| | Louis Segond | Abbé Crampon |
| 1 | Mon coeur est tout tremblant, Il bondit hors de sa place. | A ce spectacle, mon coeur est tout tremblant, il bondit hors de sa place. |
| 2 | Écoutez, écoutez le frémissement de sa voix, Le grondement qui sort de sa bouche ! | Ecoutez, écoutez le fracas de sa voix, le grondement qui sort de sa bouche! |
| 3 | Il le fait rouler dans toute l'étendue des cieux, Et son éclair brille jusqu'aux extrémités de la terre. | Il lui donne libre carrière sous l'immensité des cieux, et son éclair brille jusqu'aux extrémités de la terre. |
| 4 | Puis éclate un rugissement : il tonne de sa voix majestueuse ; Il ne retient plus l'éclair, dès que sa voix retentit. | Puis éclate un rugissement, il tonne de sa voix majestueuse; il ne retient plus les éclairs, quand on entend sa voix; |
| 5 | Dieu tonne avec sa voix d'une manière merveilleuse ; Il fait de grandes choses que nous ne comprenons pas. | Dieu tonne de sa voix, d'une manière merveilleuse. Il fait de grandes choses que nous ne comprenons pas. |
| 6 | Il dit à la neige : Tombe sur la terre ! Il le dit à la pluie, même aux plus fortes pluies. | Il dit à la neige : « Tombe sur la terre; » il commande aux ondées et aux pluies torrentielles. |
| 7 | Il met un sceau sur la main de tous les hommes, Afin que tous se reconnaissent comme ses créatures. | Il met un sceau sur la main de tous les hommes, afin que tout mortel reconnaisse son Créateur. |
| 8 | L'animal sauvage se retire dans une caverne, Et se couche dans sa tanière. | Alors l'animal sauvage rentre dans son repaire, et demeure dans sa tanière. |
| 9 | L'ouragan vient du midi, Et le froid, des vents du nord. | L'ouragan sort de ses retraites cachées, l'aquilon amène les frimas. |
| 10 | Par son souffle Dieu produit la glace, Il réduit l'espace où se répandaient les eaux. | Au souffle de Dieu se forme la glace, et la masse des eaux est emprisonnée. |
| 11 | Il charge de vapeurs les nuages, Il les disperse étincelants ; | Il charge de vapeurs les nuages, il disperse ses nuées lumineuses. |
| 12 | Leurs évolutions varient selon ses desseins, Pour l'accomplissement de tout ce qu'il leur ordonne, Sur la face de la terre habitée ; | On les voit, selon ses décrets, errer en tous sens, pour exécuter tout ce qu'il leur commande, sur la face de la terre habitée. |
| 13 | C'est comme une verge dont il frappe sa terre, Ou comme un signe de son amour, qu'il les fait apparaître. | C'est tantôt pour le châtiment de sa terre, et tantôt en signe de faveur qu'il les envoie. |
| 14 | Job, sois attentif à ces choses ! Considère encore les merveilles de Dieu ! | Job, sois attentif à ces choses; arrête-toi, et considère les merveilles de Dieu. |
| 15 | Sais-tu comment Dieu les dirige, Et fait briller son nuage étincelant ? | Sais-tu comment il les opère, et fait briller l'éclair dans la nue ? |
| 16 | Comprends-tu le balancement des nuées, Les merveilles de celui dont la science est parfaite ? | Comprends-tu le balancement des nuages, les merveilles de celui dont la science est parfaite, |
| 17 | Sais-tu pourquoi tes vêtements sont chauds Quand la terre se repose par le vent du midi ? | toi dont les vêtements sont chauds, quand la terre se repose au souffle du midi ? |
| 18 | Peux-tu comme lui étendre les cieux, Aussi solides qu'un miroir de fonte ? | Peux-tu, comme lui, étendre les nuées, et les rendre solides comme un miroir d'airain ? |
| 19 | Fais-nous connaître ce que nous devons lui dire ; Nous sommes trop ignorants pour nous adresser à lui. | Fais-nous connaître ce que nous devons lui dire : nous ne saurions lui parler, ignorants que nous sommes. |
| 20 | Lui annoncera-t-on que je parlerai ? Mais quel est l'homme qui désire sa perte ? | Ah! Qu'on ne lui rapporte pas mes discours! Un homme a-t-il jamais dit qu'il désirait sa perte ? |
| 21 | On ne peut fixer le soleil qui resplendit dans les cieux, Lorsqu'un vent passe et en ramène la pureté ; | On ne peut voir maintenant la lumière du soleil, qui luit derrière les nuages; qu'un vent passe, il les dissipe. |
| 22 | Le septentrion le rend éclatant comme l'or. Oh ! que la majesté de Dieu est redoutable ! | L'or vient du septentrion; mais Dieu, que sa majesté est redoutable! |
| 23 | Nous ne saurions parvenir jusqu'au Tout Puissant, Grand par la force, Par la justice, par le droit souverain : Il ne répond pas ! | Le Tout-Puissant, nous ne pouvons l'atteindre : il est grand en force, et en droit, et en justice, il ne répond à personne! |
| 24 | C'est pourquoi les hommes doivent le craindre ; Il ne porte les regards sur aucun sage. | Que les hommes donc le révèlent! Il ne regarde pas ceux qui se croient sages. |