A032 La Charte de la Terre
Introduction de La Trompette
Pour comprendre les événements relatés dans les 2 articles ci-dessous, il faut se souvenir du "Sommet de Rio" sur l'environnement, organisé par les Nations Unies en 1992.
Autour de Maurice Strong, Secrétaire Général de la Conférence, étaient réunies des personnalités particulièrement influentes dans les milieux gouvernementaux, dans le monde des affaires et du spectacle. Parallèlement à ce sommet, on a aussi organisé à Rio un "Forum Planétaire", dans lequel Hannah Strong, l'épouse du Secrétaire Général, a tenu un rôle prépondérant. Pour assurer le succès de ce Forum, elle a organisé des activités spirituelles avec le concours des "Wisdomkeepers" (Gardiens de la Sagesse) : 24 heures sur 24, ce groupe a veillé sur une "flamme sacrée", exécuté des "percussions sacrées", et organisé des méditations occultes afin de "stabiliser le flux des énergies" pendant toute la durée du sommet. Les organisateurs n'obtinrent pas immédiatement la rédaction d'une" Charte de la Terre", mais seulement un projet, appelé "Agenda 21", sur le "développement durable".
Aujourd'hui, la rédaction de la Charte de la Terre est terminée. Maurice Strong a déclaré que cette Charte doit "être semblable aux Dix Commandements". De son côté, Mikhaïl Gorbatchev a dit : "Mon espérance, c'est que cette Charte sera comme les Dix Commandements, comme un Sermon sur la Montagne, et qu'elle guidera la conduite des humains envers l'environnement au cours du siècle à venir". (Los Angeles Times, 8 mai 1997). Ce document d'inspiration panthéiste (Voir Note 1) est l'expression de doctrines du "Nouvel Age". Il est déposé, avec divers symboles magiques, dits "Livres de Téménos", et "Masques de la Terre de Téménos" (Voir Note 2) dans une "Arche d'espérance" dont la forme et les dimensions sont semblables à celles de l'Arche de l'Alliance biblique. Toutefois, les barres qui servaient à transporter l'Arche de l'Alliance sont remplacées, cette fois, par des cornes de licorne (Voir Note 3). Sur son "propitiatoire" (le couvercle) figurent les symboles des principales religions païennes. Les autres faces du coffre sont décorées de symboles amérindiens évoquant les esprits des quatre points cardinaux. Actuellement, l'arche est déposée au centre de Shelburne Farms, dans l'Etat du Vermont, en attendant d'être transportée au Quartier Général des Nations Unies à New York. Les rédacteurs de la Charte comptent qu'elle sera officiellement approuvée par l'ONU à l'occasion du 10ème anniversaire duSommet de Rio. Nombre de municipalités, aux USA, lui apportent déjà leur caution officielle.
La Charte de la Terre implique une Religion Mondiale
Article de Michael S. Coffmann, (Juillet 2000), disponible en anglais à l'adresse suivante :
http://www.discerningtoday.org/global_religion.htm
Après huit années de discussions auxquelles plus de cent mille personnes de 51 nationalités différentes ont participé, ainsi que 25 leaders mondiaux de l'environnement, des affaires, de la politique, de la religion et de l'éducation, le 25 mars dernier (mars 2000) la Commission de la Charte de la Terre a annoncé la publication de cet ensemble de principes éthiques planétaires intitulé : "Charte de la Terre". Le travail avait été mis en route par Ruud Lubbers, ancien Premier Ministre des Pays-Bas, et mené à bien sous la direction de Mikhaïl Gorbatchev et de Maurice Strong, Président du Conseil de la Terre. Les Nations Unies seront invitées à l'approuver au Sommet du Millénium en Septembre 2000. Ce Sommet réunira plus de 150 chefs d'état du monde entier et s'ouvrira le 6 septembre 2000. Il a pour but de définir l'avenir de l'ONU au 21ème siècle.
Le site Internet officiel de la Charte de la Terre fait savoir que cette Charte a été établie à l'usage de tous les peuples et des tenants de toutes les religions. "Elle est porteuse d'une vision spirituelle qui reflète des valeurs spirituelles universelles… C'est une Charte destinée aux peuples, un code de conduite universel pour les citoyens, les éducateurs, les cadres d'entreprise, les scientifiques, les responsables religieux…" Même les pasteurs des églises devront se conformer à ses commandements panthéistes.
La mise au point de la Charte de la Terre marque la deuxième phase dans un plan en trois parties pour unir l'humanité en un seul ensemble. Cette Charte proclame des valeurs panthéistes universelles parfaitement conformes à celles du gouvernement mondial panthéiste, qui a pour but de protéger la Terre à n'importe quel prix.
Dans les premières phases de la préparation de cette Charte, le "Conseil de la Terre" de M. Strong faisait remarquer qu'elle exigerait un changement radical dans le comportement des humains au cours du 21ème siècle. "La Charte de la Terre reflète cette conviction : il est essentiel que les attitudes et les valeurs de l'humanité changent radicalement pour assurer le bien-être social, économique, et écologique au cours du 21ème siècle…" Ce but a été exprimé en termes plus nuancés le 15 mars dernier, quand le "London Times" a rapporté ces propos de Maurice Strong : "La Charte de la Terre sera présentée à l'ONU, aux gouvernements, aux entreprises, aux organisations non gouvernementales afin de servir de base à de nouvelles lois et à de nouveaux codes de conduite. Nous avons besoin d'une restauration éthique et morale, et pas seulement d'une restauration économique."
Les principes de la Charte de la terre ne font qu'un avec le concept de gouvernement mondial. Ce dernier a été défini d'une part par le Rapport de la Commission de l'ONU sur le Gouvernement Mondial (1995) : "La Planète, notre Quartier" (Our Global Neighborhood), et d'autre part par une ONG qui est le sosie de cette Commission : "Charte 99, pour une Démocratie Planétaire". Une théologie de la Charte de la Terre fait partie intégrante de l'Association "United Religions Initiative", qui espère devenir par la suite une ONU des religions. Une Charte des Religions Unies a été signée en bonne et due forme le 26 juin 2000.
La touche finale pour associer une religion mondiale au gouvernement mondial émane de "L'Alliance Internationale de l'Environnement et du Développement" (International Covenant on Environment and Development), traité rédigé par l'Union Internationale pour la Protection de la Nature. (IUCN, International Union for the Conservation of Nature). Là réside le danger le plus grave pour la civilisation occidentale. Cette Union regroupe 800 organisations gouvernementales, et aussi des ONG appartenant à la gauche socialiste, c'est à dire la plupart des associations écologistes des USA, ainsi que les organismes fédéraux chargés de gérer le territoire. Cette Alliance a fait des objectifs de la Charte de la Terre un code de droit international, destiné à être ratifié en 2002.
La terminologie de la Charte de la Terre est très neutre, eu égard à ses origines ouvertement panthéistes de 1992. Elle est rédigée en termes mondialistes parfaitement ambigus, qui lui donnent une apparence merveilleusement innocente. Mais quand elle prendra force de loi grâce au traité de l'IUCN (Union Internationale pour la Protection de la Nature), elle sera pour le gouvernement mondial naissant un instrument permettant la mise en place d'un contrôle total sur tout homme, toute femme, et tout enfant, les forçant à adhérer à des principes panthéistes qui placent les besoins de la nature au-dessus des besoins humains et du bien des personnes. La Convention sur la Biodiversité qui demandait le retour à l'état sauvage de 50% du territoire américain, avec des corridors de communication entre toutes les zones rendues à la nature, est un exemple parmi beaucoup d'autres. Par miracle, ce projet a échoué quelques heures avant sa ratification qui était prévue pour 1994.
Comme tous les autres traités internationaux sur l'environnement, ce nouveau traité sera appliqué par les soins d'un conseil de tutelle réorganisé au sein de l'ONU, comme le prévoit le projet "Our Global Neighborhood". Ce conseil de tutelle englobera diverses organisations non gouvernementales et jouera un rôle de "souverain sacrificateur", c'est à dire de shaman planétaire. Il déterminera quelles seront les activités permises aux humains. Mais cela ne pourra se faire qu'après ratification d'une nouvelle Charte des Nations Unies.
Cette relation pernicieuse entre un gouvernement planétaire et la Charte de la Terre (qui est un manifeste de la religion planétaire) rappelle avec force la vision de la bête et de la prostituée que Dieu a donnée à Jean (Apocalypse 17:3-6). "Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphèmes, et qui avait sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait à la main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de son inconduite. Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. Je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. A sa vue, je fus frappé d'un grand étonnement."
Peut-être bien est-ce le moment pour vous de prier Dieu de vous montrer ce qu'Il veut que vous fassiez.
La Charte de la Terre subit un revers
Traduction d'un article de Henry Lamb (20 avril 2002), disponible en anglais à l'adresse suivante :
http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=27315
L'auteur, Henry Lamb, est Vice-Président de l'Organisation pour la Protection de l'Environnement (Environmental Conservative Organisation). Il est également Président du mouvement "Sovereignty International" (Mouvement International pour la Souveraineté.
Sanibel, en Floride, a été l'une des premières municipalités américaines à cautionner officiellement la "Charte de la Terre", il y a environ un an, à l'occasion de la "Journée de la Terre". Elle est également la première municipalité, aux USA, à révoquer cette caution.
Ce document controversé, dont Maurice Strong et Mikhaïl Gorbatchev défendent la cause depuis dix ans, est souvent considéré comme une tentative de créer "Les Seize Commandements" et de fonder une nouvelle religion planétaire.
Les habitants de Sanibel désapprouvaient cette caution apportée à la Charte de la Terre. Quarante-deux d'entre eux, avec l'appui des cinq maires précédents, ont signé une lettre ouverte, diffusée dans la presse locale, pour exiger la révocation de ce soutien. La mairie était bondée le jour où trois conseillers municipaux sur cinq votèrent cette révocation. Les trois conseillers en question avouèrent qu'ils n'avaient pas lu le document avant de l'approuver en 2001.
S'élevant contre la Charte de la Terre, Francis Bailey considère que l'accent mis sur la protection de l'environnement est un simple écran de fumée. "Naturellement ! dit-il. Qui peut être contre les beaux bébés et contre la tarte aux pommes ? Mais en l'occurrence, c'est d'infanticide, et de pommes pourries qu'il s'agit."
Afin de contrer l'influence de la Charte de la Terre, l'Institut Acton a présidé à la rédaction de la "Déclaration de Cornouailles sur la Gestion de l'Environnement" (Cornwall Declaration on Environmental Stewardship), qui met en avant d'autres principes pour la protection de l'environnement, et qui est approuvée par bon nombre de savants et de responsables religieux.
La campagne en faveur de la Charte de la Terre est le fait du "Conseil de la Terre" (Earth Council), organisation non gouvernementale établie au Costa Rica par Maurice Strong peu après le Sommet de Rio de Janeiro en 1992. La Charte a reçu la caution d'organisations extrémistes aussi bien que d'organisations reconnues par tous.
Le premier des 16 principes de la Charte rejette l'ancien article de foi selon lequel les êtres humains, crées à l'image de Dieu, sont appelés à être les intendants de tout le reste de la création. Ce principe numéro un, dont la formulation a été peaufinée au fil des années, met en avant une vision biocentrique selon laquelle toutes les créatures ont la même valeur intrinsèque. Un être humain n'a pas plus de valeur qu'un insecte, que le premier coléoptère venu, ou que le virus du Sida.
Le document est rédigé en termes onctueux, presque sirupeux. Une lecture rapide ne permet pas de voir clairement les raisons pour lesquelles les citoyens de Sanibel s'inquiètent. Une lecture plus approfondie, cependant, fait ressortir tout le programme du gouvernement mondial : redistribution des biens, contrôle de la population, et associations soigneusement régies afin de "protéger" les ressources destinées aux générations à venir.
Considérez, par exemple, le principe suivant : "A tous les niveaux, on mettra en œuvre des projets de développement durable, ainsi que des règlements servant à intégrer dans toute initiative de développement la protection et la réhabilitation de l'environnement."
Cela semble bien anodin : que pourrait-on bien reprocher à une déclaration pareille ? Cependant, qui donc va définir ces projets et ces règlements en vue de leur mise en œuvre ? Qui va définir le sens du terme "réhabilitation", et l'étendue des mesures nécessaires à l'autorisation du développement ? A coup sûr, pas ceux qui devront se soumettre aux mesures en question.
Du début à la fin du document, on sous-entend, sans jamais en faire mention explicitement, l'existence d'une autorité centrale qui rédigera les projets et les règlements "à adopter". C'est l'ONU, avec tout son dédale de traités, qui fournira les projets aussi bien que les règlements.
Nulle part le document ne met en valeur les libertés individuelles ou l'action individuelle. Il y est constamment question de limiter la liberté en raison du devoir (défini par d'autres) de promouvoir "le bien de tous".
Le document demande l'élimination des organismes génétiquement modifiés, ce qui fait peser une menace sur les ressources alimentaires du monde. Il demande la mise en place de "structures de production et de consommation durables". Maurice Strong a fait savoir à Rio que l'emploi de carburants fossiles, d'appareils ménagers, de la climatisation dans les entreprises et chez les particuliers n'était pas "durable". L'existence de banlieues résidentielles agréables ne l'est pas non plus.
Le document affirme qu'il faut garantir le droit à l'eau potable, à l'air pur, à une nourriture saine, à un sol non contaminé, à un habitat, à des sanitaires adéquats, et qu'il faut répartir les ressources nécessaires au plan national et international. Mais qui donc se charge de garantir ces choses et de répartir les ressources ? L'ONU, bien sûr. Qui paie le coût de l'eau, de la nourriture, de l'habitat ? L'ONU souscrit pleinement à la philosophie socialiste qui veut que "chacun contribue en fonction de ses capacités, et chacun reçoit en fonction de ses besoins."
Avec les pouvoirs que détient la nouvelle Cour de Justice Criminelle Internationale et le pouvoir qu'auront les Nations Unies de percevoir un impôt mondial, ce dernier organisme sera en mesure de retirer les biens à ceux qui produiront pour les redistribuer à ceux qui ne produisent pas.
Ceux qui cautionnent la Charte de la Terre cautionnent du même coup les principes du socialisme planétaire qui sera appliqué par les Nations Unies.
Pourquoi, au sein des municipalités et des organisations qui ont donné leur caution à ce texte, n'y aurait il pas d'autres citoyens qui suivraient l'exemple de Sanibel et exigeraient la remise en cause de cette caution ?
Conclusion de La Trompette
Nous n'éprouvons que de l'aversion pour ces choses ténébreuses et occultes, mais nous les faisons connaître, car en général les médias donnent l'impression qu'elles sont désirables, ou à tout le moins anodines. A l'heure où la séduction spirituelle se généralise dans le monde et dans l'église, le chrétien ne doit pas se laisser berner. Nous n'attaquons aucune personne, mais nous dénonçons les œuvres des ténèbres comme la Bible le demande (Ephésiens 5:11). Il ne s'agit pas, non plus, de faire peur ! Mais le temps est peut-être proche où l'on voudra imposer à tous cette foi païenne panthéiste qui est totalement incompatible avec la foi chrétienne biblique. Alors nous exhortons les lecteurs à méditer cet ordre du Seigneur Jésus : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme, craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne." (Matthieu 10:28). Le Seigneur Jésus a déjà remporté la victoire définitive sur tous ceux qui Le haïssent. Ceux qui croient pouvoir comploter contre Lui ne savent pas qu'ils ont déjà perdu ! C'est Jésus-Christ qui est le Maître de l'histoire humaine, pas Ses ennemis ! Toute autorité, au ciel et sur la terre, appartient déjà au Fils Unique de Dieu (Matthieu 28:18).
Notes :
1 - Le panthéisme est un système religieux selon lequel tout est Dieu. Ce système de pensée, en tous points contraire à la révélation biblique, opère une fusion entre le Créateur et sa création, entre ce qui est d'ordre personnel et ce qui est d'ordre impersonnel. Le panthéisme se retrouve dans certaines formes très anciennes du paganisme, aussi bien que dans cet ensemble de mouvements contemporains qu'on appelle "Le Nouvel Age".
2 - "Téménos" est un terme grec qui signifie : "espace sacré", "enceinte sacrée".
3 - La licorne est un animal fabuleux qui possède un corps de cheval, une tête de bouc, et une longue corne au milieu du front. Cette corne, d'après le Dictionnaire des Symboles (Ed. R. Laffont) représente "une flèche spirituelle, un rayon solaire, l'épée de Dieu". Liée à la magie dite "blanche", la licorne symbolise la puissance, l'attrait de la "pureté", et la pénétration du "divin" dans la créature.