| | Louis Segond | David Martin |
| 1 | Éliphaz de Théman prit la parole et dit : | Alors Eliphas Témanite prit la parole, et dit: |
| 2 | Si nous osons ouvrir la bouche, en seras-tu peiné ? Mais qui pourrait garder le silence ? | Si nous entreprenons de te parler, te fâcheras-tu? mais qui pourrait s'empêcher de parler? |
| 3 | Voici, tu as souvent enseigné les autres, Tu as fortifié les mains languissantes, | Voilà, tu en as enseigné plusieurs, et tu as renforcé les mains lâches. |
| 4 | Tes paroles ont relevé ceux qui chancelaient, Tu as affermi les genoux qui pliaient. | Tes paroles ont affermi ceux qui chancelaient, et tu as fortifié les genoux qui pliaient. |
| 5 | Et maintenant qu'il s'agit de toi, tu faiblis ! Maintenant que tu es atteint, tu te troubles ! | Et maintenant que ceci t'est arrivé, tu t'en fâches! il t'a atteint, et tu en es tout troublé. |
| 6 | Ta crainte de Dieu n'est-elle pas ton soutien ? Ton espérance, n'est-ce pas ton intégrité ? | Ta piété n'a-t-elle pas été ton espérance? et l'intégrité de tes voies n'a-t-elle pas été ton attente? |
| 7 | Cherche dans ton souvenir : quel est l'innocent qui a péri ? Quels sont les justes qui ont été exterminés ? | Rappelle, je te prie, dans ton souvenir, où est l'innocent qui ait jamais péri, et où les hommes droits ont-ils jamais été exterminés? |
| 8 | Pour moi, je l'ai vu, ceux qui labourent l'iniquité Et qui sèment l'injustice en moissonnent les fruits ; | Mais j'ai vu que ceux qui labourent l'iniquité, et qui sèment l'outrage, les moissonnent. |
| 9 | Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère, | Ils périssent par le souffle de Dieu, et ils sont consumés par le vent de ses narines. |
| 10 | Le rugissement des lions prend fin, Les dents des lionceaux sont brisées ; | Il étouffe le rugissement du lion, et le cri d'un grand lion, et il arrache les dents des lionceaux. |
| 11 | Le lion périt faute de proie, Et les petits de la lionne se dispersent. | Le lion périt par faute de proie, et les petits du vieux lion sont dissipés. |
| 12 | Une parole est arrivée furtivement jusqu'à moi, Et mon oreille en a recueilli les sons légers. | Mais quant à moi, une parole m'a été adressée en secret, et mon oreille en a entendu quelque peu. |
| 13 | Au moment où les visions de la nuit agitent la pensée, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, | Pendant les pensées diverses des visions de la nuit, quand un profond sommeil saisit les hommes, |
| 14 | Je fus saisi de frayeur et d'épouvante, Et tous mes os tremblèrent. | Une frayeur et un tremblement me saisirent qui étonnèrent tous mes os. |
| 15 | Un esprit passa près de moi... Tous mes cheveux se hérissèrent... | Un esprit passa devant moi, et mes cheveux en furent tout hérissés. |
| 16 | Une figure d'un aspect inconnu était devant mes yeux, Et j'entendis une voix qui murmurait doucement : | Il se tint là, mais je ne connus point son visage; une représentation était devant mes yeux, et j'ouïs une voix basse qui disait: |
| 17 | L'homme serait-il juste devant Dieu ? Serait-il pur devant celui qui l'a fait ? | L'homme sera-t-il plus juste que Dieu? l'homme sera-t-il plus pur que celui qui l'a fait? |
| 18 | Si Dieu n'a pas confiance en ses serviteurs, S'il trouve de la folie chez ses anges, | Voici, il ne s'assure point sur ses serviteurs, et il met la lumière dans ses Anges: |
| 19 | Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d'argile, Qui tirent leur origine de la poussière, Et qui peuvent être écrasés comme un vermisseau ! | Combien moins s'assurera-t-il en ceux qui demeurent dans des maisons d'argile; en ceux dont le fondement est dans la poussière, et qui sont consumés à la rencontre d'un vermisseau? |
| 20 | Du matin au soir ils sont brisés, Ils périssent pour toujours, et nul n'y prend garde ; | Du matin au soir ils sont brisés, et, sans qu'on s'en aperçoive, ils périssent pour toujours. |
| 21 | Le fil de leur vie est coupé, Ils meurent, et ils n'ont pas acquis la sagesse. | L'excellence qui était en eux, n'a-t-elle pas été emportée? Ils meurent sans être sages. |