| | Louis Segond | Ostervald |
| 1 | Mon souffle se perd, Mes jours s'éteignent, Le sépulcre m'attend. | Mon souffle se perd; mes jours s'éteignent; le tombeau m'attend! |
| 2 | Je suis environné de moqueurs, Et mon oeil doit contempler leurs insultes. | Certes, je suis entouré de railleurs, et mon oeil veille toute la nuit au milieu de leurs insultes. |
| 3 | Sois auprès de toi-même ma caution ; Autrement, qui répondrait pour moi ? | Dépose un gage, sois ma caution auprès de toi-même; car qui voudrait répondre pour moi? |
| 4 | Car tu as fermé leur coeur à l'intelligence ; Aussi ne les laisseras-tu pas triompher. | Tu as fermé leur coeur à l'intelligence; c'est pourquoi tu ne les feras pas triompher. |
| 5 | On invite ses amis au partage du butin, Et l'on a des enfants dont les yeux se consument. | Tel livre ses amis au pillage, dont les enfants auront les yeux consumés. |
| 6 | Il m'a rendu la fable des peuples, Et ma personne est un objet de mépris. | On a fait de moi la fable des peuples, un être à qui l'on crache au visage. |
| 7 | Mon oeil est obscurci par la douleur ; Tous mes membres sont comme une ombre. | Et mon oeil s'est consumé de chagrin, et tous mes membres sont comme une ombre. |
| 8 | Les hommes droits en sont stupéfaits, Et l'innocent se soulève contre l'impie. | Les hommes droits en sont consternés, et l'innocent est irrité contre l'impie. |
| 9 | Le juste néanmoins demeure ferme dans sa voie, Celui qui a les mains pures se fortifie de plus en plus. | Le juste néanmoins persévère dans sa voie, et celui dont les mains sont pures redouble de constance. |
| 10 | Mais vous tous, revenez à vos mêmes discours, Et je ne trouverai pas un sage parmi vous. | Mais, pour vous tous, allons, recommencez! Je ne trouverai pas un sage parmi vous. |
| 11 | Quoi ! mes jours sont passés, mes projets sont anéantis, Les projets qui remplissaient mon coeur... | Mes jours sont passés; mes desseins, chers à mon coeur, sont renversés. |
| 12 | Et ils prétendent que la nuit c'est le jour, Que la lumière est proche quand les ténèbres sont là ! | Ils changent la nuit en jour; ils disent la lumière proche, en face des ténèbres! |
| 13 | C'est le séjour des morts que j'attends pour demeure, C'est dans les ténèbres que je dresserai ma couche ; | Quand je n'attends plus pour demeure que le Sépulcre, quand j'étends ma couche dans les ténèbres, |
| 14 | Je crie à la fosse : Tu es mon père ! Et aux vers : Vous êtes ma mère et ma soeur ! | Quand je crie au tombeau: Tu es mon père! et aux vers: Vous êtes ma mère et ma soeur! |
| 15 | Mon espérance, où donc est-elle ? Mon espérance, qui peut la voir ? | Où est donc mon espérance? Et mon espérance, qui pourrait la voir? |
| 16 | Elle descendra vers les portes du séjour des morts, Quand nous irons ensemble reposer dans la poussière. | Elle descendra aux portes du Sépulcre, quand nous irons en-semble reposer dans la poussière! |