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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



L'attitude du Père envers les ouvriers qu'Il appelle



            Le Seigneur appelle et cherche des ouvriers dans sa moisson ou dans sa vigne. Ce soir, je voudrais vous montrer quelle est l'attitude du Père envers ses ouvriers. Notre Père céleste appelle des ouvriers et des ouvrières.

 

            Si vous voulez ouvrir vos Bibles, dans Mathieu 9:35, il est écrit : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson et grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. »

Ensuite, nous voyons que Jésus les envoie et dans tout le reste du chapitre 10, il leur donne des recommandations pour qu'ils se comportent comme des ouvriers appelés par le Père. Il leur dit aussi qu'ils vont avoir des difficultés, des persécutions, que certains seront mis à mort mais que nous ne devons pas craindre ces choses. Rien, rien ne doit nous arrêter d'être des ouvriers dans la moisson du Seigneur !

 

            Puis il termine ce chapitre 10 en disant, je lis à partir du verset 37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n'est pas digne de moi ; Et celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi.  Celui qui aura conservé sa vie, la perdra ; mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la retrouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. »

La première chose que nous devons savoir, c'est que dans le cœur du Père, il y a un désir d'envoyer des ouvriers dans sa moisson, mais il constate qu'il y en a peu : « ... La moisson est grande mais il y a peu d'ouvriers. » Alors il demande de prier le Maître de la moisson - c'est-à-dire le Père - d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.

 

Jésus, qui a été envoyé par le Père, a dit à ses disciples : « Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie aussi. » (Jean 20 :21) Voyez dans quelle attitude de cœur il parcourait ces villes et ces villages ! Il est dit ici qu'il était « ... ému de compassion... » pour la foule. Il voyait tous ces éclopés, tous ces perclus, ces malades, ces rejetés, ces affligés, ces pécheurs tout simplement, qui le suivaient parce qu'ils n'avaient jamais entendu un seul homme parler comme lui ; ils n'avaient jamais vu aucun homme faire les choses qu'il faisait et ils accouraient parce qu'ils sentaient qu'il y avait devant eux un homme, un prophète, qui avait un cœur de berger pour ses brebis, qui voulait s'en occuper et qui s'en occupait effectivement. Il était ému de compassion pour la foule parce qu'elle était languissante et abattue comme des brebis qui n'ont pas de berger.

 

            Quand le Seigneur nous envoie comme des ouvriers dans sa moisson, il nous envoie comme lui, c'est-à-dire comme des bergers au sens large. Tous les ministères sont des bergers. Les apôtres, les prophètes ont tous une fonction de berger, c'est-à-dire s'occuper des brebis qui en ont besoin et qui sont en train de languir abattues parce qu'elle n'ont rien. Il leur donne donc tout pouvoir pour guérir toutes maladies, toutes infirmités et pour chasser tous démons. Il leur donne tout pouvoir !

 

            Examinons la parabole, dans Mathieu 20, où Jésus parle du maître - pas de la moisson cette fois mais de la vigne - qui recrute des ouvriers. Il y a quelques enseignements très intéressants sur la manière dont le maître se comporte vis-à-vis de ses ouvriers.

 

            Mathieu 20 : « Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. Etant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? Ils lui répondirent: C'est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent : Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur. Il répondit à l'un d'eux : Mon ami, je ne te fais pas tort ; n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m 'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. »

 

            Mathieu 20, verset 1er : « Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. » Dès le matin, c'est-à-dire à la première heure du jour, vers six heures du matin. Les ouvriers commençaient à travailler de six heures du matin jusqu'à six heures du soir. A l'époque c'était l'horaire, ils s'arrêtaient un peu sur les coups de midi pour prendre de quoi se restaurer, mais six heures du matin à six heures du soir était la journée de travail. Dès le matin à la première heure, à six heures du matin, le maître sort pour louer des ouvriers pour sa vigne : ça veut dire que les ouvriers étaient déjà là, sur la place du village ou sur la place de l'endroit près de la maison du maître. Ils n'avaient pas encore de travail, ils n'avaient rien à faire, ils savaient qu'ils pouvaient être recrutés quand le maître le déciderait. Ce qu'ils avaient à faire, eux, c'était simplement de savoir quand était le temps de la vigne ou de la moisson. Il y avait là des possibilités d'être recruté et pour cela, il suffisait de se mettre à un certain endroit et d'attendre. Remarquez, au départ, ils ne vont pas travailler dans la vigne, ils n'auraient même pas le droit d'aller travailler dans une vigne sans la permission et sans l'ordre du maître !

 

            La première chose qu'ils ont donc à faire, c'est de se préparer comme ouvriers, d'avoir une formation d'ouvriers dans la vigne. C'était quand même pas trop compliqué d'être moissonneur ou ouvrier. Il fallait avoir du courage et de l'ardeur au travail. La formation technique était finalement très faible mais il fallait qu'ils soient disponibles au bon moment, aller à l'endroit où ils devaient attendre que le maître arrive, les choisissent et les engagent pour la vigne. C'est ce que le maître a fait : à six heures du matin, première heure, il arrive. Il y avait là quelques ouvriers, à qui il dit : «Vous êtes libres ? Venez dans ma vigne, il y a du travail.» Il devait avoir une vigne suffisamment grande et il devait être suffisamment riche. C'est le cas du Seigneur pour recruter tout ceux qui sont disponibles.

 

            « Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. » Maintenant les ouvriers peuvent commencer à travailler, ils ont été recrutés. La seule différence entre la situation «avant» et la situation «après», c'est que le maître leur a donné l'ordre d'aller dans sa vigne. Avant, c'était de simples ouvriers qui n'étaient pas embauchés, qui étaient dans l'attente ; ensuite, après être embauchés, ils ont été envoyés par le Seigneur.

Nous devons bien faire attention d'être guidés par le Saint-Esprit lorsque nous voulons œuvrer pour le Seigneur. Il n'est pas anormal pour un ouvrier du Seigneur de passer quelquefois du temps à ne rien faire, à attendre simplement que le maître sorte pour lui dire «Toi, tu es là, tu es disponible, tu es prêt, je t'envoie maintenant.»

Puis le maître est rentré entre la sixième et la neuvième heure. Le maître était dans sa maison et d'autres ouvriers sont venus sur la place. Ils n'étaient pas là au début, ils auraient pu être pris dès la première heure, ils sont venus entre la première et la deuxième heure. Mais quelle est l'attitude du maître pour ces ouvriers qui n'étaient pas très matinaux ? Est-ce qu'il leur reproche de ne pas avoir été là à six heures du matin, avec les premiers ? Il sort à neuf heures (la troisième heure = neuf heures du matin). Régulièrement le maître sort et il voit, là, des ouvriers en train de l'attendre, lui est prêt à partir dans sa vigne quelle que soit l'heure du jour.

 

            « Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire.  Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. » C'était des chrétiens désœuvrés, qui attendaient l'ordre du maître, ils n'étaient pas là au petit matin, ils étaient un peu en retard, mais à la neuvième heure le maître est sorti.

Ces ouvriers ont le mérite d'avoir été à l'endroit où le maître pouvait les prendre pour les envoyer dans sa vigne, c'est-à-dire qu'ils étaient disponibles. Ils étaient un peu en retard mais ils étaient disponibles. Ils se sont mis à l'endroit où le maître pouvait les recruter. S'ils étaient restés chez eux en disant : «Si on a besoin de moi, on viendra me chercher ou le voisin me fera passer la nouvelle  ; s'il y a du travail à la vigne et s'il a besoin, il viendra ; en attendant, je peux faire la grasse matinée, on viendra me chercher.» Ce n'est pas ça qu'ils ont fait, au contraire, ils sont allés à l'endroit ou le maître pouvait les rencontrer. Pour nous, spirituellement, cela signifie que si nous voulons être recrutés par le Seigneur, il nous faut simplement être disponible au service du Seigneur et lui dire : "Seigneur je suis prêt, envoie-moi, je ne suis qu'un simple ouvrier, un ouvrier agricole."

 

            C'est bon d'ailleurs de voir que le Seigneur prend l'exemple de l'ouvrier agricole. Il ne prend pas l'exemple de gens qui avaient une qualification supérieure, des diplômes, bardés de diplômes, il prend des ouvriers agricoles dans sa vigne. Ainsi nous concernant, le Seigneur exige une disponibilité de cœur et que nous soyons prêts à faire ce qu'il nous demande de faire. Les vignerons savent bien que dans une vigne, quand c'est le temps de travailler la vigne, il y a plusieurs époques. Dans le passage biblique en question, rien n'est dit du travail demandé : est-ce pour couper les sarments, arracher les mauvaises herbes, faire les vendanges ?... Enfin, c'est pour faire du travail dans la vigne, car quelle que soit l'époque, une vigne a toujours besoin de soins. L'essentiel, c'est que le maître savait quel type de travail il devait leur demander, eux étaient prêts à le faire. Il les recrute et les envoie dans sa vigne car ils étaient disponibles.

Mais moi ce que j'aime, c'est que le maître qui est sorti trois heures après ne leur a fait aucun reproche sur les raisons pour lesquelles ils n'étaient pas présents à six heures du matin. Il aurait pu les traiter de paresseux et leur dire : «Puisque vous n'étiez pas là à six heures, vous êtes des paresseux, allez voir ailleurs !» Quand il a vu ces gens qui étaient là ne faisant rien, il a dit : «Il y a du travail dans ma vigne, venez je vous prends à mon service.» Et les autres étaient bien contents et ils y sont allés.

 

            « Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent.  Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. » La sixième heure, c'était le plein midi. C'était l'heure où normalement les ouvriers s'arrêtaient un peu pour prendre leur casse-croûte. Le maître sort à ce moment-là et il trouve encore des gens qui étaient dans l'attente, qui n'avaient rien à faire. Ils auraient pu encore dire : « C'est l'heure du repas, c'est l'heure du déjeuner, on ne va pas me recruter à ce moment-là, je vais aller m'occuper ailleurs et puis je reviendrai vers deux heures ou trois heures pour voir si on peut me recruter. » Non, ils étaient là. Ils espéraient que le maître sortirait, ils ne se sont pas laisser distraire. Ils étaient en retard, c'est vrai, mais ils ne se sont pas laisser distraire par autre chose que le désir d'être recrutés par le maître. Et enfin le maître sort à midi et il les recrute.

 

            « ... et vers la neuvième heure, et il fit de même. » (Neuf et six, quinze : c'est trois heures de l'après-midi.) Il les a tous recrutés dans sa vigne.

 

            « Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? » Il était donc sorti toutes les trois heures. Vers la fin de la journée, c'est-à-dire à cinq heures de l'après-midi (c'était la onzième heure), l'attitude du maître est intéressante parce qu'il aurait pu se dire, lui aussi, à la neuvième heure : «A trois heures de l'après-midi, il reste trois heures de travail, ça ne vaut plus le coup de recruter des ouvriers c'est trop tard, la journée est presque finie, qu'est-ce qu'ils vont faire, ils ont à peine le temps de s'échauffer, je n'y vais pas.» Il est sorti après trois heures de l'après-midi, il a attendu l'avant-dernière heure, c'est-à-dire cinq heures de l'après-midi, pour sortir et aller sur la place. Là il y avait encore des ouvriers, et à ces ouvriers le maître dit : "Pourquoi vous tenez vous ici toute la journée sans rien faire ?" C'est possible qu'ils aient attendu que le maître les recrutent et qu'ils aient dû attendre. Mais en tout cas, ce qui est vrai, c'est qu'ils ont passé toute la journée sans travailler et ils étaient là à ne rien faire.

 

            « Ils lui répondirent: C'est que personne ne nous a loués. » Ils voulaient travailler mais n'ont été recrutés par personne. Ils étaient peut-être à la porte d'un autre à attendre mais n'ont pas été pris. Tu ne dois donc pas te culpabiliser si tu t'es entièrement donné au Seigneur pour le servir de tout ton cœur, et que tu as dit au Seigneur : "Seigneur, je suis là ! Toi, tu connais mon cœur. Tu sais que je me suis donné à ton service, je demande que tu me recrutes et que tu m'emploies." Si même tu as l'impression de ne pas faire beaucoup de choses pour le Seigneur, ne te culpabilise pas ! Tu dois simplement avoir un cœur tout entier disposé à le servir. Pour une raison qui lui est propre, le Seigneur n'a peut-être pas encore décidé de te dire : "Je te prends pour te mettre dans ma vigne."

Tu as peut-être passé toute la journée sous l'ardeur du soleil, il n'y a rien qui s'est passé. La journée a passé sans que tu n'aies rien fait, mais tu as la qualité essentielle de l'ouvrier qui peut être recruté : tu es disponible et tu attends à la bonne place. As-tu compris cela ? Tu attends à la bonne place.

 

            J'ai entendu le témoignage d'un frère qui était pompiste, simple pompiste et il était fidèle, il servait le Seigneur. Un jour, le Seigneur lui a parlé pour lui montrer qu'il avait l'intention de lui donner un ministère pour la guérison des malades, avec des signes, des miracles et des prodiges. Ce frère était très content quand il a reçu cette parole. Le Seigneur lui a simplement demandé d'attendre et d'être fidèle, là où il était, c'est-à-dire de continuer à rester dans sa profession de pompiste. Etre un bon chrétien fidèle, faire ce que le Seigneur lui demandait, continuer à témoigner, parler de lui, etc... et attendre que le Seigneur le lance dans sa vigne pour faire ce qu'il lui avait demandé. Le cœur de ce frère était tout heureux de savoir que le Seigneur lui avait dit : "Reste fidèle ! Attends, je vais t'employer à quelque chose de plus important que ce que tu as fait jusqu'à présent, mais reste là où tu es."

 

            Je ne me rappelle plus combien d'années il est resté à attendre - c'était de l'ordre de 10 ou 12 ans quelque chose comme ça. Il aurait pu se dire : "Mais il y a quelque chose de mal, de mauvais dans ma vie, peut-être que je suis passé à côté, peut-être ai-je commis quelque chose qui a fait changer d'avis le Seigneur et il ne veut plus m'utiliser." Non ! Il a continué à remplir ses réservoirs d'essence jusqu'à ce qu'un jour, le Seigneur lui dise : "C'est maintenant !"

Il a vu la puissance se manifester dans sa vie pour guérir les malades. Je ne sais pas ce qu'il a fait après, s'il a continué d'être pompiste ou s'il a arrêté de servir l'essence. En tout cas, il y avait un temps d'attente pour lui, un temps de préparation, un temps où il avait à garder la parole que le Seigneur lui avait donnée. Il devait rester fidèle dans l'attente du moment où le Seigneur allait le lâcher avec la puissance de son Esprit, la grande puissance manifestée dans sa vie. Cet homme est resté fidèle et au bon moment, le Seigneur a ouvert la porte.

 

            Cela me fait penser au ministère de Jésus lui-même qui, jusqu'à l'âge de 30 ans, est resté dans son petit village à faire des charpentes. A partir de 12, 13 ans – âge où les enfants commençaient à travailler – jusqu'à l'âge de 30 ans, ça fait entre 15 et 18 ans, même si Jésus connaissait son ministère et savait ce qu'il allait faire, il ne s'est pas précipité, parce qu'il savait que ce n'était pas encore le temps de son Père.

 

            Il y avait pourtant des foules de malades à guérir autour de lui : des lépreux, des aveugles, des sourds et des muets et je suis sûr que le cœur de Jésus était rempli de compassion à l'âge de 20 ans, 22, 23, 25, 27  ; il en voyait des choses à faire autour de lui. Est-ce qu'il a laissé tomber son tablier, ses outils, etc... pour dire : "Le besoin est grand, je laisse tout et je vais servir mon Père dans sa vigne !" Il n'a rien fait car ce n'était pas le moment du Père.

Par contre, à l'instant, au jour, à l'heure où le Père a dit : "Jésus ! Laisse tout tomber, ferme ton atelier et va maintenant annoncer la Parole à ceux qui en ont besoin.", il a tout laissé, il a plié son tablier et il a rangé ses outils. Il n'a rien répondu aux instances de sa mère qui lui demandait : "Mais Jésus, qu'est-ce que tu fais ? Comment allons-nous gagner notre vie maintenant ? Tu es le soutien de famille, ton père est mort, qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? " Ou peut-être lui a t-il répondu : "Femme qu'y a t-il entre toi et moi ? Laisse moi faire la volonté de mon Père." Il a tout laissé, il est parti.

 

            Le moment était venu. Il était, comme dans la parabole de Mathieu, sur la place, disponible, sans rien faire. Apparemment il faisait des choses, il était fidèle mais ce n'était pas le moment où le maître est sorti pour lui dire : "Toi, tu n'as rien à faire, tu es disponible, tu es capable, tu es un ouvrier, tu ne fais rien mais tu es disponible. Alors viens, c'est maintenant le moment !"

 

            C'est peut-être la sixième, la neuvième, la onzième heure, c'est le moment du maître. Tu n'es jamais en retard quand c'est le moment du maître. Si c'est avant ce moment que toi, tu te lances dans la vigne du maître, il risque de te dire : "Qu'est-ce que tu fais là dans ma vigne et qui t'a permis d'entrer pour travailler ici ?" Ça ne se fait pas d'aller travailler dans la vigne de quelqu'un sans avoir été recruté. Au moment et à l'heure, le maître est sorti. Il l'a recruté et à la onzième heure (cinq heures de l'après-midi), au moment où la journée était presque finie, il a vu que des gens étaient là sans rien faire.

 

            Au verset 7 « Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. » Ils ont travaillé une heure à la fraîche, sans se fatiguer autant que les autres se sont fatigués. Le reste de la parabole nous montre comment le Seigneur a traité les uns et les autres. Il a dit à son intendant : «Fais les venir, après que la journée eut été finie, et donne leur ce qui leur est dû en commençant par les derniers jusqu'au premier. » Les derniers sont donc arrivés. Ils se sont peut-être dits : «Nous, nous avons travaillé une heure, nous n'aurons pas droit à grand-chose, mais enfin, c'est toujours bon à prendre !» Et ils ont reçu un denier, le salaire d'une journée de travail.

 

            Les autres qui avaient travaillé depuis le matin et toute la journée, se sont peut-être dits : «Bon, il nous avait promis un denier mais ça va être beaucoup plus pour nous ! » Ils pensaient cela à la vue du denier qui avait été remis à ceux qui n'avaient travaillé qu'une heure. Mais, finalement, ils ont touché un denier, c'est-à-dire ce qui leur avait été promis, rien de plus !

 

            Ils n'avaient rien à revendiquer. Ils ont reçu le salaire proposé au départ. Mais leur cœur étant mauvais, ils ont été jaloux des autres qui ont reçu un denier pour une heure de travail. Le maître a simplement dit : "Mais qu'as-tu à me reprocher ? Ne t'ai-je pas donné ce que nous avions convenu ensemble ? Me reproches-tu d'être bon et de faire de mon argent ce que j'ai envie d'en faire ? Tu as gagné ton salaire, prends et va. Tu as fait exactement ce que tu devais faire. Ne te plains pas, tu as reçu ce qui était prévu."

 

            L'attitude de notre Père céleste, envers les ouvriers dans sa moisson, est une attitude de justice divine. Je suis sûr qu'il va encore appeler à son service cinq minutes avant le retour de Jésus. Le père sait le jour et l'heure et la seconde du retour de Jésus. Cinq minutes ou une heure ou un jour avant le retour de Jésus, il va encore appeler des ouvriers dans sa moisson, car il y a des ouvriers qui vont tout quitter pour servir le Seigneur. Quitter commence déjà dans le cœur, quand on dit : "Seigneur, je suis entièrement disponible ! A l'instant où tu me diras : Viens, sors de la place où tu n'as rien à faire, rentre dans ma vigne maintenant, c'est l'heure, c'est le moment ! Il n'y a rien qui va m'arrêter de travailler dans ta vigne ou dans ta moisson. »

 

            Dans Mathieu, chapitre 10, le chapitre se terminait par un appel du Seigneur. Verset 37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » Dans ce chapitre sont données les conditions que Dieu attend d'un ouvrier pour être utilisé par lui : être disponible. Il doit en être ainsi dans notre cœur : n'avoir aucun attachement qui nous retienne ; rien sur cette terre, aucune affection, aucun désir quelconque qui nous retienne et nous empêche de faire la volonté du maître quand il nous appellera à quelque chose de précis dans sa moisson.

 

            Nous, chrétiens, nous sommes déjà appelés dans la moisson du Seigneur. Alors, quand je dis ne rien faire, il ne faut pas le prendre au sens absolu. Les ouvriers qui étaient là sur la place à ne rien faire, ce n'est pas un encouragement à être paresseux ! Nous sommes déjà appelés par le Seigneur à le servir quelque soit notre tâche et notre place dans le corps de Christ. Le service minimum qu'il nous demande, c'est d'abord un service rendu à Dieu lui-même pour être toujours en communion avec lui, être toujours rempli de son Esprit. Puis ensuite un service autour de nous pour témoigner et vivre une vie à la gloire du Seigneur, parler de lui aux âmes qui nous entourent, prier pour les malades qui se présentent et pour lesquels nous avons besoin de prier. En ce qui concerne les appels particuliers que le Seigneur peut faire, concernant les ministères de puissance ou des ministères particuliers dans la vigne du Seigneur, cela appartient à la volonté du Père. Il choisira ceux qu'il veut selon son bon vouloir. Il distribuera les dons qu'il a envie de distribuer comme il l'entend, comme le Saint-Esprit l'aura décidé pour ceux qui sont disponibles pour travailler dans son champ.

 

            Toi, sois fidèle ! Marche avec le Seigneur de tout cœur, fais ce qu'il te demande de faire là où tu es, c'est-à-dire vis en communion avec lui et témoigne autour de toi. Ainsi, il pourra te recruter pour faire des œuvres plus grandes au moment où il l'aura décidé.

 

            Ce ne sont pas tellement les besoins qui doivent nous motiver pour répondre à l'appel du Seigneur, car des besoins il y en a plein et partout et on ne peut pas répondre à tous. Mais c'est être disponible et dire : "Seigneur, il faut absolument que tu me guides et que tu me conduises pour agir où tu m'as placé et réaliser ce que tu me demandes. Si à mes yeux ce sont encore de petites choses, à tes yeux ce sont des grandes parce que cela m'entraîne à être fidèle." Que ce soit pour témoigner à mon voisin où simplement parler, ce sont de grandes choses pour Dieu. Je ne dois donc pas être culpabilisé parce que je ne suis pas en train de faire des miracles tous les jours et manifester toute la grande puissance de Dieu, mais je dois garder ce désir dans mon cœur. Moi je garde ce désir dans mon cœur. Je dis : "Seigneur, je ne me contente pas de ce que je vois et ce que j'ai maintenant, mais ce que tu me demandes de faire aujourd'hui, fais-moi la grâce de pouvoir le comprendre et le faire. Seigneur, j'aspire à des choses plus grandes." Dieu va jour après jour me guider dans ces choses plus grandes parce que c'est lui qui le fait.

 

            Par exemple, prenons un petit groupe comme celui que nous formons en ce moment. Il y a des besoins, des personnes malades, des choses qui ont besoin d'être réglées, des choses qui traînent... Nous qui sommes-là dans cette vigne, répondons dès aujourd'hui à ces besoins. Répondons à ceux qui nous sont présentés, à ceux qui sont autour de nous : ma femme ou mon mari, mon frère ou ma sœur qui a un besoin, prions pour eux. Faisons ce qu'on peut faire pour les aider, c'est ça que Dieu nous demande maintenant. Il ne va pas m'envoyer au Kamchatka ou ailleurs si, à côté de moi, il y a mon frère ou ma sœur qui a besoin d'être guéri.

 

            Si tu as l'impression de ne pas encore pouvoir faire ce que tu as à cœur de faire pour lui, cela ne signifie pas que tu manques de communion avec ton Dieu ; cela veut dire que tu es en préparation pour faire exactement ce que le Seigneur veut que tu réalises. Si tu restes fidèle et prêt à obéir à sa volonté, il y a un travail de préparation qui se fait jusqu'au moment où le Seigneur dit : «Arrête. Maintenant, passe à autre chose !» Toi, sois disponible.

 

            Le chapitre 20 commence par « Car... ». « Car » exprime une conséquence de quelque chose qui vient d'être dit avant. Si on replace cette parabole dans son contexte à la fin du chapitre 19 et au verset 25 par exemple : Mathieu 19:25  « Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent: Qui peut donc être sauvé? » Il venait de parler du jeune homme riche qui n'avait pas tout donné au Seigneur et qui avait ainsi renoncé au salut parce qu'il ne voulait pas se séparer de sa fortune. Une chose lui manquait : être détaché de ses grands biens. Pour cette raison, il a refusé le salut que Jésus lui proposait. Jésus dit qu'il est difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. Tu peux être riche d'argent, tu peux être riche aussi de tout ce qui t'appartient. Tu n'es pas forcément un millionnaire aux yeux des hommes mais tu peux être riche de tout ce qui t'appartient et des biens auxquels tu es attaché. Comme le jeune homme riche qui était attaché à ses biens et cet attachement l'a empêché d'être un ouvrier dans la moisson du Seigneur, empêché d'être sauvé puis d'être utilisé par le Seigneur. Il avait encore un attachement dans son cœur, un boulet qui l'empêchait d'être sauvé et d'être utilisé.

 

            Verset 26  « Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. » Ce jeune homme ne pouvait pas prendre la décision d'abandonner ses biens pour suivre Jésus. Il était lié par l'argent et par ses grands biens, mais je suis sûr que s'il avait voulu dans son cœur suivre Jésus et lui avait dit : «Seigneur, j'ouvre mon cœur. Tu vois que je suis attaché à mes biens mais je veux faire ta volonté. Par ta puissance, opère en moi ce que je ne parviens à faire seul. Aux hommes cela est impossible, mais à toi Seigneur c'est possible ! Change mon cœur si tu vois que je suis disponible et que je te demande d'agir. » Si ce jeune homme avait fait cette prière, en confessant qu'il était profondément attaché à ses grands biens, qu'il en avait beaucoup et qu'il était lui-même incapable de s'en détacher, et s'il avait dit au Seigneur : «Seigneur, j'ai le désir en moi mais je ne peux pas, fais-le par ta puissance, change mon cœur, détache de moi ces choses, je veux faire ta volonté ! », je suis sûr que le Seigneur aurait répondu favorablement parce qu'il est dit : « ... à Dieu tout est possible. »

 

            Verset 27  « Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t 'avons suivi ; qu'en sera-t-il pour nous? » Pierre veut que Jésus lui montre la différence entre eux et ce jeune homme qui n'avait pas tout quitté.

 

            « ... qu'en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l'homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël.  » Vous, qui avez répondu à mon appel, qui vous tenez disponible sur la place, qui n'avez plus aucun attachement à rien, vous êtes là sur la place, vous avez tout quitté pour m'attendre, me servir et faire ma volonté, alors « Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l'homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël. »

 

            Il parlait à ses douze disciples mais c'est aussi une préfiguration de ce qui va se passer pour nous puisqu'il nous dit que nous, chrétiens, nous allons juger le monde et nous allons juger les anges. Nous qui l'avons suivi, nous allons juger les anges et le monde. Nous allons donc être assis avec Christ sur des trônes de jugement lorsque le Seigneur reviendra nous prendre pour juger le monde et les anges. La seule raison est que nous avons eu le cœur disponible pour servir le Seigneur, même si nous n'étions que des ouvriers de la onzième heure. Jusqu'ici tu as peut-être traîné les pieds pour le servir et peut-être que as-tu l'impression qu'il est trop tard pour le faire. Tu te dis : "Je suis comme l'ouvrier de la onzième heure, c'est trop tard ! Soit je n'ai pas été recruté avant, ça veut peut-être dire que je suis bon à rien ; soit je suis venu trop tard et je n'étais pas là quand le maître a recruté les autres et maintenant j'arrive à la onzième heure, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire pour être un ouvrier dans la moisson ou dans la vigne du Seigneur ?"

 

            Reçois une parole d'encouragement : il est encore temps pour toi, ouvrier de la onzième heure, d'être recruté par le maître pourvu que tu sois là quand le maître va sortir ! Ils ne savaient pas à quelle heure le maître allait sortir mais ils étaient là et ils ont attendu devant la porte. Sois là, devant la porte du Seigneur, attend patiemment et dis-lui : "Seigneur, il n'y a rien qui me retient, pas comme le jeune homme riche, quoi que ce soit dans ce monde, des richesses ou des biens de ce monde ou de mon travail ou de mes possessions, mes terres ou quoi que ce soit. Je suis disponible, Seigneur, utilise-moi !" Et même si tu n'étais recruté que cinq minutes avant la fin de la journée, je suis sûr que tu recevrais un denier comme les autres. Car si le maître te voit disponible et s'il ne te recrute pas pour faire son travail dans le champ, il sait très bien que ce n'est pas ta faute. Toi, tu es là où tu dois être, et comme le maître est bon et qu'il a besoin de toi, il va t'utiliser même si tu viens là à la onzième heure. Il est sorti à la onzième heure et il a pris ceux qui attendaient, n'ayant rien à faire. Ils étaient disponibles.

 

            Et il ajoute au verset 29  « Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. » Ne te trompe pas ! Cela ne signifie pas que tu doives laisser tomber ton épouse pour aller servir le Seigneur ! Ce n'est pas ça que Jésus a voulu dire mais plutôt ne pas être retenu par quoi que ce soit pour faire la volonté de Dieu. Il y a des serviteurs, ou des servantes de Dieu qui ont eu les pires ennuis avec leurs conjoints ! Ces derniers voulaient à tout prix les empêcher de se convertir ou de servir le Seigneur. Mais eux (ou elles) tout en restant soumis(es), je veux dire dans l'Esprit, sans se révolter, ont dit : "Non, je donne mon cœur au Seigneur et je le sers, et tu ne m'empêcheras pas de lui donner mon cœur et de le servir." Et ils (elles) l'ont fait.

 

            Nous connaissons l'exemple de Wesley, ce grand revivaliste anglais qui a été l'un des plus grands revivalistes de tous les temps, qui a produit des réveils, qui a prêché deux, trois fois par jour pendant des dizaines d'années pratiquement jusqu'au dernier jour de sa vie, suscitant un réveil dans toute l'Angleterre. Wesley avait une épouse épouvantable, un dragon, une femme qui lui en a fait voir de toutes les couleurs, qui le calomniait, qui voulait l'empêcher de servir le Seigneur, enfin quelque chose d'épouvantable ! Il paraît qu'il a eu une vie de martyre entre les mains de son épouse et cela ne l'a pas empêché de servir le Seigneur.

 

            Il n'a pas dit : "Seigneur, puisque je n'ai pas l'aide semblable à moi pour faire ton œuvre, je ne peux donc pas travailler pour toi, et cela n'est pas de ma faute." Non, il ne l'a pas dit. Il a continué d'aimer sa femme et à prier pour elle, et il a continué à faire tout le travail que le Seigneur lui demandait sans réellement en être gêné. Je suis sûr qu'il aurait eu une femme qui était une aide, il aurait été soulagé dans son ministère et aidé mais ça ne l'a pas empêché de faire la volonté du Seigneur.

 

            C'est dans ce sens-là que je comprends ce verset. Il ne faut pas que ton père, ta mère, ta femme, ton mari, quiconque, t'empêche d'entrer dans la vigne pour y travailler ou pour être un ouvrier dans la moisson ou pour répondre à l'appel du Seigneur. Ton cœur doit être libre de ton père, ta mère, ta femme ou tes enfants, ou tes terres, ou tes maisons, et tu recevras le centuple et hériteras la vie éternelle. Même au centuple, dit Jésus dans un autre passage, même dans ce monde, mais comme il a à faire à des gens qui ont tout quitté dans leur cœur, il sait que ça ne va pas être un danger pour eux de recevoir des biens même matériels dans ce monde. S'ils ont quitté dix hectares de terre et qu'ils en reçoivent mille par la suite, ce n'est pas un problème pour eux, parce que cela sera pour le service du Seigneur. Tout sera pour le service du Seigneur et Dieu le sait et pour cette raison, il les comblera de biens. Dans Marc 10:31 Le Seigneur dit : « Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers. »

 

 

            En conclusion, je souhaite vous encourager, bien-aimés, si vous ne voyez pas encore de très grandes choses se passer dans votre vie. Si vous languissez après la puissance du Seigneur pour voir des miracles, des guérisons, des prodiges, sachez que Dieu languit encore plus que nous de les voir. Nous savons que ce n'est pas la faute du Seigneur si nous ne voyons pas ces choses se passer au milieu de nous, pleinement, comme Dieu le voudrait. Si nous sommes cependant devant la porte du maître, en train d'attendre d'un cœur entièrement consacré, en disant : "Seigneur, tu vas me montrer ce qu'il y a à faire, je veux pleinement travailler dans ta vigne" - comme dans Mathieu 10, quand il les a envoyé travailler dans sa vigne, avec la puissance de l'Esprit, en leur donnant le pouvoir de guérir tous les malades et de chasser tous les démons - je crois que Jésus qui n'a pas changé se servira de nous de la même manière aujourd'hui. Vous le croyez ça ?

 

            Par conséquent, si tu ne vois rien de tout cela dans ta vie, je te dirais : "Ne te culpabilise pas, cherche le Seigneur simplement pour savoir évidemment s'il n'y a pas de péché caché dans ta vie, mais sois devant la porte du maître en permanence, sois devant la porte de Jésus en permanence. Il est le Maître de la moisson, c'est lui le Seigneur de la vigne ! Il a besoin d'ouvriers et au moment où il ouvrira la porte pour te prendre, sois là."

 

            Si une chose est à retenir de ce message : soit devant la porte du maître en permanence et attends qu'il sorte, soit disponible sans aucun attachement, ne t'attache à rien d'autre, sois devant la porte du maître, il a quelque chose pour toi. Ce qu'il y a de bien avec le Seigneur, c'est qu'il peut aujourd'hui t'ouvrir une porte, une petite porte pour faire quelque chose. Si tu es fidèle, il t'ouvrira une porte un peu plus loin, si tu restes attaché à Jésus pour faire ce qu'il te demande aujourd'hui. Tu peux être sûr que le Seigneur va t'ouvrir une porte plus grande demain parce que tu es là, devant la porte et tu attends. Tu attends fidèlement et le Seigneur va pouvoir continuer à travailler dans ta vie pour faire une œuvre profonde et te préparer ainsi à autre chose.

 

            Par contre, si l'esprit de paresse est entré en toi et que tu n'es pas devant la porte, mais dans ton lit ou dans ta maison, ou à te promener en attendant que le maître aille te chercher, tu seras en tort. Il n'ira pas te chercher parce qu'il t'appelle à être là devant la porte. Alors reste là, devant la porte du Seigneur, c'est la meilleure place exceptée celle qui est dans son champ, dans sa vigne. Celle-ci est la meilleure car tu es en plein labeur, en train de couper les grappes ou de récolter ou de couper les sarments. Certes, tu es en plein travail, mais tu n'as pas moins de valeur pour le Seigneur si tu es dehors à attendre. Tu seras recruté si tu es justement dehors et que tu attends. Tu peux être sûr que tu ne vas pas repartir chez toi bredouille. Le Seigneur va te recruter dans sa vigne et dans son champ si tu es là, à attendre. Alors reste devant la porte. Que tu sois dans la vigne ou que tu sois devant la porte, tu auras le même salaire de la part du Seigneur. Si tu es dans la vigne, tu auras le salaire que le Seigneur a prévu pour toi et la joie de le servir ; si tu es devant la porte, tu sais que tu vas être recruté avant la fin de la journée, tu le sais parce que tu es à la bonne place. Amen, Alléluia !