C84  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Christ en nous, l'espèrance de la gloire



Je voudrais vous parler d'un sujet merveilleux. Je voudrais vous parler du plan que le Seigneur est en train d'accomplir dans nos vies par sa présence dans nos cœurs. Et le résumé, finalement, de ce message est celui de Colossiens 1, verset 27 : «Christ en vous, l'espérance de la gloire.» Cela doit nous remplir de joie et de reconnaissance envers le Seigneur de savoir qu'il a un tel plan pour nous.

Ce n'est qu'après la venue de Jésus que le Seigneur a vraiment accompli tout ce qu'il avait sur le cœur car ce n'est que maintenant, dans notre époque, enfin l'époque depuis la venue du Seigneur, que Dieu est vraiment heureux de pouvoir accomplir tout son plan pour les hommes qu'il a crées.

Au tout début, avant même la loi de Moïse, il y avait Dieu qui travaillait au milieu des hommes et il s'était révélé aux hommes depuis le début. Dès la chute d'Adam, on voit que Dieu est en train de mettre en place un plan non seulement de restauration, mais pour aller encore plus loin, jusqu'au bout de ce qu'il voulait faire dans la vie d'Adam et d'Eve. Puis la chute a stoppé un moment le plan du Seigneur, mais il n'a pas été arrêté complètement. Il a tout prévu pour faire venir Christ, et pour faire venir Christ en nous. C'est ça son plan, et non seulement faire venir Christ en nous, mais nous transformer à l'image de Jésus. Et on voit, dans toutes les étapes de l'histoire depuis la création de l'homme, ce plan se mettre progressivement en place.

D'abord Dieu. Dieu qui se révèle aux hommes dès le début, aux patriarches, aux anciens avant le déluge, à Noé. Et c'était Dieu qui constamment envoyait des messages aux hommes et qui se révélait à tous ceux qui lui étaient fidèles, à cette époque-là. Ensuite, quand la loi est venue avec Moïse, c'était Dieu qui habitait au milieu de son peuple, d'abord dans le tabernacle, puis ensuite dans le Temple de Jérusalem, et il a donné la Parole écrite, qui était la loi, qui devait nous éduquer en attendant la grâce. Mais ce n'était pas encore le plan que Dieu voulait vraiment accomplir pour nous parce que la présence de Dieu était limitée à un tout petit espace : entre les deux anges du propitiatoire au-dessus du tabernacle dans le lieu Très Saint. C'était là que Dieu habitait en permanence, dans le tabernacle et dans le Temple, quand le temple a été construit.

Dieu habitait au milieu de son peuple. Dieu habitait ici sur la terre et le seul endroit où il se manifestait était dans le lieu Très Saint du temple. Quand Jésus est venu, nous savons que par son sacrifice il a déchiré le voile, le voile du temple et puis le voile spirituel qui nous séparait de Dieu. Nous avons donc pu entrer dans le lieu Très Saint où nous pouvons entrer en tout temps et il s'est passé une chose extraordinaire, c'est que Dieu ne s'est pas contenté d'habiter là, au-dessus de cette arche qui était grande comme une petite boîte, ce n'était pas très grand l'arche, il habitait là dans le lieu Très Saint. Il n'a pas voulu se contenter de cela mais il a voulu entrer dans le cœur de ses enfants pour y habiter par le Saint-Esprit, en permanence, et faire de nous un tabernacle vivant. On n'est guère plus grand à l'échelle de l'univers que cette petite boîte, c'était une boîte d'un mètre et quelques de long, de quelques centimètres de haut et de large. Il y avait un couvercle d'or. Au-dessus les deux anges et le Seigneur qui se révélait là et qui habitait ici au milieu de ces deux anges.

Dieu attendait avec impatience que Jésus vienne pour faire l'expiation du péché et pour pouvoir entrer en nous. Quand Jésus dit à ses disciples : «Il vous est avantageux que je m'en aille parce que quand je serai parti, que je serai monté là-haut, que j'aurai tout accompli pour être là-haut à la droite de mon Père, je recevrai de lui le Saint-Esprit, je vous l'enverrai, il sera avec vous et il sera en vous, et nous viendrons faire notre demeure chez vous.» Le Père, le Fils, le Saint-Esprit viendront habiter en nous, ce qui s'est passé le jour de la Pentecôte. Quand il s'est passé cette chose extraordinaire le jour de la Pentecôte, qui était la descente, l'effusion du Saint-Esprit, il a été répandu pour pouvoir entrer enfin dans ce tabernacle vivant que nous sommes. Ce n'est plus dans une caisse en bois que Dieu accepte de se manifester, et qui contenait à l'intérieur la manne et les tables de la loi (qui sont des images de la Parole). Maintenant Dieu a voulu faire de nos corps le temple de son Saint-Esprit.

Combien c'est sérieux et combien il est sain d'y penser car quand on se rappelle combien la présence de Dieu était redoutable : quand il est descendu au milieu de son peuple et qu'il a habité dans ce tabernacle et dans ce lieu Très Saint ; chaque fois qu'ils sortaient le tabernacle à certaines occasions, quand il y avait des guerres ou quand il fallait transporter l'arche. Elle était portée sur les épaules des Lévites. Elle était couverte et personne ne devait la regarder, personne ! Quand ils emballaient l'arche, il n'y avait que les Lévites et encore ! certains Lévites qui avaient l'autorisation d'emballer l'arche pour être transportée sur leurs épaules et pendant ce temps, personne n'avait même le droit de la regarder. Quand Uzza l'a touchée, il n'était pas autorisé à le faire, il a été foudroyé par Dieu sur place simplement parce qu'il avait touché l'arche qu'il n'aurait pas dû toucher. Elle aurait dû être portée sur les épaules mais avait été portée sur un char neuf, alors qu'elle aurait dû être portée sur les épaules des Lévites.

La présence de Dieu était bien redoutable mais Dieu voulait cette présence, parce que Dieu languissait d'être au milieu de son peuple. Rappelez-vous toute la marche dans le désert : ils avaient Dieu au milieu d'eux et ils avaient, au-dessus de ce tabernacle où était Dieu, une colonne de nuée pendant la journée et une colonne de feu pendant la nuit - qui représente, et qui était la présence du Saint-Esprit. La nuée représente le Saint-Esprit. Le feu aussi et c'était cette colonne de nuée qui était la présence même de Dieu qui guidait le peuple et qui l'a guidé pendant 40 ans. Et pendant ces 40 ans, ils n'ont manqué de rien. Leurs chaussures et leurs vêtements ne se sont pas usés et personne n'a été malade tant qu'il n'y avait pas de rébellion et de péchés, personne n'était malade. Ils étaient nourris et abreuvés chaque jour, pas par l'eau du rocher que Moïse faisait sortir, mais par la présence même de Dieu, au milieu d'eux, qui pourvoyait à tous leurs besoins.

Vous pouvez imaginer ce que cela représente. Ils étaient environ entre 3 et 4 millions de personnes sans compter les animaux. Ils avaient des troupeaux considérables, des animaux en très grand nombre. Est-ce que vous pouvez nourrir autant d'hommes et autant d'animaux en plein désert où il n'y a rien ? Et la manne tombait chaque matin. La nuit, elle tombait et chaque matin ils en trouvaient à nouveau et en quantité suffisante pour nourrir 3 millions de personnes plus des centaines de milliers d'animaux. Tout le monde mangeait la manne et ils buvaient l'eau qui sortait du rocher ou ils arrivaient à des sources. Mais en général, c'était de l'eau qui leur était fournie directement par le Seigneur, quand Dieu parlait à Moïse, ou il parlait au rocher ou il frappait le rocher. Enfin il devait pourvoir à toute cette troupe qui était là !

Des tonnes de manne et des millions de litres d'eau qui tous les jours étaient fournis par la présence de Dieu qui habitait au milieu d'eux. Il n'était pas dans leurs cœurs, il était là, dans le tabernacle. Le même Dieu, l'Éternel, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob, celui qui languissait de pouvoir venir un jour dans un cœur d'homme, ce même Dieu était là au milieu d'eux. Cette présence redoutable et sainte, cette présence pleine de sollicitude pour tous leurs besoins de tous les jours, cette présence, elle est venue dans nos cœurs par le Saint-Esprit. Est-ce que nous réalisons la grâce qui nous a été faite ? Est-ce que nous pouvons comprendre la grâce qui nous a été faite à nous pécheurs sauvés par grâce ? Avoir reçu de Dieu cette grâce de pouvoir être un tabernacle vivant du Seigneur !

Au moment où je vous parle, à vous tous qui êtes enfants de Dieu nés de nouveau, vous avez cette présence de Dieu dans votre esprit. Dieu est descendu dans le lieu Très Saint de notre esprit et il est ici habitant en permanence en nous. Comment le traitons-nous ce Dieu d'amour qui nous a fait cette grâce extraordinaire ? Le plan du Seigneur est de nous faire comprendre qu'il est là en permanence. Et non seulement il est là, mais il travaille en permanence à faire de ce temple une création à sa gloire qui va un jour, quand on verra la pleine manifestation du Fils de Dieu, qui va pleinement manifester la gloire de Dieu en nous transformant à l'image du modèle parfait qui est le Seigneur Jésus.

Dieu est descendu dans notre esprit, dans le lieu Très Saint, et il a commencé dès le premier jour un travail de transformation pour nous faire grandir peu à peu et nous faire manifester toute la vie et la nature de Jésus. Il faut donc que nous comprenions ce plan et que nous puissions collaborer avec Dieu. Nous devons aller dans le même sens que lui parce que si Dieu habite dans nos cœurs et si nous ne voulons pas travailler avec lui pour être transformés à l'image de Jésus, nous allons passer par des expériences difficiles que Dieu va permettre, parce que Dieu veut nous changer. Il ne veut pas se contenter d'habiter pendant 30, 40, 50 ans dans un cœur d'homme où rien ne se passe. Dieu veut voir la manifestation du Fils de Dieu en nous. Il veut voir la manifestation de Jésus en chacun de nous et dans toute l'Eglise. Il veut voir les fils de Dieu manifestés sur cette terre et manifester tout l'amour du Seigneur, toute la compassion du Seigneur, toute la beauté du Seigneur.

Il a déjà accepté de venir dans un esprit qu'il a recréé à neuf, ici au fond de nous-mêmes. Il a aussi accepté de venir dans une âme, dans un corps qui ne sont pas encore pleinement transformés. Le Seigneur n'a pas attendu car il aurait pu dire : «Bon ! de l'extérieur je vais les transformer et quand ils seront bien beaux, bien parfaits, je vais rentrer pour m'y installer !» Ce n'est pas de cette manière qu'il a décidé de procéder avec nous. Il nous a donné un esprit nouveau qu'il a recréé par la nouvelle naissance et il a dit : «Bon ! dans ce petit tabernacle qui est leur esprit recréé, là au fond de leur cœur quelque part dans leur corps, je vais descendre m'installer à demeure, parce que je désire habiter dans leur cœur, dans leur esprit et de ce lieu, je vais les transformer à l'image de mon Fils bien-aimé.»

Il faut que nous comprenions ce plan, que nous l'acceptions et que nous désirions ardemment qu'il se réalise. Si nous n'acceptons pas, si nous nous rebellons, si nous traînons les pieds, le Seigneur va permettre des expériences difficiles, non pas pour nous embêter, non pas pour nous faire souffrir, mais parce qu'il désire ardemment manifester la nature de son Fils et il veut notre collaboration. Alors imaginez la tristesse que doit être celle du Seigneur quand nous traînons les pieds, quand nous péchons, quand nous refusons de nous repentir, quand nous tombons dans des péchés grossiers, que nous y restons longtemps alors que la douce voix du Saint-Esprit nous dit : «Reviens au Seigneur, rétablis-toi dans ce plan, confesse ton péché, reviens et demande pardon ! Demande que le sang te lave afin que je puisse recommencer mon travail de transformation avec toi, la main dans la main, avec toi ! On repart pour que tu marches avec moi dans la communion.»

Dieu veut notre communion. Dieu veut être en permanence dans notre communion. Il se réjouit chaque fois que nous venons dans sa présence, conscients. Il est toujours présent, mais il se réjouit quand nous passons un moment, dans le courant de la journée ou toute la journée, qu'on lui parle en disant : «Papa, je suis heureux que tu aies accepté de venir habiter en moi. Je te porte comme un tabernacle vivant partout où je vais. Tu es là avec moi.»

Je ne limite pas Dieu. Il a accepté de venir se mettre dans ce tabernacle et partout où je vais, je suis un fils, une fille de Dieu qui le porte dans son cœur et je n'ai pas honte de le porter. Je sais que sa présence va me réjouir pour l'éternité, qu'il va pourvoir à tous mes besoins, qu'il va me transformer, me donner tout ce qu'il me faut pour vivre et vivre une vie spirituelle en communion avec lui. Sa présence me suffit. C'est merveilleux comme plan !

Je suis heureux au moment où je vous parle de savoir que mon Dieu habite dans mon cœur et que le même Dieu, notre Père à tous, habite aussi dans vos cœurs. Alors on peut hâter la venue du Seigneur ou la retarder. Nous pouvons hâter ou retarder la venue du Seigneur dans les Cieux. En obéissant au Seigneur, nous la hâtons ; en traînant les pieds et en désobéissant, on la retarde.

Il en est de même pour le travail du Seigneur en nous et la manifestation du fils, de la fille de Dieu que je suis. On peut la hâter ou la retarder. On peut la hâter, quand on dit : «Seigneur, je me consacre entièrement à toi. Je suis heureux que tu sois là dans mon cœur. Fais ce que tu veux Seigneur, vas-y, fais ton travail. J'accepte ta formation, j'accepte.» Car à ce moment-là, nous ne nous rebellons pas.

Je lisais tout à l'heure la lettre écrite par une sœur. Je ne dirai pas son nom. C'est une sœur africaine qui traverse des difficultés et qui dans sa lettre se plaignait de Dieu et j'étais attristé dans mon cœur en lisant cette lettre, parce que je me disais : elle n'a pas compris que Dieu est en train de faire un travail de purification. Au lieu de dire : «Mais comment ça se fait, nous qui sommes enfants de Dieu, nous qui avons donné notre vie au Seigneur, nous sommes plus maltraités (apparemment) que les païens qui regorgent de richesses, qui sont bien, qui n'ont pas de problèmes ! Et puis eux, ils sont dans l'embonpoint et nous, on est en train d'être éprouvés !» Je sentais qu'il y avait comme un reproche envers Dieu qui permettait cela. Elle n'a pas compris, cette chère sœur, que Dieu est en train de la purifier et de lui apprendre à compter sur sa présence qui habite dans son cœur. Et sa présence suffit quand il y a des épreuves, quand on est confiant dans le Seigneur, c'est une occasion pour lui de se glorifier toujours. Quand on n'est pas dans la foi, c'est une occasion de chute, c'est une occasion de ne pas glorifier le Seigneur, mais Dieu veut se glorifier ! Quand il permet une épreuve, c'est qu'il a une solution derrière, une solution merveilleuse qui va le glorifier. Alléluia !

Alors considérons les épreuves que nous avons comme des sujets de joie parce que Dieu va se manifester. Quand nous arrivons aux sources de Mara qui sont amères, au lieu de dire : «Seigneur, pourquoi nous as-tu amenés dans ce désert, il ne se passe rien, on était mieux avec nos oignons et nos aulx en Egypte !» On doit plutôt dire : «Seigneur, tu vas faire un miracle, tu vas te glorifier ! Je suis là devant l'eau amère et j'attends. Alléluia ! Tu vas faire quelque chose de glorieux, tu vas rendre les eaux pures, ou tu vas fendre le rocher d'à côté, et on va pouvoir boire à satiété. Tu vas faire un miracle.» Quand le compte en banque est plus que vide, c'est là que Dieu fait un super miracle pour se glorifier parce qu'il a envoyé la manne tous les matins et l'eau fraîche pour se désaltérer. Alléluia ! Alors, plus de tristesse !

 

Colossiens 1. J'aime toute la Parole mais en ce moment j'aime tout particulièrement l'épître aux Colossiens, parce qu'il me semble que c'est celle, pour moi en tous cas, qui me montre le plus clairement le plan de Dieu pour nous. Toute la Parole est merveilleuse, mais en ce moment, c'est celle qui me parle le mieux, alors je vous en fais profiter.

 

Epître de Paul aux Colossiens :

«Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses; que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père! Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et nous ne cessons de prier pour vous, ayant été informés de votre foi en Jésus-Christ et de votre charité pour tous les saints, à cause de l'espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de la vérité, la parole de l'Évangile vous a précédemment fait connaître.»

 

Paul priait pour eux. Il les avait évangélisés, il leur avait annoncé la Parole du Seigneur et il savait que ces fidèles frères qui étaient remplis de foi et d'amour avaient une espérance, et on va voir laquelle, une espérance qui leur était réservée dans les cieux. Il priait pour que leurs yeux spirituels s'ouvrent et que leurs cœurs comprennent. Au verset 6, il dit : «Il est au milieu de vous, et dans le monde entier ; il porte des fruits, et il va grandissant,… » Voyez la croissance, il parle de Dieu ici, il vient de parler du Père, de Dieu, donc il dit : Dieu est au milieu de vous, doublement au milieu de vous, là au milieu. Quand deux ou trois sont assemblés, puis au milieu de nous, dans le plus profond de notre être à chacun. Dieu est là, au milieu et il porte des fruits. Il va grandissant. Pourquoi pouvait-il porter du fruit et aller grandissant ? Parce que c'étaient des frères qui étaient dans la foi et dans l'amour. Il le dit au départ : «et nous ne cessons de prier pour vous, ayant été informés de votre foi en Jésus-Christ et de votre charité pour tous les saints,… »

Dieu va pouvoir accomplir son plan dans ton cœur, mon frère, ma sœur, dans mon cœur si nous restons dans la foi et dans l'amour. Dans la foi et dans l'amour, ça va ensemble d'ailleurs puisque la foi c'est la confiance en Dieu. On ne peut pas avoir de confiance en Dieu si on n'a pas d'amour dans le cœur, d'amour pour le Seigneur, d'amour pour nous autres frères et sœurs en Christ. Quand nous sommes dans la foi : pourquoi peut-on être dans la foi ? Parce qu'on commence à connaître et l'on connaît Dieu, on sait quel Dieu merveilleux il est, on sait ce qu'il a fait dans le passé, on sait qu'il va le refaire à nouveau, il est toujours le même. Il veut manifester sa vie en nous, il habite en nous.

«Seigneur j'ai foi en toi. Je te fais confiance. Toi, tu es le grand pourvoyeur de tout. Tu vas pourvoir à tous mes besoins pour que je sois semblable à toi et dans l'amour.» Alors maintenant si je suis dans cette attitude, Dieu va porter des fruits en moi et il va aller grandissant. Lui va grandir en moi, tout ce qui est charnel en moi va disparaître. C'est englouti dans la mort de Christ, mais il va grandir en moi, il va se manifester de plus en plus.

 

«… comme c'est aussi le cas parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu conformément à la vérité, d'après les instructions que vous avez reçues d'Épaphras,… »

Voyez, ils ont été enseignés par Paul, par Epaphras, par d'autres et tous ces enseignements leur parlaient de la grâce qui leur avait été faite, comme à nous, d'avoir un Dieu qui était au milieu d'eux et qui était en train de grandir et de produire des fruits pour les amener à la perfection. Quelle grâce merveilleuse !

 

«… notre bien-aimé compagnon de service, qui est pour vous un fidèle ministre de Christ, et qui nous a appris de quelle charité l'Esprit vous anime.»

Quand nous savons, bien-aimés, que Dieu est en nous et qu'il est en train de travailler pour faire un plan si merveilleux, nous devons avoir le cœur rempli d'amour pour lui, et dire : «Seigneur, quelle grâce tu as bien voulu me faire de venir dans mon cœur et de le travailler pour me transformer à l'image de Jésus. Seigneur, je suis débordant d'amour et puisque je suis débordant d'amour pour toi, ce même amour rejaillit sur les autres.» Je ne peux plus voir mon frère chrétien, ma sœur chrétienne, je ne peux plus la voir avec les yeux de la chair, ou le voir avec les yeux de la chair. Je vois le Seigneur Jésus en lui, en elle, en train de travailler. S'il collabore, s'il est fidèle, ou si elle fidèle et qu'elle collabore, je me réjouis parce que je sais que Dieu a une libre action. Si je vois un frère ou une sœur qui traîne les pieds, qui n'est pas pleinement dans l'Esprit, bon, je vais prier pour que Dieu se révèle davantage, mais je sais que Dieu est quand même présent. Des expériences difficiles sont en train de se préparer, mais Dieu n'a pas changé d'avis pour lui (évidemment, tant qu'il n'a pas renié le Seigneur, qu'il ne l'a pas rejeté). Mais Dieu n'a pas changé d'avis. Au travers de dures expériences que le frère est en train de se préparer par sa désobéissance, Dieu va travailler à se révéler et à le transformer. Il va arriver à une impasse dans sa désobéissance, il va craquer devant Dieu et il va dire : «Seigneur pardonne, je te laisse faire maintenant, j'ai trop traîné les pieds, j'ai trop attendu, à présent je vais collaborer avec toi.» C'est cela que Dieu attend, mais il vaut mieux entrer de plein pied dans la collaboration avec Dieu, ne pas s'opposer à ce qu'il fait.

 

Verset 9 :  «C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous…»

Moi ça me parle, parce que je dis : «Seigneur, c'est une exhortation pour moi, pardonne-moi de ne pas prier assez pour mes frères et pour moi parce que…» Vous voyez que Paul aurait très bien pu dire : «Ces Colossiens marchent très bien, ils sont pleins de foi, pleins d'amour, Dieu est au milieu d'eux, ils portent du fruit, etc… Je les abandonne à la grâce de Dieu, maintenant je vais prier pour les autres qui…» Non ! pas du tout, au contraire ! Voyant que les Colossiens étaient vraiment dans le plan du Seigneur, il dit : «Je ne cesse de prier pour vous.» Pourquoi ? Pour demander qu'ils soient remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle. Ils sont bien partis, mais le Seigneur va pouvoir faire des exploits en eux, s'ils ont davantage d'intelligence spirituelle, s'ils comprennent encore mieux son plan, ainsi la gloire du Seigneur sera pleinement manifestée.

«Seigneur, je prie pour eux, donne-leur davantage de connaissance spirituelle, de sagesse spirituelle.» Pourquoi ? Pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréable, portant du fruit en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu. Il venait de dire : Dieu porte des fruits et va grandissant. Mais cela, Dieu le fait par nous. Et comment ? En priant et en disant : «Seigneur, remplis-moi ou remplis mon frère et ma sœur de ton intelligence spirituelle pour que mes yeux s'ouvrent à ton plan, à ta présence dans ma vie et que je puisse marcher d'une manière digne de toi, qui habite en moi. Seigneur, je me rappelle ton saint temple, ton saint tabernacle, tu marchais toi au milieu de tes enfants. Aujourd'hui, tu es en moi et c'est moi qui maintenant dois marcher d'une manière digne de toi. Tu vas m'ouvrir les yeux pour que cela soit possible et que je marche d'une manière digne de toi.»

Nous devons être conscients de la présence permanente de Dieu en nous et marcher d'une manière digne du Seigneur. Il y a des chrétiens qui marchent d'une manière digne du Seigneur simplement, quand ils sont en groupe, quand ils sont réunis en assemblée. Il n'y en a pas un qui lève le petit doigt, qui fait une remarque désagréable ou mauvaise, parce qu'ici tout le monde est réuni. Mais dès qu'ils rentrent chez eux, c'est l'enfer entre eux et leur femme, entre eux et leurs enfants. Ou bien, s'ils sont en privé avec quelqu'un du monde ils vont se permettre de parler grossièrement ou de faire comme les gens du monde et ils oublient que le même Dieu est en eux et qu'il entend tout et qu'il voit tout, et qu'il est attristé de voir que cet enfant de Dieu a oublié Sa présence. C'est pour cela qu'il dit : «Mais ouvre-leur les yeux Seigneur ! Qu'ils voient et qu'ils restent constamment dans ta présence partout où ils vont.»

Quand je sais que mon Dieu est ici en permanence, je vais automatiquement adapter ma conduite à sa présence. Je ne vais pas parler comme s'il était absent, je ne vais pas me conduire comme s'il était à des kilomètres et qu'il ne me voyait pas. Il est là, il voit tout, il entend tout. Je vais dire : «Seigneur, je vais me conduire d'une manière digne de toi, je veux être propre dans mon esprit, dans mon âme, et dans mon corps pour t'honorer, Seigneur, dans ma maison. Elle va être ordonnée, elle va être belle pour toi autant que possible. Je vais te rendre la vie agréable, Seigneur, à tous points de vue, te rendre la vie agréable par honneur pour toi, c'est-à-dire portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu. Seigneur, je veux te connaître de mieux en mieux, c'est ça qui me fait grandir, plus je te connais, plus je vais me comporter d'une manière digne de toi.»

A la limite, si Jésus était physiquement là, manifesté devant moi en permanence, dans sa gloire, il n'y aurait pas un mot de travers qui sortirait de ma bouche. Rien ! Oh ! je ferais une extrême attention, Seigneur, en permanence. De mes yeux je te vois ; de mes oreilles, je t'entends en permanence et alors rien n'est de travers ! Je pourrais être dans l'intimité de ma chambre ou dans l'intimité de ma maison avec mon épouse et mes amis, tout va être impeccable Seigneur, parce que je te vois. Mais, c'est comme ça qu'on doit se comporter tous les jours, parce que si nos yeux ne le voient pas, par la foi nous devons nous rappeler qu'il est là et qu'il est le même et qu'il est digne d'être honoré ! Donc, c'est la connaissance de Dieu qui nous fait grandir. Aspirons à connaître Dieu toujours plus, c'est-à-dire aspirons à ce qu'il se révèle toujours davantage. Seigneur, révèle-toi, et quand tu te révèles, tu fais la lumière sur moi, sur mon cœur. Ta lumière éclaire tout dans ma vie, tu me fais comprendre ce qui ne va pas dans mon cœur, c'est ta lumière qui éclaire tout et là Seigneur, je peux te connaître mieux et grandir encore plus en toi.

 

Je reprends au verset 11 «Fortifiés à tous égards… » : c'est-à-dire dans l'esprit, dans l'âme et dans le corps. «…fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse,….» Quand je suis faible, quand je suis fatigué, je dois savoir qu'en moi, dans ce tabernacle fragile habite un Dieu tout-puissant qui est capable - si je lui fais confiance, si je suis dans son plan, que je prie, que je suis en communion avec lui - de me fortifier à tous égards, de me faire rajeunir comme l'aigle. Tu peux avoir 75, 80, ou 90 ans, le Seigneur est capable de te fortifier à tous égards, comme notre frère Smith Wigglesworth qui, à 86 ans, soit un an et demi avant de mourir, pouvait dire (je l'ai lu dans son témoignage) : «Je sens que le Seigneur est en train de me renouveler de manière merveilleuse.» Et il est reparti sur les chapeaux de roues pour prêcher la Parole jusqu'au dernier jour. Il est mort à 88 ans, en pleine force, mieux qu'un jeune homme, prêchant la Parole sans s'arrêter.

Voilà comment le Seigneur veut nous voir ! Alors ne nous imaginons pas parce que nous sommes en train de vieillir - pour certains d'entre nous, on commence à éprouver les premiers symptômes de la vieillesse… Ah, il va falloir entrer dans un processus où l'on va se dégrader tous les jours, tout va s'user et puis on va finir comme des infirmes ! Il faut que ces pensées s'enlèvent de nous. Nous avons en nous un Dieu tout-puissant. Il ne va pas éviter l'usure normale de la vieillesse, c'est-à-dire qu'on va avoir des cheveux blancs, des rides et moins de forces qu'à vingt ans, mais on peut être vigoureux pour servir le Seigneur et en bonne santé, et toutes ces maladies qui s'appellent l'arthrose, la cataracte et tout ça, Dieu veut les enlever, parce qu'il est venu les porter sur la croix en Jésus-Christ. On peut être un vieillard aux cheveux blancs en bonne santé pour servir le Seigneur. Alors à combien plus forte raison à 30 ou 40 ans ! Alléluia ! Gloire à Dieu !

 

Alors pourquoi veut-il nous fortifier ? «…en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.» Patients dans l'épreuve.

 

Seigneur, d'accord ! Je suis en train de traverser quelque chose, je ne peux pas dire que c'est agréable mais tu es en moi, Seigneur ! C'est merveilleux, tu es avec moi, tu portes le joug avec moi, on est attelé au même attelage et ton joug est doux, Seigneur. La seule chose qui m'intéresse, c'est que je sois en communion avec toi, qu'il n'y ait pas de péchés dans ma vie, de choses qui te déplaisent. A partir de là, Seigneur, tout est bien. Alléluia !

 

«Rendez grâces au Père…» Seigneur je te rends grâces ce soir. Pourquoi ? «… qui vous a rendus capables… » Tu n'es plus incapable. Dieu t'a rendu capable de la meilleure des choses : «… d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière.» Quel est l'héritage des saints dans la lumière ? C'est la plénitude de la nature de Jésus manifestée en nous, ses serviteurs et ses servantes dans la sainteté, dans la grâce, dans la nature même de Jésus manifestée en nous, en attendant la résurrection glorieuse qui arrive avec le retour du Seigneur. Il nous a rendus capables de participer à cet héritage des saints dans la lumière.

 

«… qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres.» Ce n'est plus la puissance des ténèbres qui domine sur toi, tu es délivré de la puissance des ténèbres. Et qui t'a transporté dans le royaume du Fils de son Amour ? Jésus ! Tu es dedans, ça y est, et non seulement tu y es, mais ce royaume est en toi par la présence de Dieu.

 

«… en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. Il est l'image du Dieu invisible, …» Jésus est l'image du Dieu invisible et nous, nous sommes appelés à être l'image de Jésus. Jésus est l'image du Dieu invisible et nous sommes l'image de Jésus, le Fils de Dieu. Quelle gloire nous attend, bien-aimés, quelle gloire, quelle gloire nous avons déjà ! «le premier-né de toute la création, car en lui (en Jésus) ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en lui. (Quelle description merveilleuse de la gloire de Jésus !) Il est la tête du corps de l'Eglise ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts afin d'être en tout le premier. » Cela veut dire, un premier qui aura une suite, quand il y a un premier, il y a un deuxième puis un troisième, puis un quatrième, puis ainsi de suite. Cela veut dire que Jésus est le premier, mais nous sommes appelés à le suivre comme lui, mais lui est le début, le premier.

 

Verset 19 «Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ;…» Cela signifie qu'il nous destine aussi à manifester toute la plénitude du Seigneur en nous. N'oublions jamais ce plan-là, évidemment dans la soumission et dans l'obéissance à la volonté suprême du Seigneur. De même que Christ a été soumis, bien qu'il fut Dieu le Fils, il a été soumis en tout à son Père. Nous sommes appelés à manifester toute la plénitude de Dieu en tant que fils et filles soumis au Seigneur. Il a voulu, par lui, réconcilier tout avec lui-même, tout ce qui est sur la terre, et ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair… (il n'est pas mort en esprit, il parle de sa mort dans le corps de sa chair) pour vous faire paraître… Alors pourquoi le Seigneur est mort et nous a réconciliés ? Regardez la suite, mais ouvrez les yeux ! Verset 22 « … pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche. Saints, irrépréhensibles, sans reproche,… » Ce qui signifie sans ride ni tâche ni rien de semblable, comme une épouse parfaite destinée à son bien-aimé. Voilà le plan du Seigneur.

 

"Si du moins", combien il est important ce si du moins, ça veut dire qu'il y a une condition, si du moins vous restez fondés et inébranlables dans la foi. Tout ceci nous est donné uniquement par la foi, c'est-à-dire je reçois le message du Seigneur, sa Parole, je dis : «Seigneur je crois, c'est pour moi ça, Seigneur. C'est pour moi et je crois que tu es en train de le faire, que tu es capable de le faire, que tu y arriveras Seigneur, je suis d'accord avec toi, Seigneur, fais-le, je crois. Tu m'as donné cet héritage, je veux le voir se manifester pleinement ici-bas. Alléluia, Alléluia, Alléluia, Gloire à Dieu ! Merci Seigneur ! » Pourquoi doit-on lui rendre grâces ? Il a voulu par lui réconcilier tout ...

 

Je relis la suite, verset 23 : «… si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu,… » Comment est-ce qu'on peut se détourner de ce but merveilleux ? En l'oubliant tout simplement, on n'y pense plus, on ne s'entretient plus dans ce message, dans cette foi, dans cette espérance, on ne pense plus au Seigneur, à ce qu'il est en train de faire. Evidemment il y a d'autres sujets qui commencent à nous préoccuper : le travail, les occupations, le monde, tout ça et puis on oublie le Seigneur et son plan et on se prépare des jours difficiles. On doit constamment rester, jour et nuit, du soir au matin, même quand on dort, quelque part dans le fond de notre cœur, ça doit rester. Le Seigneur est en train de faire de moi un fils, une fille de Dieu semblable à Jésus et je reste dans cette certitude. «Seigneur, rien n'arrêtera ton plan, il n'y a que moi qui peut l'arrêter ! » Voyez, que par mon incrédulité et l'abandon du Seigneur et de sa Parole… Mais nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, nous sommes de ceux qui gardent la foi jusqu'au bout pour entrer pleinement dans le plan du Seigneur, Alléluia !

«Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ;…» Paul était en train de traverser des difficultés, des souffrances et il se réjouit. C'étaient des persécutions, des choses qu'il devait subir dans son ministère parce qu'il était apôtre, parce qu'il était chrétien, mais il s'en réjouit parce qu'il participait ainsi aux souffrances de Christ. Il dit : «et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église.» Ce n'est pas du tout quelque chose de mystique comme dans certaines religions où l'on dit qu'il faut souffrir pour acheter des âmes ou pour offrir la souffrance au Seigneur, ce n'est rien du tout de cela. C'est simplement qu'en tant que chrétiens nous devons souffrir la persécution, le rejet, l'abandon comme Christ, l'incompréhension, etc… Christ ne l'a pas fait pour nous au temps où il était sur la terre, mais il le fait en nous en ce moment où je suis en train de souffrir ces choses. Ainsi, ce qui manquait aux souffrances de Christ, je suis en train de l'achever dans ma chair avec lui, puisqu'il est en train de les vivre en ce moment avec moi.

Quoi ! Il souffre avec moi ! Avant il ne souffrait pas puisque je n'étais pas encore passé par ces souffrances, ça manquait puisque ça allait arriver. Au moment où je suis en train de souffrir pour lui, Christ souffre avec moi. «Seigneur, qui es-tu ? - Je suis Jésus que tu persécutes.» dit-il à Saul de Tarses. Il était persécuté dans ces chrétiens que Saul était en train de persécuter et ça manquait à ses souffrances, et il se réjouit avec Christ de ses souffrances qui sont dignes du Royaume de Dieu.

 

«C'est d'elle que j 'ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges,… » Mais pour nous, bien-aimés, ce n'est plus un mystère. Quel est ce mystère qui est révélé maintenant à ses saints à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, c'est-à-dire verset 27 «Christ en vous, l'espérance de la gloire» ? Puisque Christ est en toi, il est en train de te transformer à son image. C'est cette espérance de la gloire qui vient, qui sera manifestée si tu restes dans la foi, la vie de Jésus. Christ pleinement manifesté en toi. Voilà la gloire de Dieu au milieu des hommes, voilà le plan maximum du Seigneur, voilà ce qu'il a toujours eu dans le cœur le Seigneur : venir habiter dans ce tabernacle saint pour nous transformer à son image et manifester sa gloire, sa gloire ! Christ en vous l'espérance de la gloire ! Cette gloire sera pleinement manifestée quand le travail sera achevé, quand par la foi nous aurons laissé Dieu agir jour après jour dans notre cœur pour nous transformer à son image.

Dès maintenant soyez saints comme je suis saint, soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait. Amen ! Alléluia ! C'est lui que nous annonçons, Christ, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse. Pourquoi les exhortait-il et les instruisait-il ? Afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Jésus-Christ. Là, il ne parle pas d'une perfection en Jésus que nous avons déjà, mais il parle de la perfection manifestée et c'est là le rôle des apôtres, des ministères, des pasteurs, des docteurs, de tous ceux qui annoncent la Parole. Ceci devrait être le but unique de leur ministère : prêcher Christ en vous, l'espérance de la gloire et travailler pour aider les chrétiens à grandir en Christ comme il dit dans Ephésiens 4-11 : «Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ,… » pour que nous puissions être transformés à l'image de Jésus-Christ, à l'image de sa stature parfaite. C'est exactement la même chose qu'il dit dans Ephésiens 4, puisqu'il dit : Moi Paul, je travaille à cela, vous annoncer le plan de Dieu, vous dire ce qu'il est en train de faire, pour fortifier votre foi, pour que jour après jour vous grandissiez et que vous puissiez dès maintenant manifester la perfection de Jésus. Et il dit en Colossiens 1 verset 29 :  «C'est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi.» Et en toi aussi mon frère, et en toi aussi ma sœur, sa force agit puissamment en toi, il habite en toi, il veut te transformer, il y arrivera. Il n'y a que toi qui peux l'empêcher par ton incrédulité, mais enlève cette incrédulité parce que c'est dommage d'attrister le Seigneur quand on voit un plan si merveilleux ! Seigneur, d'accord, je suis preneur, je suis partant, à toi d'agir, je crois et c'est ma foi qui va permettre à Dieu de faire cette œuvre glorieuse, de me rendre parfait en Jésus. Que son Nom soit béni.

 

En conclusion, je vais lire un petit psaume, un court psaume, c'est le psaume 46. Un petit psaume de douze versets qui résume tout ce qu'on vient de dire et pourtant c'est dans les psaumes. C'est un psaume prophétique et qui nous montre ce que le Seigneur est en train de faire. Psaume 46, je le lis : «Au chef des chantres. Des fils de Koré. Sur alamoth. Cantique. Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. Il y aura des moments difficiles, mais le secours ne manquera jamais. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au coeur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu'à faire trembler les montagnes. Tout autour de nous est en train de trembler, d'écumer, de se soulever, il n'y a plus rien de solide, plus rien qui peut tenir, la bourse croule, les assurances, la Sécurité Sociale, il y a un trou sans fin, tout, tout est en train de crouler. Seul Dieu, sa Parole tiennent ferme et si ce Dieu-là est en nous, nous ne croulerons pas. Amen ! Nous ne croulerons pas ! Les montagnes peuvent chanceler, toutes les étoiles peuvent tomber du ciel, tant que mon Dieu est dans mon cœur, il est sur le trône et moi avec lui, en lui. Alléluia ! Gloire à Dieu ! Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, Le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Où est le sanctuaire des demeures du Très-Haut ? Mon cœur. Evidemment Dieu est dans le ciel, les cieux des cieux ne peuvent le contenir, mais mon petit cœur le contient tout entier. Mon esprit le contient tout entier et là dans le sanctuaire des demeures du Très-Haut, il sort un fleuve, de votre sein sortiront des fleuves d'eau vive. Le Saint-Esprit répandu en nous. Dieu est au milieu d'elle : elle n'est point ébranlée ; Dieu la secourt dès l'aube du matin. Tu ouvres les yeux dès l'aube : Dieu est là ! Il te secourt, déjà ses compassions se sont renouvelées pour toi, elles sont en train se renouveler. Des nations s'agitent, des royaumes s'ébranlent ; il fait entendre sa voix : la terre se fond d'épouvante.  L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. Savez-vous que Dieu a fait sa retraite en nous, c'est merveilleux, formidable, quelle grâce ! Et si Dieu fait sa retraite en nous, alors nous, nous sommes dans une retraite inaccessible. Il existe de ces pitons rocheux qui ont été imprenables dans l'histoire des guerres ; on n'a jamais pu prendre certaines forteresses. Mais là notre Dieu est une forteresse encore plus imprenable, personne ne peut le prendre et nous sommes en lui !

 

Je termine, verset 8 : Venez, contemplez les œuvres de l'Éternel. Et moi je vous dis que nos yeux s'ouvrent et contemplent l'œuvre de l'Éternel. Ce qu'il est en train de faire, c'est merveilleux ! Les ravages qu'il a opérés sur la terre ! C'est lui qui a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre ; il a brisé l'arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. - Quand Jésus va revenir poser les pieds sur le Mont des Oliviers, ça va être la paix, enfin la paix pour la terre entière quand Jésus va régner. Mais déjà Jésus règne dans nos cœurs et il peut être pour nous celui qui brise l'arc de guerre, celui qui élimine de nos vies tout ce qui est guerrier, tout ce qui est charnel, tout ce qui est mauvais pour faire régner sa paix de Prince de paix dans nos cœurs et faire de nous des enfants de paix. Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre. - L'Éternel des armées est avec nous, Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite.»

Quelle paix se dégage de ce petit psaume merveilleux ! Des courants d'eau sortent du trône de Dieu et ce même Seigneur est ce soir dans ton cœur et il règne. Laisse-lui faire son œuvre, que rien ne vienne arrêter son travail dans ton cœur, ne sois pas dans l'incrédulité, dans le doute, même quand l'épreuve est là. Quand l'épreuve est là, Dieu en fait toujours sortir un bien pour toi, si tu restes dans la foi. Si tu restes dans la foi, tout va concourir à ton bien, tout, parce que Dieu a de la suite dans les idées, il n'arrêtera pas son plan. Il veut manifester sa gloire en toi. Amen. Alléluia !

 

 

«Je te rends grâces, Seigneur, de tout mon cœur. Je te glorifie, toi seul tu pouvais concevoir un plan pareil et ce soir rien que de le rappeler, mon cœur est dans la joie, une joie profonde. Seigneur, combien je regrette tous ces moments où j'ai douté, où j'ai laissé la chair se manifester, où je me suis plaint, où j'ai oublié ce que tu faisais dans mon cœur. Seigneur, j'ai compris, je demande à comprendre davantage et je te prie que tu nous visites tous, tes enfants, que nos yeux s'ouvrent de plus en plus sur ce plan merveilleux et que nous puissions entrer pleinement dans tes œuvres et te voir te manifester en nous. Merci de le faire pour chacun, Seigneur, chacun de tes enfants du plus petit au plus grand. Seigneur, tu travailles, tu as des choses merveilleuses à accomplir, fais-les, mon Père. A toi revient toute la gloire en Jésus-Christ. Amen.»