| | Louis Segond | Darby |
| 1 | Prière de Moïse, homme de Dieu. Seigneur ! tu as été pour nous un refuge, De génération en génération. | Seigneur, tu as été notre demeure de génération en génération. |
| 2 | Avant que les montagnes fussent nées, Et que tu eussent créé la terre et le monde, D'éternité en éternité tu es Dieu. | Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d'éternité en éternité tu es Dieu. |
| 3 | Tu fais rentrer les hommes dans la poussière, Et tu dis : Fils de l'homme, retournez ! | Tu fais retourner l'homme jusqu'à la poussière, et tu dis: Retournez, fils des hommes. |
| 4 | Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d'hier, quand il n'est plus, Et comme une veille de la nuit. | Car mille ans, à tes yeux, sont comme le jour d'hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. |
| 5 | Tu les emportes, semblables à un songe, Qui, le matin, passe comme l'herbe : | Comme un torrent tu les emportes; ils sont comme un sommeil, - au matin, comme l'herbe qui reverdit: |
| 6 | Elle fleurit le matin, et elle passe, On la coupe le soir, et elle sèche. | Au matin, elle fleurit et reverdit; le soir on la coupe, et elle sèche. |
| 7 | Nous sommes consumés par ta colère, Et ta fureur nous épouvante. | Car nous sommes consumés par ta colère, et nous sommes épouvantés par ta fureur. |
| 8 | Tu mets devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées. | as mis devant toi nos iniquités, devant la lumière de ta face nos fautes cachées. |
| 9 | Tous nos jours disparaissent par ton courroux ; Nous voyons nos années s'évanouir comme un son. | Car tous nos jours s'en vont par ta grande colère; nous consumons nos années comme une pensée. |
| 10 | Les jours de nos années s'élèvent à soixante-dix ans, Et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans ; Et l'orgueil qu'ils en tirent n'est que peine et misère, Car il passe vite, et nous nous envolons. | Les jours de nos années montent à soixante-dix ans, et si, à cause de la vigueur, ils vont à quatre-vingt ans, leur orgueil encore est peine et vanité; car notre vie s'en va bientôt, et nous nous envolons. |
| 11 | Qui prend garde à la force de ta colère, Et à ton courroux, selon la crainte qui t'est due ? | Qui connaît la force de ta colère, et, selon ta crainte, ton courroux? |
| 12 | Enseigne-nous à bien compter nos jours, Afin que nous appliquions notre coeur à la sagesse. | Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un coeur sage. |
| 13 | Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?... Aie pitié de tes serviteurs ! | Éternel! retourne-toi. - Jusques à quand? - Et repens-toi à l'égard de tes serviteurs. |
| 14 | Rassasie-nous chaque matin de ta bonté, Et nous serons toute notre vie dans la joie et l'allégresse. | Rassasie-nous, au matin, de ta bonté; et nous chanterons de joie, et nous nous réjouirons tous nos jours. |
| 15 | Réjouis-nous autant de jours que tu nous as humiliés, Autant d'années que nous avons vu le malheur. | Réjouis-nous selon les jours où tu nous as affligés, selon les années où nous avons vu des maux. |
| 16 | Que ton oeuvre se manifeste à tes serviteurs, Et ta gloire sur leurs enfants ! | Que ton oeuvre apparaisse à tes serviteurs, et ta majesté à leurs fils. |
| 17 | Que la grâce de l'Éternel, notre Dieu, soit sur nous ! Affermis l'ouvrage de nos mains, Oui, affermis l'ouvrage de nos mains ! | Et que la gratuité du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous; et établis sur nous l'oeuvre de nos mains: oui, l'oeuvre de nos mains, établis-la. |