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mis le 05/04/2005


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Faites disparaître toute trace de vieux levain



            Dans le livre des Proverbes, au chapitre 4 et au verset 20, il est écrit ceci : « Mon fils, sois attentif à mes paroles, prête l'oreille à mes discours, qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux ». L'auteur mentionne l'oreille, l'œil et l'attention. Nous avons parfois l'œil et l'oreille ouverts, mais l'attention est au zéro. Nous avons besoin des trois. Il commence par l'attention ; lorsque l'attention est bonne, l'œil et l'oreille sont ouverts. «... garde-les au fond de ton cœur ! » Jésus a dit que la Parole va se planter et porter du fruit chez ceux qui recevront ses paroles avec un cœur honnête et bon. Nos cœurs sont-ils honnêtes et bons ? Chacun peut répondre pour soi, et Dieu qui voit les cœurs, le sait. Il est dit au verset 22 : « Car c'est la vie pour ceux qui les trouvent, et c'est la santé pour tout leur corps ». Si ce soir, les yeux, les oreilles et les cœurs sont ouverts avec attention, la vie et la santé vont entrer.

 

            Je vais vous commenter quelques passages dans la première épître aux Corinthiens. Cette épître est remplie d'enseignements pour nous. La Parole de Dieu est là pour nous redresser, nous faire du bien, nous édifier, nous consoler et nous faire grandir dans le Seigneur.

 

            Je commence à lire au début de l'épitre, au chapitre premier et au verset 1 : « Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! » Paul dit à ces Corinthiens, qu'il a évangélisés lui-même, qui sont ses fils et filles spirituels : "Vous avez été sanctifiés en Jésus-Christ et appelés à être saints". De la même manière, le Seigneur nous dit : "Je t'ai sanctifié en Jésus". Voilà ta position en Jésus-Christ ! Quand tu viens à Jésus et que tes péchés sont pardonnés, effacés, le sang de Jésus-Christ te donne la justice de Dieu par la foi en Lui. Tu as été sanctifié par le Seigneur Jésus ; tu es appelé maintenant à devenir saint. Dans tout ton comportement, toutes tes paroles, tous tes gestes, toutes tes attitudes, tous tes actes, tu es appelé à être saint. Nous nous mesurons en nous comparant à Jésus-Christ. Si le Seigneur te pose la question : "Es-tu saint ?", tu ne vas pas te comparer à ton voisin ou à ta voisine ; tu trouveras toujours quelqu'un de plus mauvais que toi ! Ce n'est pas ce que le Seigneur veut. Le Seigneur veut que chacun se compare à Jésus qui est le modèle. Nous sommes tous appelés à être transformés à son image. Il est notre modèle. Quand je me compare à Jésus, sincèrement, dans la prière, je dis : "Seigneur, quand je me compare à Toi, je vois tout de suite où j'en suis dans ma marche avec Toi. J'ai été sanctifié avec Toi. Montre-moi si cette sainteté que Tu m'as donnée se traduit dans ma vie de tous les jours, dans mes paroles."

 

            J'entends parfois des Chrétiens, après des années de conversion, avoir un langage ordurier inimaginable, ou faire des choses épouvantables ! Pourtant lorsque je parle avec eux, ils ont fait une expérience avec Jésus, ils ont été pardonnés par Jésus, mais ils n'ont pas avancé dans la sanctification. « Sans la sanctification, personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12:14). Dieu nous dit : "Tu as été sanctifié par Jésus, je veux que cela t'imprègne tout entier, que ma sainteté t'imprègne complètement" .

 

            L'église de Corinthe faisait partie des premières églises du début de l'Eglise de Jésus-Christ. Mais ce n'était déjà plus comme l'église de Jérusalem du début de la Pentecôte. Lorsque vous regardez l'église de Jérusalem du début de la Pentecôte, vous voyez une effusion puissante du Saint-Esprit, des vies transformées, des frères et des sœurs qui démarrent avec le Seigneur "sur les chapeaux de roues", qui ont fait une expérience splendide. Plusieurs années se sont écoulées, et nous voyons dans cette église de Corinthe toutes sortes de désordres et de choses qui n'allaient pas. C'était aussi l'Eglise du début ; parfois nous disons : "Ah, mais l'Eglise primitive était merveilleuse !" Oui, c'était merveilleux au tout début du jour de la Pentecôte ou des mois qui ont suivi. Mais quand vous lisez l'épître aux Corinthiens vous vous rendez compte que tous les problèmes que nous voyons aujourd'hui dans nos églises étaient déjà là.

 

            Paul, apôtre de Jésus, parle à ses enfants spirituels avec amour mais avec fermeté pour les redresser et leur dire : "Cela ne va pas !" Après leur avoir fait quelques compliments au début, pour préparer son discours qui va suivre, il leur dit ceci au verset 4 : « Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâce à votre sujet ». Paul avait aussi des raisons de remercier Dieu pour eux, parce qu'ils étaient des hommes et des femmes sortis du paganisme, qui avaient accepté Jésus ; ils avaient fait quelque chose de merveilleux. A l'époque, Corinthe était une ville épouvantable, c'était une ville remplie de péchés ; c'était la Babylone spirituelle de l'époque. Il y avait des cultes abominables et sataniques, il y avait la prostitution. Toutes les horreurs du monde de l'époque étaient concentrées à Corinthe. De là, le Seigneur avait sorti un peuple qui Lui appartenait. Paul rendait grâce à Dieu pour tout cela. C'était merveilleux !

 

            Il dit : «  En Lui (en Christ), vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, en sorte qu'il ne vous manque aucun don ». Vous vous rendez compte ? Nous aimerions en dire autant dans beaucoup d'églises ! Ils ne leur manquait aucun don ; ils avaient le don des miracles, des paroles de connaissance, des paroles de sagesse, des prophéties, des parlers en langues, des interprétations, des guérisons, tout ! Aucun don ne leur manquait : ils avaient été comblés de toutes les richesses en ce qui concerne la Parole et la connaissance. Ils avaient des ministères de paroles, ils avaient l'enseignement de la Parole de Dieu, ils avaient la connaissance spirituelle, aucun don ne leur manquait. « ...dans l'attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ ».

            .

            Paul les encourage et leur dit : « Il vous affermira aussi jusqu'à la fin pour que vous soyez irréprochables au jour de Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur ». Voyez ce à quoi Jésus nous appelle. Il nous appelle au salut, mais Il ne s'arrête pas là. Il veut que nous ayons non seulement nos péchés pardonnés mais que nous marchions dans la sanctification et que nous arrivions à la communion du Fils de Dieu. C'est beau la communion ! Cela vous est déjà arrivé d'être en pleine communion avec quelqu'un sur cette terre ? C'est très rare, c'est très très rare, même entre maris et femmes chrétiens. C'est le but du Seigneur et c'est à cela qu'Il nous conduit si nous sommes fidèles. Dans l'Eglise de Jésus, une vraie communion entre deux Chrétiens est très rare ! Je ne parle pas de l'amour que nous devons nous donner les uns aux autres. L'amour n'est pas si rare que cela, bien qu'il devienne de plus en plus rare dans la fin des temps. Mais la communion dans l'Esprit, entre deux Chrétiens, est quelque chose de rare. C'est quelque chose que Jésus voudrait voir chez tous les Chrétiens.

 

            Si toi mon frère, ma sœur, tu développes ta relation personnelle avec Jésus pour être en communion avec Lui, tu es déjà prêt à entrer en communion avec les autres. Si tu es en communion avec le Fils de Dieu, si ton voisin ou ta voisine est aussi en communion avec Jésus, le Fils de Dieu, alors voilà deux personnes qui vont être en communion l'une avec l'autre. Si nous n'avons pas assez de communion dans les couples, entre frères et sœurs, c'est parce que nous-mêmes, ne sommes pas en communion avec le Fils de Dieu. Si nous étions, chacun pour notre part, en communion étroite avec Jésus, le Fils de Dieu, nous serions remplis de sa vie, nous serions en communion parfaite les uns avec les autres dans l'amour du Seigneur, dans la lumière, dans la sainteté.

 

            Vous voyez donc l'appel de Jésus pour chacun de nous, en particulier. Nous pouvons commencer de grandes œuvres, l'évangélisation ou autre, des choses qu'il faut faire, bien-sûr, mais pour Dieu, le plus important, c'est que nous soyons en communion avec Jésus, son Fils. Si nous ne sommes pas en communion avec Jésus, toutes nos œuvres seront faites plus ou moins dans la chair ou totalement dans la chair. Elles ne vont pas vraiment produire du fruit comme Jésus le voudrait. Jésus était en parfaite communion avec son Père. Peu de disciples étaient en communion avec Jésus ; Jean l'était peut-être, il avait vraiment reçu la révélation de l'amour de Dieu, et pourtant il a voulu faire tomber le feu du ciel sur ces Samaritains qui ne voulaient pas les recevoir. Voyez la transformation que Jésus a faite dans son cœur ! Il n'y avait pas beaucoup de disciples en communion avec Jésus. Ils ont été formés trois ans par Jésus, tous les jours. Et jusqu'à la fin, ils étaient toujours en train de se disputer pour savoir lequel était le plus grand ou lequel allait être le chef parmi eux, d'autres choses aussi puériles, aussi enfantines que cela !

 

            Il a fallu attendre le jour de la Pentecôte pour que les disciples soient vraiment changés. Que s'est-il passé le jour de la Pentecôte ? Ils ont été remplis du Saint-Esprit, ils ont été sanctifiés d'un coup ! Ils n'étaient plus les mêmes ! C'est cela qu'il nous faut ! C'est cela qui nous manque : la communion avec Jésus, le Fils du Père, en étant remplis du Saint-Esprit. C'est le Saint-Esprit qui nous permet d'être en communion avec le Père et le Fils. Sommes- nous satisfaits de notre état spirituel actuel ? Pour ma part, je dis non. J'ai la joie du salut, je suis heureux d'être avec Jésus, mais je ne suis pas satisfait de ce que j'ai maintenant. Je veux une communion plus profonde avec Jésus, et avec mes frères et sœurs. Nous souffrons de ne pas être en communion les uns avec les autres. Jésus souffre de ne pas être en communion avec toi, et avec moi. Il a créé des enfants, des fils et des filles qu'Il a fait naître de nouveau pour être en communion avec Lui, pour être en communion entre eux ! C'est beau, c'est merveilleux d'être en communion avec Jésus, de sentir qu'il n'y a aucun nuage, que je suis dans la lumière du Seigneur, dans la paix et dans la joie du Seigneur ! Je sais que le Seigneur travaille dans mon cœur et dans ma vie, je n'ai pas encore atteint la perfection, mais je sais que Dieu travaille !

            

            Après cette introduction où Paul les a loués pour tout ce qu'ils avaient, en rendant grâce à Dieu, il dit, au verset 10 : « Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment ». Le même esprit, c'est le Saint-Esprit, le même sentiment, c'est l'amour de Jésus-Christ. Paul leur disait : "Je vous exhorte, je vous supplie de tenir le même langage et de ne pas avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même Esprit". Ils avaient tous reçu le Saint-Esprit, mais ils n'étaient pas unis dans cet Esprit et dans un même sentiment . Pourquoi disait-il cela ? « Car, mes frères, j'ai appris à votre sujet, par les gens de Chloé, qu'il y a des disputes au milieu de vous ! » Cela vous arrive-t-il d'avoir des disputes parmi vous ?

 

            « Je veux dire que chacun de vous parle ainsi : Moi, je suis de Paul ! - et moi, d'Apollos ! - et moi de Céphas ! - et moi de Christ ! - Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous? ». Il y avait des divisions, ils se chamaillaient entre eux ! "Oh, moi, je préfère Paul, il parle mieux ! - Non, Apollos m'apporte plus ! - Mais non, tu as tort, c'est Pierre, c'est lui qui était le premier des disciples avec Jésus, c'est celui-là qu'il faut suivre ; quand il parle, on a une onction plus grande ! ". Paul finit par leur dire : "Mais ils sont tous à vous, ceux-là ! Qu'avez-vous à vous disputer ? Vous avez Paul, Apollos ; chacun a quelque chose à vous apporter. Remerciez plutôt le Seigneur, et prenez tout ! Pourquoi vous disputez-vous les uns les autres à cause de cela ?" Cela enclenche une dispute, la dispute aboutit à un manque d'union et on n'est plus dans l'amour du Seigneur.

 

            Nous devons nous dire la vérité quand nous sommes frères et sœurs dans le Seigneur ; la vérité dans l'amour. Mais il ne faut pas se disputer pour autant ! Je regarde le modèle qui est Jésus. Je peux être relativement satisfait si je me compare à la moyenne de l'Eglise de Jésus-Christ en me disant : "Finalement, ce n'est pas si mal !", mais le Saint-Esprit me ramène toujours au modèle parfait qui est Jésus. Il veut changer nos cœurs pour nous rendre parfaits, parfaits pour le jour de Christ.

 

            Au verset 17, Paul met l'accent sur un point très important : « Ce n'est pas pour baptiser que Christ m'a envoyé ». Paul sait bien qu'il faut être baptisé, mais son rôle d'apôtre n'est pas essentiellement de baptiser, « c'est pour annoncer l'Evangile, et cela sans la sagesse du langage pour que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine ». Vous voyez que la Croix de Christ, c'est la puissance de Dieu pour le salut de tous ceux qui croient, c'est la puissance de Dieu pour tuer la chair, ses passions et ses désirs. C'est à la Croix de Jésus que tout se règle. Qu'est-ce qui provoque les disputes ? C'est la chair ! Paul va le dire un peu plus loin, c'est le caractère charnel des Corinthiens, c'est leur « moi » qui n'avait pas été crucifié. Chacun défendait son opinion envers l'autre. Quand deux « moi » non crucifiés se disputent, cela fait déjà une secte de plus. C'est ainsi que cela commence : deux « moi » se disputent, aucun des deux ne veut céder, alors on se sépare et on crée chacun son mouvement.

 

            Paul dit que la sagesse du langage des hommes annule l'œuvre de la Croix : « ... sans la sagesse du langage (des hommes), pour que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine ». Vous voyez que toute l'œuvre de la Croix de Christ peut être rendue vaine, c'est-à-dire qu'elle ne sert strictement à rien, si on remplace la sagesse de Dieu par la sagesse des hommes. La sagesse de Dieu, c'est de nous ramener toujours à l'Evangile, à la Croix, au renoncement à nous-mêmes, à nos droits, à notre volonté personnelle. C'est ce qui manquait aux Corinthiens ; ils avaient renoncé à leurs péchés en venant à Jésus, mais ils n'avaient pas tout donné à Jésus pour que leur « moi » soit tué à la Croix. Leur « moi » était encore bien vivant, et cela provoquait des disputes, des manques d'unité, des manques d'amour, comme toujours. C'est leur « moi » qui n'était pas tué. Paul était venu annoncer la Croix de Christ, la mort de Christ pour le salut de nos péchés. Il faut absolument que tout soit réglé au milieu de nous, au milieu de tout le peuple du Seigneur : notre mort en Christ, la mort de notre chair si mauvaise. C'est la chair vivante qui crée tous les problèmes car dans la chair vivante, il y a l'orgueil, la folie des hommes, la sagesse des hommes. Tout le mal que l'on voit dans l'Eglise aujourd'hui est causé par une chair qui n'a pas été crucifiée. La Croix a été rendue vaine, parce qu'on n'a pas prêché la Croix, on a prêché la sagesse des hommes.

 

            Il dit, au verset 18 : « Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu ». L'œuvre de la Croix ne s'arrête pas au moment où nous avons accepté Jésus, elle doit se continuer tous les jours de notre vie pour que la puissance de Dieu se manifeste dans notre vie, tous les jours. Si nous laissons la Croix derrière, si nous ne nous occupons pas de la Croix de Jésus et de notre croix, alors la chair va recommencer à se manifester. « Aussi est-il écrit : Je détruirai la sagesse des sages ». Toute la sagesse des sages n'a qu'un seul but : éviter la Croix ! On va parler de tout dans l'Eglise de Jésus, on va parler d'amour, on va dire qu'il ne faut pas se juger, il faut s'aimer les uns les autres, il faut faire du bien, etc. Mais on va laisser la Croix de côté. On ne prêche plus du tout la Croix dans beaucoup d'églises.

 

            Lorsque nous réalisons ce que Jésus a fait à la Croix et ce qu'Il a fait dans nos vies par son sacrifice à la Croix, tout se règle. C'est à la Croix que tous les problèmes se règlent. Il est dit que nous sommes morts en Christ, quand Lui est mort, et nous sommes ressuscités avec Lui. Cela devrait être prêché tous les jours jusqu'à ce que ce message entre au fond du cœur, jusqu'à ce que nous le recevions par la foi et que nous le mettions en pratique ! Il faut que notre chair meure complètement ! Elle est encore trop vivante ; la moindre dispute dans l'église ou dans un couple est causée par une chair qui n'est pas tuée.

 

            Il y a une grande différence entre une dispute causée par une chair qui n'est pas tuée, et une dispute qui est la conséquence d'une action du Saint-Esprit. La présence de Jésus suscitait des disputes de la part de Pharisiens ou de ceux qui ne voulaient pas L'accepter. Il annonçait la Parole et cette Parole provoquait des réactions mauvaises de la part de ceux qui ne voulaient pas l'accepter. Ce genre de disputes, nous ne pourrons jamais l'éviter. Mais les disputes entre Chrétiens sont causées par le fait qu'une des deux personnes (ou les deux) ne veut pas céder. La chair n'a pas été crucifiée et entraîne ces réactions charnelles que nous connaissons bien. Jésus veut nous débarrasser complètement de tout cela . Il veut nous rendre conscient du problème pour chacun de nous. Peux-tu voir le degré de crucifixion de ta chair ? Le Saint-Esprit va s'employer à te le montrer si tu le désires.

 

            Au verset 26, il dit : « Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés, il n'y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles ». Ce message de la Croix a touché en priorité les humbles, les simples, les petits, ceux qui étaient déjà des "moins que rien", ceux qui étaient considérés comme rien du tout, beaucoup d'esclaves, de personnes qui n'étaient pas considérées par la société de l'époque. Il y avait peu de nobles, peu de riches parce que les nobles et les riches étaient contents de leur sort et disaient : "Tout ceci n'est pas pour nous !". J'ai rencontré parmi les puissants de ce monde une personne qui m'a dit : "Mais Monsieur, l'Evangile n'est pas pour moi ! L'Evangile, c'est pour les petits, les riens du tout !". Il était grand, il était puissant, il pensait qu'il n'avait pas besoin de l'Evangile ; c'était pour les petits, les pécheurs, les vilains... Quel aveuglement ! Ces Corinthiens étaient donc méprisés par leur entourage, ils avaient trouvé refuge dans l'amour de Jésus, dans le pardon de leur péchés. Mais ils n'avaient pas encore pleinement réalisé que malgré tout, eux aussi avaient besoin d'être libérés de leur chair mauvaise.

 

            Au chapitre 2, Paul leur dit : « Pour moi, frères, quand je suis allé chez vous, ce n'est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse (Paul avait reçu une formation de théologien ; mais quand il parlait, il le faisait dans la puissance de l'Esprit, il ne faisait pas de beaux discours théologiques) que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié ». A nous aussi, le Seigneur nous parle et nous dit : "Je ne veux rien savoir d'autre chez vous que Jésus-Christ crucifié". S'il y a autre chose, il n'y a pas la paix, ni l'amour, ni la joie. La chair se manifeste et l'œuvre de Jésus qu'Il a accomplie par sa crucifixion, l'œuvre de la Croix dans nos vies n'est pas manifestée au milieu de nous. Paul leur disait : "Il n'y a rien d'autre qui m'intéresse, je ne veux rien savoir ici parmi vous. Arrêtez vos discussions théologiques, arrêtez vos beaux discours, votre connaissance et vos dons, il ne vous manque rien de tout cela, mais il vous manque la Croix. Il vous manque l'œuvre de la Croix, il vous manque la crucifixion, je ne veux pas entendre parler d'autre chose que de Jésus-Christ crucifié. Vous n'avez pas encore compris la profondeur de ce que Jésus a fait en mourant sur la Croix, vous n'avez pas intégré dans votre vie l'œuvre de la Croix. Vous n'êtes pas morts en Jésus-Christ".

 

            Paul était mort, lui. Il dit : « Moi-même j'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement ». Non pas qu'il était faible charnellement, mais il s'appuyait seulement sur la force du Seigneur. Il savait que de lui-même, il ne pouvait rien faire. Je suis incapable d'apporter quoi que ce soit de bon de moi-même. Si je ne me livre pas entièrement à Dieu pour que ce soit Lui qui travaille au travers de moi, si c'est moi qui le fais, ce ne sera pas du bon travail. Je dois me livrer entièrement à Dieu en disant : "Remplis-moi parce que je suis incapable". Quand j'entends un frère ou une sœur me dire : "Moi, je me sens complètement incapable", je me réjouis, parce que je dis : "Seigneur, c'est quelqu'un que Tu vas pouvoir utiliser".

 

            Ne t'arrêtes pas à ton incapacité, il faut que tu laisses la capacité du Seigneur te remplir. Si tu dis : "Je suis incapable, je n'arrive à rien, je ne ferai rien de bon", tu n'es pas dans la foi en la puissance de Dieu qui va te ressusciter des morts. Il faut que tu agisses par sa puissance. Lorsqu'un Chrétien me dit : "Moi, je suis capable, je peux y arriver tout seul !", je me dis qu'il va s'attirer des ennuis ! Un jour, il arrivera devant un mur, et quand il aura compris qu'il n'est capable de rien de bon sans Jésus-Christ, il va enfin Lui abandonner toute sa vie et dire à Dieu : "Seigneur, entre dans ma vie". Jésus se sert des incapables pour leur donner sa capacité.

 

            Au verset 4 : « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur des discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance ». Quand Paul parlait, le Saint-Esprit agissait avec puissance pour transformer les gens qui entendaient et qui avaient leur cœur ouvert. Il y avait des manifestations de la puissance de l'Esprit, pour que « leur foi soit fondée non sur la sagesse de hommes mais sur la puissance de Dieu ».

 

            Au verset 12, il dit : « Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce ». Méditons un instant ce qu'il dit : Nous avons reçu l'Esprit de Dieu pour que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Il y a beaucoup de Chrétiens qui ne savent même pas qu'ils sont héritiers d'une fortune colossale, la fortune de Dieu. Ils sont héritiers ; ils ont dans leur compte en banque céleste une immense fortune et ne le savent pas. Ils ne puisent pas dans ces richesses spirituelles d'en haut ; ils ne le savent pas. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas laissé l'Esprit de Dieu les convaincre de ces choses. Ils ont négligé de recevoir du Saint-Esprit la révélation de ce qu'ils ont en Dieu. Je relis ce passage : « Nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais nous avons reçu l'Esprit qui vient de Dieu ». Pourquoi Dieu nous a-t-Il donné cet Esprit ? « Afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données ». Il faut que nous connaissions ces choses que Dieu nous a données : notre position en Christ, ce que nous sommes en Christ, ce qu'Il veut faire de nous en Lui, ce qu'Il va faire certainement si nous croyons. Pour cela, nous avons besoin de la révélation du Saint-Esprit. « Et nous en parlons, non avec les discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles ».

 

            Paul parlait par le Saint-Esprit. Il employait sans doute des mots tout simples, mais ces mots étaient remplis de la puissance du Saint-Esprit pour transmettre aux cœurs de ceux qui l'écoutaient les merveilles que Dieu leur avait déjà acquises en Jésus-Christ. Il dit : « Mais... », Ce petit « mais » est vraiment dur, c'est un « mais » d'avertissement. Là, Paul dit : Attention, je vais vous prévenir ! « Mais l'homme naturel (l'homme charnel, animal), ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui. Et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge ». Il les prépare à ce qu'il va leur dire, au chapitre 3 en leur disant : "Je suis venu vers vous avec un langage spirituel, appuyé par la puissance de l'Esprit de Dieu, mais je vous préviens que ces choses spirituelles, vous ne pouvez pas les comprendre si vous êtes dans la chair". L'homme naturel ne peut pas recevoir les choses de l'Esprit de Dieu, parce que c'est par la révélation de l'Esprit qu'on peut les recevoir.

 

            Si vous avez un état d'esprit charnel, vous allez bien apprécier ce que je vous dis maintenant mais cela ne produira aucun fruit dans votre vie. Cela ne va pas entrer profondément. Sur le moment, vous direz : "C'est très bien ce que j'ai entendu là !" Et trois jours après, il ne reste plus rien. Parfois, c'est seulement quelques heures après la réunion que tout est oublié. Cela n'a pas pénétré au-travers de la croûte charnelle.

            

            Au verset 15 : « L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, car il n'est lui-même jugé par personne. Car qui a connu la pensée du Seigneur pour l'instruire ? Nous, nous avons la pensée de Christ ». Quelle affirmation pleine de force, de vigueur et de hardiesse : « Nous avons la pensée de Christ ! ». Pensez-vous que Christ a des « privilégiés » auxquels Il va donner sa pensée, et les autres, Il va les laisser et ne rien leur donner ? Ce n'est pas le Jésus que je connais. Jésus que je connais veut donner sa révélation à tous ses enfants. Il veut tous les combler de sa révélation et ouvrir leurs yeux sur la richesse de leur héritage merveilleux, le salut, la guérison, la délivrance, tout ! En Christ, Il veut leur ouvrir les yeux sur tout !

 

            Comment se fait-il que certains n'aient pas les yeux ouverts ? Ce n'est pas par un caprice de Dieu. Paul en donne la raison, au chapitre 3 : « Pour moi, frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels ». Il leur dit : "Je vous ai parlé comme à des hommes charnels, vous avez tous les dons, vous avez la parole de sagesse, de connaissance, mais vous êtes charnels".

 

            Au verset 2, il dit : « Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide (non de la viande, c'est le terme exact dans le texte original), car vous ne pouviez pas la supporter (vous auriez dû pouvoir supporter la viande. Pourquoi ?) ; et vous ne pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels ». Ils avaient pourtant trouvé Christ, ils avaient accepté Jésus comme leur Sauveur. Ils avaient certainement reçu aussi le baptême du Saint-Esprit, ils avaient reçu les dons spirituels. Paul leur dit : "Vous êtes charnels ! Vous marchez dans la chair et par la chair. Vous ne pouvez donc pas recevoir les bonnes choses profondes de Dieu, la bonne viande spirituelle. Si vous écoutez les bonnes choses profondes de Dieu, vous n'allez pas pouvoir les digérer, cela ne va pas passer ! Je suis obligé de vous donner du lait". Paul le regrette, on sent qu'il y a de la tristesse, Paul devait se dire :  "Quand même, je les ai amenés au Seigneur, c'est moi qui suis leur père en Christ." « En effet, puisqu'il y a parmi vous de la jalousie, des disputes, n'êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas selon l'homme ? ». Il parle là des œuvres de la chair, bien sûr. Paul leur dit : "Il y a parmi vous de la jalousie, des disputes, vous êtes charnels, le Saint-Esprit ne peut pas faire son travail parmi vous, et vous avez en même temps tous les dons de la puissance de Dieu."

 

            Le premier enseignement que l'on peut en tirer, c'est que la puissance de Dieu et les manifestations de la puissance de Dieu (les guérisons, les miracles et les prodiges) peuvent très bien coexister avec une attitude charnelle dans la vie chrétienne. Ce n'est pas parce que vous voyez des églises où il y a « le feu du ciel qui descend » avec des miracles et des guérisons que c'est une garantie que les chrétiens dans ces églises, sont plus spirituels. Cela ne veut rien dire du tout sur le plan de la sanctification. C'était le cas des Corinthiens. Paul leur dit : "Vous êtes charnels, on doit vous nourrir au petit lait. Moi, Paul, ce qui m'intéresse avant tout, ce n'est pas que vous ayez tous les dons, mais plutôt que le fruit de l'Esprit soit produit parmi vous. Que vous soyez des hommes et des femmes spirituels pour recevoir les choses profondes de Dieu, pour glorifier Dieu par une vie sainte et une vie remplie de la puissance du Saint-Esprit. Voilà ce que moi, Paul, je recherche". Et c'est ce que Jésus recherche dans son Eglise.

 

            Il leur dit au verset 10 : « J'ai posé le fondement, comme un sage architecte (c'est lui qui les avait amenés au Seigneur), et un autre bâtit dessus (Apollos, Céphas, etc). Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus ». Il dit : "Faites bien attention à la manière dont vous allez bâtir votre vie chrétienne puisque vous êtes un édifice de Dieu." C'est Dieu qui bâtit, c'est sûr, et Il nous fait collaborer à son œuvre.

 

            Paul dit au verset 12 : « Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement (qui est Jésus-Christ), avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'œuvre de chacun sera manifestée ». Ta vie est fondée sur Jésus, tu as entendu le message de l'Evangile, tu as demandé pardon pour tes péchés, tu as commencé à bâtir ta vie sur le fondement qui est Jésus. A partir de là, tu peux bâtir avec des métaux précieux ou bien avec des matériaux qui ne valent rien du tout. Tu as les pierres précieuses, l'or, et de l'autre côté tu as la paille, le foin, le chaume, toutes ces choses qui ne valent rien. Sommes-nous en train de construire notre maison spirituelle et l'Eglise de Jésus avec des matériaux qui ne valent rien du tout, qui viennent de la chair, ou sommes-nous en train de les construire avec des pierres précieuses et le Saint-Esprit ?

 

            Il y a un jour où le feu de Dieu va descendre et brûler tous les matériaux qui ne valent rien. Il ne restera plus rien. Vous serez sauvés comme au travers du feu, d'accord, mais tout ce que vous avez construit sera brûlé, il n'y aura plus rien ! Vous allez arriver devant le tribunal de Christ, et vous verrez le feu consumer tout, il ne restera plus rien. Beaucoup de Chrétiens, de pasteurs et d'autres qui seront arrivés avec des montagnes de belles choses, approcheront cela du Seigneur en disant : "Regarde Seigneur, ce que j'ai fait pour Toi !" Tout sera réduit en cendres, plus rien ! Parce que cela avait été bâti dans la chair. Au verset 15 : « Il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu ».

 

            Au chapitre 4 et au verset 2, il dit : « Ce qu'on demande aux dispensateurs (les dispensateurs des mystères de Dieu), c'est que chacun soit trouvé fidèle ». Dieu cherche des cœurs fidèles. Il y a deux sens à fidèle, dans ce passage : premièrement, ceux qui sont attachés à leur Maître, qui ne Le lâchent pas, comme une femme fidèle est attachée à son mari. Deuxièmement, fidèle veut dire aussi plein de foi ! Dieu veut des cœurs qui croient en Lui, qui soient attachés à Lui et qui ne Le lâchent pas.

 

            Il dit au verset 5 : « C'est pourquoi, ne jugez de rien avant le temps jusqu'à ce que le Seigneur vienne, qui mettra en lumière tout ce qui est caché dans les ténèbres et qui manifestera les desseins des cœurs ». En ce qui me concerne, je préférerai que Dieu me révèle maintenant ce qu'il y a au fond de mon cœur plutôt qu'au jour du jugement ! Je préfère qu'Il le fasse aujourd'hui, c'est pourquoi je prie : "Seigneur, j'ai des choses à faire pour Toi, j'ai des relations à entretenir avec mes frères et mes sœurs, ma femme, mon mari. J'ai des choses à faire dans ce monde pour Toi, Seigneur. Sonde mon cœur dans ses profondeurs pour voir ce qu'il y a au fond et pour voir si je marche dans ton Esprit ou si je marche dans la chair. Si c'est moi qui fais les choses sans toi, ou si c'est Toi qui les fais au travers de moi".

            

            Au verset 18 du chapitre 4, il dit : « Quelques-uns se sont enflés d'orgueil, comme si je ne devais pas aller chez vous. Mais j'irai bientôt chez vous, si c'est la volonté du Seigneur, et je connaîtrai, non les paroles, mais la puissance de ceux qui se sont enflés. Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance. Que voulez-vous ? Que j'aille chez vous avec une verge, ou avec amour et dans un esprit de douceur ? ». Il ajoute au chapitre 5 et au verset 1 : « On entend dire généralement qu'il y a parmi vous de l'impudicité, et une impudicité telle qu'elle ne se rencontre pas même chez les païens ; c'est au point que l'un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d'orgueil ! Et vous n'avez pas été plutôt dans l'affliction, afin que celui qui a commis cet acte soit ôté du milieu de vous ! Pour moi, absent de corps, mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé... ». Certains nous disent : il ne faut pas juger. Paul dit : « J'ai déjà jugé... ». Nous avons le devoir de juger, mais dans l'Esprit, et nous devons dire : "Cela, c'est de l'abomination, je ne l'accepte pas", ainsi je juge. Ce n'est pas la même chose que de juger son frère en le calomniant et l'injuriant, en le condamnant ; ce jugement-là, Dieu n'en veut pas. Il ne faut pas juger dans le mauvais sens.

 

            Paul dit : « Moi, j'ai jugé... Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu'un tel homme soit livré à Satan  pour la destruction de la chair afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus ». Ce qu'il dit peut avoir plusieurs sens. « ...qu'un tel homme soit livré à Satan » pour qu'il meure physiquement et qu'avant de mourir, il ait le temps de se repentir et garder son salut. Et alors il va tellement être "mis sur le grill" par Satan qui va le faire souffrir, qu'il va se rendre compte que quelque chose ne va pas, et se tournera vers le Seigneur. Mais il va perdre sa vie. Ou bien, cela peut vouloir dire aussi qu'il va tellement souffrir entre les mains de Satan, qu'il va comprendre qu'il est dans la chair, qu'il marche dans la chair, et qu'il va se tourner vers le Seigneur pour être sanctifié, pour faire mourir sa chair et pour accepter d'obéir au Seigneur de bon cœur.

 

            Mais vous voyez que l'apôtre Paul, par la puissance de l'Esprit, n'hésite pas à livrer à Satan un enfant de Dieu qui marche dans la chair et dans le péché. C'est sérieux, c'est très sérieux ! Cela nous montre à quel point le Seigneur se soucie de notre marche par l'Esprit. Le Seigneur est comme "angoissé" de nous voir marcher par la chair, parce qu'Il sait ou cela nous mène... et Il n'hésite pas à agir. Si Paul l'a fait, croyez-vous qu'il l'a fait de sa propre initiative ? Il l'a fait parce qu'il était conduit par le Seigneur à le faire, puisqu'il dit : « Moi, au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus... ». Cela veut dire que c'était le Seigneur Jésus qui avait décidé de livrer ce frère à Satan pour qu'il souffre jusqu'à ce qu'il comprenne. Jésus le fait aujourd'hui dans son Eglise . Quand Il a épuisé toutes ses ressources et que son Esprit n'a pas persuadé ses enfants de marcher par l'Esprit, quand ils résistent et continuent à être charnels malgré tous les avertissements du Seigneur, il y a un moment où Jésus dit : "Je vois le danger que tu cours, tu n'as pas voulu écouter quand Je te parlais de ma voix douce par le Saint-Esprit dans ton cœur, maintenant, par amour pour toi, je te prends et je dis à Satan : Je te le livre". Et là, les ennuis commencent ! Bien sûr, Jésus reste le Maître, Il contrôle tout cela. Il n'attend qu'une chose, c'est qu'on se repente, qu'on change. Le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur. Il veut qu'on se repente et qu'on change. C'est aussi ce que Paul voulait pour ces Corinthiens!

 

            Il explique pourquoi au verset 6 : « Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ? ». Si tu gardes un peu de chair dans ta vie, tout le reste finira par être contaminé ! Il faut que ce soit réglé à 100%, une fois pour toutes, pour toujours ! Sinon tu vas traîner un peu de levain dans un coin de ta maison spirituelle, le levain finira par tout faire lever et tout sera contaminé ! « Faites disparaître... » (verset 7), cela veut dire : cesse de jouer avec ta chair, avec tes mauvaises réactions, ta colère, ton impatience, ta mauvaise humeur ; cesse de jouer avec cela, règle cela devant Dieu une fois pour toutes, fais disparaître le vieux levain sinon il va te contaminer ! Je ne dis pas que tu vas arriver à le faire disparaître du jour au lendemain, mais au moins, sois décidé à prendre le taureau par les cornes et à le tuer ! Car ce taureau-là te tuera si tu ne le tues pas ! Ce taureau de la chair est épouvantable, il est capable des pires choses ; la chair est capable des choses les plus démoniaques quand on la laisse faire. Ne croyez pas qu'Hitler et tous ceux qui ont commis toutes ces abominations contre le peuple Juif et les autres étaient des gens spéciaux. Ils étaient des hommes comme vous et moi ; ils ont laissé leur chair se manifester pleinement et les démons s'y sont mis. Toute la puissance de l'enfer s'appuie sur la chair des hommes. La chair des hommes est contaminée par le péché, il faut qu'elle soit mise à mort complètement. « Faites disparaître le vieux levain pour que vous soyez une pâte nouvelle puisque vous êtes sans levain (vous avez reçu une nouvelle nature qui est bien plus pure que ce vieux levain), car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité ». Est-ce que nous le mettons en pratique ?

 

            Ecoutez ce qu'il dit au verset 9 : « Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir de relations avec les impudiques (ceux qui se livrent à des actes de fornication) ». Aucune relation, que ce soit ton fils, ton oncle, ta tante, ton ami intime. Au verset 11, il dit : « Maintenant, ce que je vous ai écrit, c'est de ne pas avoir de relations avec quelqu'un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme ». C'est-à-dire avec quelqu'un qui se déclare frère et qui dit : "Moi, je suis chrétien, mais je continue à vivre dans la chair". S'il pratique encore une des œuvres de la chair, il est dit de ne même pas manger avec un tel homme. Paul parle d'un frère (ou d'une sœur) qui pratique sciemment une de ces oeuvres de la chair :

- l'impudicité : un langage ordurier, des pratiques impures, des plaisanteries impudiques ou sales.

- la cupidité : penser à l'argent, aux biens de ce monde.

- ravisseurs : ceux qui convoitent. Quand tu convoites dans ton cœur, tu finis par le prendre ou le voler.

- les idolâtres : qui sont passionnés par quelque chose d'autre que Jésus, le sport, la chasse, la pêche, les études, la réussite professionnelle. Les idolâtres sont tous ceux qui ont mis quelque chose avant Jésus.

 

            Si tu connais un frère (ou une sœur) qui pratique ces choses, va le reprendre entre toi et lui avec amour. Mais vraiment avec amour, pas avec un esprit de jugement et explique-lui qu'il y va de son salut s'il continue à pratiquer cela. Il va commencer par perdre toutes ses récompenses, et s'il continue à pratiquer ce péché, il va rétrograder et aller de plus en plus loin du Seigneur jusqu'au point où il peut tout perdre. Si je l'aime de l'amour de Jésus, je vais le lui dire, car c'est la volonté du Seigneur de lui dire. S'il ne reçoit pas ce que je veux lui dire, s'il se fâche, s'il continue à faire ces choses en disant : "Moi, je suis enfant de Dieu, laisse-moi tranquille, je fais ce que je veux", alors il me faut lui dire qu'il n'aura pas de relation avec moi.

 

            Chacun de nous ici, si nous n'avons pas conscience de la gravité de ce problème, d'éliminer de notre vie toute racine charnelle, nous allons garder du levain qui va prospérer, qui va se développer. L'attitude du Seigneur, notre attitude aussi, ne va pas être de rejeter systématiquement tous nos frères et sœurs dès que nous voyons le moindre petit défaut en eux, cela va être de voir s'ils désirent de tout leur cœur être débarrassés de ce problème ou s'ils sont négligents et s'en moquent.

 

            Si tu désires de tout ton cœur recevoir la sanctification, les bonnes choses du Seigneur, la visitation de Dieu, ce n'est pas du tout la même chose que si tu es léger, superficiel, que tu t'en moques pas mal et que tu continues à vivre une vie médiocre avec Jésus, parce que finalement, tu n'es pas consacré . Ce qui doit donc nous intéresser dans nos rapports les uns avec les autres, c'est de nous exhorter à être entièrement consacrés à Jésus. Un Chrétien qui n'est pas consacré est un Chrétien charnel à qui il va arriver les pires des difficultés. A partir du moment où l'on est consacré, on n'est pas nécessairement parfait, ce n'est pas une question de perfection mais de consécration de tout son cœur pour Jésus pour qu'Il fasse son œuvre.

 

            Ainsi nous pourrons nous soutenir les uns les autres, nous aimer sans nous juger. Je vais pouvoir discerner si mon frère, qui manifeste encore des tendances charnelles, en est profondément malheureux, affligé, s'il désire changer, s'il crie au Seigneur pour en être débarrassé. Je vais l'aider, je vais intercéder pour lui dans la prière et le Seigneur va agir. Ne soyons pas négligents en nous laissant vivre et en laissant faire la chair sans vouloir régler le problème au fond. Disons au Seigneur : "Je Te donne tout, fais ton œuvre en moi, fais ton œuvre de crucifixion de la chair. Je veux aller jusqu'au bout, ne t'arrête pas, Seigneur, même si cela me fait souffrir (parce que quand la chair est crucifiée, cela fait souffrir ) et le plus vite possible pour que je sois rempli de ton amour véritable, de ta paix, de ta joie. Que je sois une fontaine de vie pour les autres."

 

            Ne désirez-vous pas cela de tout votre cœur ? Moi, oui, et je dis : "Seigneur, je T'en supplie, montre-moi les choses charnelles en moi, ouvre mes yeux Seigneur. Je ne suis pas assez conscient de ce qu'il y a encore de charnel en moi, montre-le moi par ton Saint-Esprit et amène-moi à la Croix pour que ce soit cloué, et que je sois rempli de ton Esprit."

 

            « Otez le méchant du milieu de vous ». Le méchant n'est pas celui qui n'est pas encore parfait, le méchant est celui qui veut continuer à pratiquer les œuvres de la chair sans vouloir vraiment changer. C'est un danger public dans l'Eglise de Jésus ; et la plupart des églises en sont remplies. Je le dis parce que les apôtres ne font plus leur travail, les responsables ne font plus leur travail parce qu'eux-mêmes se sont laissés aller aux compromis et aux choses qu'ils ne peuvent donc pas reprocher aux autres. Je ne peux pas commencer à reprendre un frère ou une sœur si moi-même je pratique la même chose. Si je suis coléreux et méchant, je ne vais pas dire à mon frère : "Tu es coléreux !" Non, je vais d'abord régler mon problème devant le Seigneur et après je vais l'aider à régler le sien. Je vais enlever ma grosse poutre pour avoir l'œil suffisamment clair pour lui enlever la paille de son oeil.

 

            Paul continue avec toutes sortes d'exhortations, il montre aux Corinthiens l'importance de la vie crucifiée. En fait, dans cette épître,  tout se résume à l'importance de la vie crucifiée. Ensuite, au chapitre 7, il va parler des relations de couple,  au chapitre 8 des viandes consacrées aux idoles, aux chapitres 9 et 10 toute une série de choses et de points pratiques, au chapitre 11 il leur parle du voile, de l'obéissance de la femme, du mari, de la Sainte Cène, des dons spirituels..., mais tout cela doit être placé dans la perspective du début. Paul veut qu'au début, les choses soient réglées, et après, il va construire dessus quelque chose de solide ; on ne va pas construire sur du sable sinon tout va s'écrouler !

 

            Un peu plus loin, il continue par ce merveilleux chapitre où il parle de l'amour ; si nous avons réglé le début de l'épître, nous allons comprendre le chapitre 13 et ce qu'est vraiment l'amour de Jésus. Ce qui nous manque le plus à chacun, c'est l'amour de Jésus manifesté dans nos vies parce que tout le reste en dépend : la patience, la joie, la paix, sont les fruits de l'amour. Quand Paul leur parle de l'amour de Christ, il parle à des hommes charnels : "Ce qu'il vous faut, c'est le message de la prédication de la Croix." Donc quand je dis à quelqu'un ou quand je me dis à moi-même :  "Recherche l'amour", je dois d'abord dire : "Recherche la Croix". Tu ne peux pas manifester l'amour de Christ si tu n'es pas passé par la mort ; je ne peux pas manifester l'amour de Christ si je ne suis pas passé par la mort de la Croix, la mort de la chair. Sinon, mon amour va être mélangé à des réactions charnelles, et ce sera épouvantable : des reproches, des discussions, des disputes, des réactions mauvaises, des choses que nous voyons souvent dans l'Eglise et dans nos vies.

 

            Le Seigneur dit : "Stop ! Apporte ta chair à la Croix, comprends qu'à la Croix j'ai déjà réglé le problème. Crie à moi, reçois par la foi ce que je veux te donner, sois rempli de mon Esprit, tu vas pouvoir bâtir quelque chose de solide."

 

            Je lis au chapitre 16 et au verset 13 : « Veillez,, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous. Que tout ce que vous faites se fasse avec amour ». Paul termine son épître, au verset 22, en disant : « Si quelqu'un n'aime pas le Seigneur Jésus, qu'il soit anathème! » Anathème veut dire maudit, il n'hésitait pas à utiliser un langage fort. Entendez-vous aujourd'hui des pasteurs parler ainsi en s'adressant à leur église et disant : "Si quelqu'un n'aime pas Jésus, qu'il soit maudit ?" On dirait : "C'est un fou ! Vous n'avez pas été appelés à maudire mais à bénir, mais enfin cela ne va pas !" Mais Paul, apôtre de Jésus, par la volonté de Jésus, dit : « Si quelqu'un n'aime pas le Seigneur Jésus, qu'il soit maudit ! » Si nous n'aimons pas le Seigneur Jésus, nous restons sous la malédiction. Paul ne fait que confirmer ce qui se passe parce que Jésus a dit : « Voilà le commandement que je vous laisse : Aime ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces, de toutes tes pensées et aime ton prochain comme toi-même ». Je ne peux pas le faire si ma chair n'est pas crucifiée, si je ne suis pas venu à la Croix de Jésus pour que le sort de ma chair soit réglé pour toujours.

 

            Si je n'aime pas le Seigneur Jésus, je ne vais pas aimer sa Croix, ni la mort de ma chair ! Je vais garder ma chair vivante. Si j'aime le Seigneur Jésus, je vais me dépêcher de tuer toutes ces choses qui ont amené Jésus à la mort. C'est mon vieil homme qui a amené Jésus à la mort. C'est par la mort de Jésus que mon vieil homme a été tué. Jésus veut que mon vieil homme soit définitivement éliminé de ma vie pour toujours ; et là je vais Lui prouver que je L'aime. Sinon je vais rester sous la malédiction.

 

            « Maranatha ! (cela veut dire : le Seigneur vient bientôt) Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous ! » Il termine : « Mon amour est avec vous tous en Jésus-Christ ». Tout ce qu'il leur a dit était vrai ! C'était par amour qu'il leur disait toutes ces choses. C'était l'amour brûlant de Jésus dans son cœur pour eux, il était en train de les secouer pour que cela produise du fruit ; On voit que cela a produit du fruit quand on lit la seconde épître aux Corinthiens, où Paul leur dit : "Je vois que ma lettre vous a secoués et qu'elle vous a amenés à la tristesse, mais je ne m'en repens pas. Je suis bien content qu'elle vous ait bien secoués, car je vois maintenant que cela a produit du fruit et que vous avez réglé le problème devant le Seigneur. Je m'en réjouis et Jésus s'en réjouit aussi".

 

            Alors faisons partie de ceux qui ont décidé de régler ce problème devant Dieu une fois pour toutes, de ne pas laisser traîner ces petits morceaux de levain dans nos vies, qui sont en train de faire lever toute la pâte ; il faut que le Seigneur Jésus nous envoie à la chasse au levain !

            

            Dans la tradition juive, pendant toute la semaine où ils fêtaient la Pâque (qui est une représentation de la mort de Jésus sur la Croix, puisqu'ils tuaient l'agneau pascal), ils devaient d'abord aller dans toute la maison et fouiller dans tous les coins pour enlever la plus petite trace de levain. Les Juifs aujourd'hui doivent le faire, ils doivent enlever la moindre trace de levain sinon ils ne peuvent pas fêter la Pâque. Spirituellement, c'est ce que nous devons faire, nous, veiller dans toute notre maison, aller dans tous les recoins, demander la lumière du Saint-Esprit pour qu'Il nous montre les recoins où il y a encore du levain.

 

 

            « Aide-nous Seigneur, je T'en supplie. Je sais que Tu veux accomplir des miracles, des guérisons et des prodiges au milieu de nous, mais je sais que Tu veux aussi nous montrer que nous devons être remplis de ton Esprit, et que plus rien de ce vieil esprit charnel ne se manifeste en nous. Tu es venu régler cela à la Croix ; cette Croix est une puissance pour nous qui croyons et pour le salut de tous ceux qui croient, Seigneur ! Je Te prie pour que ta Croix fasse son œuvre dans ma vie, dans la vie de tous tes enfants qui cherchent la perfection que Tu leur as donnée ; cette sainteté parfaite, cette merveilleuse pureté, Seigneur, je veux que Tu la manifestes dans ma vie. Aide-moi à fouiller ma maison pour éliminer toute trace de levain, pour que je puisse avec Toi fêter la Pâque dans l'Esprit nouveau qui vient d'en haut, dans l'Esprit de Jésus-Christ . Seigneur, c'est ma prière au nom de Jésus, Amen ».