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L'esprit de service. (message n°2)

Ce message fait partie d'une série de 2 messages (références C57 à C58). Il est le dernier de la série.

Cet après-midi, je voudrais vous parler de l'amour de Dieu en nous. Nous avons vu hier soir l'amour de Dieu pour nous, et cet après-midi, l'amour de Dieu en nous, mais pour les autres. Parce que si Jésus nous donne son amour, bien sûr, c'est avant toutes choses, il nous dit : "Aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme", aimer les autres sans aimer Dieu, ça ne va pas. Si on aime Dieu, on aime aussi les autres. Donc, cet amour que Dieu nous donne pour lui et dont il remplit nos cœurs, il veut qu'on le reporte et qu'on l'écoule sur les autres. Et je dirais que les deux, l'amour de Dieu pour nous et l'amour qu'il place en nous pour les autres dépendent l'un de l'autre. C'est parce que nous avons compris, réalisé l'amour de Dieu pour nous que nous pouvons aussi aimer les autres du même amour qu'il nous a aimés. Et mieux nous aurons réalisé à quel point Dieu nous a aimés gratuitement et mieux nous pourrons aussi reporter cet amour qu'il nous donne sur les autres. Et toute la gloire en revient à Jésus parce que c'est lui le chef, le consommateur de notre foi. C'est de lui que viennent toutes choses, par lui, pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire, l'honneur, la puissance !

Avant de venir à Jésus, nous sommes dans une nature de péché. La Bible parle de la vieille nature. C'est une nature charnelle, satanique. Vous le croyez, ça ? Je crois qu'il n'y a pas besoin de démonstration. On l'a tous vécu et on sait ce que c'est que notre vieille nature. C'est une nature charnelle, satanique. C'est-à-dire que le péché a entraîné la mort et la mort, vous le savez, c'est la séparation entre Dieu et nous, l'amour de Dieu n'est plus en nous, l'amour de Dieu ne nous atteint plus et ce qui reste au fond de notre cœur mort, quand nous n'appartenons pas au Seigneur, c'est le contraire de l'amour, c'est la haine. C'est ce qui vient du cœur de Satan. Et lorsque nous venons à Jésus par la repentance qu'il nous donne, il nous fait vivre de nouveau, il nous donne sa nature, une nouvelle nature qui est la nature de l'amour de Dieu. Mais cette nouvelle naissance, elle est spirituelle, tout n'est pas encore changé complètement le jour où on se convertit. Ça aussi, vous le savez. Lorsque nous nous convertissons à Dieu, nous recevons son pardon, sa paix, sa joie, sa justice, mais c'est une nouvelle naissance spirituelle. Nous sommes composés d'un esprit, d'une âme, d'un corps, nous recevons une nouvelle nature spirituelle, mais il faudra attendre le jour de la résurrection pour que notre corps soit complètement changé, glorifié. En attendant, l'esprit nouveau qu'il nous a donné habite encore dans cette vieille peau, dans cette tente, comme dit la Parole de Dieu aussi. Et nous aspirons à la résurrection qui vient bientôt avec le retour du Seigneur Jésus. "Au son de la dernière trompette, nous serons, nous les vivants, changés en un instant. Les morts en Christ ressusciteront les premiers et nous les vivants nous serons changés en un instant et nous partirons tous ensemble à la rencontre du Seigneur pour être avec lui pour toujours". Alléluia ! Mais dans cette attente, étant encore avec un esprit renouvelé, un esprit qui est en communion avec le Seigneur, un esprit qui est en communion avec l'amour de Dieu, dans ce corps là, il y a tout un travail de sanctification que le Seigneur fait pour briser la coquille de la chair de la vieille nature. Et j'aimerais voir avec vous quelques versets de la Parole qui nous montrent comment se fait ce travail du Seigneur dans nos vies.

Dans Galates 2, verset 20, l'apôtre Paul dit ceci : "J'ai été crucifié avec Christ et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu". Voilà comment nous devons vivre dans la chair. "Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi". Nous sommes encore dans la chair, dans cette vieille nature, mais nous ne devons pas oublier qu'elle a été crucifiée en Christ. Quand Christ a dit : "Tout est accompli", cette vieille nature dans laquelle nous sommes encore a été crucifiée à la Croix en Christ. Et nous, nous continuons à vivre dans la chair, mais si nous ne voulons pas que la chair reprenne ses droits et relève la tête, nous devons vivre dans la foi au Fils de Dieu. "Le juste marchera et vivra par la foi". Non pas par nos efforts démesurés pour dominer la chair, non pas par nos efforts pour crucifier la chair, on ne pourra jamais le faire, elle a été crucifiée en Christ, ce que le Seigneur nous demande, c'est de vivre dans la foi au Fils de Dieu, c'est-à-dire, de considérer par la foi que notre chair a été crucifiée en Christ, comme le dit le Seigneur dans sa Parole et qu'il nous demande maintenant de vivre par l'Esprit. Et cette victoire sur la chair, elle est déjà remportée par Jésus à la Croix. Jésus nous demande de la remporter pour nous par la foi, c'est-à-dire de prendre finalement par la foi ce que Jésus a déjà fait pour nous. C'est une question de foi. Il faut croire ce que Jésus a dit de nous, de notre vieille nature. Tant que nous serons sur cette terre, nous aurons toujours cette vieille nature de péché là, mais nous ne devons pas oublier qu'en Christ, elle a été crucifiée. Si on l'oublie, on va lui redonner vie et on va s'engager dans un combat perdu d'avance. Tandis que si par la foi au Fils de Dieu, on accepte et on dit : "Seigneur, oui, je suis dans un combat, mais dans ce combat, je veux saisir par la foi que j'ai été crucifié en Christ". C'est par la foi qu'on le prend, par la foi. Croire que puisque Jésus l'a dit, c'est vrai. Elle a été crucifiée. Et le combat est déjà plus facile quand par la foi on a compris et saisi cela. Et un peu plus loin, toujours dans Galates 5, il dit, d'abord le verset 1 : "C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis". Nous avons été affranchis pour la liberté. "Demeurez donc fermes et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude". La servitude de la chair, cette loi du péché, de la mort dans la chair, nous en avons été libérés et il s'agit de rester fermes dans la foi et de ne pas se laisser mettre de nouveau sous le joug. Donc, c'est possible de se laisser mettre de nouveau sous le joug. D'abord si on n'a pas compris qu'on a été crucifié en Christ, si on n'a pas compris, on est encore sous le joug et on vit une vie pénible, en sachant d'une part qu'on a bien la communion spirituelle avec le Seigneur et puis en se rendant compte que d'un autre côté, on a des combats terribles dans la chair et on n'arrive pas à en sortir. Alors que si nous réalisons et si nous restons fermes dans cette foi que la chair a été déjà crucifiée en Christ, nous vivons déjà dans la loi de liberté, nous sommes affranchis. Ça ne veut pas dire qu'il ne va pas y avoir de combat, mais nous sommes du bon côté pour combattre. Et toujours dans Galates 5, il dit au verset 13 : "Frères, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair, mais rendez-vous par la charité, serviteurs les uns des autres". On reviendra à ceci tout à l'heure. Et au verset 16 : "Je dis donc : Marchez selon l'Esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair". Alors il faut bien comprendre une chose : la chair a été crucifiée sur la Croix, mais elle a encore des désirs. On est encore dans un corps de chair qui a des désirs. C'est peut-être un peu dur à comprendre que la chair est morte en Christ et pourtant, elle continue à avoir des désirs en nous, mais c'est la même chose pour le pécheur. Le pécheur, il est mort par sa nature de péché et pourtant, il continue à vivre. Satan, il est mort et il continue à être vivant. Mais il est vivant d'une vie de mort, si je puis dire ; d'une mauvaise vie de haine, de péché, c'est la vie de la haine et du péché, et le Seigneur nous demande d'être morts à cette vieille vie et de vivre de sa vie nouvelle. Donc, la chair a été crucifiée en nous mais elle continue à avoir des désirs tant qu'on habite dans cette vieille peau ; et il dit même au verset 17 : "La chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair, ils sont opposés entre eux afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez". Il ne faut pas faire ce que la chair veut faire en nous. "La chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit", Dieu nous dit : "Marchez par l'Esprit et pas par les désirs de la chair". Et là est le combat de la foi. Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Si on est conduit par la chair, on est à nouveau sous la loi de la mort, puisque la chair est conduite par une loi de mort, de haine et de péché. "Or, les œuvres de la chair sont manifestes : l'adultère, l'impudicité, l'impureté, la dissolution etc., animosité, dispute, division" et il dit au verset 21 : "Je vous dis d'avance comme je l'ai déjà dit que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu". C'est-à-dire qui continuent à vivre selon la chair, selon la vieille nature. Il ne faut pas qu'il en soit ainsi, puisque nous avons reçu une nouvelle nature. "Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour", on va en reparler. L'amour, l'amour de Dieu et tout le reste qui en dépend : "La joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance". Ecoutez bien le verset 24 : "Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs". Ça ne veut pas dire que la chair n'a plus de passions et de désirs, elle en aura toujours. Mais ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair. C'est-à-dire qu'ils sont passés par l'œuvre de la Croix et de la foi dans l'œuvre du Fils de Dieu. Ils ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. "Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit". Donc, vous voyez que dans ce combat, la croix est dans une position centrale. Si nous sommes du mauvais côté de la croix, on est du côté de la chair, avec ses passions et ses désirs. Si on est de l'autre côté de la croix, nous sommes sur le terrain de l'Esprit et de la victoire. Et cela se prend par la foi. Je dois comprendre qu'en Christ, je suis mort à la croix avec lui à ma vie passée et je suis né en Christ à une vie nouvelle, symbolisée par le baptême d'eau. Mais il faut le comprendre, il faut le saisir par la foi et il faut bien comprendre que l'amour que Dieu veut déverser sur les autres au travers de nous ne sera arrêté que par un seul barrage : le barrage de la chair, le voile de la chair, la croûte de la chair. Il faut que le barrage saute, il faut que le voile soit déchiré, il faut que la croûte soit brisée. Et ca, ça fait mal. Et c'est là qu'intervient tout le processus de sanctification. Si on n'arrive pas dès le début à le comprendre, et je dois admettre qu'il n'y en a pas beaucoup qui le comprennent vraiment dès le départ, ça, qui saisissent par la foi cette œuvre accomplie de Christ. On saisit la vie éternelle, le pardon, et puis ensuite, on entre dans le combat de la foi pour que vraiment la chair soit crucifiée de manière pratique, concrète, réelle dans ma vie de tous les jours. Alors là, c'est le travail de sanctification et c'est là qu'interviennent les épreuves, c'est là qu'interviennent les corrections du Seigneur, c'est là qu'interviennent les traitements injustes, c'est là qu'interviennent les tribulations. Tout ceci au début de notre vie chrétienne n'a qu'un seul but, dans l'amour du Seigneur, c'est de briser la coquille de la chair. Et puis ensuite, quand elle sera brisée et que l'amour de Dieu va s'écouler de plus en plus librement au travers de nous, ça ne veut pas dire que les épreuves, les tribulations vont arrêter, puisque celui qui veut vivre saintement sera persécuté. On aura toujours des persécutions. L'amour que Dieu va déverser au travers de nous, il va toujours être en opposition plus grande avec la haine de Satan qui est dans le monde et dans les fils du diable dont nous faisions partie. Donc, on n'évitera pas. Mais déjà, le travail de brisement sera effectué et je pense qu'il y aura toujours un travail comme ça à faire jusqu'au bout, que ce brisement devienne de plus en plus profond pour que de plus en plus l'amour de Dieu puisse s'écouler au travers de nous. Cet amour que Dieu nous a donné, il veut qu'il s'écoule au travers de nous, et en particulier dans le foyer, dans le couple et dans la famille. Mais ça commence par-là. Ça commence par nous un brisement profond.

Donc, l'amour de Dieu dans le couple et la famille, ça commence, bien-aimés frères et sœurs par un travail dans notre propre vie personnelle, par un brisement personnel. N'intercédons pas sans cesse le Seigneur pour qu'il brise notre conjoint, mais disons : "Seigneur, fais un travail profond en moi d'abord, brise en moi cette coquille de la chair pour que ton amour s'écoule vers mon conjoint, vers mes enfants, vers ma famille, vers tous ceux qui m'entourent. Un peu comme Jérusalem, la Judée, la Samarie, jusqu'aux extrémités du monde. "Que ton amour s'écoule, Seigneur, et brise en moi tout ce qui doit l'être, émonde, travaille". Et ce travail de brisement, il fait mal. "Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il ne peut porter du fruit". Il faut passer par ce travail de brisement, ce travail de crucifixion et si on ne veut pas qu'il soit vraiment pénible, il faut l'accepter volontairement, parce que le Seigneur va très vite nous placer dans des circonstances, des événements de notre vie de couple, de famille où il va nous tester dans nos réactions. Et si nous réagissons selon la chair, eh bien l'épreuve va continuer, l'épreuve va augmenter. Si on s'enfuit en disant : "Oh, non, je ne veux pas régler ce problème ou je le règle mal, le Seigneur va nous replacer bientôt dans une épreuve similaire pour nous apprendre à avoir la bonne réaction spirituelle. Il faut donc l'accepter volontairement, et ne pas fuir, parce que ça fait mal, parce qu'on n'a pas envie d'être crucifié. Jésus n'a pas été forcé à aller à la croix, son Père lui a demandé, il a dit : "Oui, Père". Il a donné volontairement sa vie à la Croix. Et c'est ainsi que nous devons faire : "Seigneur, tu m'as donné la vie éternelle, j'ai reçu ton pardon, j'ai reçu ton amour, mais maintenant, je veux que cet amour s'écoule de moi vers les autres, qu'ils soient inondés par cet amour. Et tu me fais comprendre que ma chair doit être crucifiée, elle doit être brisée, cette coquille. Seigneur, je l'accepte, fais ton œuvre". Et ça ne va pas tarder, les occasions vont se présenter, où nous aurons le choix entre faire la volonté et les désirs de la chair, c'est-à-dire les animosités, les disputes, les rancunes, les aigreurs ou faire la volonté de Dieu, marcher par l'Esprit, avoir la bonne attitude spirituelle, répondre avec amour à nos ennemis et à ceux qui nous traitent injustement. Et ça ne se fait pas du premier coup, c'est un travail de chaque instant, de chaque jour où le Seigneur nous fait passer d'étape en étape et on ne doit pas brûler les étapes. Et le Seigneur qui est un bon maître qui sait ce qu'il faut faire pour ses disciples, il ne va pas nous faire sauter de l'école maternelle à l'université. Il ne va pas nous donner des épreuves impossibles à surmonter, mais il nous placera devant des épreuves, des circonstances, des occasions où il nous sera possible, d'une part de constater qu'on ne peut rien faire sans lui, de crier à lui en disant : "Seigneur, je constate encore que je viens d'avoir une réaction charnelle, brise cette coquille, Seigneur, brise-la". Et l'épreuve reviendra. Et l'épreuve reviendra, jusqu'à ce qu'on soit brisé. Et ça demande de l'humilité. Il nous est dit que l'orgueilleux sera brisé sans remède, mais ce n'est pas ce genre de brisement là que le Seigneur veut ; Le Seigneur veut le brisement d'un cœur humble qui reconnaît ses torts et ses péchés, ses limites, ses faiblesses et qui dit : "Seigneur, je les reconnais, je m'ouvre à toi, je me livre à toi, fais ton œuvre de brisement en moi". Mais il faut que ce soit Jésus qui le fasse. Il faut que ce soit Jésus qui le fasse, qu'on lui laisse entièrement le contrôle des opérations. Si c'est nous qui devons choisir la taille, la forme de notre croix, comme je le dis quelquefois, on va s'installer de bons petits coussins aux endroits qui font le plus mal et on sera bien à l'aise sur notre croix. Mais la croix que le Seigneur nous donne, c'est une croix de mise à mort, avec des clous. Et il ne nous fera pas descendre de la croix tant qu'on ne sera pas réellement mort, comme lui. Et nous, quand on commence à réaliser qu'on commence à être crucifié, quelquefois on n'a qu'un désir, c'est descendre en vitesse de cette croix et fuir. Et toute l'œuvre du Saint-Esprit, c'est de nous faire comprendre que nous devons accepter de nous en charger personnellement, d'y monter et de laisser l'œuvre de crucifixion se faire. Et on y a tout intérêt, parce que c'est à ce moment là que l'amour de Dieu va pouvoir se déverser sur les autres. Et ça va leur faire du bien, je vous assure ! Ça va leur faire du bien ! Que l'amour du Seigneur s'écoule de moi pour aller faire du bien à ma femme, à mes enfants, et que l'amour de Dieu s'écoule au travers de ma femme vers moi, vers mes enfants ! On doit vraiment crier à Dieu pour dire : "Seigneur, fais ton œuvre de crucifixion en moi, fais ton œuvre de brisement, Seigneur". Et il le fera. Jésus veut manifester en nous le caractère de l'agneau. Normalement, avant notre vie chrétienne, on a un caractère qui n'est pas celui de l'agneau, qui est celui d'un loup ravisseur et le Seigneur veut changer ce caractère. Il veut manifester en nous le caractère de l'agneau et je vais vous montrer quelques-uns uns des caractéristiques du caractère de l'agneau. Quand vous regardez dans Esaïe 53, verset 3 : "Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleur, habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné. Nous n'avons fait de lui aucun cas". Qui parmi nous peut dire qu'il a été traité aussi injustement que Jésus ? Impossible. Nous aurons beau accumuler sur nous toutes les injustices du monde, jamais, jamais, jamais nous n'aurons été ni nous ne serons traités aussi injustement qu'il l'a été lui, le Fils unique de Dieu venu sans péché dans la chair sur la terre, rempli de l'amour du Père, et maltraité, injustement traité, rejeté. "Homme de douleur habitué à la souffrance, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, il a porté nos souffrances, il s'est chargé de nos douleurs. Nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié, mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris". "Il a été maltraité, au verset 7, et opprimé et il n'a pas ouvert la bouche". Quand nous sommes maltraités et opprimés est-ce que nous ouvrons encore la bouche ? Je ne veux pas dire par-là qu'on tout se laisser faire comme un paillasson. On peut ouvrir la bouche comme il est dit, pour nous justifier avec douceur, avec fermeté, mais ouvrir la bouche dans ce sens là, ça veut dire ouvrir la bouche pour se justifier, pour essayer de se défendre, pour essayer de critiquer, de juger l'autre, de lui dire : "Vois comment tu me traites, n'est-ce pas injuste ?" Dans ce sens là, Jésus n'a pas ouvert la bouche. "Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie", voilà le caractère de l'agneau que Jésus veut former en nous. Un agneau qu'on mène à la boucherie et qui n'ouvre pas la bouche. Alors, bien-aimés frères et sœurs, qui avez peut-être à souffrir injustement de la part de votre mari ou de votre femme, eh bien vous ressemblez aussi à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent. Mais est-ce que vous êtes vraiment une brebis muette ? Quelqu'un qui n'ouvre pas la bouche ?"Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance". Et ne savez vous pas qu'il est écrit que nous devons communier aux souffrances de Christ ? Nous devons participer aux souffrances de Christ. Et Paul ira même jusqu'à dire : "Ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève dans ma chair". Ça ne veut pas dire qu'il manque quelque chose de manière absolue à l'œuvre de la Croix, mais ça veut dire simplement que le travail qu'il y a à faire dans notre propre vie pour crucifier cette chair là, ce travail qui a été parfaitement accompli à la croix en Christ, mais ce travail de crucifixion de ma propre chair, il faut que j'accepte qu'il soit fait en moi. Et ainsi l'œuvre du Christ sera pleinement accomplie dans ma vie, dans la vie de tous ses enfants, de son Eglise. Et pour ça, nous devons accepter de participer aux souffrances de Christ, d'être injustement traités sans ouvrir la bouche pour nous justifier ou pour nous venger. Alors quand on l'a compris, qu'il faut passer par-là, c'est déjà plus facile de l'accepter. Et chacun, chacun de nous doit y passer. Chacun ! Ne croyez pas que vos souffrances sont uniques au monde. Quelquefois, je parle à des chrétiens, des chrétiennes qui me disent : "Mais tu ne peux pas comprendre les souffrances par lesquelles je passe ou je suis passé, ce n'est pas possible. Evidemment, on ne peut pas se mettre entièrement à la place de quelqu'un, mais je peux lui dire : "Il faut que tu saches, bien-aimé, que nous tous, nous devons y passer". Pour que nous puissions vraiment nous comprendre les uns les autres, et comprendre aussi, dans une certaine mesure la grandeur des souffrances de Christ, qui a été traité si injustement. Nous devons apprendre à être des agneaux, mais des agneaux qu'on mène à la boucherie et qui n'ouvrent pas la bouche pour se défendre. Vous savez qu'il y a en ce moment sur la terre des frères et des sœurs chrétiens qui sont mis à mort, qui sont persécutés pour leur foi, qui n'ont rien fait de mal, à qui on arrache leurs enfants, à qui on tue leurs enfants sous leurs yeux en leur demandant de renoncer à leur foi pour qu'ils ne soient pas tués ; ou à qui on dit : "Ecoute, on te mène devant le peloton d'exécution et on te demande de renoncer à ta foi". Ça existe aujourd'hui. Et je pense qu'au moment où de telles choses se présentent, Dieu donne toute sa grâce pour qu'on puisse passer au travers de telles épreuves en les acceptant comme la volonté de Dieu. Peut-être que maintenant, nous nous disons : "Oh, si ça m'arrivait, jamais je pourrais". Mais je crois que si de telles choses nous arrivent, nous recevrons la grâce de Dieu, ou en tout cas, elle sera disponible pour nous. Et il se peut qu'il y ait des temps, comme ça, de persécution qui viennent. Moi je crois que l'Eglise du Seigneur Jésus sera persécutée avant d'être enlevée et que ça fera aussi partie du travail de préparation de l'Epouse ; que ça fera aussi partie de l'apprentissage de la crucifixion, de la participation aux souffrances de Christ. Qu'est-ce que sont certaines de nos épreuves conjugales ou familiales à côté de ce que certains de nos frères doivent souffrir ? Je n'essaye pas de diminuer ces souffrances, elles sont terribles quand même. Un divorce, une séparation, ce sont des choses épouvantables. Il y a des choses qui marquent toute la vie. Mais sachons reconnaître que nous devons participer aux souffrances de Christ en étant traité injustement, en subissant des épreuves quelquefois terribles et le Seigneur nous demande d'avoir l'attitude de l'agneau dans ces épreuves, par sa grâce, par la foi au Fils de Dieu, en prenant par la foi la grâce qu'il nous donne, pas par l'effort de notre volonté. "Je prends par la foi la grâce que tu me donnes, Seigneur". Et il nous donnera de multiples occasions de nous entraîner à ce combat de la foi. Et je voudrais vous lire aussi dans 1 Pierre, chapitre 2, verset 18. J'ai eu l'occasion de le lire, ce passage, mais je voudrais le relire encore pour que ce soit gravé, gravé dans le fond de nos cœurs, pour qu'on n'ait pas ces réactions de la chair, quand on est traité injustement. 1 Pierre 2:18 : "Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d'un caractère difficile" (et je parle là aussi d'un mari difficile, d'une épouse difficile), car c'est une grâce que de supporter des afflictions ("affliction", c'est un mot très fort) par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ?" Et je pense que dans beaucoup de cas de problèmes conjugaux, entre maris et femmes, je crois vraiment pour ma part que les torts ne sont jamais à cent pour cent d'un côté, à zéro pour cent de l'autre. Il y a toujours une part de tort, parce qu'on n'est pas parfait et on ne peut pas en étant même chrétien, manifester parfaitement, dès le début, la nature de l'agneau. Donc, les torts ne sont jamais tous d'un même côté. Reconnaissons nos propres torts, mais en ce qui concerne les traitements injustes qui nous sont faits, nous devons accepter cela comme une grâce de Dieu pour nous. "Car (au verset 20) si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c'est une grâce devant Dieu et c'est à cela que vous avez été appelés parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a point commis de péché et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude (cela, c'est pour le cas de ceux qui sont traités injustement par leur mari ou leur femme. Ils n'ont rien commis, pas de fraude, pas d'injustice et ils sont traités injustement). Lui qui injurié ne rendait point d'injures". C'est à cela que nous sommes appelés. "Injurié ne rendait point d'injures, maltraité ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement" ; à son Père. "Lui qui a porté lui-même nos péchés dans son corps, sur le bois (ça, il n'y a que lui seul qui pouvait le faire, et il l'a fait pour nous), afin que morts au péché, on revient à cela ; par la foi, Seigneur, je prends, je réalise que je suis crucifié en toi. Je suis mort au péché, mort au monde, mort à la chair, en Christ, par la foi, Seigneur. Je le prends comme une œuvre accomplie. C'est fait ! Ça doit vous réjouir ! Alléluia, c'est fait ! C'est fait en Christ, et maintenant, Seigneur, puisque je le prends par la foi, eh bien je veux que ça soit fait dans ma vie !"Ah oui", dit le Seigneur, "eh bien voilà un traitement injuste. Montre-moi maintenant comment tu réagis". "Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant, vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes". Et ce combat peut être mené par la foi, parce que nous avons avec nous le grand Berger des brebis, le Seigneur Jésus qui nous aime, qui comprend notre combat ; qui a été lui aussi dans la chair sur cette terre, dans une chair sans péché. Il n'a pas eu, lui à lutter contre le péché dans sa chair ou contre les désirs mauvais de sa chair, il était dans une chair sans péché. Mais il a eu à lutter pour manifester pleinement ce caractère de l'agneau, c'est-à-dire qu'il a été aussi tenté en toutes choses, et je crois que ses tentations étaient réelles. Quand il a été traité injustement, il a fallu qu'il prenne la bonne attitude, et il l'a prise, toujours, sans exception. Mais il a pu connaître les tentations et donc, il peut comprendre ce que nous vivons-nous, quand nous sommes traités injustement. Lui a su ce que c'était, il a eu la bonne réaction. Quand nous sommes traités injustement, il sait ce que c'est et il peut nous aider à avoir la bonne réaction. Il vit en nous par le Saint-Esprit. Son Esprit, c'est vraiment l'Esprit de l'agneau en nous et si nous puisons dans cette réserve que nous avons en nous, dans les trésors de Jésus en nous, nous allons pouvoir répondre avec la bonne attitude. Ce sera peut-être un peu dur au début, on aura besoin d'un certain apprentissage, mais si nous restons dans cette attitude de foi, si nous persévérons dans cette alliance avec Dieu, si nous persévérons dans cette foi, eh bien nous verrons les fruits, nous verrons ces choses s'accomplir, nous verrons les œuvres de la chair crucifiées effectivement dans notre vie et nous verrons l'amour de Dieu se déverser sur notre femme, sur notre mari, sur nos enfants. Nous ne nous justifierons plus comme nous avons eu tellement l'habitude de le faire. Nous n'ouvrirons plus la bouche quand nous sommes injustement traités. Nous aurons le réflexe de reconnaître immédiatement qu'il s'agit d'un nouveau test. Notre époux commence à nous traiter injustement, tout de suite, nous dirons : "Seigneur, je reconnais que je suis en train d'être testé" ; tout de suite. "Eh bien maintenant, par la foi, je prends ton œuvre accomplie, je prends l'œuvre de la chair et je choisis de ne pas répliquer et d'avoir la bonne attitude". Ça s'apprend et si ça s'apprend, c'est qu'on peut le faire. Ce sont des choses possibles. Les devoirs ne sont pas impossibles à faire parce que nous sommes dans la classe qui convient à notre état d'avancement spirituel. Et on n'a aucune excuse. Et dans toutes ces choses, le Seigneur attendra notre réaction. Et si nous avons la mauvaise réaction, nous ferons encore un tour dans le désert, parce que dans le désert, ils ont été tentés, testés par Dieu. Ils avaient des promesses formidables, ils avaient toutes les promesses du Seigneur qui leur avait dit : "Je serai avec vous, ne vous inquiétez pas. Je vous mène dans un pays où coulent le lait et le miel, la pleine vie de l'Esprit", où il y aura encore des démons à combattre, mais on est dans le royaume de Dieu. "Je vous y amène, je suis avec vous, je m'occuperai de vous, vous ne manquerez de rien". A la première épreuve, ils murmurent. La seconde épreuve, ils murmurent ; la troisième épreuve, ils murmurent. On est dur de tête. Et encore, nous avons beaucoup moins d'excuses qu'eux parce qu'eux, n'avaient pas le privilège de pleinement connaître le Seigneur Jésus comme nous le connaissons. Ils n'avaient pas le privilège d'avoir cette nouvelle naissance que nous avons nous, ils n'avaient pas de meilleures promesses comme nous les avons nous. Donc, nous avons moins d'excuses qu'eux. Et s'ils ont été châtiés si sévèrement par le Seigneur, à combien plus forte raison serons-nous châtiés nous aussi, si nous refusons d'entendre celui qui parle du ciel. Alors si nous sommes devant une épreuve et que nous savons que nous avons tous les moyens pour franchir cette épreuve avec la bonne attitude, si nous choisissons de nous laisser aller aux mauvais désirs de la chair, nous savons que nous aurons un traitement identique aux juifs dans le désert, nous retournerons faire un petit tour dans le désert, et un deuxième et un troisième, et ce n'est pas agréable de tourner dans le désert. Le Seigneur veut nous en faire sortir. Il veut nous faire rentrer dans son pays où coulent le lait et le miel. Vous voulez y entrer ? Moi aussi. Mais il faut traverser le désert, ça passe par-là.

Alors en ce qui concerne l'amour de Dieu dans le couple, de manière concrète, je crois qu'on peut appliquer à la vie du couple et de la famille ce qui vient d'être dit, chacun pour notre part d'abord. Et je dirais que s'il y avait un petit plan là à suivre dans cette marche par la foi, je dirais que la première chose qu'il faut faire, c'est regarder à Jésus. La deuxième chose à faire, c'est regarder à Jésus et la troisième chose à faire, c'est regarder à Jésus. Si on perd Jésus du regard, on coule. Pierre a marché sur l'eau par la foi en regardant Jésus et en répondant à son appel. Dès qu'il a détourné la tête du Seigneur pour voir la tempête, l'eau, le mari qui hurle, les…Bon, il a coulé. Mais quand on regarde à Jésus, malgré la tempête, malgré le vent, on marche sur l'eau. On fait des choses impossibles, parce que c'est Dieu qui nous soutient par sa Parole puissante. "Viens, dit Jésus". Donc, regardons à Jésus. Première chose à faire, regardons à Jésus. Ne le quittons pas des yeux. C'est par la foi dans le Fils de Dieu qu'on va y arriver ; par la foi en ses paroles. Quand Jésus a dit à Pierre : "Viens", il a dit une Parole de Dieu et Pierre a cru à cette parole. Il a enjambé, il a marché sur l'eau. "Viens !" Il faut garder les yeux sur Jésus, donc sur sa Parole. Quand Jésus a parlé à Pierre, il a prononcé une Parole. Nous aurons la foi pour traverser les tempêtes conjugales, familiales etc…, si nous gardons les yeux fixés sur Jésus et sur sa Parole. Et il nous donnera lui une force surnaturelle pour marcher sur l'eau et pour ne pas couler. Mais si nous nous laissons aller à regarder cette tempête qui hurle et ses circonstances terribles, on quitte Jésus des yeux, on commence à douter et tout de suite on coule. Pierre a coulé immédiatement. La seconde avant, il marchait sur les eaux, la seconde après, il coule. Ça vient très vite. Et il a crié à Jésus. Deuxième étape, on regarde à Jésus. Il a crié à Jésus alors qu'il était en train de couler, et qu'est-ce que Jésus a fait ? Il l'a fait ressortir et ils ont marché ensemble, je pense, sur l'eau, vers le bateau.

Alors maintenant, si on regarde toujours à Jésus, il y a aussi un certain nombre d'autres choses à faire. Il faut rester dans un esprit de repentance et d'humilité, reconnaître que nous sommes toujours dans un corps de chair, donc toujours faible, soumis à des possibilités de chuter. Mais le seul moyen de se relever, c'est de crier à Jésus dans un esprit de repentance et d'humilité. Il faut appeler le péché, et "si nous confessons notre péché, il est fidèle et juste pour nous pardonner". Le sang de Jésus nous lave. Il nous relève et on remarche sur l'eau, dans la tempête. Et la confession du péché, ça veut dire : demander pardon. Reconnaître et demander pardon. "Oui, Seigneur, j'ai fait quelque chose de mal, je t'en demande pardon". Et ça veut dire qu'il faut demander pardon à Jésus et il faut demander pardon à sa femme ou à son mari. Il faut demander pardon à ses enfants. Ça coûte quelquefois de demander pardon à ses enfants, mais j'ai reconnu pour ma part qu'ils en respectaient davantage l'autorité paternelle ou des parents, s'ils voyaient des parents prêts à s'humilier devant eux et à dire : "Je reconnais mes torts, pardonne-moi". Et on en ressort grandi à leurs yeux et notre autorité s'établit sur l'humilité. Il faut aussi non seulement demander pardon, mais accepter le pardon qu'on nous demande, parce que là aussi, c'est la marque d'un caractère orgueilleux et dur, de refuser le pardon. Il y a des gens qui se sentent tellement offensés par ce qu'on leur a fait, qu'ils refusent de pardonner. C'est la marque de l'orgueil, c'est la marque de la haine. Quelqu'un qui refuse de pardonner, c'est quelqu'un qui a de la haine dans le cœur, qu'il l'avoue ou qu'il le reconnaisse ou non. C'est quelqu'un qui est animé par la haine. Dans 1 Corinthiens 13 : "L'amour ne s'irrite pas, l'amour n'est pas impatient, l'amour excuse tout, pardonne tout" etc. Donc vous voyez que tout le fruit de l'Esprit dépend de l'amour. Quand on a l'amour de Dieu, on pardonne, on excuse, on ne s'impatiente pas, on ne cherche pas à se vanter, etc. Donc, chaque réaction d'impatience, chaque réaction de colère, chaque réaction d'irritation, chaque réaction où on cherche à se justifier, à se venger, c'est une réaction de haine. C'est le contraire de l'amour. L'amour ne s'irrite pas, la haine s'irrite. L'amour ne s'impatiente pas, la haine s'impatiente. L'amour ne se vante pas, la haine se vante. L'amour excuse tout, la haine n'excuse rien, ne veut pas pardonner. Donc, éliminons ces racines de haine et reconnaissons qu'il s'agit de la haine. Il faut appeler péché. Il ne faut pas dire : "Oh, c'était juste une petite réaction d'impatience, de colère, excuse-moi, ce n'est pas grand chose". "Seigneur, je reconnais que c'est une forme de haine qui vient du cœur de Satan qui a réussi à se glisser en moi et à influencer mes réactions. Je m'en repens, Seigneur. Pardonne-moi". "Pardonne-moi, mon chéri, ma chérie". Donc, je regarde à Jésus, je suis dans une attitude d'humilité, de repentance. Je confesse mon péché à Dieu, aux hommes. J'accepte le pardon qui m'est demandé aussi ou j'accepte le pardon de Dieu. Et le pardon, en ce qui concerne le pardon que je dois donner. Il y a des gens qui ont du mal. Ils disent : "Oui, j'ai pardonné, j'ai pardonné, on a souvent entendu ça, mais, mais, il y a toujours un mais qui traîne. Ah ces mais qui traînent, ça prouve qu'ils n'ont pas pardonné. Moi, je crois que pardonner, ça ne veut pas dire forcément tout oublier, quelquefois, la pensée peut revenir, mais je l'arrête et je ne fais pas de cette pensée des mauvais traitements qui m'ont été faits, je n'en fais surtout pas un sujet d'amertume et de haine. Si elle me revient, je dis : "J'ai pardonné. Je ne veux plus rien avoir à faire avec ça". Je ne veux plus du tout entretenir ces pensées. Ça peut revenir, mais je refuse d'entretenir ces pensées. Je les refuse. J'ai décidé de pardonner, je me tiens à cette décision. Et je ne vais pas me laisser embobiner par mes sentiments. Je me tiens à cette décision. Je compte sur toi, Seigneur pour que tu changes mes sentiments, que tu me remplisses de plus en plus de l'amour de Dieu, du vrai pardon qui vient du cœur de Dieu. Mais ça commence par une décision ferme de ma volonté. J'ai décidé de pardonner à ma femme, j'ai décidé de pardonner à mon mari, à mes parents, à mes enfants, à tous ceux qui m'ont si injustement traité, et je ne reviendrai pas, Satan, sur cette décision. Il faut que tu le saches, Satan, je ne reviendrai pas sur cette décision. Et si tu essayes de me rappeler de tourner ça, eh bien je te dirai : "Arrière de moi, Satan, j'ai décidé de pardonner". Et je m'y tiens.

Et enfin, il faut que je marche tous les jours dans un esprit de service ; pour mon mari, pour ma femme, pour mes enfants, pour mon foyer ; dans un esprit de service et dans un esprit de combat spirituel. Mais je dois marcher dans un esprit de service. Si je suis homme et mari, maître de la maison et du foyer, je dois me rappeler que je ne suis maître que dans l'esprit de service où mon Maître a été lui-même, mon Seigneur Jésus. Il est venu comme un serviteur. Et à ce sujet, et en conclusion, je lirai Luc 17 pour voir ce que c'est qu'un esprit vraiment de service. Luc 17, versets 7 à 10. C'est Jésus qui parle : "Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux lui dira quand il revient des champs : Approche vite et mets-toi à table. Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper, ceins-toi et sers-moi jusqu'à ce que j'aie mangé et bu. Après cela, toi, tu mangeras et boiras. Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu'il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : "Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire". Celui qui est animé par un esprit de service dans son foyer, dans son couple, il doit accepter qu'on exige beaucoup de lui. Ça, c'est la première des choses. Le serviteur qui rentre après une journée de travail, son maître lui dit : "Allez, prépare le dîner, sers-moi, et"… Bon. Ça fait beaucoup ! Mais que fait le serviteur ? Il sait qu'il est serviteur, il le fait. Je dois accepter qu'on exige beaucoup de moi. Ensuite, il est serviteur ; est-ce que le maître s'incline devant lui en lui disant : "Je te remercie beaucoup pour ce que tu as fait. Vraiment, tu as été gentil. Je te remercie pour ce que tu as fait". Non, le serviteur doit accepter de faire ce qu'il a à faire sans être remercié. C'est ça, l'esprit de service. Est-ce que le serviteur va commencer à juger son maître en disant : "Mais qu'est-ce qui lui prend, celui-là ? Pourquoi il me demande ça maintenant ? Non, il le fait, il est serviteur. Il doit accepter de ne pas juger les autres, celui qui est vraiment dans un esprit de service. Je ne vais pas juger. Je le fais parce que je suis serviteur et je dois accepter en plus de n'être qu'un serviteur inutile. Ah nous aimons bien, nous, nous considérer comme utiles à quelque chose. Bien sûr, nous devons être utiles à toute bonne œuvre pour notre maître, mais ce n'est pas dans ce sens là qu'il le dit. Ça veut dire : serviteur inutile, tu fais ce que ton maître te demande de faire. Notre maître dans les cieux nous a ordonné. "Voici le commandement que je vous laisse : "Aimez-vous les uns les autres". Faisons ce qui nous est ordonné, sans discuter, en acceptant de n'être qu'un serviteur inutile. Et enfin, un vrai serviteur, quand il a fait tout cela, eh bien il accepte de reconnaître qu'il n'a fait que son devoir. Un serviteur inutile fait simplement ce qui lui est demandé, son devoir. C'est tout. Et quand nous avons vraiment cet esprit de service qui vient du Seigneur Jésus, on n'est pas une cause de problème dans le foyer. On est une cause de solution. Je termine vraiment en lisant deux courts versets dans 1 Jean

3:16 : "Nous avons connu l'amour en ce qu'il a donné sa vie pour nous". Jésus !"Merci, Jésus, tu as donné ta vie pour moi !" Mais ça ne s'arrête pas là. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour mon mari, ma femme, mes enfants. Il n'est pas dit : Nous devons donner notre vie pour les frères aimables. Nous devons donner notre vie pour les frères remplis du Saint-Esprit ; pour ma femme seulement quand elle est gentille, aimable et obéissante et soumise. Non. Nous devons donner notre vie pour les frères, quels qu'ils soient ; dans le même esprit que Jésus. Et à côté, dans 1 Jean 4, verset 7 : "Bien-aimés, aimons-nous les uns les autre car l'amour est de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu car Dieu est amour. L'amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimé, envoyé son Fils comme victime propitiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres". Et c'est dans cet esprit là que je dois aimer ma femme, mon mari, ma famille, quelles que soient les circonstances et quelle que soit leur attitude. Car cet amour vient de Dieu et ne dépend pas des circonstances. Dieu nous a aimés alors que nous n'étions absolument pas aimables et ça a été notre salut. Et nous devons aussi aimer les autres, surtout ceux qui ne sont pas aimables et cela contribuera à leur salut parce qu'ils verront nos bonnes œuvres et ils se souviendront de ces bonnes œuvres quand Dieu les visitera. Amen. Alléluia !

"Seigneur notre Père, nous voulons te bénir et te louer pour l'œuvre que tu fais dans la vie de chacun de nous. D'abord, nous voulons te remercier parce que cette chair a été vraiment crucifiée à la croix. C'est une œuvre accomplie. Et ce que nous te demandons, Seigneur, c'est de nous aider à saisir par la foi cette œuvre accomplie de Jésus-Christ, afin que lorsque la chair manifeste tous ses désirs mauvais, nous puissions regarder à toi, nous appuyer par la foi sur ta Parole et marcher sur l'eau dans la tempête et te glorifier en marchant par l'Esprit. Nous savons que Seigneur, cette œuvre de crucifixion est pénible, mais Seigneur, nous voulons te dire que nous acceptons qu'elle se fasse en nous, et nous pesons nos mots, Seigneur. Nous ne savons pas exactement ce que tu vas faire pour nous émonder, mais nous savons que cela va faire mal. Nous comptons sur ton secours, sur ta grâce, sur ton soutien, toi qui as vécu comme nous et qui a été rejeté. Nous comptons sur toi, Seigneur Jésus. Tu es merveilleux, tu nous aime. Et dans ce travail pénible pour nous, tu veux nous rappeler que tout concourt au bien de ceux qui t'aiment et nous t'aimons, Seigneur. Et nous te faisons confiance pour la guérison de notre foyer. Nous te faisons confiance pour le salut de notre mari ou de notre femme ou de nos enfants ; pour la restauration de notre foyer. Et comme nous savons que ça passe par nous, d'abord, ce réveil, fais-le en nous, Seigneur. Remplis-nous de ton amour pour ceux qui nous persécutent. Rends-nous capables d'accepter qu'on nous maltraite sans discuter et touche le cœur de nos persécuteurs. Qu'ils se tournent vers toi et qu'ils soient touchés par ta grâce. Au nom de Jésus, merci, Père. Amen.

 

 

Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.

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