C85  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Désirons ardemment le vrai baptême du Saint-Esprit, pour être purifiés et pour ressembler à Jésus



Vous savez que la Parole du Seigneur est esprit et vie : alors, quand nous nous nourrissons de la Parole en sachant qu'elle est esprit et vie, c'est la manne de Dieu qui nous est donnée pour nous nourrir. A ce moment-là, elle peut faire son travail dans nos cœurs, parce qu'elle est reçue avec foi. Si elle ne trouve pas de la foi dans les cœurs, elle ne peut pas agir ; mais si on la reçoit avec foi, en sachant qu'elle est esprit et vie, cela veut dire que chaque parole de Dieu que tu reçois dans ton cœur, avec un cœur ouvert, en sachant qu'elle vient de Dieu, va faire un travail profond dans ton cœur. Et le travail du Seigneur, c'est toujours de nous purifier et de nous faire davantage ressembler à Jésus. C'est là Son but.

 

Ce soir, je vais vous parler du baptême du Saint-Esprit, du vrai baptême du Saint-Esprit tel que la Bible en parle, parce que le Seigneur désire ardemment que tous Ses enfants soient remplis de Son Saint-Esprit.

 

C'est en étant constamment remplis du Saint-Esprit qu'on va pouvoir être transformés à l'image de Jésus. On ne peut pas être comme Jésus, rempli de Son amour, fruit de l'Esprit, de la patience et de la joie, on ne peut pas être comme Jésus si on n'est pas rempli de Son Esprit. Le travail ne va pas pouvoir se faire. Donc, le but du Seigneur, c'est de nous remplir de plus en plus, de plus en plus de Son Esprit, pour que cet esprit qui est en nous porte du fruit et que nous puissions toujours plus ressembler à Jésus. Et si nous sentons que nous avons encore des défauts dans notre vie, c'est un besoin d'avoir davantage de la présence du Saint-Esprit dans nos cœurs. Plus on est rempli du Saint Esprit, moins on a de défauts : on est un peu plus patient chaque fois qu'on est un peu plus rempli du Saint-Esprit ; on a plus d'amour, on a plus de joie, de paix, de foi, et de confiance en Dieu.

 

Le Seigneur veut nous remplir de Son Esprit. Vous savez que c'est pour cela que Jésus est venu sur la terre : c'est pour nous sauver, pour que nous puissions recevoir le Saint-Esprit, parce qu'on ne peut pas recevoir le Saint-Esprit quand on n'est pas sauvé ; on ne le peut pas. Quand nous étions dans le monde, nous étions loin de Dieu, nous étions dans la chair, nous étions dans les ténèbres. Le Saint-Esprit ne pouvait pas venir habiter dans un cœur comme cela. Il fallait que nous soyons sauvés, mais Jésus ne s'est pas arrêté à la Croix, c'est vrai. Il est ressuscité, puis Il est monté au ciel. Et vous savez ce qu'Il a fait ? La première chose qu'Il a faite, enfin une des premières choses qu'Il a faites quand Il est arrivé au ciel à la droite de Dieu ?  Qu'est-ce qu'Il a fait ? Il a répandu le Saint-Esprit. Il ne pouvait pas répandre le Saint-Esprit avant, comme Il a été répandu à partir de la Pentecôte : il fallait que Jésus soit glorifié. Donc, il fallait que Jésus soit passé au travers de tout ce pourquoi Il était venu sur la terre, c'est à dire S'incarner dans une chair semblable à la nôtre, venir en chair, puis vivre une vie telle qu'Il l'a vécue, une vie sainte et parfaite, et ensuite monter sur la Croix pour expier notre péché, afin que nous soyons lavés de nos péchés par Son Sang. Ensuite, Il est ressuscité pour que nous puissions recevoir la Résurrection avec Lui, Il est monté au ciel pour recevoir la gloire, pour être glorifié, pour montrer à Son Père que tout avait été accompli, et que maintenant Il pouvait recevoir du Père le Saint-Esprit et Le répandre sur Son Eglise.

 

Et l'Eglise de Jésus a commencé le jour de la Pentecôte. Avant, il y avait des disciples du Seigneur qui étaient conduits par le Saint-Esprit qui était avec eux, mais Jésus leur dit : « Il sera en vous. Il va demeurer dans votre cœur, dedans ; dans votre corps, qui est le temple du Saint-Esprit. » Et pour cela, il fallait que Jésus monte au ciel ; et là, glorieusement, Il a répandu le Saint-Esprit comme nous le lisons dans Actes 2.

 

Je vais vous lire un verset dans l'Epître aux Galates, au chapitre 3 et aux versets 13 et 14 : et là, nous comprenons par ces deux versets que vraiment le but suprême de Dieu, c'était de pouvoir enfin nous remplir de Son Esprit Saint. Dieu attendait ce moment depuis des millénaires, depuis la création et le péché d'Adam et d'Eve, Il attendait le moment où Il pourrait remplir Ses enfants de Son Esprit.

 

Dans Galates 3 :13 il est dit : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous ». Il a été cloué sur cette croix et Il y est mort. « Car il est écrit ' Maudit est quiconque est pendu au bois ». Pourquoi Christ a-t-Il été pendu à ce bois, a-t-Il été cloué ? Pourquoi est-Il mort sur cette croix ? Le verset 14 nous le dit : « Afin que la bénédiction d'Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous recevions par la foi l'Esprit qui avait été promis. »

 

Voyez pourquoi Jésus a été fait malédiction sur la Croix. Il a été fait malédiction pour que la bénédiction d'Abraham puisse nous toucher, et pour que nous puissions recevoir l'Esprit qui avait été promis. Cet Esprit ne pouvait pas être reçu avant : il fallait que Jésus meure, il fallait qu'Il expie, il fallait qu'Il monte au ciel et qu'Il Le répande, et là, maintenant, le but de Dieu est accompli. Alléluia !

 

Donc il faut que nous puissions vivre une vie qui honore le Seigneur, et que nous recevions des baptêmes du Saint-Esprit qui soient de vrais baptêmes du Saint-Esprit, parce que quand nous lisons le livre des Actes des Apôtres, et quand nous voyons le changement radical qui s'est fait dans la vie des disciples après le jour de la Pentecôte, nous comprenons qu'ils ont reçu quelque chose de tout à fait spécial, dont nous avons tous besoin. Nous ne pouvons pas vivre en tant que chrétiens sur cette terre (bien sûr on peut « vivre », mais je veux dire qu'on ne peut pas vivre la vie de Dieu) sans être remplis de Son Esprit ; et être rempli de l'Esprit de Dieu, ce n'est pas parler en langues seulement, ou exercer les dons spirituels : c'est être rempli de la vie et de la nature même de Dieu pour produire Son fruit et ressembler à Jésus dans notre vie ici. C'est pour cela que Dieu nous donne le Saint-Esprit.

 

Vous voyez le changement qui a été accompli dans ces disciples juifs, qui étaient craintifs, qui manquaient de puissance, qui manquaient d'amour, qui manquaient des dons de Dieu, qui manquaient du fruit, qui manquaient de tout. Il étaient comme nous, ils manquaient de tout. Et Jésus leur dit : « Ne bougez pas de Jérusalem tant que vous n'avez pas reçu la puissance qui vient d'en haut, le Saint-Esprit que Je vais envoyer sur vous. Ne bougez pas ! »

 

Il y a trop de chrétiens qui bougent, qui bougent trop, sans avoir été remplis du Saint-Esprit. Alors Dieu ne va pas pouvoir produire dans leur vie le fruit qu'Il veut produire, et eux ne vont pas vraiment pouvoir faire la volonté du Père. Même Jésus ; rappelons-nous comment Jésus a commencé Son ministère. Il n'a pas commencé Son ministère avant d'avoir reçu le baptême par les mains de Jean le baptiste dans le Jourdain ; et vous savez ce qui s'est passé au moment où Jésus est sorti de l'eau : le Saint-Esprit est descendu sur Lui comme une colombe et c'est à ce moment-là qu'Il a commencé Son ministère. Il avait, bien sûr, le Saint Esprit avant, mais là, Il L'a reçu avec puissance sur Lui comme une onction qui vient d'en haut. Il a été vraiment dans la plénitude de l'exercice du Saint-Esprit, du ministère du Saint-Esprit, et c'est à ce moment-là qu'Il a été conduit par le Saint-Esprit au désert pour y rencontrer le diable. Il a vaincu le diable : après quarante jours de jeûne, Il est sorti vainqueur du Malin, et là seulement, revêtu de la puissance de l'Esprit, Il a commencé Son ministère. Donc même Jésus n'a pas commencé Son ministère sans avoir reçu d'en haut le Saint-Esprit, qui est venu sur Lui le jour de Son baptême, et sans être passé par le désert où Il a été testé pour qu'on voie Sa consécration.

 

Lui, Il savait qu'Il était consacré. Mais il fallait qu'Il soit testé. Le diable aussi savait qu'Il était consacré, mais il fallait que Jésus soit testé pour prouver à Son Père, prouver au diable, prouver au monde entier qu'Il avait consacré Sa vie tout entière, esprit, âme et corps, au service du Seigneur. Et je relis dans Matthieu au chapitre 3 ce que Jésus dit juste avant le passage que je viens de mentionner, du baptême d'eau et du Saint-Esprit de Jésus. Dans Matthieu 3 au verset 11, Jean-Baptiste dit ceci : « Moi, je vous baptise d'eau pour vous amener à la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main, il nettoiera son aire. »

 

Vous voyez le but du baptême du Saint-Esprit : c'est de nettoyer l'aire du Seigneur. Nettoyer la place qu'Il va habiter, la place qu'Il habite, pour que ce soit un temple saint, digne du Seigneur. Donc c'est là le but du baptême du Saint-Esprit. « Il nettoiera son aire, il amassera son blé dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point ». Donc, le feu du jugement pour ceux qui refusent la grâce de Dieu, et le feu de la bénédiction du baptême de Saint-Esprit et de feu pour ceux qui ouvrent leur cœur et qui reçoivent le Seigneur pour Lui être entièrement consacrés.

 

On va voir dans les Actes de Apôtres, un peu plus loin, quelle était la vie de ces premiers chrétiens après le jour de la Pentecôte, et on va la comparer à la nôtre aujourd'hui ; et on va voir s'il ne nous manque pas encore quelque chose. Mais aussi, c'est encourageant, car vous voyez que ces mêmes disciples ont été changés en un instant. Il ne leur a pas fallu vingt ans pour être remplis du Saint-Esprit. Cela n'a pas été le fruit d'une longue vie d'obéissance au Seigneur, et à la fin de leur vie, Dieu leur aurait dit : « Bon, maintenant, Je vais te donner ta médaille, le Saint-Esprit, pour te récompenser ». Ce n'est pas cela du tout ! Si on pense cela, on n'a rien compris à la vie chrétienne. C'est quelque chose qui nous est gratuitement donné par Dieu au début de notre engagement et de notre consécration, le jour même de notre baptême d'eau, normalement. Le baptême du Saint-Esprit nous est donné le jour de notre engagement avec le Seigneur, pour pouvoir être remplis de la présence de Dieu, pour être un disciple ressemblant à son Maître, comme les premiers disciples l'ont été.

 

Dès le jour de la Pentecôte, ils ont été complètement transformés. Ce n'étaient plus les mêmes. On ne les reconnaissait plus. Nous devons, bien-aimés, rechercher de tout notre cœur ce baptême-là. Si nous avons l'impression que nous n'avons pas encore ce que les premiers chrétiens et Jésus ont vécu, passons du temps devant le Seigneur à prier, à jeûner s'il le faut – non pas que nos prières et nos jeûnes vont nous permettre de mériter ce baptême, mais cela va simplement montrer au Seigneur que nous avons soif – parce que Jésus a dit : « Celui qui a soif, qu'il vienne…et qu'il boive…de son sein sortiront des fleuves d'eau vive. » Donc, si j'ai soif du Seigneur, pour qu'Il me donne Son Esprit, et qu'Il me donne davantage de Son Esprit, je vais le Lui manifester par mon désir ardent, par mes prières, disant : « Seigneur, je n'en ai pas assez, j'en veux davantage. Remplis-moi, et même élargis, élargis mes limites. Je ne veux pas que Tu remplisses un dé à coudre ; je veux que tu remplisses une barrique, et puis après, une piscine ! Je veux que Tu élargisses mes limites, Seigneur, et puis que ce soit un flot constant qui descende du ciel, et qui ne reste pas à stagner là-dedans, mais qui se renouvelle et qui sort, et qui vient d'en haut et que je répands autour de moi comme un fleuve de vie que tu veux me donner pour bénir les autres ».

 

Et un peu plus loin, au verset 14 du même chapitre 3 : « Dès que Jésus eut été baptisé d'eau, il sortit de l'eau, et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : 'Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection'. » Jésus dira, en priant son Père avant de monter à la Croix dans Jean 17, il va prier pour que nous puissions comprendre que Dieu notre Père nous aime comme Il aime Jésus. Et alors, quand Dieu dit cela à Son Fils, il faut que tu saches qu'une fois que tu as reçu le Seigneur Jésus dans ton cœur, tu es devenu un fils, une fille de Dieu, et la voix du Seigneur peut aussi te parler pour dire : « Tu es mon fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection, tu es ma fille bien-aimée en qui j'ai mis toute mon affection. Je veux aussi te remplir, te transformer à l'image de Jésus et t'utiliser comme Lui, pour que tu fasses les mêmes œuvres que Lui. Et pour cela, il faut que tu sois rempli de Mon Esprit, c'est la seule condition.

 

Alors, on peut écouter de bons messages, on peut se nourrir de la Parole, on peut écouter des cassettes, on peut lire des livres, mais rien de tout cela ne remplacera la présence réelle du Saint-Esprit dans nos cœurs : il faut que tout ce que nous fassions contribue à nous rapprocher de Dieu pour Lui dire : « Seigneur, remplis-moi davantage de Ton Esprit, de Ta Vie » puisque la vie avec le Seigneur, ce ne sont pas des paroles, c'est la vie même de Dieu en nous.

 

Il faut, quand tu me regardes, que tu puisses voir Jésus agir au travers de moi. Il faut, quand je te regarde, que je voie Jésus dans tes paroles, dans tes actes. Si je pouvais voir tes pensées, je dirais, dans tes pensées. Il faut que tout ce que je suis, mes paroles, mes pensées, mes actes, traduise le fait que Dieu habite en moi et que je suis une maison pour Lui qui L'honore. Je dois donc avoir une maison digne de Lui, propre. Et quand je parle de propreté, je veux parler de propreté physique, de propreté spirituelle, de propreté de l'âme, des sentiments, du corps, du cœur, tout. Ma maison, aussi, doit être ordonnée et propre. Vous pouvez imaginer quelqu'un, un enfant de Dieu, qui est rempli du Saint-Esprit, et qui vit dans un taudis ? Dans un désordre indescriptible ? Dans la crasse et dans la saleté ? Non, ça ne se peut pas ! Quand tu es rempli du Saint-Esprit, tu vas nettoyer ta maison, d'abord la maison physique, mais la maison de ton cœur : l'un va avec l'autre. Bien sûr, le plus important, c'est le cœur, mais les deux vont ensemble, car c'est toute ma vie qui va refléter la gloire de Dieu. C'est la manière dont je vais m'habiller : je vais m'habiller simplement, mais je ne vais pas avoir des vêtements crasseux, parce que ce n'est pas glorifier le Seigneur. Je peux m'habiller simplement, mais manifester la gloire de Dieu au travers de toute ma vie ; et par-dessus tout, mon cœur doit être propre, parce que c'est pour cela qu'Il est venu, le Seigneur ! Mon cœur doit être propre.

 

Quand je reçois le Saint-Esprit de cette manière, cela veut dire que je suis consacré à Dieu avant. Si tu gardes quelque chose pour toi dans ta vie, cela ne pourra pas être rempli par Dieu. Si tu dis au Seigneur : « Seigneur, je te donne mon être tout entier, le corps, l'âme et l'esprit. Remplis-moi tout entier, Seigneur. », il faut que tu fasses devant Dieu cette consécration totale, mais une consécration sérieuse, sur laquelle tu ne reviens pas.

 

Il y a des chrétiens qui se consacrent facilement le jour de leur conversion, parce qu'ils sont touchés dans leur cœur par la prédication. On leur demande de s'approcher, et ils donnent leur vie au Seigneur, puis six mois après, ils retournent en arrière, ils retournent à ce qu'ils avaient rejeté, et ils oublient leur consécration ! Une fois que tu te consacres à Jésus dans ton corps, dans ton âme, et dans ton esprit, c'est pour toujours, pour toute la vie, sans aucun désir de retourner en arrière, sans aucune décision de retourner en arrière. Et quand tu prends cette décision-là dans le fond de ton cœur, Dieu le sait ; et le diable le sait aussi. Tu peux t'attendre à des ennuis de la part du Malin, parce qu'il ne peut pas supporter des chrétiens consacrés : c'est une menace permanente pour lui. Des chrétiens consacrés, c'est une menace permanente pour le diable. Et vous voyez ce qu'il fait, le diable, avec Jésus ? Jésus était en train de jeûner dans le désert quarante jours : c'était une menace terrible pour le diable. Le diable savait que si Jésus finissait ce jeûne de quarante jours après avoir consacré Sa vie à Son Père pour faire toute Sa volonté (et nous savons qu'Il a fait toute la volonté du Père), après avoir reçu le Saint-Esprit comme une colombe, et être passé par le baptême d'eau et le baptême du Saint-Esprit, ces quarante jours de jeûne, là, ce qu'Il était en train de faire, c'était une menace terrible pour Satan. C'est pourquoi Satan est venu Le tenter. Il est venu essayer de couper net cet élan, pour arrêter Jésus, parce qu'il savait très bien ce qu'il allait y avoir comme conséquences pour lui , si Jésus n'arrêtait pas Son ministère. Il était fou, le Malin, de penser des choses pareilles, mais il a quand même essayé.

 

Vous voyez, ne croyez pas qu'il va vous laisser tranquille, surtout si vous avez consacré votre vie tout entière au Seigneur. Si le diable a jugé bon de venir tenter Jésus, quelle folie ! Mais il fallait qu'il vienne tenter Jésus, pour que la victoire de Jésus se manifeste dans Sa vie. Et le Malin va faire pareil pour vous, pour nous tous. Nous devons être consacrés corps, âme, et esprit pour toujours, et nous savons qu'à ce moment-là nous allons être remplis de la présence du Seigneur qui va se manifester de plus en plus dans nos vies, et nous allons devenir un danger de plus en plus grand pour Satan qui viendra nous tenter, dans le corps, dans l'âme, et dans l'esprit.

 

Et ce sont les trois tentations de Jésus, rappelez-vous : « Si tu es le Fils de Dieu, change ces pierres en pains ». C'était là une tentation qui s'adressait à Son corps. Jésus a résisté par la Parole, et Il a vaincu le Malin. Ensuite, Satan Lui a dit : « Jette-toi du haut du Temple, fais une exhibition. ». Là, c'est une tentation au niveau de l'âme, parce que Satan essayait de Lui faire rechercher la gloriole et l'approbation des hommes par des œuvres grandioses qui n'avaient rien de spirituel en soi. Jésus a résisté : Il n'a pas voulu faire une exhibition d'un miracle pour rien.  Bien souvent dans notre vie chrétienne, nous serions tentés sur ce plan-là : faire une exhibition des dons que le Seigneur nous a donnés, faire une exhibition de la puissance de Dieu, non pas tellement pour faire du bien aux autres, mais simplement pour recevoir un peu de l'approbation et de la gloire des hommes ! Jésus n'a pas accepté cela. Il a accompli des œuvres merveilleuses, mais Il les accomplies pour obéir à Son Père, pas pour faire une exhibition. Donc, là, Il a résisté à Satan par la Parole du Seigneur. Et enfin, la plus grande des tentations spirituelles, c'est : « adore-moi, et je te donnerai tous les royaumes du monde ». Et Satan savait que les royaumes du monde allaient être donnés à Jésus-Christ, mais après qu'Il soit passé par la Croix. Et quand Il viendra régner, bientôt, sur la terre, Il va régner sur une terre qui Lui appartient complètement, qu'Il a aussi rachetée par Son Sang. Là, Satan voulait Lui faire éviter de monter sur la Croix et il Lui a dit (tentation spirituelle): « Adore-moi ! » Jésus a résisté par la Parole, Il a repoussé le diable jusqu'à une occasion plus favorable pour lui, c'est à dire au moment de la Croix.

 

Alors ce que je veux dire par là, c'est que si Jésus a pu résister à Satan qui est venu Le tenter et L'attaquer, Il l'a fait par la Parole de Dieu qui est Esprit et Vie ; et Il l'a fait parce qu'Il était rempli du Saint-Esprit et consacré. Et il doit en être de même pour nous. Nous ne pourrons pas résister aux tentations de l'ennemi si nous ne sommes pas remplis du Saint-Esprit et consacrés au Seigneur : c'est impossible.

 

Maintenant, regardons dans le Livre des Actes des Apôtres, au chapitre premier. Vous savez, je crois – peut-être que ce n'est pas le cas pour vous – mais je crois que dans l'Eglise en général on sous-estime beaucoup le baptême du Saint-Esprit, on le juge d'une manière qui ne correspond pas à ce que Dieu a prévu : on en fait souvent une occasion d'exercer des dons spirituels, des dons qui sont merveilleux, qui sont des dons de Dieu ; on en fait une occasion d'exercer la puissance du Saint-Esprit pour la guérison des malades, pour faire des miracles, etc…, mais ce n'est pas le centre premier d'intérêt pour le Seigneur. Quand Il donne le baptême du Saint-Esprit, il nous donne le baptême du Saint-Esprit pour nous purifier et nous faire ressembler à Jésus. Evidemment, le reste va suivre : quand nous allons de plus en plus ressembler à Jésus, nous allons accomplir Ses œuvres, nous allons manifester les dons du Saint-Esprit, nous allons manifester les œuvres glorieuses du Seigneur, mais en les mettant à leur juste place : on ne doit pas rechercher les œuvres et la puissance du Saint-Esprit si on n'a pas une vie consacrée, une vie qui recherche avant tout l'obéissance au Seigneur.

 

Et dans le premier chapitre des Actes, au verset 4, Jésus, « comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis , ce que je vous ai annoncé, leur dit-il, car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. »

 

Quelquefois j'entends des prédicateurs qui disent : « maintenant que le Saint-Esprit a été répandu, on n'a plus besoin d'attendre ! » Bon, en un sens c'est vrai, parce qu'Il a été répandu, Il est sur la terre, Il est partout ; mais cela doit être bien compris, parce que si je n'ai pas reçu la plénitude du Saint-Esprit, je dois me placer devant Dieu pour la recevoir, et prier et attendre qu'Il me la donne. Même si le Saint-Esprit a été répandu en abondance autour de moi et dans le monde, il se peut que moi, je ne sois pas pleinement rempli du Saint-Esprit. Donc je ne vais pas dire : « Bon, puisque Dieu a envoyé maintenant le Saint-Esprit, on n'a plus rien à attendre, allons-y, on va commencer à évangéliser, à faire des œuvres pour Jésus, et à marcher… ». Le conseil de Jésus est toujours valable pour nous. Cherche à être rempli du Saint-Esprit dès le début de ta vie chrétienne, et continue de demander au Seigneur de te remplir en permanence, chaque jour qui passe. Ce n'est pas parce que tu auras prié une fois, au début de ta conversion, disant : « Seigneur, remplis-moi du Saint-Esprit », que tu auras été baptisé du Saint-Esprit, tu parleras en langues, etc… Cela ne suffit pas, tu ne dois pas t'arrêter et dire : « Bon ; maintenant, je L'ai, je suis bon, je n'ai plus besoin de prier. Tous les jours tu dois demander au Seigneur : « Renouvelle-moi dans le Saint-Esprit, et donne m'en davantage : que cette source devienne de plus en plus abondante. »

 

Et au chapitre deux, au verset premier, ils ont attendu dix jours, mais j'aimerais vous parler un peu de cette attente. Les cent vingt qui ont attendu, vous savez comment ils ont attendu ? Ils ont tout laissé de côté, leur travail, leurs occupations, tout ce qu'ils avaient à faire. Ils avaient sans doute des tas de choses à faire. Ils ont dit : « Notre but numéro un : Jésus nous a dit 'Dans peu de jours vous allez recevoir le baptême du Saint-Esprit' ; ça vaut le coup qu'on consacre ce peu de jours à attendre et à prier qu'Il descende. ». Ils auraient pu dire : « Puisque Jésus nous l'a promis dans peu de jours, retournons à nos affaires, allons faire notre travail dans les champs, dans les usines ou dans les maisons : le jour où Jésus aura envie de nous l'envoyer, Il nous l'enverra ! » Il y a beaucoup de chrétiens qui agissent ainsi, qui disent : « on n'a pas besoin de prier, puisque Jésus a fait la promesse. » Il auraient pu faire cela. Ils se sont mis tous ensemble dans un même lieu, parce qu'on est mieux ensemble pour passer dix jours à prier, jour et nuit, à prier là, ensemble. « Et ils persévéraient dans la prière », dans l'oraison, dans la louange et dans l'adoration, mais ils persévéraient dans la prière : « Seigneur, tu l'as dit, fais-le ».

 

C'est là notre attitude de chrétiens dans la prière, quelles que soient les promesses du Seigneur, d'ailleurs. Mais pour être remplis du Saint-Esprit, voilà l'attitude qu'il nous faut. Cela montre au Seigneur qu'on a soif de Sa promesse : « Seigneur, Tu as dit que Ton désir suprême, c'était de me remplir du Saint-Esprit : fais-le, Seigneur ! »

 

Mais si tu considères que tu n'as pas encore atteint la mesure de la stature parfaite de Jésus, alors prie pour que le Saint-Esprit te soit donné avec plus d'abondance encore. Tu vas montrer au Seigneur que tu as soif, et tu vas recevoir ce que tu demandes : mais demande-le de tout ton cœur. Cela ne veut pas dire, nécessairement, que tu vas laisser tout pendant dix jours, ou quinze, ou vingt, ou trois mois ou six mois, pour ne rien faire que prier et attendre, mais tu dois avoir ce désir dans ton cœur. Tu peux être sur ton tracteur, tu peux être en train de faire la vaisselle, tu peux être en train de tailler tes sarments ou de faire ton jardin, mais dans ton cœur, tu es en communion avec le Seigneur, et tu dis : « Seigneur, Seigneur, révèle-Toi ! » Parce que le baptême du Saint-Esprit, c'est une révélation du Seigneur. « Révèle-Toi à moi, remplis-moi, Saint-Esprit, remplis-moi. J'ai soif, j'ai soif, Seigneur, et je Te le montre en criant à Toi pour que Tu me remplisses encore plus. »

 

Et le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit est descendu sur chacun d'eux. Ils se sont mis à parler en d'autres langues, et à glorifier le Seigneur dans des langues inconnues. Le parler en langues, c'est bien le signe initial du baptême du Saint-Esprit, mais ce n'est pas le baptême du Saint-Esprit ! Le baptême du Saint-Esprit est quelque chose de bien plus grand. Le baptême du Saint-Esprit, c'est la présence même de Dieu qui remplit nos cœurs ; et là, Il est en nous avec une telle abondance que cela se traduit par ce langage céleste ou ces dons que le Saint-Esprit nous donne. Mais au départ, il y a mon cœur qui a soif de Toi, Seigneur, et Dieu descend dans mon cœur. Et quand Il descend dans mon cœur, Il me fait monter au ciel.

 

C'est une chose extraordinaire quand le Seigneur prend la peine de descendre dans un cœur, c'est Sa lumière qui descend, c'est Sa nature même qui descend. Il illumine l'intérieur de mon cœur, Il met à nu tout ce qui est caché, Il va me montrer les choses profondes et les choses cachées qui n'avaient jamais été mises à nu, et Il va me purifier de cette manière. Parce que quand nous n'avons pas un baptême réel du Saint-Esprit, nous n'avons pas la lumière sur nos péchés. Le plus profond, ou les choses les plus tordues qui sont au fond de notre cœur et que nous n'arrivons pas à voir en temps normal. Nous avons besoin de les voir pour les apporter au Seigneur, pour nous repentir, pour demander que le Sang de Jésus passe plus profondément encore… Et pour cela, il faut la lumière du Seigneur. Quand Dieu Se révèle, le prophète Esaïe (dans Esaïe 6) dit : «Malheur à moi, je suis un homme pécheur, car mes lèvres sont impures, et j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures » Il ne pouvait pas dire cela auparavant. Il le dit au moment où Jésus Se révèle dans Sa gloire et dans Sa splendeur, et où Sa lumière illumine son propre cœur. C'est cela, un vrai baptême du Saint-Esprit : quand tu reçois le Saint-Esprit de cette manière, tu reçois immédiatement une lumière, une pure lumière de Dieu qui va éclairer le fond de ton cœur, et qui va mettre en lumière tout ce qui est sombre, tout ce qui est encore ténèbres, tout ce qui a besoin de venir à la lumière pour être effacé, lavé dans le Sang de Jésus. C'est précieux, comme don du Seigneur, cette lumière qui vient d'en haut pour purifier mon cœur.

 

C'est merveilleux de vivre des choses comme cela, et puis en même temps, immédiatement, de réaliser que Dieu n'a pas résisté à venir dans nos cœurs, a accepté de venir dans des cœurs encore impurs pour Lui, justement pour nous purifier parce qu'Il nous aime ; pour nous transformer à Son image et nous remplir de plus en plus de Sa vie, de Ses dons, et de Sa nature. Il n'hésite pas, le Seigneur : Il est merveilleux. Il n'hésite pas à venir vers toi et à dire : « Tu M'as demandé le Saint-Esprit : Je n'ai pas attendu que tout soit parfait en toi pour venir dans ton cœur, mais J'ai attendu que tu aies soif de Moi pour être changé par Mon Esprit, pour être purifié, rempli de Ma nature même pour que tu la manifestes au travers de ta vie, toujours mieux. »

 

Et lorsque ce baptême leur a été donné, ils ont été bouleversés. Ils sont sortis dans la rue, ils ont commencé à parler dans toutes les langues des peuples qui étaient là. Mais qu'est-ce qu'ils disaient en parlant ? Il parlaient des merveilles de Dieu. Ils étaient en train de révéler des choses cachées que le Saint-Esprit venait juste de leur donner, qui venaient de les remplir. Ils parlaient des merveilles de Dieu. Comment est-ce qu'ils étaient au courant des merveilles de Dieu ? Ils ne se rendaient même pas compte ; ils parlaient dans des langues qu'ils ne connaissaient pas. Et voyez que le Saint-Esprit qui venait juste d'entrer en eux commençait déjà à leur révéler les merveilles de Dieu, et par la langue du Saint-Esprit ils étaient en train d'expliquer et de révéler les merveilles de Dieu aux autres, qui les entendaient dans leurs langues. C'est merveilleux. C'est une œuvre surnaturelle. Que ce soit dans ta propre langue, ou que ce soit dans des langues inconnues pour toi, la présence du Saint-Esprit va te révéler les merveilles de Dieu et tu vas pouvoir les transmettre aux autres, déjà, par tes lèvres et par ta bouche. Donc tu vas recevoir des révélations profondes sur le Seigneur Lui-même, et tu vas pouvoir les expliquer aux autres, et puis les recevoir toi-même, parce que leur esprit avait déjà reçu ces révélations. Quand nous parlons en langues, c'est notre esprit qui parle, c'est notre esprit qui s'édifie. Mais c'est le Saint-Esprit en nous qui nous révèle ces choses, et Il nous inspire des merveilles, Alléluia !

 

Pierre, immédiatement rempli du Saint-Esprit, naturellement, parle à la foule. Donc là, plus en langues, mais dans sa langue maternelle, il parle à la foule pour lui révéler, justement, ces merveilles de Dieu qui ont touché profondément le cœur de ceux qui avaient le cœur ouvert pour écouter. Il leur parle de Jésus-Christ. Il annonce l'œuvre de Jésus. Il leur parle de la gloire de Dieu, il leur parle de la Croix de Jésus-Christ, il leur parle de la crucifixion et de la résurrection de Jésus, il leur parle du pardon des péchés par la foi en Jésus, toutes ces choses qui sortent d'un cœur qui venait d'être rempli du Saint-Esprit. Donc, ce ne sont pas tellement les mots qu'il disait qui étaient importants, c'était la présence de l'Esprit en lui qui inspirait ces choses et qui les couvrait de son onction ; cela touchait l'esprit des gens qui étaient là, parce que cela sortait de l'Esprit de Dieu par l'esprit de Pierre. C'était la parole reçue directement du Saint-Esprit qui sortait de l'esprit de Pierre, par sa bouche, et qui touchait directement les cœurs de ceux qui étaient là, puisque trois mille se sont convertis. Donc, vous voyez, il y avait une puissance de pénétration de la Parole qui était due à la présence du Saint-Esprit dans leurs cœurs, qui leur donnait l'onction et les mots qui perçaient, et qui touchait le cœur de ceux qui écoutaient, parce que c'était le Saint-Esprit qui parlait par la bouche de Pierre.

 

Et au verset 37 il est dit : « Après avoir entendu ce discours » qui est tellement simple, et tellement puissant « ils eurent le cœur vivement touché ». Vous voyez la puissance de l'Esprit : c'était Dieu en eux qui parlait, et quand Dieu en moi parle, c'est la puissance de Dieu qui se manifeste. Quand tes mains sont revêtues de l'onction du Seigneur, et qu'elles se posent sur un malade, c'est la puissance de Dieu qui s'écoule au travers de ta main. Quand Dieu te remplit et que tu prononces une parole, c'est la puissance de Dieu qui sort de ton cœur et qui oint cette parole. Il faut que nos paroles soient des oracles du Seigneur, des paroles qui sortent de la Parole et de l'Esprit, et qui vont toucher le cœur des autres.

 

Si nous avons du respect pour le Seigneur et pour le baptême du Saint-Esprit, on ne va plus se permettre de dire des paroles insensées, des propos douteux, des plaisanteries insensées, des choses qui ne tiennent pas debout, des choses triviales, ou du monde. On va constamment penser que le Seigneur est là, et qu'Il veut faire une œuvre de salut et d'édification dans la vie de ceux qui nous entendent, et on va constamment se brancher sur cette source divine pour que les paroles de Dieu sortent avec l'onction, et les cœurs vont être touchés. Et s'il n'y a pas ce vrai baptême du Saint-Esprit, qu'est-ce qui va sortir de notre bouche ? Un mélange…

 

Et ils dirent : « que ferons-nous ? » Pierre leur dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au Nom de Jésus pour le pardon de vos péchés, et vous recevrez, vous aussi, le don du Saint-Esprit. » Voyez que ce don du Saint-Esprit vient pour couronner l'œuvre de salut, qui commence toujours par la repentance et le baptême d'eau au Nom du Seigneur. Et tout de suite après : « vous recevrez le don du Saint-Esprit », Celui que Pierre venait de recevoir lui-même peut entrer seulement dans le cœur d'un homme et d'une femme qui se sont repentis, et qui sont passés par le baptême d'eau au Nom du Seigneur, pour confirmer leur engagement. A ce moment-là le don du Saint-Esprit est donné à des cœurs qui ont soif, exactement comme pour Pierre et les disciples. «Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera ».

 

Donc ce même baptême qu'ils ont reçu le jour de la Pentecôte, que Pierre a manifesté avec puissance pour que trois mille soient touchés, ce même baptême, il le dit, est « pour vous, pour vos enfants », et tous ceux qui suivront, c'est à dire nous, aujourd'hui, qui sommes arrivés à la fin des temps, « pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre… » Le même baptême est disponible. Donc je ne vais pas me contenter d'un ersatz de baptême, ou d'un baptême à 10%, ou d'un baptême à 50%. Je veux ce qu'ils ont eu au départ, parce qu'il n'y a rien de mieux. Il n'y a rien de mieux ! Et il ne faut pas croire que l'Eglise de la fin sera plus remplie que l'Eglise du début. Je ne le crois pas. L'Eglise du début est le modèle exact que nous devons retrouver en permanence, parce que Dieu a tout donné dès le début. Et si nous, Eglise de la fin, nous étions remplis comme l'Eglise du début, on verrait les mêmes choses qu'ils ont vécues, eux : la plénitude de Jésus manifestée au milieu d'eux.

 

Et regardez ce qui se passe par la suite, comment ils ont vécu après avoir été remplis de l'Esprit, au verset 41 : « Ceux qui reçurent de bon cœur sa parole furent baptisés ». Donc, ce n'est pas marqué ici de façon explicite, mais je suis sûr que ceux qui ont été baptisés d'eau ce jour-là ont aussi reçu le baptême dans le Saint-Esprit, parce que Pierre venait de le leur dire : « Et vous recevrez le don du Saint-Esprit ».

 

Et nous voyons que par la suite, c'était la question première qui était posée aux disciples : « Est-ce que tu as reçu le Saint-Esprit quand tu as cru ? Est-ce que tu as été rempli, baptisé du Saint-Esprit ? Avez-vous reçu le baptême du Saint-Esprit quand vous avez cru ? » dit Paul aux Ephésiens. Corneille, le païen, reçoit le baptême du Saint-Esprit, et il est baptisé d'eau immédiatement, parce qu'ils ont vu qu'il avait reçu la même chose qu'eux au début.

 

«Et ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, et les prières ». Actes 2:42

 

C'était parce qu'ils étaient baptisés dans le Saint-Esprit qu'ils persévéraient dans ces choses. Ils avaient reçu le Saint-Esprit, mais ils avaient besoin d'être édifiés, puisque l'édification et la croissance commencent dès le premier jour, mais elles continuent jusqu'à la fin de notre vie chrétienne, enfin de notre vie sur cette terre, ou jusqu'au retour de Jésus. Donc, ils avaient besoin d'être édifiés par l'enseignement, par les prières, par la communion fraternelle, et par le pain et le vin. Ils avaient besoin d'être édifiés, mais ils avaient déjà la plénitude du Saint-Esprit.

 

Il ne faut pas croire que nous allons pouvoir être édifiés par des messages bibliques si nous n'avons pas le baptême du Saint-Esprit, à moins d'être conduits directement par cette prédication, comme par celle de Pierre, à la repentance, au baptême d'eau, au baptême du Saint-Esprit. Mais si j'écoute un message que je trouve intéressant, c'est parce que j'ai le Saint-Esprit en moi qui me le dit ; et le Saint-Esprit se sert de ces paroles pour m'édifier. Mais si je suis froid comme une carpe, je pourrais écouter le meilleur message du monde et être là, mais le Saint-Esprit n'étant pas en abondance dans mon cœur, je vais recevoir ce message avec un cœur froid. Il ne va pas produire en moi les effets que la Parole doit produire. Je dois être rempli du Saint-Esprit avant.

 

De même, bien-aimés, que nous devons venir à une réunion de prière, une réunion d'édification ou à un culte après avoir recherché nous-mêmes la présence du Saint-Esprit, il ne faut pas venir à une réunion en disant : « je veux être rempli dans cette réunion ». Bon, comprenez-moi : on peut être rempli dans un réunion et recevoir des bonnes choses, mais ce n'est pas la meilleure façon de faire. La meilleure façon de faire, c'est de prier avant pour être rempli avant, et d'arriver là avec un cœur vraiment illuminé et prêt à tout recevoir, ou à donner tout ce que le Seigneur a déjà donné avant. Et si nous faisons tous cela, nous allons pouvoir recevoir des choses merveilleuses ! Parce que je ne vais pas venir à la réunion, à ce moment-là, pour être rempli, je vais être rempli avant, et je vais pouvoir apporter et donner à mes frères ce que Dieu m'a donné. Et si eux, ils arrivent dans le même Esprit, moi aussi, je vais recevoir, parce que le Seigneur ne veut pas que ce soient constamment les mêmes qui se remplissent et qui donnent. Bien sûr, nous ne pouvons pas nous vider, puisque nous recevons du Seigneur, mais cela me fait du bien, cela te fait du bien, cela nous fait du bien à tous de recevoir des autres ce que Dieu nous a donné. On est un corps : on doit donc exercer les dons que Dieu nous donne pour l'édification commune, en nous préparant avant. Faisons-le pour nos réunions. Faisons-le mieux que cela encore, quelles que soient les réunions où nous allons, remplissons-nous avant, et déversons dans la réunion ce que Dieu nous a donné ; et en plus, on sera dans un état spirituel bien meilleur pour recevoir ce que Dieu va nous donner pendant la réunion aussi.

 

Et au verset 43, dans ces quelques versets qui suivent, « la crainte s'emparait de chacun ; il se faisait beaucoup de miracles et de prodiges par les apôtres. » Pourquoi ? Parce qu'ils étaient remplis du Saint-Esprit. La vie de Jésus était entrée en eux, et Jésus se manifestait au travers d'eux par des miracles, des guérisons, et des prodiges. Parce que Jésus habitait en eux ! Jésus se servait de leurs mains, se servait de leurs corps, se servait de leurs voix, se servait de tout leur être pour continuer à faire Ses œuvres.

 

Je désire que Jésus se serve de moi, de mon cœur, de mon corps, de ma bouche, de mes mains, de mes lèvres, de mes yeux, de tout, pour faire Ses œuvres. Je dis : « Seigneur, je sais que Tu habites en moi, mais je veux que Tu te manifestes pleinement au travers de mon corps qui est Ton temple ; de mon âme et de mon esprit, pour que je puisse être en bénédiction à un monde qui se meurt, à une Eglise qui a besoin de Toi, et que Tu puisses vraiment te servir de moi pour gagner des âmes, pour édifier l'Eglise , pour glorifier Ton Nom. Remplis-moi de Ton Esprit, Seigneur. Remplis-moi encore plus ».

 

Et vous voyez ce qu'ils faisaient, aussi, dans leur vie de tous les jours, qui était vraiment la preuve qu'ils étaient remplis. Au verset 44 : « Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu. Ils avaient tout en commun. » Cela faisait trois mille qui s'étaient convertis. Ce n'est pas rien, trois mille. Cela fait déjà une belle petite ville. Eh bien, ils étaient répartis dans Jérusalem, dans leurs maisons, mais ils avaient constamment tendance à se regrouper, à se retrouver ensemble, parce qu'ils aimaient la présence du Seigneur dans leurs frères, dans leurs sœurs ; et se retrouver ensemble, c'était une édification formidable, la communion fraternelle.

 

Quand nous sommes remplis du Saint-Esprit (parce que quand vous avez à côté un frère ou une sœur qui n'est absolument pas rempli du Saint-Esprit et qui vit en plein dans la chair, c'est une épreuve ; ce n'est pas une communion fraternelle qui édifie, c'est une épreuve qui pompe !) Mais quand nous sommes remplis du Saint-Esprit, c'est le paradis sur terre. Dans un foyer, quand le mari et la femme sont remplis tous les deux du Saint-Esprit, leur rencontre, c'est le paradis sur terre . Quand ils se voient, quand ils prient ensemble, ils sont dans la communion du Saint-Esprit. Plus de disputes, plus de divisions, plus d'animosité, plus de crises, rien ! Le Saint-Esprit a rempli les deux cœurs. Et entre frères et sœurs, « ils avaient tout en commun ». Ils n'avaient plus la notion : « ça, c'est à moi ! Surtout ne prends pas ça, c'est à moi ! » Rappelez-vous le sermon sur la montagne : « Si quelqu'un te prend ta chemise, donne aussi ton manteau ». « Laisse-toi dépouiller plutôt, au lieu d'aller traîner ton frère devant le tribunal », dira Paul. Laisse-toi dépouiller ; mais tu en recevras bien plus, là-haut, dans les cieux. Laisse-toi dépouiller. Laisse !

 

Ce qui était bon, c'est qu'ils avaient tout en commun, c'est à dire qu'ils étaient conscients des besoins les uns des autres. Cela veut dire que celui qui avait beaucoup, s'il voyait son frère qui avait quelque chose qui manquait, il lui apportait, il lui donnait. Et puis tous étaient dans l'abondance. C'est merveilleux ! Quand je pense à mes frères d'Afrique qui vivent avec cinquante francs par mois, et nous, on se plaint, quand on n'a pas cinq cents francs d'augmentation dans le mois, on va protester et dire « Mais enfin, quelle vie nous menons » et tout ! Mais nous, chrétiens d'Europe ou chrétiens d'occident, nous devrions nous priver de la moitié de ce que nous avons pour le donner à nos frères d'Afrique. Ils auraient vite fait de le manger, mais Alléluia ! car ils ont faim. Tout cela doit être fait, bien sûr, dans la présence du Saint-Esprit et dans la plénitude du Saint-Esprit. Si c'est fait dans la chair, c'est une catastrophe.

 

« Ils étaient chaque jour, tous ensemble, assidus au Temple. » A l'époque, ils allaient encore dans le Temple. Après, ils étaient dans les maisons. Ils rompaient le pain dans les maisons ; ils prenaient leur nourriture avec joie, avec simplicité de cœur, louant Dieu. Moi, j'ai le spectacle, là, d'un petit paradis sur terre. Ils avaient tout en commun, toujours dans la joie, louant Dieu ; ils se réunissaient pour prendre le repas avec simplicité ; on ne voit pas, là, des calomnies, des critiques, des choses qui ne vont pas. Ils sont dans la simplicité ! Ils mettent tout en commun, ils vivent simplement et dans la joie ; et, remplis du Saint-Esprit, ils vont parler du Seigneur et il y a des milliers qui se convertissent. « Trouvant grâce auprès de tout le peuple » : ils étaient remplis de la grâce de Jésus. Vous savez ce que c'est que la grâce de Jésus ? C'est l'amour ! C'est ça, tout simplement ! « La grâce de Dieu a été manifestée » pour nous, par Jésus-Christ. C'est l'amour, tout simplement. Si je suis rempli de grâce, je vais être rempli d'amour pour mon frère et ma sœur. Je ne vais pas lui faire du mal, je ne vais pas l'attrister, je ne vais pas le décevoir, je vais lui faire du bien.

 

Pleins de grâce ! Une grâce qui coule en permanence. « Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés ». Cela donnait envie ! Pourquoi est-ce que cela donnait envie ? Parce qu'ils avaient un bon enseignement ? Non ! Parce qu'ils avaient de bons apôtres ? Non ! Parce qu'ils avaient tous leurs biens en commun et que cela permettait aux pauvres… ? Non, pas du tout ! Cela donnait envie parce que Dieu était présent au milieu d'eux, et Il se manifestait au travers d'eux parce qu'ils étaient tous remplis du Saint-Esprit ! Voilà la seule raison. C'est la seule raison. Si nous sommes tous remplis de cet Esprit-là, nous n'allons plus trouver à redire dans la vie de notre frère, même s'il y a à redire ; on a tellement d'amour dans notre cœur qu'on va pouvoir l'aider, prier pour lui, lui dire dans l'amour, l'exhorter et l'élever. On ne va humilier personne, on ne va faire du mal à personne, on va être dans la paix, dans la puissance du Saint-Esprit et Son amour. Et ceux qui sont autour vont être attirés par la puissance de Jésus.

 

Et je lis au chapitre 4 le verset 8 : « Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit … » Voyez, en toute occasion, le Saint-Esprit était là. Pierre est amené devant le sanhédrin. « Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit… » Pierre ne s'est pas occupé de son discours. Jésus avait dit : « Ne vous occupez pas à l'avance de ce que vous aurez à dire ». Occupe-toi d'être rempli du Saint-Esprit, ne t'occupe pas de savoir ce que tu dois faire à ton frère, ou ne pas lui faire, ou de ce que ton frère a fait ou ne t'a pas fait… Occupe-toi d'être rempli du Saint-Esprit, tu sauras quoi faire après. Uniquement ! Que ton seul souci soit d'être rempli du Saint-Esprit ! Et là, tu sauras quoi dire, quoi faire.

 

Un peu plus loin, au verset 23, ils ont été menacés, relâchés ! Ils étaient heureux. « Ils allèrent vers les leurs et leur racontèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les anciens leur avaient dit. Lorsqu'ils eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble ». (Faisons-le aussi) « Et ils dirent : 'Seigneur, tu es le Dieu qui a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve. C'est toi qui as dit par le Saint-Esprit par la bouche de notre père, ton serviteur David'… » etc…

 

Et au verset 29, ils rappellent sa promesse au Seigneur. « Et il dit : 'et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine foi, une pleine assurance, en étendant ta main pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles, et des prodiges par le Nom de ton saint Fils Jésus'».

 

Et quand ils eurent prié, la réponse n'a pas tardé : c'était immédiat. « Le lieu où ils étaient assemblés trembla, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils annonçaient la Parole de Dieu avec assurance. Et la multitude de ceux qui croyaient n'avaient qu'un cœur et une âme ». Un cœur, une âme ! « Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, tout était commun entre eux. Et les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection de Jésus. »

 

Pourquoi est-ce qu'ils pouvaient rendre avec force témoignage de la résurrection de Jésus ? Parce qu'ils étaient remplis du Saint-Esprit ; parce que non seulement ils étaient les témoins de la résurrection, mais ils étaient remplis du Saint-Esprit.

 

Moi, c'est ce baptême-là que je veux voir dans ma vie. C'est ce baptême-là que je veux voir dans la vie de mes frères et de mes sœurs, pour lesquels je veux prier en disant : « Seigneur, envoie-nous un renouveau ! Un vrai renouveau, Seigneur ! Pas pour chercher les manifestations du Saint-Esprit, que ce soit dans les rires ou dans les pleurs, dans les dons, dans les manifestations du Saint-Esprit, qui vont venir de toute façon, mais ce n'est pas cela qui m'intéresse : c'est la présence de Dieu dans mon cœur, en abondance ; c'est un vrai baptême du Saint-Esprit, où je suis transporté dans les lieux célestes, dans la présence de Dieu, où ma vie est purifiée, où elle est changée, où je reçois l'onction du Seigneur et elle reste sur ma vie, où je suis constamment, jour après jour, dans l'œuvre du Seigneur pour faire Sa volonté, pour guérir des malades, pour apporter Sa Parole qui va toucher des cœurs, pour chasser des démons dans la vie des démoniaques qui en ont besoin. C'est ce que je désire pour moi et pour ton peuple, Seigneur.

 

Prions pour cela, bien-aimés, parce que quand eux, ils ont prié « ils furent tous remplis du Saint-Esprit ». Prions avec un cœur sincère, c'est évident que cela doit être la condition. Si nous vivons dans le péché, comment peut-on prier pour être remplis du Saint-Esprit ? On ne peut pas !

 

C'est donc dans le cœur de ceux qui désirent la présence de Dieu et qui ont vraiment le désir de marcher dans la sainteté, dans la pureté, qu'on peut faire cette prière de tout notre cœur : « Seigneur, révèle-Toi davantage, que nous puissions, ce soir, recevoir un supplément de la vie divine de Jésus, pour être remplis encore plus, pour Lui ouvrir encore plus le tréfonds de notre cœur et pour dire : « Remplis, Seigneur, tout ce que Tu n'as pas encore rempli ; et renouvelle-moi, fais couler un nouveau fleuve de vie d'en haut, Seigneur, parce que je veux vraiment être entre Tes mains un instrument parfait, comme Toi, Tu es parfait, Alléluia !»

 

Mon Père, je désire ce don céleste dans son abondance, dans sa plénitude. Je désire être renouvelé ce soir dans Ton Esprit. Je Te demande de le faire, Seigneur, pour moi-même, pour chacun de nous qui en ce moment Te prions et Te le demandons. Renouvelle-nous, Seigneur. Tu vois aussi leurs menaces, Tu vois ce que fait Satan, Tu vois, Seigneur, ce que nos ennemis font contre nous, ce que le monde fait, ce que la chair fait, Seigneur. Je Te demande, Père, de déverser sur nous l'abondance de Ton Saint-Esprit, pour nous renouveler, pour nous remplir de Ton amour, de Ta paix, de Ta joie, de Ta puissance céleste, de Ton fruit merveilleux, Seigneur, de Tes dons, de tout ce que Tu as prévu pour nous par le Saint-Esprit. Au Nom de Jésus, Père, Amen.