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mis le 10/02/2004
modifié le 03/04/2005


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le ministère de la femme

Le ministère souvent caché mais glorieux de la femme dans l'Eglise universelle et dans l'église locale



            Je voudrais dire quelques mots sur le ministère de la femme, en rappelant que nous avons tous un ministère, une fonction dans le corps de Christ. Dans l'Eglise de Jésus, la femme est souvent mise de côté, pour un certain nombre de raisons dues à une mauvaise interprétation de la Parole de Dieu. On demande à la femme de se taire, de ne rien dire, de ne rien faire, d'être soumise au-delà de ce que le Seigneur voudrait, c'est-à-dire soumise de manière non spirituelle.

 

            Cette mauvaise interprétation de la Parole de Dieu entraîne deux attitudes :

- soit la femme se révolte et usurpe des droits en disant : "Puisque l'on ne me donne rien, alors je vais prendre des initiatives", réaction qui aboutit à l'exercice d'un ministère ou l'exercice de dons (mais dans un esprit de rébellion, ce qui n'est pas bon)

- soit la femme se tait complètement, c'est l'extinction complète. Cette deuxième attitude est le cas le plus fréquent : des femmes dans l'Eglise qui sont complètement passives dans le corps de Christ.

 

            Il faut que nous ayons vraiment compris ce qui plaît au cœur de Dieu au sujet du ministère de la femme. Il faut que les femmes le comprennent, mais il faut aussi que les hommes le comprennent, dans le corps de Christ.

 

            Dans 1 Corinthiens 11, au verset 3, il est dit : « Je veux que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme et que Dieu est le chef de Christ ». Dieu est le chef de Christ, Christ est le chef de l'homme et l'homme est le chef de la femme. Paul n'emploie pas le mot « mari », il ne parle pas seulement de la relation de mari et femme. Dans sa création, Dieu a prévu que l'homme en tant que sexe masculin soit le chef de la femme, et « chef » dans le texte grec, c'est « tête ». De même que Dieu, le Père, est la tête de Christ, Christ, Lui, est la tête de toute l'Eglise. Dans cette relation particulière des sexes masculin et féminin, Christ est d'abord le chef de l'homme, de tout homme, et l'homme est le chef de la femme. Dans le corps de Christ, hommes et femmes sont ensemble soumis en tant que corps à la tête qui est Christ. Dans les relations entre hommes et femmes, il faut bien comprendre que Dieu a prévu sur un plan universel que l'homme soit le chef de la femme, chef au sens biblique, selon l'exemple de Christ qui est le chef de l'homme et selon l'exemple de Dieu qui est le chef de Christ.

 

            Si nous prenons comme exemple les relations dans la trinité, Dieu est absolument égal dans ses trois manifestations, Père, Fils, Saint-Esprit. Dieu le Fils est égal à Dieu le Père, dans toutes ses qualités, dans toutes ses caractéristiques divines, Il est d'une égalité totale et parfaite. Mais au sein de la trinité, Dieu à prévu un certain ordre hiérarchique. Le Père est la tête de Christ. Christ est donc placé en position de soumission parfaite, éternelle et totale, bien qu'il soit égal, absolument égal en tant que Fils, au Père. Cette soumission n'a absolument rien de dévalorisant, puisqu'elle est faite dans la connaissance de la place de l'un et de l'autre. Le Père a un rôle dans la trinité que le Fils n'a pas. Le Fils a un rôle que le Père n'a pas. Chacun l'a librement accepté et sans aucun problème (j'emploie ici des mots humains, mais il est difficile d'employer des mots humains pour définir ce qui se décrit au sein de la trinité éternelle). Il n'y a aucune domination de l'un sur l'autre, aucune soumission dans le sens de l'esclave qui subit.

 

            Il y a une égalité totale entre l'homme et la femme sur le plan de leur nature spirituelle devant Dieu. Paul le leur rappelle : « Il n'y a plus ici en Christ, ni homme, ni femme, ni païen, ni juif, ni inconverti, ni circoncis, ni incirconcis, mais Christ qui est tout en tous ». Devant Dieu, spirituellement, l'homme est parfaitement égal à la femme. Dans leur nature spirituelle, l'homme et la femme ont les mêmes caractéristiques. Quand Dieu rachète une âme, homme ou femme, il crée un être nouveau qui est absolument le même, que ce soit un homme ou une femme, avec les mêmes qualités, la même nature, les mêmes capacités, tout est parfaitement égal sur le plan spirituel. De même que Dieu le Fils est égal spirituellement à Dieu le Père dans sa nature, dans ses capacités, dans son omnipotence, dans son omniprésence, dans sa sagesse infinie, dans son amour total. Il n'y a aucune différence.

 

            Mais dans la place au sein de la trinité, selon le plan éternel de Dieu, il y a une différence. Et sur la terre il y a une différence sur le plan de la hiérarchie divine que Dieu a prévue. Nous savons que dans le ciel, il y aura toujours des hommes et des femmes, il n'y aura plus du tout la même situation que que sur la terre, puisqu'il n'y aura plus de couples, il n'y aura plus de mariages, mais la nature d'homme et de femme va continuer dans l'éternité. De même que Jésus reste toujours homme éternellement. Je dois accepter cela, même si je ne le comprends pas d'une manière claire. Dans le plan du Seigneur, même s'il y a une égalité parfaite totale et absolue sur le plan spirituel entre l'homme et la femme, il y a une différence de positions. L'homme est placé en position de chef, de tête, ce qui lui donne aussi des responsabilités différentes, et la femme en position de corps. C'est la première chose.

 

            Vis-à-vis de Christ et l'Eglise, nous devons comprendre que l'homme doit aussi avoir dans son cœur une attitude de soumission féminine par rapport à Christ, puisque Christ est la tête de l'homme. Par rapport à l'Eglise, l'homme et la femme convertis constituent le corps de Christ. Cela veut dire que devant Christ, qui est la tête, moi qui suis homme ou toi ma sœur qui est femme, homme et femme convertis, nous devons avoir exactement la même attitude de soumission absolue en tout, d'amour, de respect, de soumission vis-à-vis de Christ. Il est la tête du corps de l'Eglise, homme et femme confondus. Il doit y avoir une attitude de soumission et de respect absolu et total envers Christ, aussi bien dans le cœur de l'homme que dans le cœur de la femme. Pas un brin de révolte, pas un brin d'amertume ou quoi que ce soit. Christ est la tête, c'est lui qui est la source de l'initiative spirituelle en toute chose, c'est lui la tête et c'est nous, homme et femme ensemble, qui formons le corps soumis. L'homme doit donc comprendre que si Dieu a prévu qu'il soit en position de tête vis-à-vis de la femme, cela doit être à la mesure de ce que Christ est pour lui. Quand l'homme exerce sa position de tête vis-à-vis de la femme, il ne doit jamais oublier que lui-même est en position de corps par rapport à Christ et qu'il doit exercer sa position dans le même esprit que Christ l'exerce vis-à-vis de l'Eglise.

 

            Quand Christ est la tête de l'Eglise, il est le modèle de l'homme qui est la tête de la femme. Cela veut dire que Christ en tant que tête a un rôle d'initiative, de direction, de conduite, d'animation ; c'est de la tête que viennent la conduite, l'animation, la direction, etc. L'homme a la même responsabilité vis-à-vis de la femme. Je ne parle pas seulement du mari vis-à-vis de son épouse, c'est aussi valable d'une manière générale. Dans la création du Seigneur, Dieu donne à l'homme un rôle de tête, c'est-à-dire d'initiative, de direction, de meneur, d'autorité, de responsabilité, comme Christ l'exerce.

 

            Le problème, c'est que tellement d'hommes l'exercent d'une manière charnelle, d'une manière complètement dévoyée par rapport au plan de Dieu, à cause du péché qui s'est accumulé pendant des millénaires ! Le péché étant venu avec la haine et l'esprit de domination, il ne reste plus rien de l'Esprit de Christ qui voudrait que l'homme exerce cette autorité, cette direction spirituelle, avec l'Esprit de Christ, c'est-à-dire un esprit de serviteur, un esprit d'amour, un esprit qui va chercher le bien de tous en exerçant l'initiative et le contrôle spirituel. Initiative et contrôle spirituel, au sens ou Christ le fait, et il demande à la femme d'être là, pour suivre, aider, être soumise et obéir, de même que nous, corps de Christ, nous le faisons vis-à-vis du Seigneur lui-même. Le Seigneur nous laisse une entière liberté, je le rappelle, il nous laisse une entière liberté. Cette soumission à Christ se fait dans la liberté et dans l'amour. Nous avons en face de nous un Seigneur glorieux, de qui viennent toutes initiatives et qui a la direction suprême des opérations. Il voudrait que l'homme soit à l'image de Christ, qu'il exerce, parce qu'il l'a reçue du Seigneur, l'initiative vis-à-vis de la femme et qu'il donne la direction spirituelle, l'impulsion et l'animation.

 

            Il est peut-être difficile de comprendre la manière dont cela devrait se faire quand il y a des siècles de perversions. Aujourd'hui, cela se fait d'une manière complètement différente de ce que Dieu voulait au début. Maintenant l'homme est autoritaire et dominateur et souvent la femme ayant été dominée, s'est rebellée. Donc c'est plutôt la rébellion et le rejet de cette fausse autorité qui prime. Dieu voudrait restaurer son modèle à lui, celui qui est dans son cœur. C'est pourquoi le ministère de la femme est si important aux yeux de Dieu. Une femme qui a vraiment reçu du Seigneur la compréhension de ce qu'est son appel particulier pour Dieu et qui arrivera à le manifester dans son comportement, va symboliser et représenter exactement ce qui est le plus cher au cœur de Dieu : un esprit doux et paisible qui est soumis, comme l'Eglise doit l'être vis-à-vis du Seigneur. Ce n'est pas un esprit de passivité où l'on ne fait rien, sinon l'Eglise ne ferait rien devant le Seigneur. L'Eglise doit être pleine de vie, pleine de tout ce qui nous vient d'en haut, mais elle doit être dans une attitude de respect et de soumission absolue par rapport à sa tête, Christ, qui lui-même est dans un esprit de soumission à son Père. Mais il ne faut jamais oublier le point de vue qui est celui du Seigneur : donner à l'homme le rôle d'impulsion, d'initiative et d'autorité spirituelle.

 

            Si l'homme n'exerce pas sa fonction, il y a quelque chose qui manque dans le plan du Seigneur. Le résultat, c'est que les femmes remplissent souvent le rôle de l'homme, parce qu'il y a un trou, un manque qui doit être tenu par quelqu'un. Dans le plan du Seigneur ce n'était pas la femme qui devait remplir le rôle d'initiative, de direction, mais l'homme. Parce que bien souvent l'homme a démissionné, la femme prend sa place, et cela non plus n'est pas dans le plan du Seigneur. Notre Dieu veut restaurer l'autorité spirituelle de l'homme dans l'esprit de Christ et la soumission de la femme selon le Seigneur et selon l'Eglise pour que toute la bénédiction du Seigneur puisse se répandre dans toute la création.

 

            Il faut donc que chacun comprenne bien quelles sont ses responsabilités. Les hommes qui démissionnent sont des dangers publics dans le Royaume de Dieu, de même que les femmes qui usurpent l'autorité. On introduit un élément qui n'est plus dans la pensée du Seigneur au départ. Cela nous demande beaucoup d'humilité et d'obéissance pour exercer le rôle réel que le Seigneur veut nous donner, dans une égalité spirituelle absolue et totale et dans le respect de l'autre. Et dans la dispensation de Christ, dans le Royaume éternel qu'il est en train de mettre en place et celui qu'il va mettre en place sur la terre, Dieu va respecter les mêmes principes.

 

            Ce qui caractérise le corps vis-à-vis de la tête, c'est l'humilité. Si vous devez mettre un mot clé, c'est celui-là, humilité, parce que dans l'humilité, il y a aussi l'obéissance et la soumission. Le corps, c'est-à-dire l'Eglise vis-à-vis de Christ, doit être dans l'humilité, dans l'obéissance, dans la soumission. « Seigneur, tu l'as dit, je le fais ». Nous savons très bien que tout ce que le Seigneur dit est parfait. Le problème, c'est notre manque de compréhension ou la façon dont nous percevons les choses, de manière tordue, mais nous savons que tout ce qui vient de notre tête, Jésus, est parfait. Le problème du Seigneur, c'est notre manque de soumission. Le Seigneur veut restaurer parfaitement dans l'Eglise la soumission du corps de Christ à sa Parole, à sa volonté. Il veut restaurer, dans le corps des hommes et des femmes qui constituent l'Eglise, un esprit humble et soumis.

 

            Et en même temps, dans les relations hommes-femmes, il veut restaurer ce même esprit, c'est-à-dire, pour l'homme, un esprit de service, d'amour, d'initiative et d'autorité spirituelle et pour la femme, un esprit d'humilité, de soumission parfaite, dans le silence, qui préfigure et qui montre aux yeux de toute la création quelle est la véritable attitude de l'ensemble de l'Eglise vis-à-vis du Seigneur Jésus. Ce n'est pas parce que l'homme exerce une initiative et une direction spirituelle qu'il doit perdre l'humilité. Au contraire, il doit être rempli de l'Esprit d'humilité de Christ, sachant que si le Seigneur a prévu que ce soit lui qui exerce l'initiative, cela ne peut être que parce que lui-même est entièrement soumis au Seigneur, et il ne fait que répercuter la volonté du Seigneur comme le Seigneur le désire. Si la femme manifeste pleinement ce que le Seigneur veut dans sa vie, c'est-à-dire ce ministère de soumission, dans l'humilité, dans l'obéissance réelle au Seigneur et au rôle de l'homme tel que le Seigneur l'a prévu, elle va glorieusement manifester pleinement dans sa personne à elle, ce que l'Eglise tout entière doit manifester vis-à-vis du Seigneur. Toute femme soumise et obéissante symbolise à elle toute seule, l'Eglise soumise à Christ.

 

            Lisons dans 1 Pierre 3, au verset 1 : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris ». Il parle des femmes mariées soumises à leurs maris, mais moi je prends la liberté d'étendre ceci, toute proportion gardée, à l'attitude de l'ensemble des femmes vis-à-vis des hommes en général. Evidemment une femme mariée vis-à-vis de son mari a des obligations particulières, mais sur le plan du principe spirituel, l'attitude doit être la même. Je vais un peu décortiquer ce passage parce que c'est important. Il dit : « Femmes, soyez de même », de même que qui ? A la fin du chapitre 2, il parle de Christ, je lis à partir du verset 18 : « Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais à ceux qui sont aussi d'un caractère difficile ». Donc, l'Eglise de Jésus doit être soumise en tous points à son maître qui est bon et doux. Il n'est pas d'un caractère difficile notre maître, n'est-ce pas ? Il est juste et ferme et il est sévère parfois, mais il est bon et doux et il me demande de lui être soumis. Dans ce passage, il parle à des serviteurs qui, sur terre, ont des maîtres qui ont un caractère difficile et il leur dit : « Soyez soumis en toute crainte à ces maîtres-là » même à ceux-là ! Il parle de l'attitude du cœur : « Car c'est une grâce de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement ». Combien de femmes ont à souffrir injustement des hommes ? Et de leurs maris ? Dieu seul le sait ! Ce que les hommes ont fait subir aux femmes depuis que le péché existe, à cause de cette perversion du rôle directeur de l'homme ! Rôle prévu par Dieu dans la sainteté, dans la soumission au Seigneur, mais dès que le péché est entré, la haine, etc. l'homme a continué à exercer un rôle d'autorité, mais c'était perverti par le péché et ce rôle est devenu meurtrier. Et les femmes ont eu, de tout temps, à subir injustement ce genre de traitement-là.

 

            Pierre parle à des femmes chrétiennes et à des serviteurs chrétiens, et il dit au verset 20 : « Quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes, mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c'est une grâce devant Dieu, et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a pas commis de péché, dans la bouche duquel il ne s'est pas trouvé de fraude, lui qui injurié, ne rendait point d'injures, maltraité ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement ». Vous avez là une attitude parfaite de celui qui est humble et soumis. Jésus était parfaitement soumis à la volonté de son Père, il savait bien que dans la trinité, lui le Fils, égal au Père en tant que Dieu, était parfaitement soumis à la volonté du Père. Il avait accepté librement la volonté de son Père, d'aller mourir comme un meurtrier sur cette Croix, de descendre sur cette terre de misère épouvantable, de quitter son ciel de gloire pour entrer dans ce trou épouvantable de ténèbres qui est la terre, où celui qui est la lumière du monde allait vivre pendant 33 ans, une vie de souffrances, de persécutions et d'injustice jusqu'à être cloué à la Croix pour nous et à mourir comme un meurtrier.

 

            Tout cela dans un esprit d'humilité, d'obéissance, de soumission parfaite à la volonté de son Père qui est sa tête. Jésus est décrit parfaitement comme celui qui est humble et soumis, injurié, ne rend pas d'injures, maltraité, ne fait pas de menaces, dans la bouche duquel ne s'est pas trouvé de fraude, aucune parole de travers, rien. Il allait comme un agneau à la boucherie, le cœur entièrement tourné vers celui qui le soumettait à un tel martyr, pour accomplir sa justice. Il a tout accepté, lui qui a porté lui-même nos péchés dans son corps sur le bois, afin que morts au péché, nous vivions pour la justice, lui par les meurtrissures duquel vous avez étés guéris.

 

            Ce passage nous montre l'état de soumission parfaite de Christ, et Pierre ajoute immédiatement au chapitre 3 : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que si quelques-uns n'obéissent pas à la Parole ». Il parle du « maître injuste », le mari, maître de sa femme, injuste, qui n'obéit pas à la Parole : « Ils soient gagnés sans parole (sans une seule parole), par la conduite de leur femme (par le comportement pratique de leur femme), voyant leur manière de vivre chaste et réservée (humble, silencieuse, soumise) ». Cela ne veut pas dire que la femme est devenue une carpette qui ne fait rien du tout, qui n'a plus aucune vie en elle, qui est éteinte complètement, qui ne peut pas réagir à quoi que ce soit, ce n'est pas cela du tout ! On ne peut pas dire que Jésus était ce que je viens de décrire, pas du tout ! Il était rempli de la vie du Seigneur. Quand Jésus était devant une situation où son Père le mettait, une situation qui était pour lui pénible, difficile à supporter où il devait supporter l'injustice de la part des autres, le rejet, les mauvais traitements, il recevait de sa communion avec son Père, tout l'amour et toute l'énergie spirituelle qui pouvait le rendre capable de réagir comme il a réagi, en toute soumission en toute humilité, sans révolte, sans haine, sans aucune de ces manifestations qui font la rébellion et la haine.

 

            Pierre dit, au verset 3 : « Ayez non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, les habits que l'on revêt, mais ayez la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu ». Vous voyez pourquoi je vous dis que le ministère de la femme est le plus glorieux pour Dieu. Quand la femme a compris ce que Dieu désire d'elle, c'est-à-dire manifester par son comportement la perfection de l'Esprit de Christ, de soumission parfaite dans le silence, dans une attitude réservée, chaste, pleine d'amour, de soumission et d'obéissance, qui représente l'attitude de Christ à la Croix, elle va, par cet esprit doux et paisible, manifester ce qui a le plus de prix aux yeux de Dieu, c'est-à-dire l'Esprit de Christ.

 

            C'est le même esprit qui doit aussi nous animer, nous, les hommes dans la relation de l'Eglise vis-à-vis de Christ, et dans notre relation de chef vis-à-vis de la femme. Le fait qu'un homme prenne une initiative spirituelle n'est pas incompatible avec le fait qu'il doive rester lui aussi dans une humilité parfaite et une soumission parfaite à l'Esprit de Christ. Dieu demande à l'homme d'exercer l'initiative et de prendre la direction, tout en étant parfaitement soumis à Christ dans le même esprit que la femme est soumise à l'homme.

 

            Je lis cette fin du verset 4 : « La parure intérieure et cachée dans le cœur ». Vous voyez, c'est quelque chose d'intérieur, de caché, mais qui se traduit par un comportement : c'est de l'abondance du cœur que ta bouche va parler et que ton comportement va se manifester. Ici Pierre dit : tu ne parles pas, tu te tais, mais c'est tout ton comportement qui parle, cette femme soumise qui est remplie de l'amour de Christ et de l'Esprit de Christ. « La parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible ». Vous vous rendez compte ? Une pureté que rien ne peut corrompre. Pourquoi ? Parce qu'elle est remplie d'un esprit doux et paisible.

 

            Alors, mes sœurs il y a un appel formidable du Seigneur pour vous, à manifester la perfection de l'Esprit de Christ, un esprit doux et paisible, vous qui avez été si souvent injustement traitées, par des maris ou des hommes injustes. Douceur et paix ! La femme qui sera remplie de cet esprit-là en toute circonstance, dans la paix et dans le calme, va manifester la perfection de ce que Dieu recherche le plus dans sa création, qui s'est manifesté en Christ, et qu'il demande à l'Eglise de manifester.

 

            « Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara qui obéissait à Abraham et qui l'appelait son seigneur, c'est d'elle que vous êtes devenues les filles en faisant ce qui est bien ». Ces femmes avaient vraiment le respect de Dieu parce qu'elles manifestaient ce qui était le plus agréable au cœur du Seigneur, la soumission de son propre Fils. Sara obéissait à Abraham, l'appelait son seigneur et lui était soumise en tout. Nous devons bien savoir que quand le Seigneur nous demande d'être soumis en tout, c'est tout sauf ce qui concerne le péché, bien sûr. Nous savons que rien de ce qui vient de Christ n'est péché, tout est parfait en lui. Tandis qu'un homme ou un mari qui n'est pas encore entièrement à la mesure de la stature parfaite de Christ aura des exigences envers sa femme qui ne sont pas ce que le Seigneur désire. Il va peut-être demander à sa femme de faire des choses qui sont considérées par Dieu comme un péché, et la femme va pouvoir dire : « non » tout en restant dans un état de soumission parfaite. Puisque tout réside dans son esprit doux et paisible, et sa pureté incorruptible, la femme va pouvoir discerner si ce que son mari demande est péché ou non. Tout en restant parfaitement dans une attitude de soumission, elle va dire à son mari : « Non, ceci est contraire à la Parole du Seigneur, je ne le fais pas », mais elle garde un esprit entièrement doux, paisible et soumis.Vous voyez, aucune rébellion, pas d'éclats de voix, pas de cris, une fermeté dans la Parole du Seigneur, dans l'esprit doux et paisible, la pureté incorruptible du cœur.

 

            A ce moment-là, la femme est aussi un modèle pour l'homme qui usurpe son autorité qui n'est plus spirituelle. Si un homme a une autorité qui n'est pas spirituelle, ou se comporte comme quelqu'un qui n'est pas rempli du Saint-Esprit, la femme doit continuer à être le modèle de l'Eglise, c'est-à-dire soumise, mais en sachant ce que dit son Dieu et en osant avec calme et soumission de cœur dire clair et net : « non » à son mari, tout en étant humble et soumise. Le problème c'est la rébellion, c'est de commencer à usurper une fonction qui n'est pas la nôtre ou commencer à avoir une attitude de cœur qui entre dans la dispute, dans la rébellion et dans la contestation. Cela, Dieu ne le veut pas. Donc la femme, même dans cette situation-là, peut faire honte à son mari qui n'est pas spirituel en gardant une attitude parfaitement soumise sans usurper la place de son mari. Si son mari n'exerce pas ses fonctions, elle n'a qu'une chose à faire, c'est prier dans l'intercession pour qu'il le réalise, qu'il prenne sa place dans le foyer, dans l'Eglise dans son ensemble ou dans le monde, que l'homme prenne sa place telle que Dieu la désire.

 

            Le Seigneur est souverain, on voit dans l'histoire de l'Eglise, des femmes qui ont exercé une action spirituelle extraordinaire. Mais si elles l'ont exercée dans l'obéissance à l'Esprit de Christ, elles restaient soumises aux hommes. Elles n'avaient pas un esprit de rébellion par rapport aux hommes qui les entouraient. Dans le corps de Christ, si la femme est remplie de cet esprit-là, qui est celui que le Seigneur désire, esprit d'humilité, d'obéissance, la femme peut exercer le ministère que le Seigneur lui demande et tous les dons lui sont ouverts. La seule limite que le Seigneur lui demandera d'accepter, c'est celle qu'elle va accepter elle-même de s'imposer, compte tenu de la situation. Par exemple si elle n'a pas la liberté d'exercer un don que Dieu lui donne parce que les hommes l'en empêchent, puisqu'elle a un esprit de soumission, elle ne va pas se rebeller contre cette autorité qui s'exprime devant elle. Mais parce qu'elle va rester soumise, le Seigneur lui ouvrira forcément une porte, elle ne va prendre d'elle-même autorité sur les hommes, le Seigneur lui ouvrira une porte. Elle pourra exercer le don que Dieu lui donne, dans l'obéissance à l'Esprit du Seigneur et à sa Parole.

 

            En d'autres termes, dans une église où les hommes ne prennent pas leurs responsabilités, Dieu ne va pas empêcher les femmes de se lever pour exercer tous les dons spirituels, imposer les mains aux malades, chasser les démons, exercer les autres dons de sagesse, de paroles de connaissance, etc. Mais si la femme se trouve confrontée à une autorité spirituelle masculine qui est mauvaise, qui va lui interdire de prophétiser, d'exercer un don, de chasser les démons, etc. Que va faire la femme qui est vraiment spirituelle et vraiment soumise ? Est-ce qu'elle va dire publiquement : « Eh bien, il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Moi je ne tiens pas compte de ce que ces hommes disent . Dieu, m'a donné des dons, il faut les exercer pour le bien de tous, alors je le fais quand même » ? Non, si elle fait cela, elle est remplie de rébellion. Elle ne peut pas faire cela. La femme vraiment spirituelle va se soumettre et dire à celui qui l'en empêche : « Tu m'interdis de prophétiser, tu m'interdis de chasser les démons, je me soumets, mais dans mon cœur, je sais que Dieu va me permettre d'exercer ces dons, d'une manière telle que je vais pouvoir manifester les dons, tout en gardant l'esprit de soumission, Dieu va trouver un moyen de le faire ».

 

            Cela va peut-être se faire dans une conversation privée, une femme sera utilisée par le Seigneur d'une manière telle que ce ne sera pas un éclat d'insoumission et de rébellion devant tout le monde. Mais Dieu va utiliser les dons qu'il a donnés à cette femme, d'une manière ou d'une autre. En tout cas la femme sera dans une position d'attente de la volonté du Seigneur. Quand Jésus est passé par un village de Samarie, il a été confronté à des gens qui voulaient lui interdire d'entrer dans le village. Personne ne voulait le recevoir ; il n'a pas forcé la porte, il est parti. Vous ne voyez jamais Jésus essayer de forcer une porte qui lui est fermée, pourtant il avait toute autorité pour le faire en tant que Fils de Dieu. Il accepte cette limitation volontairement, sachant que Dieu son Père en tient compte et va trouver un moyen de l'utiliser ailleurs.

 

            Dieu désire que l'homme exerce l'initiative et l'autorité spirituelle, dans l'esprit de Christ. Il désire que la femme soit soumise et en particulier qu'elle n'exerce pas les cinq ministères d'autorité spirituelle que Dieu réserve aux hommes, c'est-à-dire apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, docteur. Non pas parce qu'elle n'a pas la capacité de les exercer (il y a des femmes qui usurpent cette fonction et qui l'exercent très bien, les femmes ont la capacité d'exercer ces fonctions), mais Dieu ne veut pas qu'elles les exercent, parce que ce sont des fonctions d'autorité et d'initiative spirituelle que Dieu réserve à la personne qui devait exercer cette autorité spirituelle, c'est-à-dire l'homme. Ces cinq ministères d'autorité, de direction, d'initiative spirituelle, sont réservés aux hommes, non parce qu'ils sont meilleurs ou qu'ils ont plus de capacités que les femmes à le faire, mais parce que dans le plan de Dieu, Dieu en a décidé ainsi, c'est l'homme qui a l'initiative, c'est l'homme qui a la direction spirituelle, toujours.

 

            Mais par contre, une femme qui a un appel personnel du Seigneur, un ministère, quel qu'il soit, a le devoir de l'exercer comme le Seigneur le lui demande, c'est-à-dire qu'elle est ouverte à l'exercice de tous les dons. Lisons dans Marc 16 : « Ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris ».La femme a accès à tous les dons spirituels. Dans une église endormie, quand une femme se lève, remplie du Saint-Esprit pour exercer tous les dons spirituels que Dieu lui demande d'exercer ou certains dons de puissance, comme chasser les démons ou guérir les malades au nom du Seigneur Jésus, cela peut être mal vu par les hommes qui ne les exercent pas. Le problème n'est pas vis-à-vis des femmes qui les exercent, il est vis-à-vis des hommes qui ne prennent pas leurs responsabilités, puisque tous les dons sont ouverts à tout le monde. Dans le corps de Christ, la femme a accès à tous les dons spirituels.

 

            Il ne lui est pas permis d'enseigner les hommes, c'est-à-dire d'exercer un ministère d'enseignement vis-à-vis des hommes. Dans 1 Timothée 2, au verset 9 : « Je veux aussi que les femmes vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux, mais qu'elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu ». Le cœur de ces femmes doit être rempli du Seigneur et cela doit se manifester par des œuvres bonnes autour d'elles. « Que la femme écoute l'instruction en silence avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner ». Parce que l'enseignement est un acte d'autorité spirituelle. Le Seigneur ne permet pas à la femme d'exercer cet acte d'autorité spirituelle, bien qu'elle puisse très bien le faire aussi.

 

            « Ni de prendre de l'autorité sur l'homme ». C'est important chères sœurs, de comprendre cela ! La femme est pourtant capable d'enseigner, d'exercer l'autorité sur l'homme, il n'y a qu'à regarder dans le monde aujourd'hui, c'est ce qui se passe de plus en plus. A tous les niveaux de la société, aussi bien au niveau des entreprises que de la politique, les femmes exercent l'autorité sur l'homme et parfois bien mieux que les hommes. Mais dans l'Eglise, le Seigneur ne le veut pas ! Il ne le permet pas. C'est contre le plan qu'il a décidé lui-même. « Elle doit demeurer dans le silence (en ce qui concerne l'enseignement), car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ». Ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. C'est une des raisons pour laquelle il y a plus de risques à laisser la femme enseigner. La femme, étant plus sujette à la séduction que l'homme, par sa nature personnelle, émotive, émotionnelle, serait un danger plus grand si elle exerçait un ministère d'enseignement parce qu'elle a une plus grande capacité à être séduite que l'homme qui lui, s'est rendu coupable de transgression par pure désobéissance.

 

            « Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère si elle persévère avec modestie dans la foi, dans l'amour et dans la sainteté ». Elle sera sauvée de la séduction, une femme n'est pas sauvée en devenant mère, mais elle sera sauvée si elle prend sa place de soumission par rapport à l'homme et par rapport au Seigneur, dans l'obéissance à sa Parole. Donc si la femme doit être délivrée de la séduction, puisque c'est une tendance de sa nature, elle ne peut l'être qu'en étant dans le plan que le Seigneur veut pour elle, c'est-à-dire parfaitement soumise à Dieu, à l'homme et à son mari. L'homme a aussi une capacité à être séduit, il peut éviter d'être séduit seulement si lui aussi a cette attitude de soumission vis-à-vis du Seigneur. Un véritable ministère d'enseignement est soumis au danger de séduction ; l'homme aussi peut éviter la séduction seulement s'il est soumis au Seigneur et s'il prend sa place comme le Seigneur le veut.

 

            Le Seigneur permet à la femme d'enseigner un autre homme à condition que ce soit sous l'autorité de son mari ou d'un autre homme. On le voit dans les Actes des Apôtres quand Aquilas et Priscille en tant que couple prennent à part Apollos, qui était un jeune converti et qui avait des dons pour l'enseignement. Aquilas et Priscille le prennent à part et l'enseignent plus loin dans les voies du Seigneur. Ce n'était pas une femme qui prenait autorité sur un homme, c'était un couple qui marchait comme le Seigneur le voulait. Ensemble ils ont enseigné un homme parce que dans ce cas précis, le ministère de la femme s'exerçait en soumission au ministère de l'homme qui était son mari.

 

            La femme peut enseigner d'autres femmes et des enfants sans aucun problème, toujours dans la soumission à l'homme et dans la soumission au Seigneur. Dans Tite, au chapitre 2 et au verset 3, il est bien dit : « Dis aux femmes âgées, qu'elles doivent donner de bonnes instructions dans le but d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris pour que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée ». Quand les femmes ou des hommes non spirituels lisent ce passage, ils en tirent souvent la conclusion que ce rôle n'est pas bien agréable à jouer pour des femmes modernes dans l'Eglise de Jésus-Christ. Etre appelées à êtres bonnes, soumises à leurs maris, aptes aux soins domestiques, s'occuper des enfants, du ménage ! C'est tout à fait en contradiction avec l'esprit de ce monde ! Complètement en contradiction avec l'esprit de ce monde ! Aujourd'hui c'est l'esprit de libération de la femme, des opprimées, qui prime. L'Eglise est tellement contaminée par l'esprit du monde que vous voyez l'Eglise de plus en plus ouverte à l'exercice de tous les ministères d'autorité par les femmes. Vous voyez des femmes pasteurs, des femmes apôtres, des femmes prophètes, des femmes évangélistes, des femmes exerçant toutes les fonctions d'autorité spirituelle que le Seigneur voudrait que les hommes exercent. Les femmes usurpent cette fonction parce que l'esprit du monde est entré dans l'Eglise et que les hommes laissent faire, parce qu'ils ne sont pas non plus à leur place.

 

            Si les choses sont comme le Seigneur le veut, on peut espérer avoir la bénédiction du Seigneur, une pleine bénédiction s'écouler du haut en bas, sur tous les barreaux de l'échelle, du Père sur le Fils, le Saint-Esprit, ensuite sur l'homme et sur la femme. La femme étant non pas celle qui est placée au plus bas de l'échelle, mais celle qui doit le mieux manifester l'Esprit qui est dans le cœur du Père et du Fils, c'est-à-dire la soumission parfaite dans le silence. C'est la manifestation parfaite de ce que le Seigneur désire le plus : un esprit doux et paisible qui manifeste la véritable puissance du Seigneur. Les dons, les dons de puissance, c'est une chose et le Seigneur veut qu'on les exerce tous, mais les dons de puissance, exercés avec un esprit rebelle, produisent tôt ou tard une catastrophe. Tandis qu'une femme qui reste dans la soumission, dans l'obéissance, qui reste dans cet esprit d'attente au Seigneur, qui s'attend à lui dans la prière, dans le jeûne, dans l'adoration et qui reçoit du Seigneur la plénitude de son Esprit, va être un modèle et sera utilisée d'une manière extraordinaire par le Seigneur, extraordinaire !

 

            On ne peut pas imaginer à quel point le Seigneur peut utiliser des femmes qui ont cet esprit-là, pour gagner des âmes ! Puisqu'il dit : « C'est comme cela que tu vas gagner ton mari » ! Si tu es capable de gagner avec cet esprit-là ton mari, à combien plus forte raison seras-tu capable de gagner ceux qui sont autour de toi ! Si tu as gagné l'homme le plus dur, tu vas être capable de gagner les autres !

 

            Et si moi en tant qu'homme, je suis rempli de ce même esprit que Dieu aime voir dans la femme, combien plus je vais être capable de gagner ceux qui m'entourent, dans l'amour, dans la patience, dans un travail persévérant, dans la manifestation du caractère de Christ, mon modèle et notre modèle à tous. C'est pourquoi si le Seigneur n'a pas ouvert aux femmes les fonctions d'autorité spirituelle des cinq ministères, Il a largement ouvert les fonctions de diaconat. Le diaconat n'est pas réservé aux hommes, c'est ouvert aux femmes, parce que le diaconat, c'est là où se manifeste le mieux l'esprit de service de Christ. Celui ou celle qui exerce le diaconat est une personne qui sert au niveau le plus bas, au niveau le plus concret, qui sert aux tables. Non pas parce que les femmes sont, comme certains diraient : « Tout juste bonnes à ça ! », mais c'est parce que les femmes sont appelées à manifester ce qui a le plus de prix aux yeux du Seigneur. « Si vous me traitez de Seigneur et Maître » dit Jésus, quand il lavait les pieds de ses disciples, « Vous faites bien, je le suis, mais, faites comme je vous ai fait ». Or, qui peut le mieux « laver les pieds des autres » spirituellement parlant, qu'une femme soumise ?

 

            Et moi je suis certain qu'au jour du tribunal de Christ, le poids de gloire le plus grand sera donné aux femmes qui auront compris quel est ce ministère glorieux et caché et qui l'auront exercé dans l'Esprit de Christ. C'est là que l'on verra ce qui avait de la valeur aux yeux du Seigneur. Ce ne sont pas ceux qui avaient la position la plus en vue, les prophètes, les apôtres, les docteurs. Ce sont ceux qui auront eu ce ministère caché, qui aura été exercé dans l'esprit de service et de soumission, qui est symbolisé par le rôle que Dieu appelle la femme à exercer. C'est celui-là qui aura le plus de gloire devant Dieu au jour de Christ.

 

            En conclusion, je voudrais dire ceci aussi, c'est que la Parole de Dieu est comparée à une semence. L'homme à un rôle de distributeur de semence, la femme physiologiquement à un rôle de réceptacle de la semence, et c'est aussi une raison spirituelle qui montre pourquoi les ministères d'autorité spirituelle sont réservés aux hommes, distributeurs de semence spirituelle qui vient de Dieu. Mais sur le plan de l'Eglise, l'Eglise tout entière a la fonction féminine de réception de la semence divine. Vous voyez là aussi la comparaison que Dieu veut donner, il y a un sens spirituel là aussi, l'Eglise est une Epouse spirituelle.

 

            La fonction de la femme en général, c'est de donner la vie en tant que mère, mais cela implique la présence d'un mari, d'un homme qui a été distributeur de semence et la femme est là comme réceptacle. En fait la femme est plus que réceptacle, puisque la terre n'apporte rien d'autre à la graine que la terre, tandis qu'au niveau de la femme, il y a un ovule féminin qui s'unit à une semence et cela forme un être nouveau, qui est porté et amené à la vie par la mère.

 

            Alors moi, j'avoue que je suis admiratif quand je vois une femme qui est comme le Seigneur la veut et qui ressemble à la femme décrite dans le livre des Proverbes, au chapitre 31. On voit que cette femme n'est pas une femme paresseuse, ni une femme qui ne fait rien, c'est une femme remplie d'activités. Mais elle est soumise à l'autorité d'un mari qui la connaît, qui la comprend, qui l'encourage à faire ce qu'elle fait. Il sait que sa femme lui est parfaitement soumise et qu'ainsi, lui, le mari, peut exercer la fonction que le Seigneur lui demande, c'est-à-dire, assis à la porte pour juger, mais dans l'Esprit de Christ, puisque c'est là aussi qu'il donne les louanges à son épouse, devant tous, à la porte.

 

            Puisque le Seigneur appelle la femme à témoigner, il l'appelle à exercer les dons, à évangéliser, à manifester tous les dons spirituels. Si une femme se trouve seule chrétienne quelque part, si elle ouvre sa maison et évangélise et que des âmes se convertissent, c'est sûr qu'elle va leur enseigner la Parole du Seigneur, mais ce ne sera pas un ministère d'enseignement au sens d'autorité spirituelle qu'elle va garder et exercer en permanence. Elle va conseiller, enseigner les nouveaux convertis, faire son travail de mère, c'est cela un travail de mère. Mais à partir du moment où le Seigneur lui montre qu'il va appeler tel ou tel homme à exercer une autorité spirituelle, elle s'efface, elle doit dire à l'homme : « Maintenant, je te laisse l'initiative et l'autorité, j'arrête ».

 

            Les cinq ministères d'autorité spirituelle (apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs, docteurs) sont des ministères pour l'ensemble de l'Eglise corps de Christ, ce ne sont pas des ministères réservés à un petit groupe en général, ce sont des ministères de puissance spirituelle et de direction pour l'ensemble du corps de Christ. Ces ministères sont exercés par des hommes qui ont commencé en général à exercer des dons dans un groupe, ces dons se sont développés et Dieu a appelé ces hommes à autre chose pour l'ensemble du corps de Christ. Il n'y a pas de différence réelle de nature, dans la fonction, avec un ministère exercé au niveau local, mais il y a une différence de taille et d'intensité.

 

            Il est certain que quand Dieu appelle une femme à prophétiser, à exercer les autres dons dans le travail de mère spirituelle, il y a un travail aussi de berger, d'enseignement, mais ce n'est pas un ministère d'autorité spirituelle sur l'ensemble de l'Eglise et d'initiative spirituelle qui s'adresse à l'ensemble de l'Eglise. Une femme qui exerce un don de prophétie peut recevoir directement des inspirations de Dieu, qui vont être valables non seulement pour le petit groupe où elle se trouve, mais aussi pour l'ensemble de l'Eglise, corps de Christ. Les révélations et les dons qu'elle a reçus peuvent être beaucoup plus puissants que ceux qu'un homme a reçus, mais elle ne doit pas être reconnue et placée par les hommes dans une position d'autorité vis-à-vis de l'ensemble du corps. On ne doit pas dire : « Puisque le Seigneur a donné à cette sœur ces dons de prophétie, nous allons la reconnaître officiellement comme prophète dans le corps de Christ ». Et pourtant elle peut avoir des prophéties qui seront reçues par l'ensemble du corps de Christ, mais elle ne sera pas placée ni reconnue à une position d'autorité spirituelle où l'on dira : « Elle a un ministère d'apôtre, de prophète, de pasteur ».

 

            Toute la différence est dans la reconnaissance officielle d'un ministère de puissance, dans l'Eglise, corps de Christ et dans l'acceptation de la femme qui exerce ces dons de puissance ou ces dons de révélations. Accepter qu'elle soit dans une position soumise, qu'elle ne se mette pas en avant, par rapport au ministère masculin, mais qu'elle exerce en pleine assurance les dons que le Seigneur lui a donnés, y compris devant l'opposition de beaucoup d'hommes, mais dans la soumission. Cela veut dire que si elle n'est pas acceptée quelque part, si on ne veut pas recevoir ses dons, là où elle est, elle s'en va, elle ne force pas la porte. Pour l'enseignement, c'est la même chose.

 

            Je donne mon exemple personnel : quand nous nous sommes convertis, nous avons été aidés, ma femme et moi, pendant les premiers mois de notre conversion par une sœur. A l'époque elle avait une soixantaine d'années. Elle nous invitait constamment chez elle à manger, elle passait du temps avec nous deux, pour nous montrer certains passages de la Parole, elle nous expliquait. Moi je sortais de mon yoga, de mes trucs intellectuels et j'ai toujours vu en face de moi une femme qui a toujours gardé le souci de rester soumise à l'homme que je représentais. Je n'ai jamais senti une femme essayant de prendre autorité sur moi, de me dominer, de montrer qu'elle en savait plus que moi et essayant de forcer le passage en me disant : « Il faut que tu fasses ceci, il faut que tu fasses cela. Non, tu devrais faire ceci ». Je n'ai jamais ressenti cela. Elle était dans un état de soumission parfaite. Bible en mains, elle enseignait, me montrait certaines choses que je n'avais pas comprises, etc. Elle n'exerçait pas un ministère d'enseignement de la Parole, elle enseignait.

 

            Vous pouvez aussi rencontrer par exemple une femme qui a une grande et longue expérience en matière de guérison des malades ou de délivrance des démons. Le Seigneur la conduit à faire un séminaire où elle explique ce qu'elle a vécu, en donnant des conseils pratiques, en montrant ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Ce n'est pas un ministère d'enseignement, mais il faut qu'elle soit vigilante pour discerner à partir de quel moment elle entre dans un ministère usurpé d'enseignement de la Parole, ou si c'est quelque chose que le Seigneur lui permet de faire, c'est-à-dire exhorter, témoigner, prier pour la guérison, chasser les démons, etc, parce qu'elle a eu une longue expérience. Le Seigneur l'a conduite, elle peut le faire avec l'accord et la pleine participation de son mari, parce qu'elle a pu recevoir des choses que son mari n'a pas reçues. Elle le fait avec son mari et elle le fait sans exercer un ministère d'enseignement, de docteur de la Parole. Il y a une grande différence entre un ministère d'enseignement, de docteur de la Parole et un ministère d'exhortation féminin. Un docteur de la Parole, c'est celui qui systématiquement va exposer la Parole de Dieu, du début à la fin de l'année au troupeau du Seigneur, il va systématiquement diviser en tranches la Parole de Dieu et l'éclairer. C'est un ministère de docteur, qui n'est pas permis à la femme.

 

            De même pour un travail pastoral : une femme peut exercer un travail pastoral vis-à-vis d'un nouveau converti, un jeune, etc. Elle va l'aider tous les jours, c'est un travail pastoral. Mais par contre un ministère reconnu de pasteur, c'est autre chose. Il faut donc bien faire la différence entre cette position, acceptée et encouragée par le Seigneur, et une position où une femme va être placée, reconnue acceptée officiellement, où elle va exercer une fonction de contrôle d'autorité, contrôle au sens spirituel, d'autorité spirituelle et d'initiative spirituelle. Et là le Seigneur dit : « Non !».

 

            Si une personne convertie va voir une femme pour lui parler, partager et prier parce que cette femme a vraiment un don spirituel, c'est tout à fait acceptable. Mais si dans l'Eglise, corps de Christ, on commence à dire : « Nous reconnaissons à cette femme un ministère de prophète dans le corps de Christ », et que cette femme soit nommée ancien, reconnue et officiellement établie avec imposition des mains devant tout le monde, ce n'est pas permis ; on ne doit pas le faire.

 

            Par contre, si l'exercice du don qui correspond à l'enseignement, au pastorat (un berger qui aide une brebis), est fait par une femme dans un esprit de soumission (en général ce ne sera pas reconnu publiquement), plusieurs viendront la voir, mais elle ne va ni en tirer gloire, ni essayer d'usurper une fonction masculine. Elle ne va pas exercer non plus d'autorité de commandement, c'est-à-dire se servir de ce don pour dominer les autres. Donc c'est important que les femmes sachent que tout leur est ouvert par le Seigneur, sauf la position reconnue, et le ministère d'autorité et d'initiative spirituelle qui est réservé aux hommes, qui souvent ne l'exercent pas comme Dieu le voudrait.

 

            Une femme seule, soumise à Christ, va manifester dans sa vie une soumission vis-à-vis des hommes, mais non pas dans le sens traditionnel de la femme passive qui ne fait rien. Elle sera une femme qui va rester dans le silence, dans la soumission, et elle se dira : « Je ne vais pas me faire voir, me mettre en avant. Je vais rester en Christ, exercer les dons que Christ me donne, témoigner comme il me demande de le faire et ne pas me rebeller contre ceux qui m'entourent et contre l'autorité masculine ».

 

            Le Seigneur ne va pas demander à une femme seule d'exercer dans l'Eglise une fonction d'initiative et d'autorité, mais il va lui ouvrir tous ses dons, il va lui ouvrir toute sa gloire. Dans un groupe de maison, les femmes sont libres d'exercer tous les dons que Dieu leur montre, mais elles ne vont pas êtres appelées par le Seigneur à être placées peu à peu en position « d'ancien » de ce groupe. Par contre il peut y avoir un homme qui va être placé en position d'ancien, c'est-à-dire de surveillant spirituel et d'initiative spirituelle, mais qui aura des dons bien moins puissants que telle sœur dans son groupe, qui a le don de guérison, le don de chasser les démons, le don de foi, etc. Si c'est fait dans l'Esprit de Christ, ce frère sera bien content mais cela ne va pas lui enlever sa fonction d'autorité spirituelle du tout. Il est là, il observe ce qui se passe, il contrôle, il va dire : « Là, c'est bon ; là attention, il y a danger ; allez-y, continuez ». Il faut une personne qui exerce cette autorité de contrôle.

 

            Il faut pouvoir dire : « Seigneur, je reconnais ta toute puissance, tu as choisi d'élever telle sœur pour lui donner des dons de puissance, elle les exerce dans l'humilité, dans l'obéissance, c'est merveilleux, c'est formidable. Fais-en lever beaucoup comme cela Seigneur, mais toutes avec cet esprit de soumission et d'obéissance et de silence ». C'est comme cela que l'Eglise devrait fonctionner. Et là, c'est la gloire de Dieu qui se manifeste.