C140  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Marcher dans une sainteté concrète et pratique

Comment se revêtir de l'être nouveau.



Sur le sujet que je voudrais aborder ce soir, il y aurait probablement une nuit entière de message, car vraiment le Seigneur veut nous montrer que le temps vient où nous aurons faim de la Parole du Seigneur, mais nous ne la trouverons plus. Nous aurons soif de la Parole de Dieu et nous ne la trouverons plus.

 

Je voudrais vous parler de sanctification, de la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur. A première vue, ce sujet peut paraître un peu aride, un peu sévère, alors qu'il est le coeur de la Parole du Seigneur car Dieu est saint. Dieu est saint ! Et il nous demande d'être saints parce que lui est saint. Il veut nous admettre dans sa sainteté pour nous faire profiter, bénéficier de toute sa nature à lui. Vous savez qu'on ne peut pas s'approcher d'un Dieu saint si nous ne sommes pas sanctifiés nous-mêmes. C'est l'oeuvre du Seigneur qui le fait, mais il y a des conditions à remplir de notre part parce que Dieu ne va pas jeter ses perles aux pourceaux. Il ne va pas sanctifier ceux qui ne veulent pas être sanctifiés, car il respecte la liberté des hommes et des femmes qu'il a créés. Sa sainteté se manifeste aussi dans ses jugements parce que les jugements de Dieu sont toujours pour condamner l'impiété, l'impureté, le péché, c'est-à-dire le contraire de la nature même de Dieu. Mais nous qui sommes les enfants du Seigneur, nous ne sommes pas destinés, si nous avons un coeur de brebis, à entrer dans ses jugements, mais nous sommes destinés à entrer dans sa présence. Alléluia !

 

Ainsi dans toute la Parole du Seigneur, quand on parle de sanctification, aussi bien dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament, cela signifie une totale consécration à Dieu. Quelque chose qui est sanctifié pour Dieu, c'est quelque chose qui est entièrement mis à part pour l'usage ou pour le service de Dieu. Dans l'Ancien Testament, il y avait des lieux ou des personnes qui étaient entièrement consacrés à Dieu ; ces dernières étaient saintes, sanctifiées, parce qu'elles étaient entièrement réservées pour le Seigneur, pour son service à lui. Ce qui montre à juste titre que dans l'Esprit du Seigneur, quand quelque chose ou quelqu'un lui est consacré, il n'admet aucun partage avec quelqu'un d'autre. C'est entièrement pour lui.

 

Le temple de Jérusalem était consacré à Dieu : Dieu y avait fait sa demeure, il y habitait, personne ne pouvait entrer dans le lieu très saint sauf le grand prêtre une fois par an, et encore ! avec tremblements parce qu'il amenait avec lui le sang des boucs et des veaux, et il faisait l'expiation une fois par an pour les péchés du peuple. Il entrait dans un lieu très saint parce que Dieu y était. Il devait lui-même être aussi parfaitement sanctifié que cela pouvait se faire à l'époque, c'est-à-dire par du sang d'animal innocent dont il se couvrait, puis il entrait dans le lieu très saint pour verser le sang devant Dieu. Cependant il y entrait en tremblant parce que lui, le souverain sacrificateur, connaissait la sainteté de Dieu mais il connaissait aussi l'état de la créature humaine.

 

Dans l'Ancien Testament, il n'y avait pas de disposition qui permettait que le péché soit effacé entièrement. Il était seulement couvert par le sang des animaux et des sacrifices. Ils étaient sous une alliance qui est infiniment moins bonne que la nôtre, puisque nous sommes invités à entrer en permanence librement dans le lieu très saint avec une pleine assurance, couverts non pas du sang des boucs et des veaux, mais du précieux sang de Jésus par lequel nous avons été rachetés. Par contre, ne nous imaginons pas que nous pouvons rentrer n'importe comment dans la présence de Dieu si nous ne sommes pas dans les dispositions de coeur que Dieu exige, si nous ne sommes pas saints. Rappelez-vous ceci, c'est que sainteté, sanctification signifient : se mettre dans un état de consécration totale pour le service de Dieu, sans partage, sans aucun mélange. On devient donc propriété totale de Dieu. C'est ce que nous sommes quand nous avons été rachetés par le sang de Jésus. Le sang de Jésus nous a rachetés, il nous a donné la sanctification, mais il nous a d'abord rachetés des mains de Satan. Nous étions la propriété de Satan à cause du péché, nous avions été vendus à Satan à cause du péché et Jésus a versé son sang pour nous racheter, pour que nous devenions la propriété exclusive de Dieu : mis à part entièrement pour Dieu. Dans cet état de rachetés de Dieu, le Seigneur veut nous transformer à l'image de Jésus pour que toute trace de péché, d'impureté, disparaisse de notre vie.

Alors ne dites pas : « Oh, je n'y suis pas encore ! » ou « J'en suis loin ! » ou « Ca ne m'arrivera jamais ! » Non, car cela fait partie du plan de Dieu. Pour nous, ses enfants, le Seigneur veut nous conférer une justice parfaite dans laquelle il n'y a ni tache, ni ride, ni rien de semblable, par sa grâce.

 

Dans l'Ancien Testament, vous aviez des lieux, des jours, des fêtes, des personnes qui étaient entièrement consacrés à Dieu. Et à partir du moment où on se trouvait sur ce lieu, ou à partir du moment où on entrait dans cette fête et où on la fêtait, on était soit dans un lieu parfaitement saint, parce que Dieu y était, soit dans un jour saint parce que consacré à Dieu. Il existait notamment un jour de la semaine qui était très particulier, c'était le jour du sabbat qui était un jour saint, consacré à Dieu. Durant ce jour, on ne devait faire aucune oeuvre servile, aucune oeuvre du monde, tout devait être consacré à Dieu, dans la prière, dans le culte qui était réservé à Dieu.

Pour nous Chrétiens, il n'en est pas ainsi. Ne nous imaginons pas qu'il existe un jour spécial qui serait le dimanche ou tel autre jour ou le samedi pour d'autres cultes Chrétiens, et qui seraient ainsi mis à part pour Dieu en vue d'un usage exclusif. Cela n'existe pas dans la nouvelle alliance car, grâce à celle-ci, nous sommes entièrement rachetés, mis à part pour Dieu. Tous les jours sont des jours saints pour le Seigneur, nous sommes - comme dit Hébreux 4 - entrés et nous devons entrer dans le repos du sabbat éternel de Dieu, du sabbat spirituel. Ainsi, dans cette nouvelle alliance qui est bien plus complète mais bien plus exigeante que l'ancienne, nous entrons dans le sabbat éternel de Dieu, nous entrons dans une consécration totale à Dieu, il n'y a plus de lieu particulier où se trouve la présence de Dieu. Dieu n'est plus dans des bâtiments faits de mains d'hommes, mais il vient habiter dans un temple qui est notre corps, dans lequel il veut demeurer. Sa présence dans ce corps qui est son temple fait que ce temple est saint et sacré. Il ne doit pas y avoir de mélange, d'activités qui soient en dehors des activités prévues par Dieu, dans ce temple saint et dans nos activités de tous les jours.

 

Par conséquent ne nous imaginons pas, bien-aimés, qu'à partir du moment où nous savons que nous sommes dans l'Epouse du Seigneur, dans l'Eglise de Christ, nous avons une partie de notre vie qui appartient au Seigneur et une partie qui nous appartient à nous. Ne nous imaginons pas qu'il y a des jours qui appartiennent au Seigneur et des jours qui appartiennent à nous, ou qu'il y a une partie de notre argent (dix pour cent) qui appartient à Dieu et le reste qui appartient à nous : ce ne sont pas des enseignements du Nouveau Testament.

 

Dans le Nouveau Testament, toute notre vie appartient à Dieu, tout notre temps appartient à Dieu, tout notre argent appartient à Dieu et le Saint-Esprit qui habite en nous sanctifie notre être, tout ce que nous sommes et tout ce que nous possédons, par sa présence-même, et parce que nous lui appartenons entièrement. Si nous lui appartenons entièrement, pensez-vous que des choses nous appartiendraient personnellement ? Jamais. Nous n'avons rien en propre, ni notre vie, ni quoi que ce soit sur cette terre. Nous sommes voyageurs et pélerins, rien ne nous appartient. Alors nous devons ôter de nos pensées cette idée qu'il y a quelque chose qui nous appartient, ou notre propre vie, ou notre temps, ou nos projets, ou ce que nous allons faire de notre vie. Tout appartient à Dieu. Le plan du Seigneur est de nous révéler jour après jour ce qu'il veut pour nous afin que nous puissions entrer dans sa plénitude à lui. Mais déjà maintenant, nous sommes et nous devons être entièrement consacrés à l'Eternel par Jésus-Christ. D'ailleurs dans le Nouveau Testament, chaque fois qu'on évoque des Chrétiens, on les appelle les saints : les saints qui habitent à Corinthe, les saints qui habitent à Bordeaux, à Nîmes, à Paris, nous sommes par la vertu du sacrifice de Jésus considérés par Dieu comme des saints. Quelle doit donc être la sainteté de notre conduite et de notre comportement dans cette terre en attendant le retour glorieux du Seigneur ?

 

Dans l'Ancien Testament, tous ceux qui profanaient quelque chose de saint étaient mis à mort sans discussion. Rappelez-vous Uzza qui a voulu simplement toucher l'arche parce qu'elle était en train de tomber. Il a été foudroyé par Dieu. Rappelez-vous les deux fils d'Aaron, Nadab et Abihu, qui ont voulu présenter à Dieu un feu étranger, un feu qui ne venait pas du ciel. Ils ont été foudroyés par le feu du ciel simplement parce qu'ils ont voulu mélanger à ce qui était parfaitement saint quelque chose qui ne venait pas de Dieu et ils ont été mis à mort par le Seigneur lui-même. Il ne faut pas nous imaginer que Dieu a changé et qu'aujourd'hui, parce qu'il nous a fait la grâce extraordinaire de venir habiter dans nos coeurs, il passe la main sur nos péchés, nos faiblesses et nos manquements en disant : « Vous êtes sous une meilleure alliance, vous pouvez donc faire ce que vous voulez, mes petits ! »

Un faux enseignement circule, une fausse grâce est annoncée, disant que nous qui sommes au bénéfice du sang de Jésus, nous pouvons vivre un peu n'importe comment, il suffit de temps en temps de demander pardon à Dieu, le sang de Jésus efface tout et on recommence comme avant. Cela c'est un enseignement qui vient de l'enfer parce qu'il aboutit finalement à détruire la vie des Chrétiens et à les faire rester dans un péché permanent, et dans un état d'enfance spirituelle permanente. Ce n'est pas la volonté du Seigneur et en plus c'est un faux enseignement qui vient de l'enfer. Ce que Dieu désire, c'est notre sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur. On va expliquer dans la Parole de Dieu et notamment dans le Nouveau Testament ce que signifie être saint comme Dieu, parce que c'est la volonté de Dieu. Il veut que nous soyions saints comme lui parce que lui est saint.

 

Je ne vous donne pas toutes les références, je n'en donnerai qu'une, car il y en a des dizaines et des dizaines, par exemple Lévitique 22 : 9: « Ils observeront mes commandements de peur qu'ils ne portent la peine de leurs péchés et qu'ils ne meurent pour avoir profané les choses saintes. Je suis l'Eternel qui les sanctifie. » Vous voyez que dans l'Ancien Testament, à tous ceux qui profanaient des choses saintes, Dieu disait : Si tu t'approches de moi, c'est moi qui te sanctifie, mais prends bien garde à ne pas profaner les choses saintes, c'est-à-dire, par exemple, à ne pas manger des choses saintes alors qu'ils étaient en état d'impureté, à ne pas pénétrer dans un lieu saint alors qu'ils étaient dans un état d'impureté ou qu'ils n'étaient pas autorisés à le faire par Dieu, etc. Profaner les choses saintes, c'est désobéir aux commandements du Seigneur et à sa Parole. On profane la pure et sainte Parole de Dieu en se disant enfants du Seigneur et en désobéissant ouvertement, c'est-à-dire en marchant dans l'impureté. Le salaire du péché, dit Paul, c'est la mort. Il parle à des Chrétiens, il parle aux Romains. Il ne leur dit pas : Parce que vous êtes Chrétiens, vous pouvez pécher, vous n'en subirez aucune conséquence. Il leur dit : Si vous marchez par la chair, vous mourrez. Le salaire du péché, c'est la mort. Et il les exhorte à marcher par l'Esprit en leur expliquant comment y parvenir.

 

Par conséquent, nous Chrétiens rachetés par le sang de Jésus, si nous n'avons pas conscience de la parfaite sainteté de Dieu dans laquelle nous devons marcher, si nous nous moquons de ces choses par notre insouciance, notre ignorance ou notre incrédulité, nous allons à la mort parce que Dieu est saint. Il a beau être un Père qui nous aime de tout son coeur, nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu dans cet état-là. Nous serons foudroyés par sa puissance et par sa sainteté. On ne pourrait même pas tenir en présence de Dieu s'il ne se passait pas quelque chose qui nous permette de répondre à son appel et de nous tenir debout devant lui. Même Jean, qui était né de nouveau, baptisé de l'Esprit, etc. quand il se trouve en présence de Jésus ressuscité qui lui apparaît, il est tout tremblant et il tombe sur sa face. Jean n'était pas un pécheur qui vivait dans le péché. Jean était un homme qui avait peut-être près de cent ans à l'époque, ou pas loin, qui avait une longue expérience d'une vie chrétienne fidèle, qui était celui qui était le plus près du coeur de Jésus, qui marchait dans l'obéissance et qui était persécuté à cause de sa foi. Quand Jésus lui apparaît, il tombe comme mort devant la sainteté de celui qui l'avait racheté par son sang. Et c'est Jésus qui le touche et qui le fortifie. Alors si le Seigneur qui apparaît à Jean dans toute sa gloire peut provoquer une telle réaction dans la vie de quelqu'un qui marche dans la sainteté, imaginons un peu la légèreté de tant de nos attitudes que nous pratiquons ouvertement alors que ce Dieu saint habite dans nos coeurs ! Le même qui apparut à Jean habite dans nos coeurs. Cela ne veut pas dire que nous devrions marcher tête basse toute la journée, ne rien faire par crainte, mais cela signifie simplement que nous devons prendre conscience de la sainteté de notre Père, de notre Dieu, de notre Seigneur et Sauveur, des exigences qu'il nous demande et de la manière dont nous devons marcher sur cette terre, dans la foi au Fils de Dieu, dans l'Esprit, dans la victoire. Nous pouvons compter sur l'aide du Seigneur si notre coeur est bien disposé. Le Seigneur peut admettre des temps d'ignorance comme il l'a fait pour tant d'autres, à condition qu'il puisse voir dans notre coeur le désir ardent d'avancer dans la sanctification. Là, la patience du Seigneur sera pour nous. Mais si nous traitons à la légère sa Parole, son appel, sa vocation, si nous laissons traîner ses commandements, que nous ne les mettons pas en pratique, ou que nous négligeons un si grand salut qu'il nous a donné, et si nous préférons les plaisirs et les choses de cette terre alors que nous savons qu'il est à la porte, à ce moment-là, nous en subirons les conséquences. Il y en a qui resteront, qui ne seront pas pris. Ceci doit non pas nous faire reculer devant la présence de Dieu, mais au contraire nous inciter à nous rapprocher de lui en recevant de lui tous les moyens précieux qu'il nous a donnés pour vivre dans la sainteté parfaite, pour atteindre cette sainteté et pour y vivre. Dieu est saint, son peuple doit l'être et son peuple doit l'être parfaitement. Parfaitement !

 

Dans Ephésiens 1, verset 4 : « En lui (en Christ) Dieu nous a élus (c'est-à-dire choisis) avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui… » Pas devant les hommes, devant lui. Vous voyez ici son plan, sa volonté, c'est que nous puissions être admis devant lui, saints, c'est-à-dire totalement consacrés et purs, irréprochables, irrépréhensibles, c'est sa volonté pour toi et pour moi. Ne me dis donc pas que tu n'y arriveras jamais. C'est de l'incrédulité pure. C'est la volonté de Dieu de nous introduire en sa présence la plus intime dans un état de sainteté et de perfection absolues. Absolues ! « … nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ selon le bon plaisir de la volonté, à la louange de la gloire de la grâce qu'il nous a donnée. » Voilà la grâce de Dieu.

 

Nous qui étions pécheurs, perdus, impurs, mauvais, enfants de rébellion, il veut ôter toutes ces choses définitivement de nos vies, par la nouvelle naissance d'une part, par la sanctification ensuite, pour que nous puissions vraiment devenir ce qu'il veut que nous devenions : des frères et des soeurs de Jésus dans la sainteté parfaite. Et Jésus veut que ce soit le cas pour nous maintenant et non pas de l'autre côté quand nous serons au ciel. Je combats de toutes mes forces cette fausse doctrine qui dit que nous ne pourrons jamais sur cette terre être saints comme Dieu le veut, mais que nous ne le serons que quand nous serons morts ou enlevés. C'est une fausse doctrine qui empêche les Chrétiens de marcher dans la victoire, sinon nous n'aurions pas tous ces commandements du Seigneur, ni ce que Jésus lui-même a déclaré dans son sermon sur la montagne : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. Soyez saints. Obéissez à mes commandements. » C'est un ordre de Jésus pour la terre, pas pour le ciel ! Pour le ciel, nous aurons franchi la porte de la mort et nous serons dans la présence du Seigneur. Nous serons transformés en un clin d'oeil. Le péché ne nous suivra pas là-haut, terminé ! Vous comprenez le plan du Seigneur ?

 

Ephésiens chapitre 5 versets 25 et suivants : « Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l'Eglise et s'est livré lui-même pour elle (pourquoi ?) afin de la sanctifier  (cela signifie afin de la mettre entièrement à part pour lui dans un état de pureté totale) après l'avoir purifiée par l'eau et la Parole afin de faire paraître devant lui cette église glorieuse (vous voyez : devant lui) sans tache ni ride ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. » Rien ! Aucun défaut, aucune ride, aucune tache. Vous voyez que cela n'est pas de notre ressort car de nous-mêmes, nous ne pourrions pas. C'est impossible ! Notre foi est stimulée quand nous savons que si nous remplissons les conditions qu'il nous réclame, c'est Dieu qui le fera, c'est Dieu qui nous fera paraître devant lui et qui nous fera marcher devant lui dans un état de pureté et de sainteté absolues, pour nous, maintenant sur cette terre, ici-bas.

 

Quels que soient tes problèmes, mon frère, ma soeur, quels que soient les travers dans lesquels tu peux tomber encore, quelles que soient les difficultés qui sont les tiennes ou les péchés que tu commets encore, tu dois avoir dans le fond du coeur l'assurance que ton Dieu veut les enlever complètement si tu fais ce qu'il te demande de faire, et ce sont des choses simples. L'Evangile ne vise pas seulement les grands intellectuels et les gens bardés de diplômes, pas du tout. Il est prévu pour des enfants.

 

Rappelons-nous bien ceci, c'est que si Dieu qui est saint nous appelle à être saints et à marcher dans la sainteté, il ne tolérera aucune impureté dans son camp. Il prend patience quand il en voit parce qu'il nous connaît, mais dans son coeur il est décidé à ne rien tolérer comme impureté dans son camp. Il ne nous rejette pas pour autant dès que nous faisons quelque chose d'impur, au contraire il va nous persuader en nous montrant comment ôter cette impureté hors de son camp. Son camp, c'est nous. Son camp, c'est moi et son camp, c'est l'Eglise. Si Dieu voit de l'impureté, Dieu va se détourner.

 

Dans Deutéronome 23, verset 14, le Seigneur dit : « Car l'Eternel ton Dieu marche au milieu de ton camp (je pourrais dire au milieu de ton corps ou au milieu de ton église) pour te protéger et pour livrer tes ennemis devant toi. Ton camp devra donc être saint, afin que l'Éternel ne voie chez toi rien d'impur, et qu'il ne se détourne point de toi. » Voyez ce qu'il y a dans le coeur de Dieu ? Il veut que ses enfants soient gardés, il veut que ses enfants soient protégés, il veut que l'ennemi soit écarté. Son camp devra donc être saint. Il veut dire que si tu veux être gardé et protégé, tu dois avoir dans le coeur et dans la réalité de ta vie la sainteté du Seigneur. Ton camp devra donc être saint afin que l'Eternel ne voie chez toi rien d'impur et qu'il ne se détourne pas de toi. Nous, Chrétiens de la nouvelle alliance, nous dirions que si nous vivons dans une forme ou une autre de péché non confessé, le Seigneur se détournera de nous.

 

Dans 2 Chroniques 29, verset 5 : « Ecoutez-moi, Lévites (les lévites, c'est nous tous, puisque dans la nouvelle alliance, nous sommes tous prêtres et sacrificateurs, hommes et femmes) : Maintenant, sanctifiez-vous, sanctifiez la maison de l'Eternel, le Dieu de vos pères et mettez ce qui est impur hors du sanctuaire. » Sanctifiez-vous, sous-entendu comme Dieu est saint et pur : Mettez hors de ce sanctuaire, qui est notre corps ou l'Eglise, tout ce qui est impur pour Dieu. Par conséquent nous devons apprendre à connaître ce qui est pur et ce qui est impur, à discerner entre l'impur et le pur. Comment pouvons-nous mettre quelque chose d'impur hors du sanctuaire de Dieu si nous n'avons même pas conscience que cette chose est impure ? Mais Dieu qui habite dans nos coeurs nous a tout donné pour que nous en ayons conscience. Sous l'ancienne alliance, il leur avait donné la loi qui leur enseignait clairement ce qui était pur et impur, ce qu'ils devaient manger, ne pas manger, comment ils devaient s'habiller, comment ils devaient rendre un culte à Dieu, quels types d'encens ils devaient présenter à tels moments, quels types de sacrifices, tout était prévu dans le moindre détail et il suffisait qu'ils respectent ce détail pour que Dieu dise : Ça va, je ne vois rien d'impur. Et à ce moment-là, la shékina (la gloire de Dieu) resplendissait au milieu des siens.

 

Pour nous, c'est pareil. Si Dieu voit quelque chose d'impur, le péché au milieu de nous, Dieu se détournera. Nous aurons beau parler en langues, prophétiser, faire des miracles, guérir des malades ou évangéliser la terre entière, la présence de Dieu ne reposera pas sur nous. Vous savez pertinemment que le but de Dieu est de nous introduire en sa présence. C'est en sa présence que nous avons la joie infinie, la paix. C'est en sa présence que Dieu peut lui aussi se réjouir de voir ses enfants devant lui, sanctifiés et purifiés. En dehors de la présence de Dieu, bien-aimés, ce n'est que de la religion, il n'y a rien. Combien d'églises où il y a beaucoup de monde, de beaux cantiques, des dons spirituels, tout ce qu'on veut sauf l'essentiel, c'est-à-dire la présence de Dieu !

 

Est-ce que nous sommes capables de reconnaître dans une réunion, dans un Chrétien, la présence de Dieu ? Je veux dire la présence manifestée, parce que Dieu est présent partout. Est-ce que la présence, l'onction, la gloire de Dieu reposent sur nous, sur notre église, sur notre groupe, sur notre vie personnelle, parce que nous avons compris ce qui est saint, et que nous avons attaché notre coeur à connaître la loi de Dieu et à mettre notre vie en accord avec sa loi, comme Esdras qui avait appliqué son coeur pendant des années à sonder la Parole, à la mettre en pratique et à l'enseigner au peuple.

 

Ce que Dieu demande donc, c'est que nous soyons purs et que nous ne nous contentions pas d'une demi-purification, mais que nous soyons totalement purs et saints pour lui. Ce qui signifie aussi que nous devons nous abstenir de nous souiller, ou en tout cas, s'il nous arrive de nous souiller par le péché, qu'immédiatement nous sachions ce qu'il convient de faire pour nous purifier. Cela veut dire aussi ne jamais oser s'approcher de Dieu quand on n'est pas pur. Rappelez-vous l'avertissement que Paul donne aux Corinthiens (1 Cor. 11 :27-30) : « C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement… C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. » Pourquoi ? Parce qu'ils se sont approchés de Dieu en prenant le pain et le vin, c'est quelque chose de sacré. Tout est sacré pour nous, Chrétiens, mais là, dans cette ordonnance particulière où nous commémorons la mort de Jésus, le Seigneur dit bien : Si tu t'approches indignement, tu prends un jugement sur toi. Tu peux être enfant de Dieu, tu peux dire Dieu est ton Papa chéri, si tu t'approches indigement du pain et du vin, tu reçois un jugement, c'est-à-dire une maladie, une infirmité ou la mort prématurée. C'est clair et net, c'est dit dans la Parole. Ça ne veut pas dire que tous les malades au milieu de nous sont des gens qui ont pris la cène indignement, il ne faut pas tomber dans cette conséquence-là. Ça peut être une attaque du diable à laquelle il faut résister par la foi, ça peut être tout autre chose, mais en tout cas, ceux qui prennent la cène indignement, Chrétiens de la nouvelle alliance, sont jugés par Dieu parce qu'il est saint et nous devons nous approcher du pain et du vin avec un coeur saint, purifié.

 

Frères et soeurs, nous avons tous un service à faire pour Dieu, un ministère. Nous pouvons témoigner à notre voisin, évangéliser dans la rue, exercer un grand ministère international, mais nous avons tous un ministère pour Dieu et des dons à exercer pour Dieu. Avant d'exercer quoi que ce soit comme service pour Dieu, nous devons veiller à ce que le préalable soit fait, c'est-à-dire être consacrés et oints avant de servir. Trop de Chrétiens se lancent dans le service de Dieu, évangélisent, témoignent etc. alors que leur vie est dans la désobéissance et dans le péché. Rappelez-vous que dans l'Ancien Testament tous ceux qui étaient consacrés au service de Dieu (les lévites, les prêtres et notamment le grand sacrificateur), avant tout service, devaient se purifier, ils recevaient l'aspersion du sang et ils recevaient l'onction d'huile. Cela signifie qu'avant de commencer quoi que ce soit dans le service de Dieu, même brûler de l'encens ou tuer une vache ou un agneau, ils devaient soigneusement veiller à se trouver purs et saints et ils recevaient l'onction. A l'époque, c'étaient l'aspersion du sang et une onction d'huile qui leur permettaient de s'approcher de Dieu sans être jugés.

Cela a une signification pour nous. Enfants du Seigneur, n'oublions jamais que tout service de Dieu qui est fait en dehors de la consécration et de l'onction du Saint-Esprit est une abomination pour Dieu. Il vaudrait mieux qu'on ne fasse rien. C'est une abomination, même la prière du pécheur est une abomination pour Dieu, sauf la prière du pécheur qui veut se repentir, bien-sûr. Mais quelqu'un qui vit dans le péché et qui vient devant Dieu faire de belles prières pour l'Afrique, pour l'Amérique, ou pour ses voisins, c'est une abomination aux oreilles du Seigneur. Par conséquent, cela nécessite de notre part un désir ardent de marcher dans la sainteté et d'être constamment à l'écoute du Saint-Esprit en nous. Le Saint-Esprit nous guide et nous sanctifie pour nous montrer l'état de notre coeur, afin que nous puissions constamment marcher au bénéfice du sang de Jésus, de l'Esprit du Seigneur et de sa Parole.

 

Alors comment être saint et comment marcher dans la sainteté ? La Parole du Seigneur est claire. Le Seigneur nous dit que nous sommes saints par la foi en la vérité et nous marchons dans la sainteté par l'obéissance à la vérité. Ceci semble très simple. Je vais vous lire quelques versets qui le montrent.

 

Nous sommes saints par la foi en la vérité et cette foi en la vérité nous donne une sainteté totale et parfaite en Jésus-Christ. Ça, c'est la sainteté légale ; la sainteté absolue que nous recevons par la foi en Christ et la foi en l'oeuvre de Christ. La foi en Christ, la foi en l'oeuvre de Christ nous confère une justice et une sainteté en Christ qui est absolue et totale. Mais elle implique une connaissance et une révélation de la Parole de Dieu qui nous est donnée par le Saint-Esprit ; parce qu'il ne suffit pas de lire un verset en disant : « Oui, le sang de Jésus nous sanctifie, le sacrifice de Jésus nous justifie devant Dieu et maintenant, Dieu me confère une justice et une sainteté totales et absolues. Il faut vraiment que cette vérité entre dans le coeur, que nous la saisissions par la foi et qu'elle devienne une réalité totale pour nous. Il faut que si je te pose la question : "Mon frère, ou ma soeur, es-tu saint devant Dieu maintenant ?" tu puisses me répondre immédiatement et sans hésitation : - Oui, mon frère. Mais en vérité, pas en hésitant : "Eh bien, j'essaye, je m'efforce et puis Dieu le voit... Enfin, bon, je ne sais pas trop..." Parce que ma question, ce n'est pas ça, ma question c'est : « Est-ce que tu es saint, maintenant devant Dieu ? » Si tu as compris, la réponse doit être immédiate : "Oui ! Non pas par mes oeuvres, non pas par mes efforts, non pas par quoi que ce soit que je peux accomplir, mais par ma foi en l'oeuvre de Jésus et en l'oeuvre de la Croix."

 

C'est la première des réalités à comprendre, la foi en la vérité. C'est la foi qui sauve, c'est la foi qui justifie, c'est la foi qui donne la sainteté parce que Jésus a payé pour nous. Il a payé pour mon péché, il a versé son sang pour me purifier. Puisqu'il a payé à la Croix pour moi (l'oeuvre de la Croix est complète, totale), je me trouve devant Dieu dans une situation de justification totale par la foi en Christ, par la foi dans le sang et dans l'oeuvre de Christ à la Croix. Ça ne veut pas dire que j'ai acquis immédiatement la capacité de marcher dans la sainteté tous les jours de ma vie, dans tous les actes de ma vie. Ça, c'est l'obéissance de la foi dans la marche concrète de tous les jours. Mais cette obéissance de la foi ne pourra pas produire d'effet si déjà au départ, je n'ai pas compris ma position en Christ. Et le problème de beaucoup de Chrétiens, c'est qu'ils n'ont pas compris leur position en Christ et qu'ils essayent de marcher dans la sanctification sans jamais y arriver parce que c'est un effort de volonté, ce n'est pas une compréhension spirituelle de notre position en Christ.

 

En Christ, nous sommes assis dans les lieux célestes, lavés et purifiés. Le plus grand pécheur du monde qui arrive au Seigneur, qui reçoit dans son coeur le message de l'Evangile, qui le comprend par le Saint-Esprit, qui donne sa vie au Seigneur, qui se repent et qui ouvre son coeur à la grâce du Seigneur, à la puissance du sang de Jésus et de l'oeuvre de la Croix, est immédiatement lavé, purifié, justifié, sanctifié de tous ses péchés passés, comme s'il n'avait jamais péché. Il y a encore tant de Chrétiens qui traînent un fardeau de culpabilité de leur vie passée en disant : "Mais oui, je sais que Dieu m'a pardonné, mais enfin quand même, c'était tellement lourd, tellement gros, ces péchés que j'ai fait, que..." Ils ont du mal à accepter par la foi que Dieu a effacé, par le sang de Jésus, tous leurs péchés passés comme s'ils n'avaient jamais existé. C'est merveilleux de le comprendre ! Cela doit réjouir nos cœurs ! "Seigneur, j'ai confessé tous mes péchés de tout mon coeur, et à l'instant où je te parle, Seigneur, ton sang a la puissance de tout effacer. Et de tout effacer en permanence, tant que je marche dans cette foi en la puissance de l'oeuvre de la Croix."

 

Mais ça ne suffit pas pour me faire marcher concrètement tous les jours dans la perfection de la sanctification. Il faut que j'aille plus loin, tout en gardant tout ce que j'ai reçu au début, c'est-à-dire la foi dans le sang et dans l'oeuvre de la Croix. Il me faut apprendre à marcher journellement dans une sanctification pratique, au bout de laquelle le Seigneur ne trouvera plus le moindre petit défaut manifesté en moi ; donc pas seulement la justification qui m'est donnée par la foi en Christ, mais un apprentissage que Paul appelle le dépouillement du vieil homme. Puis je dois apprendre à marcher concrètement dans l'homme nouveau, renoncer aux oeuvres de la chair et marcher dans celles de l'Esprit, renoncer à des choses telles que la division, l'impureté, pour marcher par la foi dans le fruit de l'Esprit : l'amour, la paix, la joie, de manière permanente. S'il m'arrive de chuter, j'ai immédiatement le sang de Jésus, l'oeuvre de la Croix et ma repentance qui me remettent d'aplomb devant Dieu et qui me permettent de retrouver cette communion avec Dieu.

 

Mais le Seigneur ne va pas s'arrêter là. Il veut que je marche dans la sainteté concrète ; que toutes mes pensées, toutes mes paroles, tous mes gestes, tout mon comportement, toute ma vie, soient entièrement imprégnés de la sainteté de Dieu qui se manifestera dans toute ma vie. Je vais vous dire pourquoi l'Eglise marche mal. L'Eglise s'arrête à la puissance du sang de Jésus, qui est extraordinaire. Je ne diminue absolument pas la puissance de Jésus, mais trop de Chrétiens se confient en permanence et uniquement en la puissance du sang de Jésus en disant : "Après tout, ce n'est pas si grave, si je marche dans une vie qui n'est pas sanctifiée puisque je peux toujours avoir la puissance du sang de Jésus pour me rétablir". Donc ils ne font pas ce qu'il faut pour marcher dans la sanctification. Il va leur manquer quelque chose dans leur témoignage chrétien parce qu'ils ne vont absolument pas refléter la gloire du Seigneur. Certes, ils vont refléter la joie de celui qui a été pardonné, mais dans la vie de tous les jours, les païens vont dire : "D'accord, tu es pardonné, c'est bien, mais quand je te vois marcher, quand je t'entends parler, quand je te vois vivre et que je te vois fonctionner à côté de moi, mais où est la différence entre toi et moi, à part le fait que tu me dises que ton péché est effacé ? Ah, c'est un peu trop facile !" Souvent on entend ce genre de propos.

 

Notre problème, c'est d'apprendre à marcher dans la sainteté après avoir reçu par la foi la révélation de notre position en Christ, qui est permanente et qui doit le rester. Mais il faut que cette foi véritable produise des actions correspondantes sinon ce n'est pas la foi. Si tu dis que tu as reçu par la foi la sanctification et que tu ne marches pas dans cette sanctification, il y a un problème encore dans la réalité de ta foi et de la révélation que tu as reçue. Ce n'est pas un jugement ni une critique, c'est le fait de constater qu'il y a encore des progrès à faire et que tu dois t'approcher de Dieu pour avoir une révélation plus profonde, davantage de foi, davantage de compréhension de l'oeuvre de Jésus pour pouvoir marcher concrètement par l'Esprit.

 

En ce qui concerne le premier point (c'est-à-dire nous sommes sanctifiés en Jésus), je vais vous lire dans 1 Corinthiens, au chapitre 1, au verset 1 : « Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l'Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre. » Ici vous avez tout le programme en un seul verset « Ceux qui ont été sanctifiés en Jésus » qui est la position en Christ par le sacrifice de Jésus, « et appelés à être saints », c'est-à-dire appelés à marcher concrètement tous les jours dans cette sainteté qui a été donnée. Vous avez bien ici les deux aspects.

 

Dans 1 Corinthiens, au chapitre 1, et au verset 30 : « Or, c'est par lui (c'est-à-dire Dieu) que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption, afin, comme il est écrit, que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. » Jésus a été fait pour moi sanctification, ce qui signifie qu'il a manifesté totalement la perfection d'une marche absolue dans l'obéissance et il l'a fait pour moi si je reste en lui. Si je reste en Christ et si j'ai toujours conscience de ma position en lui, il a été fait sanctification pour moi, il a vaincu dans tous les domaines de la vie. Il a vaincu toutes les tentations. Vous ne voyez jamais Jésus faire un faux pas, une chute, une parole de travers, se mettre en colère de manière charnelle. Jamais ! Il a marché dans une perfection absolue pour toi et pour moi si je reste en lui et si je reçois de lui l'apprentissage qu'il veut me donner, je vais marcher comme lui dans une perfection absolue, comme grâce que je reçois de lui, puisqu'il a été fait sanctification pour moi.

 

Dans Hébreux, au chapitre 10, et au verset 9, c'est Jésus qui dit : « Je viens ô Dieu pour faire ta volonté. » La base de celui qui veut se sanctifier est ici. S'il y a dans ton coeur ce cri : "Seigneur, tel que je suis, je viens devant toi parce que je n'ai qu'un désir ardent dans mon coeur, je viens faire ta volonté. C'est ce que je veux, Seigneur. Si ce désir n'est pas en toi, tu ne peux pas te sanctifier.

 

« Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. » Il abolit toutes les dispositions de la loi de la première alliance pour établir la deuxième qui est parfaite et bien meilleure que la première : c'est en vertu de cette volonté, de Jésus, c'est grâce à la volonté de Jésus qui est venu devant son Père en disant : "Je suis venu pour t'obéir entièrement". C'est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés par l'offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toutes. Nous avons été sanctifiés par l'offrande du corps de Jésus sur la Croix et l'offrande du corps de Jésus toute sa vie. Depuis sa naissance jusqu'à sa mort, Jésus a offert son corps comme un instrument parfait d'obéissance à son Père, jusqu'à la Croix. Et parce que Jésus a fait cela pour nous, nous avons ainsi été sanctifiés une fois pour toutes pour Dieu

Nous avons été, puisque nous sommes en Christ, mis à part entièrement pour Dieu, consacrés entièrement pour Dieu, purifiés entièrement par son sang, son sacrifice et sa marche fidèle, sanctifiés une fois pour toutes en Christ, parfaitement, totalement, parce qu'il a été fait pour nous sanctification. Ce n'est pas quelque chose que je dois atteindre puisque je l'ai en Christ mais je dois le garder dans mon coeur. J'ai reçu de Christ ce don merveilleux d'une sanctification totale et parfaite, par son obéissance à lui, par sa marche fidèle et par son sacrifice à la Croix. Il m'a sanctifié, c'est-à-dire mis à part pour Dieu une fois pour toutes, pour être saint, pur et irréprochable, sans reproche devant lui, si je laisse son Esprit agir dans mon coeur et si j'ai ce désir ardent de lui obéir de tout mon coeur, il va le faire.

Et je dis : "Me voici maintenant, Seigneur, pour faire non plus ma volonté, mais la tienne. J'ai compris que toute ma vie t'appartient, tout ce que j'ai t'appartient. Je ne veux rien garder pour moi. Je veux apprendre à avoir l'oreille ouverte pour que tu me montres, tu me guides, que tu me montres concrètement ce que je dois faire tous les jours, parce que je suis en toi, Seigneur Jésus et je ne veux plus marcher selon les convoitises de ce monde."

 

Dans Colossiens, au chapitre 1, Paul dit au verset 9 (je relirai souvent ce verset, parce qu'il faut vraiment qu'il entre dans notre coeur) : « C'est pour cela que nous ne cessons de prier Dieu pour vous, de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher (ici, il ne parle pas de notre position en Christ, mais il parle de notre marche concrète) d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréable en portant du fruit en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu. » Vous voyez que Paul demande dans ses prières que ces Chrétiens aient l'intelligence ouverte pour qu'ils comprennent leur position en Christ, pour qu'ils puissent marcher d'une manière digne de Dieu dans tous les aspects de leur vie, toutes sortes de bonnes oeuvres et de bons actes, pour être entièrement agréables à Dieu. Un seul petit aspect de ma vie de tous les jours ne doit donc plus passer à côté de la volonté du Seigneur. Et pour cette raison il dit : "Je ne cesse de prier pour que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle", c'est-à-dire : "Je ne cesse de prier pour que vous ayez l'intelligence spirituelle ouverte, pour que vous compreniez vraiment dans votre esprit ce que Christ a fait pour vous, quelle est votre position et votre place en Christ". Car quand mes yeux spirituels sont illuminés et que je connais ma place et ma position en Christ, je ne vais plus m'amuser à marcher comme auparavant.

 

J'ai reçu une révélation telle dans mon coeur que j'ai compris l'effet produit sur le coeur de Dieu quand je marche dans la chair et quand je marche comme je le faisais avant. Par amour pour mon Seigneur, puisqu'il m'a révélé ce que je suis en Christ, je vais maintenant marcher concrètement comme il le veut dans tous les aspects de ma vie. En tout cas, j'aurai l'oeil ouvert sur mes réactions charnelles, ou les choses que je peux faire encore qui déplaisent à Dieu parce qu'immédiatement, je sentirai le Saint-Esprit attristé en moi et une communion avec Dieu qui disparaît ou qui diminue. Je ne peux pas manquer de le sentir. Si j'ai la révélation de la gloire de Dieu, la révélation de la présence de Dieu dans ma vie, si je fais quelque chose qui lui déplaît, immédiatement, le Saint-Esprit est attristé. Si donc je veux vraiment obéir à Dieu, je ne vais pas me contenter d'un état d'éloignement au Seigneur ou d'un état de relâchement spirituel. Je vais dire : "Seigneur, pardonne, je reviens à toi immédiatement. Que le sang de Jésus me lave ! Je veux revenir dans ta communion et reprendre ma position de foi en Christ pour pouvoir marcher d'une manière digne."

 

Vous voyez bien comme les deux aspects sont étroitement liés ! Je ne peux pas accomplir des oeuvres parfaites si je n'ai pas une foi totale dans ma position parfaite en Christ. Chaque fois que j'accomplirai une oeuvre charnelle, quelle qu'elle soit, colère, animosité, nommez-les toutes, dureté du coeur, impureté, etc. c'est que je suis sorti de ma position en Christ. J'ai oublié ma position en Christ. J'ai oublié la Parole du Seigneur qui disait que j'étais sanctifié parfaitement par le sacrifice de Jésus. Je l'ai oubliée et je suis revenu dans le vieil homme. Pourquoi est-ce que j'oublie si vite ? Parce que je n'ai pas encore assez appris la leçon. Prenez l'exemple d'un écolier : il apprend une leçon mais il l'oublie. Il l'apprend pour l'examen du lendemain, trois jours après, c'est oublié. S'il veut ne jamais oublier sa leçon, que doit-il faire ? Y revenir ! y revenir, y revenir, y revenir ! Il y a des choses que j'ai tellement apprises dans ma petite enfance, que maintenant, vous pouvez faire n'importe quoi, je suis incapable de les oublier. Ce n'est qu'un simple exemple bien qu'ici il s'agisse d'une révélation spirituelle. Mais si ma révélation spirituelle n'est pas suffisante pour que je ne l'oublie jamais, je dois y revenir et méditer la Parole dans un esprit de prière, comme Paul le faisait pour ses Colossiens : "Père, ouvre-moi l'intelligence toute grande afin que je comprenne, que je comprenne, et que je sache et que je n'oublie jamais". Combien de fois Paul dit : « Afin que vous sachiez… », « Ignorez-vous que… », « Ignorez-vous que… », « Afin que vous sachiez… », parce qu'ils oubliaient ! Ils oubliaient la Parole ! Et pourtant, tout était accompli par Christ, tout était accompli en Christ. Par conséquent, plus nous allons passer du temps à méditer et à digérer dans un esprit de prière ce que nous sommes en Christ, quelle est notre position glorieuse en Christ, plus nous aurons la possibilité de marcher concrètement dans ses oeuvres parfaites. Et au moment où notre connaissance spirituelle sera totale, notre marche en Christ sera parfaite.

 

Prenez l'exemple de Moïse. Moïse élevé dans toute la sagesse des Egyptiens, etc. qui savait qu'il était Hébreux et qu'il avait reçu un appel de Dieu pour sauver son peuple, quand il a voulu servir Dieu par ses propres forces, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a tué un Egyptien et ensuite il s'est enfui devant la colère de Pharaon. Ce n'étaient pas des réactions très spirituelles. Il avait bien une connaissance de l'appel de Dieu pour lui, mais il utilisait les mauvais moyens. Il était charnel. Il a fallu que Dieu l'envoie quarante ans dans le désert pour qu'il meure à lui-même, qu'il ne soit plus rien du tout devant le Seigneur, que Dieu l'appelle et que Dieu l'envoie sauver son peuple. Car au travers de ses méditations dans le désert et de sa communion avec Dieu, il avait atteint vraiment une position spirituelle où il connaissait son néant devant Dieu et la grandeur de son Dieu. Quand Dieu l'appelle dans le buisson ardent, il dira : "Mais Seigneur, moi je suis incapable !" – "Vas-y, je serai avec toi" – "Seigneur, j'irai puisque tu m'y envoies, mais il faut que tu sois avec moi." Il avait une telle conscience à ce moment-là de son incapacité, qu'il faut que Dieu le pousse pour y aller. Avant, il y serait allé gros bras, et il y était allé gros bras, mais il avait fait une gaffe terrible, un meurtre, puis sa fuite devant Pharaon (qui représente Satan) !

 

Ceci signifie que plus nous allons dans les difficultés de notre vie, si nous les comprenons correctement et dans le désert que Dieu va permettre pour nous, plus nous allons nous approcher du Seigneur et d'une révélation plus profonde de son appel, de sa réalité à lui, de qui il est, de ce qu'il a fait de nous en Christ. Et plus notre coeur va s'ouvrir à notre incapacité personnelle et à la toute puissance de Dieu, si nous restons dans la foi en lui, comme Moïse. Moïse était lui resté dans la foi, mais pas les autres. Les Hébreux eux ne suivaient pas. Pourquoi ne suivaient-ils pas ? Pourquoi rouspétaient-ils dès qu'il y avait une difficulté ou un problème ? Pourquoi marchaient-ils dans la chair à chaque fois qu'ils avaient une diffculté ? La seule raison, c'est qu'ils ne connaissaient pas Dieu comme Moïse connaissait Dieu. Et parce qu'ils ne connaissaient pas Dieu, Dieu a été patient avec eux. Certes il les a châtiés, mais pas comme ils l'auraient mérité. Parce que Dieu s'était tellement manifesté à eux dans tous ses prodiges et ses miracles qu'il avait faits en Egypte et dans le désert, Dieu finalement a fini par dire : "Vous m'avez vu à l'oeuvre, vous auriez dû me connaître davantage. Vous m'avez vu à l'oeuvre dans tous ces actes de puissance où j'ai manifesté ma gloire, vous m'avez entendu et vu sur le Mont Sinaï comme un tonnerre et un feu ardent, que personne n'osait s'approcher, vous m'avez entendu, vous m'avez vu dans mes oeuvres, vous auriez dû vous approcher dans votre coeur de moi pour être comme Moïse. Vous ne l'avez pas fait, vous périrez dans le désert."

 

Donc vous voyez que les châtiments qui sont tombés sur le peuple ont été nombreux et fréquents parce que le peuple ne connaissait pas assez Dieu. Tandis que le châtiment qui est tombé sur Moïse qui connaissait bien Dieu, qui lui parlait face à face, en ami, le châtiment qui est tombé sur Moïse a été radical et beaucoup plus raide et dur parce qu'il a suffit à Moïse d'une seule parole de travers, quand il s'est mis en colère et qu'il n'a pas fait exactement ce que Dieu lui demandait. Au lieu de parler au rocher, il l'a frappé en colère. Apparemment, ce n'était pas grand chose. Si c'était quelqu'un du peuple qui ne connaissait pas Dieu qui avait fait cela, Dieu aurait été plus indulgent envers lui. Mais là, parce qu'il avait une grande connaissance de Dieu mais qu'il n'avait pas sanctifié Dieu devant le peuple, lui qui aurait dû avec sa connaissance le faire, il a été jugé plus sévèrement. Il n'est pas entré dans le pays de la promesse.

 

Je dis ceci pour nous montrer que plus nous avons cette révélation de la sainteté de Dieu, de la sainteté de notre position en Christ - qui est incomparable, unique, ce temps de la grâce est unique, la position de l'Epouse et de l'Eglise est unique -, plus nous avons cette révélation, plus nous aurons la possibilité de marcher droit comme Moïse le faisait dans une vie de tous les jours, mais plus la correction sera sévère si nous dévions. En finalité, le Seigneur dira dans Hébreux : « De quel pire châtiment croyez-vous que seront jugés dignes ceux qui auront foulé de leurs pieds le sang du Fils de Dieu et tenu pour profane le sang de l'alliance ? » Il ne veut pas parler d'un jeune Chrétien qui commence sa vie spirituelle et qui fait des gaffes, il veut parler de ceux qui auront été loin avec Jésus, qui auront été dans les profondeurs de Jésus, qui auront compris la puissance de l'Esprit du siècle à venir, qui auront participé à ces choses, qui auront compris ces choses et qui, après, auront péché volontairement. Pour ceux-là, il n'y a plus de repentance possible. Bien entendu le Seigneur, qui est un Dieu compatissant et miséricordieux, n'est pas là pour guetter la moindre de nos incartades afin de nous en punir systématiquement. Il a un coeur de père, mais un coeur de père saint ; Père saint ! C'est toujours comme ça que Jésus lui parle : Père saint ! Donc le Seigneur veut que nous utilisions tous les moyens qu'il nous donne pour marcher dans la sanctification.

 

La conclusion, c'est le rappel des moyens de grâce que Dieu nous donne pour marcher dans la sanctification. Ainsi dans la marche sanctifiée pratique, la première des choses que je rappelle et qui est importante, c'est que Jésus-Christ s'est sanctifié pour nous et que nous devons constamment avoir cette vérité dans le coeur. Jésus-Christ s'est sanctifié pour nous, il nous a une fois pour toutes amenés à une sanctification parfaite par l'oeuvre de la Croix. C'est la base : Jésus-Christ s'est sanctifié pour nous.

Je résume ce que je viens de dire tout à l'heure, il nous a amenés une fois pour toutes à une sainteté parfaite par son sacrifice à la Croix. C'est sur cette base que nous devons prier pour que cette révélation pénètre et reste dans nos coeurs. C'est la base indispensable. Priez tous les jours pour ça, parce que je ne peux pas dire aujourd'hui : « Ça y est, je n'ai plus besoin de prier pour ça, j'ai compris. » On aura toujours besoin de pénétrer davantage dans les profondeurs de l'oeuvre de Jésus et de l'oeuvre de la Croix.

 

Dans Jean 17, au verset 19, Jésus dit à son Père, à notre Père Saint : « Je me sanctifie (au présent, il dit : je me sanctifie) moi-même pour eux afin qu'eux aussi soient sanctifiés par la vérité. » La vérité, c'est Jésus et la vérité, c'est sa Parole. Donc la vérité joue un rôle fondamental dans le processus de sanctification. La vérité, c'est la connaissance personnelle du vrai Jésus de la Bible et pas du faux Jésus catholique ou orthodoxe ou des mouvements d'erreurs ou des sectes. Ce sont de faux Jésus qui ne sanctifient pas. Mais le vrai Jésus de Nazareth, le Fils éternel de Dieu, Dieu le Fils, il n'y en a qu'un, un seul vrai, c'est lui que nous devons connaître, que nous devons connaître au travers de sa Parole par le Saint-Esprit.

 

Donc Jésus s'est sanctifié et se sanctifie pour nous, mais il nous demande une condition, par la vérité, c'est-à-dire par la connaissance personnelle de Jésus et par la connaissance personnelle de sa Parole. Comment connaître personnellement Jésus ? En passant du temps avec lui. Comment connaître personnellement sa Parole ? En passant du temps avec sa Parole dans un esprit de méditation et de prière. Plus tu vas passer du temps avec Jésus, plus tu vas passer du temps avec sa Parole et plus tu vas connaître la vérité et la vérité va te sanctifier.

 

Ephésiens 4, verset 24, est aussi un verset extraordinaire ; les versets de la Parole sont tous extraordinaires, mais pour le thème que nous avons ce soir, celui-là est extraordinaire. Ephésiens 4 verset 24, je lis à partir du verset 20 pour le contexte : « Mais vous (vous Chrétiens, nous), ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ (vous voyez, appris. Appris, ça veut dire qu'il faut l'apprendre, on ne le connaît pas comme ça. Il faut apprendre Christ), si du moins vous l'avez entendu et si conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits (instruits par le Saint-Esprit et par ceux qui prêchent la Parole) à vous dépouiller eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses (il faut apprendre à se dégager complètement de toutes les pensées, les habitudes de ce vieil homme qui nous vient du passé et qui est pourri, qui est mort, qui est enterré dans le tombeau avec Jésus. Il faut apprendre. Et si vous avez appris quoi ?), a être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence (donc de votre intelligence spirituelle) et à revêtir l'homme nouveau (celui qui est créé parfaitement en Jésus), créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »

 

La vérité produit la justice et la sainteté. C'est pour cela que les mélanges sont tellement nocifs. Dans toutes les églises où on enseigne une Parole de Dieu mélangée, ce mélange ne va produire ni justice, ni sainteté. Pour que la justice et la sainteté soient produites, il faut que la vérité soit prêchée. Il faut que la vérité soit enseignée, il faut que nous recevions de Jésus et de sa Parole, par l'Esprit, la vérité, car c'est elle qui produit la justice et la sainteté. Alors fuyons les mélanges. Contrôlons tout ce qui nous est enseigné. Fuyons les associations douteuses avec des Chrétiens mélangés dans le monde ou avec des Chrétiens qui vivent une parole qui n'est pas la vraie Parole de Dieu. Fuyons ces associations, bien-aimés. Quand je vois ce qui se passe dans certains lieux pas loin de chez nous où il y a en ce moment même des rencontres oeucuméniques entre catholiques et protestants et on va tous adorer le Seigneur alors que les uns sont remplis du culte marial et les autres de traditions qui n'ont rien à voir avec la Parole de Dieu. Tout ça dans l'amour et dans l'unité ! Faux amour, fausse unité, parce que la vérité n'est pas au centre. Et si la vérité n'est pas au centre, il faut fuir ces choses. Fuyons ces choses. C'est de la séduction et de l'illusion de croire qu'on va pouvoir trouver Dieu dans ces rencontres-là. On risque plutôt d'être contaminé par l'erreur et la séduction qui grandit.

 

N'oublions jamais non plus cette autre vérité fondamentale, c'est que le sang de Jésus-Christ sanctifie. Au coeur du travail de sanctification de Jésus, il y a la vérité, mais il y a aussi la puissance de son sang précieux et pur, toujours disponible pour effacer le péché quand nous le confessons. Et nous aurons toujours besoin de le confesser parce que nous avons encore des chutes et des manquements, jusqu'au moment où nous pourrons vraiment marcher dans la perfection manifestée, et même là, le sang de Jésus nous couvrira, nous protègera.

 

Le sang de Jésus a le pouvoir de sanctifier. Dans Hébreux 13, au verset 12, il est écrit : « C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui hors du camp en portant son opprobre. » Le sang de Jésus a une puissance glorieuse et merveilleuse de sanctification. Ne nous privons jamais de la puissance du sang de Jésus.

 

Ensuite, la Parole de Dieu nous sanctifie puisqu'elle est la vérité. Dans Jean 17, au verset 17, Jésus prie : « Père, sanctifie-les par ta parole : ta parole est la vérité. » Sanctifie-nous par la vérité, Seigneur, ta Parole. Toujours la vérité, dans 2 Thessalonissiens 2:13 : « Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et la foi en la vérité. » Si la Parole de Dieu sanctifie, elle ne le fait qu'à une condition : que nous ayons foi en elle, alors qu'il y a tant de Chrétiens qui lisent la Parole avec incrédulité. Ça rentre par une oreille, ça sort par l'autre. La Parole nous sanctifie si elle est reçue dans un coeur honnête et bon. Rappelez-vous la parabole du semeur. La Parole est une semence si elle entre dans un coeur honnête et bon qui croit, elle va produire une merveilleuse récolte pour le Seigneur. « Sanctifie-les par ta parole », sous-entendu à condition qu'ils croient. Il va de soi pour le Seigneur que ses brebis vont croire.

 

Autre moyen de grâce : dans ce même verset, il est dit « par la sanctification de l'Esprit ». Le Saint-Esprit sanctifie. Il nous est donné par le Seigneur dans ce but précis, pour accomplir son plan parfait. C'est le Saint-Esprit qui nous conduit dans la vérité de la Parole, c'est le Saint-Esprit qui nous révèle la vérité de la Parole, c'est le Saint-Esprit qui nous révèle les erreurs, les mensonges, etc. par les dons spirituels qu'il nous donne. C'est le Saint-Esprit qui nous conduit dans toute la vérité et qui nous sanctifie parce qu'il est le Dieu saint. Il est représenté par de l'huile, et l'huile était vraiment le symbole de l'onction de sanctification qui était sur les lévites. L'huile était toujours appliquée après le sang. On oignait le sacrificateur en apposant d'abord le sang sur lui, et au-dessus du sang, on mettait l'huile. Vous verrez ça dans le livre du Lévitique, au chapitre 8. L'huile est toujours sur le sang. Si nous avons la connaissance de la puissance du sang de Jésus, nous serons dans des dispositions qui permettront au Seigneur de faire agir l'huile du Saint-Esprit sur nous et de recevoir l'onction de l'huile, c'est-à-dire de la sainteté de l'Esprit sur le sang de Jésus.

 

D'où l'importance du baptême du Saint-Esprit, car c'est le baptême de l'Esprit de sainteté, le baptême du Saint-Esprit, qui est la présence de la plénitude de l'Esprit de sainteté dans nos vies, qui doit produire des fruits de sainteté dans nos vies. Puisque Dieu donne son Saint-Esprit à ceux qui le demandent et à ceux qui lui obéissent, si j'ai dans le coeur toujours cette parole constante : - Seigneur me voici pour faire ta volonté, alors le Seigneur me remplira toujours plus de son Esprit. Et comme c'est un Esprit de sainteté et de vérité, je peux être sûr que j'aurai là une garantie supplémentaire pour croître dans la sanctification par la vérité et par l'accroissement de la présence de l'Esprit en moi.

 

Le pain et le vin sanctifient : encore un autre moyen de grâce. Le pain et le vin sanctifient parce que la sainte cène est une ordonnance commandée par Jésus pour nous, pour commémorer sa mort à la Croix jusqu'à ce qu'il revienne. Par conséquent, le pain et le vin sont prévus par Jésus comme signes concrets de la sanctification qui doit m'animer en attendant le retour du Seigneur, en pensant constamment à la Croix et à son oeuvre. C'est le but de la sainte cène. C'est de me maintenir dans la sanctification en pensant constamment à l'oeuvre de la Croix et en pensant constamment à Jésus qui revient bientôt, pour être prêt. Et en même temps, en prenant ce pain et ce vin, je participe au corps et au sang de Jésus-Christ, donc je participe à ce que l'Ancien Testament a appelé des choses très saintes, qui sanctifient par leur absorption même, quand elles sont prises dans la foi bien-sûr. Je ne parle pas ici d'un sacrement comme cela est enseigné dans le catholicisme : ce sont seulement du pain et du vin, mais comme nous les prenons dans la foi au Fils de Dieu, et que c'est une ordonnance concrète qui repose sur des espèces matérielles, je communie à son corps et à son sang en esprit, et je participe donc à l'absorption spirituelle d'une chose très sainte, c'est-à-dire le corps et le sang de Jésus qui me sanctifie et qui me maintient dans la sanctification. C'est important de le comprendre et ne pas nous priver de la cène. C'est un moyen profond et puissant de sanctification que le Seigneur nous donne, à condition qu'il soit fait avec un coeur honnête et pur et comme il le demande.

 

L'obéissance aussi sanctifie. Tout ce que je viens d'exposer n'aurait aucune valeur si cela était fait de manière légaliste et extérieure. Si on l'apprenait par coeur, ça n'aurait aucune valeur. Mais l'obéissance de coeur sanctifie. Je vous lirai simplement deux courts versets dans Nombres 15 : 40 : « Vous vous souviendrez de mes commandements, vous les mettrez en pratique et vous serez saints pour votre Dieu. » Vous vous souviendrez de ses commandements et vous les mettrez en pratique, nous sommes bien ici dans le domaine de l'obéissance ; le souvenir, la mise en pratique et la sainteté. Il y a une sanctification dans l'obéissance qui vient du fait que quand on obéit aux commandements du Seigneur, on obéit au Seigneur lui-même. Obéissant au Seigneur, on a son approbation et sa présence sur nous. Chaque fois que nous désobéissons, nous quittons le domaine de la sanctification momentanément. L'obéissance sanctifie.

 

Puis enfin, le fait de livrer nos membres au Seigneur sanctifie. Dans Romains 6, au verset 19, nous lisons : « De même qu'auparavant vous aviez livré tous ces membres (les mains, les pieds, les yeux, les oreilles, la langue, tout !) comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité (c'est-à-dire au péché), pour arriver à l'iniquité (le fait de livrer nos membres au péché nous faisait arriver en plein dans l'iniquité, dans le péché), maintenant, livrez vos membres comme esclaves à la justice pour arriver à la sainteté. » Je dois comprendre que mon corps est le temple du Saint-Esprit et je dois livrer mon corps entièrement, évidemment tout mon être, esprit, âme et corps, mais là il parle de l'importance qu'il y a à livrer ses membres comme esclaves à la justice du Seigneur, pour parvenir à la sainteté. Il le dit bien. Si nous livrons nos membres comme esclaves à la justice, nous arrivons à la sainteté. Rappelez-vous ce que dit Jacques. Il dit que la langue est le plus petit des membres, mais celui qui arrive à maîtriser la langue est un homme parfait. Donc ce petit membre qui est la langue doit être livré au Seigneur. Plus aucune parole impure, plus aucune parole douteuse, plus aucune plaisanterie douteuse ou stupide, plus aucune parole légère ne doit sortir de ce membre si je le livre entièrement au Seigneur, et si je ne reprends pas mon don aussitôt après lui avoir donné : "Seigneur, je te donne ma langue !" On se tient bien avec les frères et soeurs pendant les moments de réunion spirituelle, et puis dès que la réunion est finie, bla bla bla... Les médisances, les impuretés, les paroles impies. Finalement, on n'a rien livré du tout au Seigneur ! Il faut livrer ce premier membre qui est la langue pour qu'elle soit entièrement consacrée au Seigneur et qu'il ne sorte plus de notre bouche que des paroles de Dieu.

 

Vous devriez essayer, par exemple pendant une journée, de vous engager devant le Seigneur en disant : « Seigneur, pendant cette journée, uniquement une journée, je ne prononcerai que des paroles de Dieu. » Essayez un jour. Essayez de dire : « Seigneur, je vais arrêter toute parole futile, vaine, bêtise et je ne prononcerai que des paroles qui viennent de toi, c'est-à-dire des paroles pures, des paroles qui viennent de la Bible, des paroles d'exhortation, des paroles de sainteté qui viennent de Dieu. Essayez de le faire un jour. Bien-aimés, si vous y arrivez un jour, vous y arriverez deux. Si vous y arrivez deux, vous y arrivez toute votre vie parce que vous aurez appris à garder un contrôle immédiat en disant : - Maintenant, je sais qu'il faut que je contrôle tout ce qui sort de cette bouche, constamment, avec quelque personne que je sois, même des gens du monde qui sont en train de plaisanter grossièrement autour de moi. Je suis là, j'observe et je ne laisse rien sortir que des paroles de Dieu.

 

Ce membre-là, la langue, est capital mais il y a un autre membre qui est essentiel à livrer. Ils sont tous essentiels à livrer : mes mains, mes yeux, mes oreilles, mes pieds, tous, mais il y a un membre que je dois aussi livrer au Seigneur, c'est le sexe. Je le dis sous l'onction du Seigneur parce que je sais les ravages que ce membre fait dans le monde et dans l'Eglise, c'est donc pour cette raison que j'en parle sous le sang de Jésus et sous l'onction du Seigneur. C'est un membre qui doit être entièrement consacré au Seigneur pour que le lit conjugal ne soit pas souillé, pour que les relations entre les jeunes ne soient pas souillées. Tout ce qui touche à la vie sexuelle doit être entièrement consacré au Seigneur : avant le mariage, pendant le mariage, après le mariage.

Quand il y a la mort d'un des conjoints ou quand la personne se retrouve seule, elle ne peut pas faire n'importe quoi. Paul dira aux veufs et aux veuves : « Tu es plus heureux si tu restes comme tu es. J'ai la pensée de Christ… ». Il ne dit pas qu'il leur interdit de se remarier. Ils peuvent, ce n'est pas interdit, mais il sous-entend : « Si tu veux être plus heureux, reste comme tu es. Tu seras moins distrait pour servir le Seigneur. ». Certains disent : "Ah oui mais la solitude, tu comprends, c'est dur à supporter !" La solitude n'est pas dure à supporter quand tu as Jésus avec toi, quand tu es rempli du Saint-Esprit, quand tu as Jésus dans ton coeur et dans ta vie ? Et mon corps tout entier doit être livré au Seigneur, et même l'extérieur de mon corps, comme il dit dans Tite : « Ayez l'extérieur qui convient à la sainteté. » Ce qui signifie que tout dans mon corps doit être sanctifié, que ce soit ma coiffure, mon habillement, mes vêtements. Non pas comme une oeuvre légaliste parce que je veux être religieux et paraître, mais parce que je sais qu'il y a un Dieu saint qui habite dans un corps qu'il veut sanctifier parfaitement. Je dois veiller en disant : "Seigneur, apprends-moi, là aussi. Tu vas me montrer par ton Esprit."

 

Ce ne sont pas des règles dictées par une église ou un pasteur qui m'obligeront à ne plus fumer, à ne plus faire ceci ou cela, mais c'est le Saint-Esprit en moi qui m'en donne le désir. Je dis : "Seigneur, je veux à tout prix que ce corps soit consacré à toi. Alcool, tabac, drogue, impureté sexuelle, tout cela doit disparaître du temple du Saint-Esprit. L'extérieur, c'est la coiffure, c'est le vêtement, c'est la manière de se comporter, c'est tout pour que je puisse montrer au monde qu'ici devant eux, il y a un temple saint et il y a un Dieu qui habite dans un corps.

 

Quand je dis : "livrer mon corps", c'est aussi le manger, le boire et les excès de table. Un Chrétien qui fait des excès de boisson, ou des excès de table, c'est un Chrétien qui n'a pas compris que son corps est le temple du Saint-Esprit. J'ai compris que mon corps est le temple du Saint-Esprit, je le tiens en bon état, autant que je le peux. Je sais que l'exercice physique est utile à peu de choses et que la piété est utile à tout, mais je vais faire en sorte que ce corps soit conservé en bon état pour le service du Seigneur en comptant sur sa grâce pour qu'il me préserve des maladies et des infirmités.

 

Le Seigneur nous demande d'affermir nos coeurs par la foi. Affermissons nos coeurs par la foi parce que tout est une question de foi dans l'oeuvre de Jésus et dans ce qu'il veut faire dans notre vie, je ne le répéterai jamais assez, la sanctification est une affaire de foi et pas une affaire de volonté d'abord. Une affaire de foi en Jésus, les yeux fixés sur Lui. Et le fait de croire affermit mon coeur dans la foi et dans la sainteté. Je dois faire ce qu'il me demande, c'est-à-dire : achever ma sanctification dans la crainte de Dieu, il le dit dans 2 Corinthiens 7. Quand je m'engage dans le Seigneur, j'ai compris que je suis sanctifié une fois pour toutes par le sacrifice de Jésus, mais je comprends aussi que je dois marcher dans la sanctification pratique, donc je commence à le faire en apprenant tout de Christ. Il faut que j'achève et que j'arrive jusqu'au bout. Je ne dois jamais me dire : "Seigneur, je n'y arriverai jamais. Seigneur, tant que je suis sur cette terre, je ne peux pas y arriver !" Il me dit plutôt : « Ayant de telles promesses (au verset 1) bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit (purifions-nous. Ce n'est pas le Seigneur qui va le faire. Il a fait sa part, il a tout fait. Il m'a tout donné dans le sang, dans la Parole, dans son Esprit pour que je marche en conformité avec ce qui m'a été donné. Maintenant, il me dit : "Saisis-toi de ce que je t'ai donné et purifie-toi de toute souillure de la chair et de l'Esprit par la confession de tes péchés", mais par la foi en Jésus) en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » Achever veut dire : aller jusqu'au bout. Ne t'arrête pas en route. Sois ferme dans la foi, ne te laisse pas décourager par tes échecs. Ne te laisse pas décourager parce que tu pèches encore. Sache que tu as avec toi un Dieu qui acceptera ta faiblesse présente s'il voit la sincérité de ton cœur dans un désir de progresser. Il ne va pas laisser passer le péché, mais il te fera grâce pour ta faiblesse présente si tu la lui confesses d'un coeur sincère et si tu lui laisses voir que dans ton coeur, il y a le désir ardent d'arriver au bout et de lui obéir. Il te fera grâce et il te fera grandir pour que tu ne chutes plus.

 

« En achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » Vous voyez la place de la crainte de Dieu dans la sanctification ? Ne faisons pas du Seigneur le copain-copain à qui on peut taper sur l'épaule et avec lequel on peut s'amuser comme des enfants qui s'amusent avec leur Papa. Dans le mouvement de Toronto, il est consenti que l'on peut pousser des cris d'animaux et se rouler par terre en hurlant, ou faire le chien ou le chat parce que papa céleste s'amuse avec ses enfants. On n'a pas compris ce qu'était la sainteté du Seigneur.

 

Je vais donc avoir cette crainte respectueuse du Seigneur dans l'amour d'un fils, d'une fille envers son Père et dans l'intimité en disant : "Seigneur, je n'oublierai jamais que tu es un Dieu saint et que devant toi, même si tu me fais grâce pour mes faiblesses, parce que je n'ai pas encore compris, je n'oublierai jamais que tu es un Dieu saint et que tu me demandes de ne pas faire n'importe quoi devant toi". Je veux achever ma sanctification totale dans la crainte du Seigneur.

 

Il va m'y aider par sa compassion et sa miséricorde, et il va m'y aider par un instrument qui s'appelle le châtiment : Dans Hébreux 12:6 nous lisons : « … Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils ». Dieu châtie pour me faire participer à sa sainteté. S'il voit que je n'ai pas compris suffisamment vite parce que je suis un peu négligent ou que je me laisse un peu trop aller dans des affaires qui lui déplaisent, il va me faire grâce, mais il va aussi me corriger et me châtier. Et dans la douleur et la souffrance du châtiment, il me fera comprendre que ma place n'est pas là, mais bien plutôt avec Lui, dans la sainteté.

 

Lisons dans le livre de l'Apocalypse, au chapitre 19, et au verset 6 : « Et j'entendis comme une voix d'une foule nombreuse, comme un bruit de grosses eaux, et comme un bruit de forts tonnerres, disant : Alléluia ! (pourquoi sont-ils heureux ? Pourquoi est-ce que cette foule est heureuse ? Elle est en présence de Dieu, de Jésus.) Car le Seigneur, notre Dieu tout puissant est entré dans son règne. Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse et donnons-lui gloire car les noces de l'Agneau sont venues et son Epouse s'est préparée (dans la sanctification), et il lui a été donné (voyez le don du Seigneur : elle s'est préparée, mais c'est quand même un don de Dieu. Elle s'est préparée, mais elle a reçu la grâce du Seigneur) de se revêtir d'un fin lin éclatant, pur, sans ride ni tache ni rien de semblable. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. » Voilà une sainteté parfaitement réalisée par un peuple d'hommes et de femmes obéissants qui ont compris l'oeuvre de la Croix. La Croix reste au centre de leur vie. En permanence, ils n'oublient jamais sa signification et sa réalité. Ils ont reçu toutes les grâces de Dieu, ils ont collaboré avec l'oeuvre du Seigneur de tout leur coeur. Ils ont achevé leur sanctification dans la crainte de Dieu, ils ont reçu tous les instruments de la grâce du Seigneur, ils ont marché dans la sanctification et maintenant, ils voient Dieu de leurs yeux et ils crient : Alléluia !

 

 

"Seigneur, je veux faire partie de ceux qui crieront avec cette foule : "Alléluia !" et de ceux dont il est dit : « Heureux ceux qui ont été jugés dignes de prendre part aux noces de l'Agneau. » Seigneur, je sais que tu es un Dieu saint, mais j'ai besoin de le savoir encore plus. Je te demande pour moi une révélation plus profonde de ta sainteté et aussi de tout ce que tu as fait en Christ afin que je puisse marcher dans ta sainteté parfaite. Seigneur, je me réjouis de savoir que tu as décidé pour moi ce plan merveilleux, pour chacun de tes enfants, de marcher dans ta présence tous les jours de la vie, dans la crainte du Seigneur et dans la sainteté, après avoir été délivrés de nos ennemis comme tu le dis dans l'évangile de Luc. Par Jésus, tu nous donnes la possibilité de marcher dans la justice et la sainteté tous les jours de notre vie. Et ce soir je veux simplement t'en bénir, Père saint ; je veux te demander de nous aider à marcher dans cette sainteté concrète et pratique, d'ouvrir constamment nos oreilles et nos yeux spirituels, nos cœurs, et de nous apprendre Christ. Aide-nous à apprendre Christ, Seigneur. Aide-nous à nous revêtir de cet être nouveau, cet homme nouveau que tu as créé dans une justice et une sainteté que produit la vérité. Seigneur, je t'en remercie dans le nom de Jésus. Amen !