C87  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le contrôle des pensées. Le combat pour surveiller nos pensées afin de rejeter les pensées humaines et les remplacer par les pensées de Christ



Je voudrais voir avec vous dans la Parole quelques versets précis qui nous montrent ce que Dieu dit à la fois dans l'Ancien et le Nouveau Testament sur l'importance qu'il y a à garder nos pensées en Christ. Ce n'est pas seulement un contrôle de nos pensées (le contrôle des pensées fait partie de l'ensemble) mais garder nos pensées en Christ. On ne peut pas seulement contrôler nos pensées et rester dans le vide : il faut remplir nos pensées de la pensée de Christ, sinon le diable va profiter du vide qui se trouve là et il va essayer d'injecter en nous, puisqu'il le peut de l'extérieur, toutes sortes de pensées qui commenceront par des questions ou des doutes par rapport à la Parole du Seigneur, et qui vont ensuite mettre carrément de l'incrédulité ou des choses qui sont tout à fait en-dehors de la pensée du Seigneur.

 

Dans Genèse 6, au verset 5, le Seigneur dit : «L'Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.»

«les pensées de leur cœur» est une expression qui revient souvent. En faisant cette étude j'ai été frappé de voir à quel point cette expression «pensées du cœur» est souvent citée. Nous, on dirait plutôt pensées de l'intelligence, mais la Parole de Dieu dit très souvent «les pensées du coeur», et le coeur évoqué ici, ce n'est pas notre coeur sentimental, c'est l'esprit qui est au-dedans de nous. C'est l'esprit qui est dedans qui fait monter un certain nombre de pensées dans notre cerveau et ces pensées prennent forme là. Les pensées du coeur, c'est cela qui est important.

Et Dieu vit que les pensées du coeur des hommes à cette époque, toutes les pensées de leur coeur, étaient portées uniquement vers le mal . Alors, comme les pensées de leur coeur étaient portées vers le mal, ils finissaient par faire le mal. Ce que l'on pense et ce qui remplit nos pensées, finit par se traduire dans nos paroles et puis cela se traduit par des actes. Ici le problème de ces hommes, c'est que toutes les pensées de leur coeur étaient tournées vers le mal, et à ce moment-là, ils ont fait ces choses abominables qui ont entraîné le déluge sur la terre et le jugement du Seigneur. Il faut ainsi comprendre que pour le Seigneur, une pensée qu'on a en nous, c'est un modèle des choses qui, par la suite, vont se manifester. C'est comme un patron de couture, vous savez dans la couture on a des patrons, un patron c'est un modèle, et si on prend le modèle et qu'on l'utilise bien, on aura quelque chose qui va être l'objet final. Le patron n'était là que pour servir de modèle au départ, et nos pensées en nous, ce sont des modèles intérieurs des choses qui vont finir par se manifester.

Si les pensées de ces hommes étaient constamment tournées vers le mal, cela a fini par se traduire par des actes mauvais. Donc ces pensées-là ce sont des modèles intérieurs. Je crois que pour moi c'est une substance spirituelle qui travaille, une substance spirituelle qui vient de notre esprit, qui prend forme, et ensuite forme comme un moule qui va servir à manifester les choses auxquelles on pense. Si nous pensons constamment aux choses d'en haut, aux choses du ciel, ce sont ces choses-là qui vont se réaliser dans nos vies, parce que les pensées de notre coeur vont être en accord avec la pensée du Seigneur. On va avoir la pensée du coeur pleine des choses du Seigneur, et ce sont celles-là qui vont se réaliser dans notre vie. Si on a le coeur plein de pensées terrestres, ce sont ces pensées-là qui vont finir par se traduire par des actes et par des actions dans nos vies. Par conséquent nous devons vraiment veiller à ce que nous mettons dans nos pensées, parce que ces pensées vont finir par se traduire dans des paroles. Jésus a dit, rappelez-vous : «…c'est de l'abondance du cœur…» et il voulait parler du même coeur que les pensées du coeur, «…c'est de l'abondance du coeur que naissent les mauvaises pensées : les meurtres, les adultères, etc...» Cela commence là-dedans et ensuite se traduit par des actes qui sont mauvais, ou qui sont bons selon la nature des pensées.

Dans les Proverbes, au chapitre 16, et au verset 30, il nous est dit ceci : «Celui qui ferme les yeux pour se livrer à des pensées perverses, celui qui se mord les lèvres a déjà consommé le mal.» Vous voyez, déjà le fait que l'on se livre à une pensée perverse, c'est la pensée ou l'imagination qui commence à travailler, et pour le Seigneur, le mal est déjà consommé à ce niveau-là. Ce n'est pas seulement l'acte qui finit par se manifester, c'est déjà au niveau de la pensée. «Celui qui se livre à des pensées perverses a déjà consommé le mal.» C'est la raison pour laquelle le Seigneur dira, par exemple : «Si tu regardes une femme pour la convoiter, tu as déjà commis l'adultère», parce que si tu gardes cette pensée-là dans le coeur, cette pensée-là de convoitise, elle finira tôt ou tard, un jour, par se traduire par un adultère physique consommé. Mais déjà pour le Seigneur, c'est fait là-dedans, la pensée y est, et le péché est déjà commis intérieurement. C'est vraiment important de le comprendre, et de ne pas laisser n'importe quelle pensée dominer sur nos vies.

 

Il y a beaucoup de versets dans les Proverbes, mais j'ai dû en sélectionner seulement quelques-uns. Dans Proverbes 23 et aux versets 6 et 7, il est dit : «Ne mange pas le pain de celui dont le regard est malveillant, et ne convoite pas ses friandises ; car il est tel que sont les pensées de son âme.» Cela veut dire qu'un homme est ce qu'il pense. «Car il est tel que sont les pensées de son âme.» Là, ce n'est pas le mot coeur qui est utilisé, c'est le mot âme, mais ce qui est important, c'est de comprendre qu'un homme, en fait, est ce que sont ses pensées. Déjà, s'il pense à des choses mauvaises, il a déjà commis le mal. S'il a des pensées d'un certain type, d'une certaine coloration spirituelle, il est déjà semblable à ses pensées, c'est déjà la réalité qui est là. C'est important de comprendre que nous sommes ou nous devenons ce que sont nos pensées. Si nous avons des pensées impures, nous sommes déjà un être impur, et nous allons le traduire par des actes impurs.

 

Jérémie 6 :19 est un verset très intéressant où Dieu parle, c'est Dieu qui parle par la bouche du prophète et qui annonce des malheurs, et regardez ce que Dieu dit : «Ecoute, terre ! Voici je fais venir sur ce peuple le malheur, fruit de ses pensées ; car ils n'ont pas été attentifs à mes paroles, ils ont méprisé ma loi.» Vous voyez que le fait de ne pas écouter la Parole de l'Eternel et de mépriser la loi, a empêché les pensées du Seigneur de remplir leurs pensées. Au lieu de cela, ils ont gardé leurs pensées mauvaises, leurs pensées charnelles et humaines, et ces pensées de péché ont fini par les faire plonger dans le malheur, le malheur était le fruit de leurs pensées. C'est Dieu qui envoie le jugement mais au départ, ce malheur est le fruit direct de leurs pensées.

 

Un tout petit peu plus loin, dans Jérémie 18, au verset 12, Dieu appelle son peuple pour lui dire : Reviens, tu vas au-devant du malheur, cela suffit, reviens !  « Mais ils disent : c'est en vain ! car nous suivrons nos pensées, nous agirons chacun selon les penchants de notre mauvais coeur. » Ils le confessent. Ils disent : Non, on ne veut pas suivre le Seigneur, mais on va suivre nos pensées et les penchants de notre mauvais coeur. Donc les pensées de leur coeur, c'était cela qui les intéressait, et en suivant les pensées de leur coeur, ils sont tombés dans le malheur, puisqu'ils sont tombés dans le péché et dans le jugement du Seigneur. Ils s'en rendaient très bien compte mais ils ont fait le choix, ils ont dit - Non ! nous refusons d'accepter la pensée du Seigneur et de remplir notre coeur des pensées du Seigneur. Au lieu de cela, nous suivrons nos propres pensées et nous suivrons les penchants de notre mauvais coeur.

 

Une chose importante qu'il faut que l'on comprenne, mais je pense qu'on l'a tous compris : c'est que les pensées du coeur d'un homme qui n'est pas régénéré par le Saint-Esprit sont toutes mauvaises pour Dieu. Même si ce sont des pensées qui ont l'air bonnes - faire le bien à son prochain, etc. Je ne dis pas qu'il faut les mettre sur le même plan que les pensées de meurtre ou de crime, mais si elles ne sont pas régénérées par la présence du Saint-Esprit, ce sont des pensées humaines. Et des pensées humaines, Dieu n'en veut pas. Donc, dans la vie d'un homme qui n'est pas régénéré par le Saint-Esprit, pour Dieu, toutes ses pensées, toutes les pensées de son coeur sont des pensées humaines, ce sont des pensées qu'il va falloir changer par les pensées de Dieu. Elles ne sont pas bonnes pour Dieu.

C'est important pour nous de le savoir, car quand on vient au Seigneur, et qu'on passe par la nouvelle naissance, notre coeur est changé. Dieu nous donne un nouveau coeur, mais nous avons tellement été habitués à recevoir de notre coeur ancien des pensées mauvaises et des pensées humaines, qu'il y a tout un temps où il faut renouveler nos pensées, comme dit l'apôtre Paul, les renouveler par les pensées du Seigneur et bien distinguer ce qui vient de la chair, du Malin, et ce qui vient du Seigneur. il faut donc que nous puissions nous entraîner à cette discipline spirituelle qui consiste à surveiller et contrôler les pensées pour voir si elles sont de Dieu ou si elles sont de la chair. Mais ce qu'il faut dire, c'est que les pensées de l'homme non régénéré sont mauvaises pour Dieu.

 

Dans Genèse 8, au verset 21 (c'est à la fin du déluge), nous lisons : « L'Éternel sentit une odeur agréable, et l'Éternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l'homme, parce que les pensées du coeur de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse». Dès sa jeunesse ! C'est Dieu qui le dit il faut l'accepter; ici Dieu reconnaît que les pensées du coeur de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse. Ceci signifie qu'elles étaient mauvaises avant, par hérédité, mais un petit enfant de trois mois ou six mois ne pense pas encore, il n'a pas la conscience de la pensée. Au début, quand il commence à réfléchir et à former des pensées qui viennent de son coeur, elles sont mauvaises, Dieu constate qu'elles sont mauvaises ; même dès la jeunesse, dès l'enfance, les pensées qui viennent du coeur, pour Dieu, sont mauvaises.

 

Dans le Psaume 94, au verset 11, nous lisons : «L'Eternel connaît les pensées de l'homme, il sait qu'elles sont vaines.» Vaines, cela veut dire : qui ne valent rien, c'est cela que ça veut dire ; pour Dieu, cela ne vaut rien. Comment est-ce qu'un homme qui n'est pas régénéré par l'Esprit du Seigneur pourrait avoir des pensées qui valent quelque chose pour Dieu ? Cela peut valoir quelque chose pour les hommes, on va admirer les grands penseurs et ceux qui ont fait des grands systèmes philosophiques même pour le secours de l'humanité, etc., mais pour Dieu, c'est vain parce qu'il n'y a pas la Croix, il n'y a pas le sacrifice de Jésus, il n'y a pas la sagesse d'en haut, c'est vain, cela ne vaut rien. Les pensées de l'homme sont vaines.

Et de surcroît les pensées de l'homme sont les mêmes que celles de Satan. Nous pouvons le lire dans Matthieu 16 verset 23, quand Pierre veut empêcher Jésus d'aller à la Croix. Vous connaissez la réaction du Seigneur Jésus : il a discerné que derrière Pierre il y avait l'esprit de Satan qui était en train de parler par sa bouche, donc par ses pensées, et il lui dit : «Arrière de moi, Satan ! tu m'es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.»

Ici c'est très clair pour Dieu : il dit que les pensées de Satan sont celles des hommes, des hommes non régénérés. L'apôtre Jacques dit que tout ce qui est terrestre, charnel, est aussi diabolique, parce que souillé par le péché qui est venu de l'esprit de Satan ayant réussi à pénétrer dans l'homme par le péché. Dans Matthieu 16, Jésus dit clairement que les pensées de Satan sont les pensées des hommes. Et actuellement ces pensées humaines, ce sont les mêmes que les pensées de Satan, exactement les mêmes. Et il dira même plus fort encore dans Marc 8 verset 33, à la même occasion : «Jésus, se retournant et regardant ses disciples réprimanda Pierre et dit : Arrière de moi, Satan ! car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n'as que des pensées humaines…» C'est-à-dire des pensées qui ne conçoivent pas les choses de Dieu.

Les pensées de l'homme régénéré ne doivent plus être des pensées humaines ; les pensées des hommes non régénérés ne sont que les pensées de Satan. Vous rendez-vous compte ? Même celles qui semblent bonnes, pour Dieu, sont pourries par le péché. Il y a une racine de péché qui fait que cette sagesse humaine est mauvaise et que tout ce qui vient de cette chair, et de cette sagesse humaine, n'est pas acceptable par Dieu. C'est un sacrifice de Caïn. Vous voyez que pour nous, Chrétiens, il est important que nous vidions nos pensées humaines pour les remplacer par les pensées du Seigneur et que nous ne fassions rien qui soit inspiré par des pensées humaines, parce que l'on peut faire de l'évangélisation avec des pensées humaines, on peut faire des choses pour le Seigneur avec des pensées humaines, mais ce sont des choses qui ne viennent pas de l'Esprit du Seigneur.. Ce sont des pensées de Satan, ces pensées humaines. Alors ces pensées-là, qui étaient venues en nous par le péché, ce sont celles-là qui avaient fait de nous des ennemis de Dieu. Un homme qui n'est pas régénéré, même si c'est un homme bon, est un ennemi de Dieu. Il est rempli de pensées qui font de lui un ennemi de Dieu.

 

Dans Colossiens 1, au verset 21, nous lisons : « Vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres…» L'un suit l'autre : les mauvaises oeuvres suivent les mauvaises pensées, mais il faut bien comprendre que, nous aussi, nous étions, auparavant, des étrangers par rapport à Dieu, et nous étions non seulement des étrangers, parce que l'on peut être un étranger paisible, mais nous étions ennemis de Dieu par nos pensées. Bien souvent, frères et sœurs, il y a des chrétiens qui n'ont pas renouvelé leurs pensées, qui sont encore ennemis de Dieu sur beaucoup de plans parce qu'ils entretiennent des pensées encore humaines. Le Seigneur est patient parce qu'il sait que c'est un processus de sanctification et il nous aime tels que nous sommes, mais il veut que nous puissions comprendre cela, discerner et remplacer toutes les pensées qui sont humaines pour y mettre les siennes, et nous apprendre à marcher par l'Esprit, par la foi, par la présence du Seigneur dans nos vies qui nous donne les pensées de Christ.

Nous étions étrangers…, je finis le verset 21 : «…maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour nous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi.» La foi vient de la Parole de Dieu, la Parole de Dieu, c'est sa pensée. La Parole de Dieu, c'est la pensée du Seigneur, donc plus nous allons méditer cette Parole et nous imprégner de cette Parole, plus nous allons nous remplir de la pensée du Seigneur. C'est pour cette raison que notre vieille nature pleine de ces pensées humaines et charnelles a dû être crucifiée en Christ pour mourir complètement, pour que Dieu fasse une œuvre nouvelle, parce qu'il ne veut garder aucune de ces pensées humaines, même si elles nous paraissaient bonnes dans le passé. Il veut un changement complet. Ces pensées qui avaient fait de nous des ennemis de Dieu peuvent subsister encore un certain temps en nous après la nouvelle naissance. La nouvelle naissance change le coeur qui commence alors à nous donner de nouvelles pensées, des pensées de Dieu et des pensées du Saint-Esprit. Mais il nous faut bien discerner encore s'il y a du mélange, parce qu'il y a encore du mélange pendant un certain temps, pour évacuer tout ce qui n'est pas du Seigneur et qui ne vient pas de son Esprit.

 

Dans le livre des Proverbes, au chapitre 12, et au verset 5, nous lisons : «Toutes les pensées du juste ne sont qu'équité.» Ceci signifie : toutes les pensées du juste ne sont que des pensées justes, toutes. Vous voyez bien que le fait d'avoir été changés et d'être devenus justes aux yeux de Dieu par la nouvelle naissance, a planté en nous l'Esprit du Seigneur qui commence à produire en nous, dans notre coeur des pensées nouvelles. Ce que le Seigneur désire, c'est que nous manifestions pleinement la justice de Dieu, jusqu'au point où, puisque nous sommes justes par la foi en Jésus, toutes nos pensées deviennent des pensées justes pour Dieu. Ainsi, nous chrétiens, nous ne devons pas considérer comme acquis ce changement et ce renouvellement de nos pensées, il va falloir que nous participions à l'œuvre du Saint-Esprit.

 

Ce remplacement des pensées anciennes par les pensées nouvelles ne se fait pas automatiquement. Que dit la Parole à ce sujet ? Nous devons faire très attention aux pensées qui traversent notre coeur ou notre esprit, ou notre cerveau, nous devons faire très attention et apprendre à les discerner pour faire le tri.

 

Dans Matthieu 22, au verset 37, un docteur de la loi pose cette question à Jésus : «Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.» Cela veut dire que c'est un acte d'amour pour Dieu de penser juste. Je ne peux pas entretenir dans mon coeur des pensées d'incrédulité, de doute ou d'impureté, etc... Ceci est un manque d'amour pour le Seigneur qui habite en moi par son Esprit, et qui bien sûr, peut lire en moi toutes mes pensées. Le Seigneur les lit, donc je dois aimer le Seigneur de tout mon coeur, de toute mon âme, de toutes mes pensées. Et si le Seigneur insiste sur la pensée, c'est parce qu'il sait que nous avons des combats dans ce domaine. Son but, c'est que toute notre pensée soit dans l'amour du Seigneur pour l'honorer uniquement avec ses pensées à lui, uniquement avec ses pensées à lui.

 

Dans 2 Corinthiens 10, à partir du verset 3, nous lisons : «Si nous marchons dans la chair, (nous y sommes, on vit dedans) nous ne combattons pas selon la chair, car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Quelles sont ces forteresses ? Nous renversons les raisonnements (les raisonnements ce sont les pensées) et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. Nous sommes prêts aussi à punir toute désobéissance, quand votre obéissance sera complète.»

Ici l'important, c'est de montrer que les pensées humaines sont des forteresses dans nos vies. Ce sont des forteresses dans lesquelles se cache Satan. Il faut donc renverser ces forteresses et c'est nous qui devons le faire. Personne ne peut à ta place, mon frère ou ma sœur, renverser les forteresses qui sont dans tes pensées. C'est toi qui doit le faire, puisqu'il dit : «Nous renversons…» avec les armes de Dieu bien sûr, qui sont puissantes pour renverser ces forteresses-là. Elles ont beau être des forteresses, elles ne peuvent pas résister devant les armes du Seigneur. Nous devons donc utiliser ces armes spirituelles, pas seulement pour combattre contre Satan et ses démons, mais pour voir s'il n'y a pas encore quelques forteresses dans nos pensées, des forteresses de pensées humaines qu'il va falloir détruire parce que cela veut dire qu'il y a encore des pensées en nous qui ne sont pas captives à l'obéissance de Christ. Cela veut dire qu'il y a des pensées qui sont des esclaves de Satan, qu'il a réussi à garder encore dans notre terrain, et qui sont là comme des forteresses. Il faut détruire cela et passer au scanner ou au radar toutes les pensées afin de voir celles qui sont selon le Seigneur et celles qui ne le sont pas.

 

Les amener captives à l'obéissance de Jésus, cela signifie que je discerne une pensée qui n'est pas du Seigneur, qui traverse mon esprit, il faut que je sache qu'elle n'est pas du Seigneur, et si elle n'est pas du Seigneur, je lui mets une chaîne, je ferme sa bouche et je l'expulse au nom du Seigneur Jésus. Mais je ne dois pas permettre qu'une seule, une seule pensée qui n'est pas du Seigneur, reste plantée en moi comme une forteresse. Sinon c'est une tête de pont pour Satan, une tête de pont, cela veut dire une zone qu'il va pouvoir contrôler, où il va pouvoir habiter, il va se cacher dedans, et à partir de là, il va commencer à lancer des attaques pour essayer de contrôler un peu plus, et bâtir une autre forteresse un peu plus loin. Dieu ne veut pas de cela. «Nous renversons les raisonnements qui s'élèvent contre la connaissance de Dieu.»

Vous voyez, les pensées humaines ne sont pas les pensées de Dieu. Dieu dit dans Esaïe 55, au verset8 : «Mes pensées ne sont pas vos pensées,… ». Il n'y a rien de commun entre les pensées de Dieu et les pensées humaines. Ne nous mettons pas dans la tête que nous pouvons encore garder la moindre bonne pensée de notre vieille nature. Même les pensées humaines les plus généreuses et les plus formidables aux yeux des hommes, pour Dieu, sont des pensées humaines qui doivent être éliminées, complètement éliminées, pour que l'on marche, non pas selon la chair, mais selon l'Esprit.

 

«Nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ.» Cela veut dire, bien-aimé, que si tu ne le fais pas, tu désobéis au Seigneur. Ne laisse pas entrer en toi, dans ta pensée, dans ton coeur, n'importe quelle pensée qui va nourrir ton imagination, qui va te pousser comme à tout vent de doctrine, et qui va te faire tourner comme une girouette à mesure que ces pensées rentrent de tous les côtés. Tu es responsable du contrôle de ces pensées pour vérifier si elles sont captives à Christ, si ce sont des pensées qui viennent du Seigneur. Si nous ne le faisons pas, nous péchons devant Dieu. Evidemment nous avons besoin d'apprendre et nous devons être patients aussi avec ceux qui sont jeunes dans la foi, mais très vite, le Seigneur veut nous montrer que c'est un combat que nous devons mener nous-mêmes, que le Seigneur ne va pas mener pour nous et que personne ne va mener pour nous. C'est seulement toi qui dois le mener !

 

Il est vrai que pour ceux qui font de la dépression nerveuse, c'est d'abord un manque de contrôle de leurs pensées ; ils ont laissé rentrer toutes sortes de pensées, que ce soit des pensées de suicide, d'échec, de découragement profond. Ils ont laissé rentrer des pensées du genre : On ne va pas y arriver… Dieu nous a abandonnés… enfin toutes sortes de pensées qui ne sont pas les pensées du Seigneur. Et ces pensées qui à force de rentrer et de se planter comme des traits enflammés du Malin dans notre cerveau ou notre coeur, elles tournent, elles tournent, et on les garde et on y pense et on y repense et à mesure qu'on y repense, on s'enfonce de plus en plus dans la dépression, dans les ténèbres, parce que ce sont des pensées du Malin qui sont envoyées pour nous détruire, pour nous plonger dans les ténèbres, pour nous plonger dans tout ce qui n'est pas du Seigneur. C'est pour cela qu'il faut contrôler et nous plonger dans les pensées du Seigneur, que nous réfléchissions à ce qu'il a fait et à ce qu'il est, à ce qu'il a préparé pour nous, à son retour proche, à la nouvelle Jérusalem rayonnante qui nous attend, à ces demeures célestes, à ses dons, à la puissance du Saint-Esprit qui habite dans nos cœurs, au plan du Seigneur pour nous, lui qui veut nous transformer à l'image de Jésus. Si nous étions constamment plongés dans ces pensées, nous n'aurions pas la même attitude dans le combat, nous serions remplis de foi et de Saint-Esprit pour lutter contre ces choses.

 

Dans Philippiens 4, au verset 8, nous lisons : «Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation (tout ce qui est divin quoi), ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées.» Je ne suis plus rempli de L'Esprit de Dieu si l'objet de mes pensées est quelque chose d'autre que ce qui saint, pur, digne de louange, etc..., si je commence à entretenir une pensée de doute ou d'incrédulité : «Mais qu'est-ce qui va arriver si j'arrête de faire cela, je vais manquer, ou qu'est-ce qui va arriver si... est-ce que je ne vais pas ?... » Cela vient très vite, des pensées de doute et d'incrédulité. Satan s'y entend très bien pour nous bombarder et nous en envoyer. C'est son travail, il est capable de nous planter des pensées de loin. Mais notre travail à nous, c'est de faire de toutes les choses de Dieu l'objet de nos pensées, d'y réfléchir en permanence. Et c'est pour cette raison que nous devons toujours être vigilants, que ce soit dans nos lectures, que ce soit dans nos méditations personnelles, que ce soit dans nos conversations. Vous savez, une conversation où on commence à parler que un tel a chuté, on commence à critiquer, on commence à raconter des choses et à calomnier même et à en rajouter, ce ne sont pas des pensées qui édifient, ce sont des pensées qui détruisent, non seulement nous, mais la personne qui est concernée ; spirituellement, elle ramasse des coups. Donc cela nous demande une discipline sévère pour contrôler tout ce qui entre dans nos pensées et vérifier si tout ce à quoi nous pensons toute la journée, c'est bien quelque chose qui vient de Dieu, qui est pur, saint, agréable, digne de confiance et de louange.

 

«Ce que vous avez appris, reçu, et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le, et le Dieu de paix sera avec vous.» Le Dieu de paix n'est pas avec nous si nous entretenons des pensées mauvaises. Et il est possible chez des Chrétiens de voir des pensées qui ne sont pas bonnes. Il ne faut pas dire, parce qu'on est chrétien, qu'on a eu le coeur changé, donc automatiquement toutes mes pensées sont bonnes, ce n'est pas vrai. Juste un exemple dans Actes 8 : 22, c'est l'histoire de Simon le magicien, dont il est bien dit au verset 13 : «Simon lui-même crut, et après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe.» Jésus a dit (Marc 16 :16) : «Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé,…». Or, il est écrit ici : «Simon crut et fut baptisé». Donc il est devenu disciple du Seigneur, il est devenu chrétien, pourtant cela n'a pas empêché qu'il a encore entretenu des pensées mauvaises, puisqu'au verset 22, Pierre lui dit : «Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton cœur (encore une fois il dit : la pensée de ton cœur) te soit pardonnée, s'il est possible ; car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l'iniquité.» Il avait entretenu dans son coeur une pensée qui était mauvaise : il voulait acheter les dons du Saint-Esprit. C'est une pensée très mauvaise, et à cause de cela, Pierre qui discerne l'état dans lequel il est, lui dit : «La pensée de ton coeur est mauvaise, prie pour que tu te repentes et que tu sois pardonné.» Il n'a pas fait attention à sa pensée.

 

Dans 2 Corinthiens 11 et aux versets 2 , 3 et même 4, l'apôtre Paul dit aux Corinthiens : «Je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.» Le contrôle et le remplacement des pensées mauvaises, cela fait partie de la purification, de la sanctification. «Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent.» Vous voyez, c'étaient des chrétiens remplis du Saint-Esprit, qui avaient bien commencé par la prédication de Paul qui leur avait bien planté les bonnes pensées du Seigneur, et ces pensées-là étaient en train de se corrompre à cause de la ruse de Satan qui était en train d'introduire les siennes dedans. «Je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. Car si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous avez reçu un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien.»

On pourrait dire cela aujourd'hui de millions de chrétiens qui se lancent dans des séductions et dans des choses qui ne sont pas du Seigneur, ils ont bien commencé avec le Seigneur, ils avaient la pensée de Christ, et parce qu'ils n'ont pas vérifié, parce qu'ils n'ont pas contrôlé, ils n'ont pas prié, ils n'ont pas veillé, ils ont laissé entrer un autre évangile, un autre Christ et un autre esprit. Et cela a commencé, vous le voyez, par la corruption des pensées. «Je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent.» On leur a donné des messages qui n'étaient pas vraiment des messages du Seigneur. Ils sont rentrés dans leurs pensées, et au lieu de contrôler comme les Béréens dans la prière et dans la veille, la supplication que le Seigneur éclaire et qu'il montre, ils ont reçu cela comme venant du Seigneur, et ils le supportent fort bien. Ce sont des pensées corrompues. Voilà ! On s'est détourné de la simplicité à l'égard de Christ.

Alors que faire maintenant ? Que faut-il faire ? La pensée du Seigneur dans sa Parole est très claire, la première chose, c'est que nous devons surveiller toutes nos pensées et les contrôler. Mais pour cela, il faut être entraîné à les comparer à quelque chose, parce qu'on peut surveiller les pensées toute la journée, mais si on ne sait pas reconnaître celles qui sont bonnes et celles qui sont mauvaises, cela ne sert à rien de surveiller. Donc, il faut écarter toutes les mauvaises pensées et accepter toutes les bonnes ; les mauvaises sont les pensées humaines, les bonnes sont celles de Dieu. Il y a dans l'Ancien Testament une expression qui est presque une expression populaire : «Loin de moi la pensée de faire cela…» Même Dieu emploie cette expression : «Loin de moi la pensée de...» Mais vous voyez que quand on analyse cette phrase, cela veut dire : - je veux écarter loin de moi toute pensée que je sens qui ne correspond pas à la volonté de Dieu, loin de moi la pensée de…

 

Je vais vous en donner un exemple dans Josué 22 : 29. Ce sont les Israélites qui disent : «Loin de nous la pensée de nous révolter contre l'Eternel et de nous détourner aujourd'hui de l'Eternel, en bâtissant un autel pour des holocaustes, etc...» «Loin de nous la pensée de nous révolter contre l'Eternel…» : vous voyez qu'ils avaient compris qu'il fallait qu'ils appliquent un contrôle serré de leurs pensées, et cela a commencé par le fait de discerner qu'il y avait des pensées de révolte ou des pensées mauvaises qui venaient, et ils disent au départ : «Loin de nous la pensée...» Ils étaient décidés à rejeter toute pensée qui n'était pas du Seigneur. Et il faut que nous soyons décidés à contrôler et à rejeter d'une manière impitoyable, parce que quelquefois, cela fait du bien à notre chair de recevoir et nourrir des pensées d'apitoiement sur nous-mêmes, des pensées de tristesse ou semblables, des pensées qui sont charnelles et diaboliques, comme par exemple : «Oh, mon pauvre ! Ce que tu es en train de vivre ! Les gens ne te comprennent pas, regarde les chrétiens autour de toi, ils ne te comprennent pas, ils ne t'aident pas.» Ce sont des pensées qui viennent directement de Satan pour te plonger dans l'incrédulité, dans la critique vis-à-vis des frères, etc... Il faut que tu comprennes que tu dois être décidé, fermement décidé, à rejeter loin de toi ces pensées-là sans te complaire à les garder même une seconde en toi. Une seconde, c'est une seconde de trop ; quelquefois, il te faudra une heure pour arriver à faire sortir de ta tête une pensée que tu as gardé deux secondes. Parce que tu as gardé deux ou trois secondes une certaine pensée, ça y est, elle a commencé à se planter, tu n'as pas tout de suite réagi, et à cause de cela, il te faut lutter beaucoup plus pour la déraciner. Alors, imaginez des pensées que l'on entretient depuis des années, des pensées d'amertume, des pensées de colère ou d'animosité contre tel ou tel frère ou sœur qui nous a vraiment fait du mal dans le passé, des pensées d'incrédulité que l'on ne va pas s'en sortir, que l'on est malade pour la vie, etc... Vous imaginez un peu le travail que le Saint-Esprit doit faire pour nous révéler la vérité et le travail que nous devons faire pour déraciner cette pensée et pour planter les bonnes à la place !

C'est cependant un travail qui peut se faire dans des conditions normales par la puissance du Saint-Esprit. Si nous sommes décidés, le Seigneur va nous aider et nous donner la force nécessaire. Il ne faut pas croire que c'est impossible, sinon Dieu ne nous le demanderait pas.

 

Comment donc discerner les bonnes et les mauvaises pensées, une fois qu'on est décidé à écarter les mauvaises ? Eh bien, c'est uniquement en faisant deux choses : en méditant la Parole de Dieu, et en restant uni dans le coeur à Jésus par son Esprit.

 

Tout d'abord méditer la Parole de Dieu, méditer par l'Esprit et nous remplir de la Parole. Lisons Hébreux 4 : 12 pour nous montrer que ce n'est pas facile, le combat dans les pensées. C'est le combat le plus difficile de la vie d'un chrétien. Une fois que tu as la victoire dans ta pensée, ça y est, le Seigneur peut vraiment faire une grande œuvre dans ta vie. Dans Hébreux 4 : 11, il est dit : «Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance. (Efforçons-nous…) Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.» Encore ce mot : la pensée du coeur.

La Parole de Dieu juge les pensées du coeur, cela signifie que la Parole est comme un étalon, un critère, une règle qu'on va pouvoir utiliser pour mesurer les pensées, les comparer à cet étalon et voir si cela vient de Dieu, ou si cela vient de l'homme ou de l'ennemi. Donc plus nous allons méditer la Parole et laisser le Saint-Esprit nous révéler la Parole dans nos cœurs, plus nous allons avoir la lumière pour comprendre quelles sont les bonnes et les mauvaises pensées. Et les chrétiens qui ne discernent pas bien quelles sont les mauvaises pensées sont des chrétiens qui ne passent pas assez de temps à méditer la Parole pour renouveler leurs pensées par les pensées du Seigneur qui sont dans sa Parole. Cela implique que ce travail de méditation se fasse dans l'Esprit bien sûr. Ce n'est pas seulement apprendre des versets par coeur. si ce n'est pas fait dans l'Esprit ; il faut que ce soit en esprit et en vérité, donc dans la prière : «Seigneur, je m'approche de ta Parole pour pouvoir recevoir ta pensée et m'en remplir, et en même temps pour que tu me montres au passage tout ce qui reste encore dans mon coeur qui sont des pensées humaines, que je vais détruire, ces forteresses, par ta Parole et par ta pensée.

 

Ensuite le deuxième point, dans Philippiens 4 : 6, je vais commencer au verset 4 : «Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, il dit : dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ;… » Voilà la pensée du Seigneur, quand je commence à m'inquiéter pour ma vie ou mon avenir, je suis dans la pensée humaine. «Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.» Et la suite, regardez : «Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, (toute intelligence humaine) gardera vos cœurs et vos pensées (encore la pensée du cœur, gardera vos cœurs et vos pensées où çà ?) en Jésus-Christ.» Donc pas seulement dans la Parole mais aussi en Jésus-Christ.

 

Que je reste, Seigneur, planté en toi, dans la communion avec toi ! Je relis, parce que c'est important le verset 6 et le verset 7 : Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, toute chose cela veut dire dans toutes les circonstances de ta vie, quelles qu'elles soient, qu'elles soient financières, qu'elles soient physiques, qu'elles soient n'importe quoi, tu veux avoir la pensée du Seigneur, eh bien, fais-lui connaître tes besoins avec des prières, des supplications et des actions de grâces, parce que tu es dans la foi à ce moment-là. La Parole de Dieu a agi dans ton coeur, tu as compris que Dieu était un Père qui s'occupe de toi, tu as compris qu'en priant, Dieu écoute ta prière et il va l'exaucer parce que tu as la pensée du Seigneur. Tu ne vas pas demander quelque chose qui est contre la pensée du Seigneur, tu vas demander au nom de Jésus-Christ, tu vas demander dans la confiance tranquille, et à ce moment-là, la paix de Dieu va garder tes pensées et ton coeur, ton coeur et tes pensées en Jésus. Donc, tu vois le rôle de la prière, là aussi, intervient le rôle de la méditation, car pour rester en communion avec Jésus et rester en lui, il faut rester dans le dialogue avec lui et dans la prière.

 

«Mes besoins, Seigneur, je te les présente parce que je m'appuie sur ta pensée et ta Parole, et comme je t'ai présenté tous mes besoins et que tu es celui qui va et qui peux répondre à tous mes besoins, ta paix va garder mes pensées en toi.» Donc, si nos pensées vagabondent et ne sont pas en Christ, c'est peut-être aussi que nous ne nous sommes pas assez approchés du Seigneur pour déverser avec confiance, dans la prière, nos problèmes et nos difficultés devant lui. Car quand nous le faisons vraiment, quand on est vraiment dans une difficulté, qu'on va passer un moment dans le Seigneur, dans sa Parole, à déverser nos cœurs devant lui, il y a un moment où la paix du Seigneur descend dans nos cœurs, et garde à ce moment-là nos pensées dans le Seigneur. Et quand nos pensées sont dans le Seigneur, on est dans la paix, on est tranquille, on est dans la foi, on sait que notre Dieu est en train de s'occuper de ce problème.

 

Il y a aussi une autre chose que nous devons faire, cela ce sont les principales, mais il y a une chose qui est un peu la conséquence de tout cela : c'est de surveiller nos paroles, parce que Jésus a dit : «C'est de l'abondance du coeur que la bouche parle.» (Matt. 12 :34) Par conséquent le travail du contrôle de nos pensées doit aller de pair avec un travail de contrôle de nos paroles. Mais inversement, c'est en observant la manière dont je parle que je vais pouvoir comprendre s'il y a encore des pensées humaines dans mon cœur, ou c'est en observant la manière dont les autres parlent que je vais recevoir (parce que je ne peux pas deviner leurs pensées, ce n'est pas permis par Dieu) une révélation par le Saint-Esprit pour connaître la pensée de quelqu'un (comme Jésus qui discernait la pensée du coeur de ses disciples).

 

Je vais utiliser le contrôle de la parole pour me rendre compte de ce qu'il y a dans le coeur. C'est vrai que si j'entends un chrétien dire constamment des mots d'incrédulité et des mots de doute, je pourrai en déduire sans me tromper que c'est dans son coeur. Si je m'écoute parler et que je vois des paroles de doute, d'incrédulité, de critique et autres qui sortent, c'est une bonne indication pour moi que les pensées de mon coeur sont encore celles-là.

 

Ainsi après le contrôle de mes pensées, je dois aussi contrôler mes paroles ; il ne s'agit pas d'adopter une technique en disant : «Bon, maintenant, je vais me fermer la bouche, et cela va régler le problème.» Cela ne réglera pas le problème car si ce qui est à l'intèrieur va forcément sortir un jour ou l'autre. Dans Proverbes 30:32, nous lisons : «… Et si tu as des mauvaises pensées, mets la main sur la bouche ;...» Moi, cela me fait penser à une réaction de sauvegarde immédiate, on ferme l'écoutille : tu as une mauvaise pensée, mets ta main sur la bouche parce qu'elle ne va pas tarder à sortir, ferme ta bouche, tais-toi ! Si tu sens que tu as une mauvaise pensée, tais-toi ! Evidemment, élimine cette pensée, contrôle-la immédiatement et élimine-la. Ce contrôle des paroles est aussi très important, puisque les paroles sont le fruit de nos pensées.

 

Je conclurai en lisant 1 Pierre 4 verset 1 : «Ainsi donc… Il faudrait avoir le temps de lire tout ce qu'il a dit avant puisque ainsi donc c'est la conclusion, mais enfin je lis la conclusion : Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée.» C'est important de voir qu'à mesure que nous nous remplissons des pensées de Christ, ces pensées sont des armes contre l'ennemi, ce sont des armes pour nous défendre dans toutes les situations de la vie. Il dit : «Armez-vous de cette pensée…» Arme-toi ! On parle souvent de l'armure du chrétien, du casque du salut, etc... mais là, il y a une autre arme, c'est l'arme des pensées du Seigneur. Car quand nous sommes remplis des pensées du Seigneur, nous sommes forts en Christ, et nous pourrons utiliser les armes d'Ephésiens 6 dans le combat spirituel. Imaginez un chrétien qui aurait les armes, le casque du salut, la cuirasse de la justice, etc... mais qui n'utilise pas l'arme de la pensée. Si Satan contrôle ses pensées, à quoi vont lui servir ces armes qu'il a ? A rien !

Au départ il y a une pensée remplie de la pensée du Seigneur et toutes sortes d'armes spirituelles qu'on va pouvoir prendre, il dit : «…armez-vous de la même pensée.» Armez-vous de la pensée, donc les pensées du Seigneur sont des armes, et là, il y a une arme particulière dont on doit bien s'armer : c'est la pensée que nous sommes appelés à souffrir comme Christ a souffert. Loin de nous les pensées d'accepter la souffrance de la maladie ou de l'infirmité, loin de moi ces choses, Seigneur, cela ne vient pas de toi, ce sont des pensées du malin. Mais la pensée que je dois souffrir comme Christ a souffert, c'est-à-dire l'incompréhension, le rejet, la persécution pour Christ, c'est une arme puissante quand j'ai réussi à accepter dans ma pensée cette pensée du Seigneur. Tu es appelé à être comme ton maître, cela veut dire à mesure que la puissance de Christ va grandir en toi, à mesure que les grandes oeuvres de Christ vont se manifester dans ta vie, il faut aussi comprendre que la persécution, le rejet, l'épreuve vont devenir de plus en plus grands comme elles l'ont été pour Christ, mais c'est une arme de le savoir parce qu'on est prêt, on a la pensée du Seigneur.

 

Dans 1 Pierre 3 et verset 8, là, il s'adresse à nous tous, je conclurai sur ce verset. 1 Pierre 3 : 8 : «Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion et d'humilité.» Il exhorte les chrétiens à être remplis tous des mêmes pensées. C'est véritablement un travail de contrôle des pensées pour nous remplir des pensées du Seigneur, qui, si nous le faisons tous, va vraiment nous amener dans une vraie communion fraternelle, car ce qui nous sépare souvent les uns des autres, ce sont des pensées qui divergent. C'est que l'apôtre Paul a dit : « On n'est pas dans l'unité de la foi.» Quand on est dans l'unité de l'esprit, c'est bien, on a le même esprit en chacun, mais Dieu veut nous amener plus loin, dans l'unité de la révélation de sa Parole, donc dans l'unité de la foi, et l'unité de la foi, cela veut dire qu'on a tous la même pensée de Christ. Une question nous est posée, et chacun est capable d'amener la pensée de Christ ; quelle merveilleuse communion cela va être. Bon, évidemment on est tous en chemin là-dessus, mais on doit avoir pour but de nous remplir de la pensée du Seigneur, parce que cela va faire grandir la communion fraternelle en nous. Ces pensées du Seigneur sont des pensées d'amour, de compassion, d'humilité, de douceur, en fait c'est la nature de Christ, ce sont ses pensées à lui. La pensée du Seigneur, son Père, remplissait le coeur de Jésus et sa nature tout entière reflétait la pensée de Dieu : l'humilité, l'amour, la douceur. Ainsi la pensée de Dieu au sens large, c'est-à-dire ce qu'il y a dans le cœur même de Dieu, la pensée du coeur de Dieu est une pensée créatrice, c'est une pensée de vie, une pensée d'amour, de gloire, de paix, de joie, de sainteté. Dieu veut nous remplir de sa pensée à lui ; notre coeur, notre esprit doit être rempli de cette pensée afin que nous puissions devenir effectivement des hommes, des fils et des filles de Dieu qui le glorifient. Alléluia ! Amen !

 

En conclusion, j'insiste sur l'importance d'amener toute pensée captive à l'obéissance de Christ, par la méditation de la Parole et la fréquentation assidue du Seigneur Jésus, dans la prière, dans la communion avec lui pour que nous puissions renouveler nos pensées, complètement renouveler nos pensées, renouveler notre intelligence.

 

Prions Dieu : "Dans ce combat, Seigneur, je sais que nous pouvons compter sur ton aide, et je te remercie de le faire, Seigneur. Pour ma part et pour nous tous, remplis-nous vraiment de ta pensée, de la connaissance des choses d'en haut, que constamment nous puissions penser aux choses d'en haut et non à celles qui sont sur la terre, Seigneur. Et je te remercie parce que tu as changé notre coeur et tu nous as donné le désir de recevoir ta pensée. Aide-nous à bien discerner, aide-nous à discerner, Seigneur, tous les esprits qui passent, toutes les paroles qui sont annoncées et que nos oreilles entendent, et tout ce qui est fait. Aide-nous et fais grandir en nous ta pensée par ta Parole et ton Esprit, que nous puissions immédiatement reconnaître une pensée qui n'est pas de toi pour pouvoir la rejeter, qu'elle ne se plante pas en nous pour produire du mauvais fruit. Et que ce soient tes pensées à toi, Seigneur, qui nous habitent et qui nous remplissent complètement, pour ta gloire, au nom de Jésus-Christ ! Amen !"