| | Louis Segond | David Martin |
| 1 | La parole de l'Éternel qui fut adressée à Joël, fils de Pethuel. | La parole de l'Eternel qui fut adressée à Joël, fils de Péthuel. |
| 2 | Écoutez ceci, vieillards ! Prêtez l'oreille, vous tous, habitants du pays ! Rien de pareil est-il arrivé de votre temps, Ou du temps de vos pères ? | Anciens, écoutez ceci, et vous, tous les habitants du pays, prêtez l'oreille. Est-il arrivé de votre temps, ou même du temps de vos pères, une chose comme celle-ci? |
| 3 | Racontez-le à vos enfants, Et que vos enfants le racontent à leurs enfants, Et leurs enfants à la génération qui suivra ! | Faites-en le récit à vos enfants, et que vos enfants le fassent à leurs enfants, et leurs enfants à une autre génération. |
| 4 | Ce qu'a laissé le gazam, la sauterelle l'a dévoré ; Ce qu'a laissé la sauterelle, le jélek l'a dévoré ; Ce qu'a laissé le jélek, le hasil l'a dévoré. | La sauterelle a brouté les restes du hanneton, et le hurebec a brouté les restes de la sauterelle, et le vermisseau a brouté les restes du hurebec. |
| 5 | Réveillez-vous, ivrognes, et pleurez ! Vous tous, buveurs de vin, gémissez, Parce que le moût vous est enlevé de la bouche ! | Ivrognes, réveillez-vous, et pleurez; et vous tous buveurs de vin hurlez à cause du vin nouveau, parce qu'il est retranché à votre bouche. |
| 6 | Car un peuple est venu fondre sur mon pays, Puissant et innombrable. Il a les dents d'un lion, Les mâchoires d'une lionne. | Car une nation puissante et innombrable est montée contre mon pays; ses dents sont des dents de lion, et elle a les dents mâchelières d'un vieux lion. |
| 7 | Il a dévasté ma vigne ; Il a mis en morceaux mon figuier, Il l'a dépouillé, abattu ; Les rameaux de la vigne ont blanchi. | Elle a réduit ma vigne en désert, et a ôté l'écorce de mes figuiers; elle les a entièrement dépouillés, et les a abattus, leurs branches en sont devenues blanches. |
| 8 | Lamente-toi, comme la vierge qui se revêt d'un sac Pour pleurer l'ami de sa jeunesse ! | Lamente-toi comme une jeune femme qui se serait ceinte d'un sac, à cause de la mort du mari de sa jeunesse. |
| 9 | Offrandes et libations disparaissent de la maison de l'Éternel ; Les sacrificateurs, serviteurs de l'Éternel, sont dans le deuil. | Le gâteau et l'aspersion sont retranchés de la maison de l'Eternel, et les Sacrificateurs qui font le service de l'Eternel mènent deuil. |
| 10 | Les champs sont ravagés, La terre est attristée ; Car les blés sont détruits, Le moût est tari, l'huile est desséchée. | Les champs sont ravagés, la terre mène deuil parce que le froment est ravagé, que le vin doux est tari, et que l'huile manque. |
| 11 | Les laboureurs sont consternés, les vignerons gémissent, A cause du froment et de l'orge, Parce que la moisson des champs est perdue. | Laboureurs soyez confus; vignerons hurlez à cause du froment et de l'orge; car la moisson des champs est périe. |
| 12 | La vigne est confuse, Le figuier languissant ; Le grenadier, le palmier, le pommier, Tous les arbres des champs sont flétris... La joie a cessé parmi les fils de l'homme ! | Les vignes sont sans fruit, et les figuiers ont manqué; les grenadiers, et les palmiers, les pommiers et tous les arbres des champs ont séché, c'est pourquoi la joie a cessé entre les hommes. |
| 13 | Sacrificateurs, ceignez-vous et pleurez ! Lamentez-vous, serviteurs de l'autel ! Venez, passez la nuit revêtus de sacs, Serviteurs de mon Dieu ! Car offrandes et libations ont disparu de la maison de votre Dieu. | Sacrificateurs ceignez-vous, et lamentez; vous qui faites le service de l'autel, hurlez, vous qui faites le service de mon Dieu entrez, passez la nuit vêtus de sacs, car il est défendu au gâteau et à l'aspersion d'entrer en la maison de votre Dieu. |
| 14 | Publiez un jeûne, une convocation solennelle ! Assemblez les vieillards, tous les habitants du pays, Dans la maison de l'Éternel, votre Dieu, Et criez à l'Éternel ! | Sanctifiez le jeûne, publiez l'assemblée solennelle, assemblez les anciens, et tous les habitants du pays en la maison de l'Eternel votre Dieu, et criez à l'Eternel; en disant: |
| 15 | Ah ! quel jour ! Car le jour de l'Éternel est proche : Il vient comme un ravage du Tout Puissant. | Hélas, quelle journée! car la journée de l'Eternel est proche, et elle viendra comme un dégât fait par le Tout-puissant. |
| 16 | La nourriture n'est-elle pas enlevée sous nos yeux ? La joie et l'allégresse n'ont-elles pas disparu de la maison de notre Dieu ? | Les vivres ne sont-ils pas retranchés de devant nos yeux; et la joie et l'allégresse, de la maison de notre Dieu? |
| 17 | Les semences ont séché sous les mottes ; Les greniers sont vides, Les magasins sont en ruines, Car il n'y a point de blé. | Les grains sont pourris sous leurs mottes, les greniers sont désolés, c'en est fait des granges, parce que le froment a manqué. |
| 18 | Comme les bêtes gémissent ! Les troupeaux de boeufs sont consternés, Parce qu'ils sont sans pâturage ; Et même les troupeaux de brebis sont en souffrance. | Ô combien ont gémi les bêtes, et dans quelle peine ont été les troupeaux de boeufs, parce qu'ils n'ont point de pâturage! Aussi les troupeaux de brebis sont désolés. |
| 19 | C'est vers toi que je crie, ô Éternel ! Car le feu a dévoré les plaines du désert, Et la flamme a brûlé tous les arbres des champs. | Eternel, je crierai à toi, car le feu a consumé les cabanes du désert, et la flamme a brûlé tous les arbres des champs. |
| 20 | Les bêtes des champs crient aussi vers toi ; Car les torrents sont à sec, Et le feu a dévoré les plaines du désert. | Même toutes les bêtes des champs crient à toi, parce que les cours des eaux sont taris, et que le feu a consumé les cabanes du désert. |