| | Louis Segond | Abbé Crampon |
| 1 | (2 :2) Le destructeur marche contre toi. Garde la forteresse ! Veille sur la route ! affermis tes reins ! Recueille toute ta force !... | Un destructeur s'avance contre toi ; garde la forteresse, surveille le chemin, affermis tes reins, ramasse toute ta force ! |
| 2 | (2 :3) Car l'Éternel rétablit la gloire de Jacob Et la gloire d'Israël, Parce que les pillards les ont pillés Et ont détruit leurs ceps.... | Car Yahweh rétablit la gloire de Jacob, ainsi que la gloire d'Israël, parce que des pillards les ont pillés, et ont détruit leurs ceps. |
| 3 | (2 :4) Les boucliers de ses héros sont rouges, Les guerriers sont vêtus de pourpre ; Avec le fer qui étincelle apparaissent les chars, Au jour qu'il a fixé pour la bataille, Et les lances sont agitées. | Le bouclier de ses guerriers est teint en rouge, ses hommes d'armes sont vêtus d'écarlate ; dans le feu des aciers ses chars apparaissent, au jour où il prépare la bataille, et les lances s'agitent. |
| 4 | (2 :5) Les chars s'élancent dans la campagne, Se précipitent sur les places ; A les voir, on dirait des flambeaux, Ils courent comme des éclairs... | Dans les rues les chars s'élancent avec furie; ils se précipitent sur les places. Leur aspect est celui des flammes, des éclairs qui courent. |
| 5 | (2 :6) Ils se souvient de ses vaillants hommes, Mais ils chancellent dans leur marche ; On se hâte vers les murs, Et l'on se prépare à la défense.... | Il se souvient de ses nobles; eux trébuchent dans leur marche. Ils se précipitent vers les murs; on se prépare à la défense. |
| 6 | (2 :7) Les portes des fleuves sont ouvertes, Et le palais s'écroule !... | Les portes des fleuves s'ouvrent, et le palais s'effondre. |
| 7 | (2 :8) C'en est fait : elle est mise à nu, elle est emmenée ; Ses servantes gémissent comme des colombes, Et se frappent la poitrine. | C'en est fait, elle est mise à nu, elle est emmenée, et ses servantes poussent des gémissements, pareils aux plaintes des colombes; elles se frappent la poitrine. |
| 8 | (2 :9) Ninive était jadis comme un réservoir plein d'eau.... Les voilà qui fuient.... Arrêtez ! arrêtez !... Mais nul ne se retourne.... | Ninive est comme un bassin d'eau depuis son origine... Ils s'enfuient !... Arrêtez ! Arrêtez !... Pas un ne se retourne ! |
| 9 | (2 :10) Pillez l'argent ! pillez l'or ! Il y a des trésors sans fin, Des richesses en objets précieux de toutes espèce. | Pillez l'argent, pillez l'or ! Car il n'y a pas de fin à ses richesses, à l'amas de tous ses objets précieux. |
| 10 | (2 :11) On pille, on dévaste, on ravage ! Et les coeurs sont abattus, Les genoux chancellent, Tous les reins souffrent, Tous les visages pâlissent. | Vidée, pillée, mise à sec ! Les coeurs défaillent, les genoux tremblent; tous les reins sont dans l'angoisse, tous les visages sont livides. |
| 11 | (2 :12) Qu'est devenu ce repaire de lions, Ce pâturage des lionceaux, Où se retiraient le lion, la lionne, le petit du lion, Sans qu'il y eût personne pour les troubler ? | Où est-il, le repaire des lions, qui était un lieu de pâture pour les jeunes lions; où se retiraient le lion, la lionne et le lionceau, sans que personne les effrayât ? |
| 12 | (2 :13) Le lion déchirait pour ses petits, Étranglait pour ses lionnes ; Il remplissait de proie ses antres, De dépouilles ses repaires. | Le lion ravissait ce qu'il fallait à ses petits, il étranglait pour ses lionnes, Il remplissait de proie ses cavernes, et ses antres de dépouilles. |
| 13 | (2 :14) Voici, j'en veux à toi, dit l'Éternel des armées ; Je réduirai tes chars en fumée, L'épée dévorera tes lionceaux, J'arracherai du pays ta proie, Et l'on n'entendra plus la voix de tes messagers. | Me voici contre toi ! - oracle de Yahweh des armées ; je vais réduire tes chars en fumée ; l'épée dévorera tes jeunes lions ; j'arracherai du pays ta proie, et l'on n'entendra plus la voix de tes messagers. |