme nous le voyons dans ta Parole, Seigneur, la main dans la main, un seul Esprit, un seul cœur. Merci de restaurer ces choses et de glorifier ton Nom. Que ton Nom soit glorifié ce soir encore au Nom de Jésus Christ. Amen".