| | Louis Segond | Abbé Crampon |
| 1 | (39 :4) Sais-tu quand les chèvres sauvages font leurs petits ? Observes-tu les biches quand elles mettent bas ? | Connais-tu le temps où les chèvres sauvages font leurs petits ? As-tu observé les biches quand elles mettent bas ? |
| 2 | (39 :5) Comptes-tu les mois pendant lesquels elles portent, Et connais-tu l'époque où elles enfantent ? | As-tu compté les mois de leur portée, et connais-tu l'époque de leur délivrance ? |
| 3 | (39 :6) Elles se courbent, laissent échapper leur progéniture, Et sont délivrées de leurs douleurs. | Elles se mettent à genoux, déposent leurs petits, et sont quittes de leurs douleurs. |
| 4 | (39 :7) Leurs petits prennent de la vigueur et grandissent en plein air, Ils s'éloignent et ne reviennent plus auprès d'elles. | Leurs faons se fortifient et grandissent dans les champs; ils s'en vont, et ne reviennent plus. |
| 5 | (39 :8) Qui met en liberté l'âne sauvage, Et l'affranchit de tout lien ? | Qui a lâché l'onagre en liberté, qui a brisé les liens de l'âne sauvage, |
| 6 | (39 :9) J'ai fait du désert son habitation, De la terre salée sa demeure. | à qui j'ai donné le désert pour maison, pour demeure la plaine salée ? |
| 7 | (39 :10) Il se rit du tumulte des villes, Il n'entend pas les cris d'un maître. | Il méprise le tumulte des villes, il n'entend pas les cris d'un maître. |
| 8 | (39 :11) Il parcourt les montagnes pour trouver sa pâture, Il est à la recherche de tout ce qui est vert. | Il parcourt les montagnes pour trouver sa pâture, il y poursuit les moindres traces de verdure. |
| 9 | (39 :12) Le buffle veut-il être à ton service ? Passe-t-il la nuit vers ta crèche ? | Le buffle voudra-t-il te servir, ou bien passera-t-il la nuit dans son étable ? |
| 10 | (39 :13) L'attaches-tu par une corde pour qu'il trace un sillon ? Va-t-il après toi briser les mottes des vallées ? | L'attacheras-tu avec une corde au sillon, ou bien hersera-t-il derrière toi dans les vallées ? |
| 11 | (39 :14) Te reposes-tu sur lui, parce que sa force est grande ? Lui abandonnes-tu le soin de tes travaux ? | Te fieras-tu à lui parce qu'il est très fort, lui laisseras-tu faire tes travaux ? |
| 12 | (39 :15) Te fies-tu à lui pour la rentrée de ta récolte ? Est-ce lui qui doit l'amasser dans ton aire ? | Compteras-tu sur lui pour rentrer ta moisson, pour recueillir le blé dans ton aire ? |
| 13 | (39 :16) L'aile de l'autruche se déploie joyeuse ; On dirait l'aile, le plumage de la cigogne. | L'aile de l'autruche bat joyeusement; elle n'a ni l'aile pieuse ni le plumage de la cigogne. |
| 14 | (39 :17) Mais l'autruche abandonne ses oeufs à la terre, Et les fait chauffer sur la poussière ; | Elle abandonne ses oeufs à la terre, et les laisse chauffer sur le sable. |
| 15 | (39 :18) Elle oublie que le pied peut les écraser, Qu'une bête des champs peut les fouler. | Elle oublie que le pied peut les fouler, la bête des champs les écraser. |
| 16 | (39 :19) Elle est dure envers ses petits comme s'ils n'étaient point à elle ; Elle ne s'inquiète pas de l'inutilité de son enfantement. | Elle est dure pour ses petits, comme s'ils n'étaient pas siens; que son travail soit vain, elle ne s'en inquiète pas. |
| 17 | (39 :20) Car Dieu lui a refusé la sagesse, Il ne lui a pas donné l'intelligence en partage. | Car Dieu lui a refusé la sagesse, et ne lui a pas départi l'intelligence. |
| 18 | (39 :21) Quand elle se lève et prend sa course, Elle se rit du cheval et de son cavalier. | Mais quand elle se bat les flancs et prend son essor, elle se rit du cheval et du cavalier. |
| 19 | (39 :22) Est-ce toi qui donnes la vigueur au cheval, Et qui revêts son cou d'une crinière flottante ? | Est-ce toi qui donnes au cheval la vigueur, qui revêts son cou d'une crinière flottante, |
| 20 | (39 :23) Le fais-tu bondir comme la sauterelle ? Son fier hennissement répand la terreur. | qui le fais bondir comme la sauterelle ? Son fier hennissement répand la terreur. |
| 21 | (39 :24) Il creuse le sol et se réjouit de sa force, Il s'élance au-devant des armes ; | Il creuse du pied la terre, il est fier de sa force, il s'élance au-devant du combat. |
| 22 | (39 :25) Il se rit de la crainte, il n'a pas peur, Il ne recule pas en face de l'épée. | Il se rit de la peur; rien ne l'effraie; il ne recule pas devant l'épée. |
| 23 | (39 :26) Sur lui retentit le carquois, Brillent la lance et le javelot. | Sur lui résonne le carquois, la lance étincelante et le javelot. |
| 24 | (39 :27) Bouillonnant d'ardeur, il dévore la terre, Il ne peut se contenir au bruit de la trompette. | Il frémit, il s'agit, il dévore le sol; il ne se contient plus quand la trompette sonne. |
| 25 | (39 :28) Quand la trompette sonne, il dit : En avant ! Et de loin il flaire la bataille, La voix tonnante des chefs et les cris de guerre. | Au bruit de la trompette, il dit : « Allons! » De loin il flaire la bataille, la voix tonnante des chefs et les cris des guerriers. |
| 26 | (39 :29) Est-ce par ton intelligence que l'épervier prend son vol, Et qu'il étend ses ailes vers le midi ? | Est-ce par ta sagesse que l'épervier prend son vol et déploie ses ailes vers le midi ? |
| 27 | (39 :30) Est-ce par ton ordre que l'aigle s'élève, Et qu'il place son nid sur les hauteurs ? | Est-ce à ton ordre que l'aigle s'élève, et fait son nid sur les hauteurs ? |
| 28 | (39 :31) C'est dans les rochers qu'il habite, qu'il a sa demeure, Sur la cime des rochers, sur le sommet des monts. | Il habite les rochers, il fixe sa demeure dans les dents de la pierre, sur les sommets. |
| 29 | (39 :32) De là il épie sa proie, Il plonge au loin les regards. | De là, il guette sa proie, son regard perce au loin. |
| 30 | (39 :33) Ses petits boivent le sang ; Et là où sont des cadavres, l'aigle se trouve. | Ses petits s'abreuvent de sang; partout où il y a des cadavres, on le trouve. |