| | Louis Segond | Abbé Crampon |
| 1 | Malheur à la ville sanguinaire, Pleine de mensonge, pleine de violence, Et qui ne cesse de se livrer à la rapine !... | Malheur à la ville de sang, toute pleine de fraude, de violence, et qui ne cesse pas ses rapines ! |
| 2 | On entend le bruit du fouet, Le bruit des roues, Le galop des chevaux, Le roulement des chars. | on entend le bruit du fouet, le bruit du fracas des roues, le galop des chevaux, les chariots qui bondissent ! |
| 3 | Les cavaliers s'élancent, l'épée étincelle, la lance brille... Une multitude de blessés !... une foule de cadavres !... Des morts à l'infini !... On tombe sur les morts !... | Cavaliers qui s'élancent, épée flamboyante, lance fulgurante ! Multitude de blessés, masse de morts, des cadavres à l'infini... On trébuche sur leurs cadavres. |
| 4 | C'est à cause des nombreuses prostitutions de la prostituée, Pleine d'attraits, habile enchanteresse, Qui vendait les nations par ses prostitutions Et les peuples par ses enchantements. | C'est à cause des nombreuses prostitutions de la prostituée, pleine d'attraits, habile aux enchantements, qui vendait les nations par ses prostitutions, et les peuples par ses enchantements. |
| 5 | Voici, j'en veux à toi, dit l'Éternel des armées, Je relèverai tes pans jusque sur ton visage, Je montrerai ta nudité aux nations, Et ta honte aux royaumes. | Me voici contre toi ! - oracle de Yahweh des armées ; je vais relever les pans de ta robe jusque sur ton visage, je montrerai aux nations ta nudité, et ta honte aux royaumes |
| 6 | Je jetterai sur toi des impuretés, je t'avilirai, Et je te donnerai en spectacle. | Je jetterai sur toi des ordures et je t'avilirai, et je te donnerai en spectacle. |
| 7 | Tous ceux qui te verront fuiront loin de toi, Et l'on dira : Ninive est détruite ! Qui la plaindra ? Où te chercherai-je des consolateurs ? | Quiconque te verra, fuira loin de toi, et dira : "Ninive est détruite ! "Qui la plaindra ? Où te chercherai-je des consolateurs ? |
| 8 | Es-tu meilleure que No Amon, Qui était assise au milieu des fleuves, Entourée par les eaux, Ayant la mer pour rempart, La mer pour murailles ? | Vaux-tu mieux que No-Amon, qui était assise sur les fleuves, que les eaux environnaient, qui avait la mer pour rempart, et dont la mer était la muraille ? |
| 9 | L'Éthiopie et les Égyptiens innombrables faisaient sa force, Puth et les Libyens étaient ses auxiliaires. | L'Ethiopie était sa force, ainsi que l'Egypte, et ils étaient innombrables ; Phut et les Libyens étaient tes auxiliaires. |
| 10 | Et cependant elle est partie pour l'exil, elle s'en est allée captive ; Ses enfants ont été écrasés au coin de toutes les rues ; On a jeté le sort sur ses nobles, Et tous ses grands ont été chargés de chaînes. | Pourtant, elle est allée en exil, elle a été captive ! ses petits enfants aussi ont été écrasés, à l'angle de toutes les rues ; on a jeté le sort sur ses nobles, et tous ses grands ont été chargés de chaînes. |
| 11 | Toi aussi, tu seras enivrée, tu te cacheras ; Toi aussi, tu chercheras un refuge contre l'ennemi. | Toi aussi, tu seras enivrée et tu disparaîtras ; toi aussi, tu chercheras un refuge devant l'ennemi. |
| 12 | Toutes tes forteresses Sont des figuiers avec les primeurs ; Quand on les secoue, Elles tombent dans la bouche de qui veut les manger. | Toutes tes places fortes sont des figuiers aux figues mûres ; on secoue, et elles tombent dans la bouche de qui veut les manger. |
| 13 | Voici, ton peuple, ce sont des femmes au milieu de toi ; Les portes de ton pays s'ouvrent à tes ennemis ; Le feu consume tes verrous. | Voici que ton peuple est comme des femmes au milieu de toi ; devant tes ennemis s'ouvriront toutes grandes les portes de ton pays; le feu dévore tes verrous. |
| 14 | Puise de l'eau pour le siège ! Répare tes forteresses ! Entre dans la boue, foule l'argile ! Rétablis le four à briques ! | Puise-toi de l'eau en vue du siège, restaure tes forts, pétris l'argile et foule la terre glaise, saisis le moule à briques. |
| 15 | Là, le feu te dévorera, L'épée t'exterminera, Te dévorera comme des sauterelles. Entasse-toi comme les sauterelles ! Entasse-toi comme les sauterelles ! | Là le feu te dévorera, l'épée t'exterminera, elle te dévorera comme le yéléq, quand tu serais nombreux comme le yéléq, nombreux comme la sauterelle. |
| 16 | Tes marchands, plus nombreux Que les étoiles du ciel, Sont comme la sauterelle qui ouvre les ailes et s'envole. | Tu as multiplié tes marchands, plus que les étoiles du ciel; le yéléq ouvre ses ailes et s'envole. |
| 17 | Tes princes sont comme les sauterelles, Tes chefs comme une multitude de sauterelles, Qui se posent sur les haies au temps de la froidure : Le soleil paraît, elles s'envolent, Et l'on ne connaît plus le lieu où elles étaient. | Tes gardes sont comme le yéléq et tes chefs comme un amas de sauterelles ; elles se posent sur les haies en un jour froid ; dès que le soleil paraît, elles fuient, et l'on ne connaît plus leur séjour; où sont-elles |
| 18 | Tes bergers sommeillent, roi d'Assyrie, Tes vaillants hommes reposent ; Ton peuple est dispersé sur les montagnes, Et nul ne le rassemble. | Tes pasteurs sont endormis, roi d'Assyrie ; tes vaillants hommes sont couchés, ton peuple est dispersé sur les montagnes, et il n'y a personne qui les rassemble. |
| 19 | Il n'y a point de remède à ta blessure, Ta plaie est mortelle. Tous ceux qui entendront parler de toi Battront des mains sur toi ; Car quel est celui que ta méchanceté n'a pas atteint ? | Ta blessure est sans remède, ta plaie est grave ; tous ceux qui entendront raconter ton sort battront des mains à ton sujet ; car sur qui ta méchanceté n'a-t-elle pas passé sans trêve ? |