| | Louis Segond | Darby |
| 1 | Mon souffle se perd, Mes jours s'éteignent, Le sépulcre m'attend. | Mon souffle est corrompu, mes jours s'éteignent: pour moi sont les sépulcres! |
| 2 | Je suis environné de moqueurs, Et mon oeil doit contempler leurs insultes. | Les moqueurs ne sont-ils pas autour de moi, et mes yeux ne demeurent-ils pas au milieu de leurs insultes? |
| 3 | Sois auprès de toi-même ma caution ; Autrement, qui répondrait pour moi ? | Dépose, je te prie, un gage; cautionne-moi auprès de toi-même: qui donc frappera dans ma main? |
| 4 | Car tu as fermé leur coeur à l'intelligence ; Aussi ne les laisseras-tu pas triompher. | Car tu as fermé leur coeur à l'intelligence; c'est pourquoi tu ne les élèveras pas. |
| 5 | On invite ses amis au partage du butin, Et l'on a des enfants dont les yeux se consument. | Celui qui trahit ses amis pour qu'ils soient pillés, les yeux de ses fils seront consumés. |
| 6 | Il m'a rendu la fable des peuples, Et ma personne est un objet de mépris. | Et il a fait de moi un proverbe des peuples, et je suis devenu un homme auquel on crache au visage. |
| 7 | Mon oeil est obscurci par la douleur ; Tous mes membres sont comme une ombre. | Mon oeil est terni par le chagrin, et mes membres sont tous comme une ombre. |
| 8 | Les hommes droits en sont stupéfaits, Et l'innocent se soulève contre l'impie. | Les hommes droits en seront étonnés, et l'innocent s'élèvera contre l'impie; |
| 9 | Le juste néanmoins demeure ferme dans sa voie, Celui qui a les mains pures se fortifie de plus en plus. | Mais le juste tiendra ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures croîtra en force. |
| 10 | Mais vous tous, revenez à vos mêmes discours, Et je ne trouverai pas un sage parmi vous. | Mais quant à vous tous, revenez encore, je vous prie; mais je ne trouverai pas un sage parmi vous. |
| 11 | Quoi ! mes jours sont passés, mes projets sont anéantis, Les projets qui remplissaient mon coeur... | Mes jours sont passés, mes desseins sont frustrés, - les plans chéris de mon coeur. |
| 12 | Et ils prétendent que la nuit c'est le jour, Que la lumière est proche quand les ténèbres sont là ! | Ils font de la nuit le jour, la lumière proche en présence des ténèbres; |
| 13 | C'est le séjour des morts que j'attends pour demeure, C'est dans les ténèbres que je dresserai ma couche ; | Si j'espère, le shéol est ma maison, j'étends mon lit dans les ténèbres; |
| 14 | Je crie à la fosse : Tu es mon père ! Et aux vers : Vous êtes ma mère et ma soeur ! | Je crie à la fosse: Tu es mon père! aux vers: Ma mère et ma soeur! |
| 15 | Mon espérance, où donc est-elle ? Mon espérance, qui peut la voir ? | Où donc est mon espoir? Et mon espoir, qui le verra? |
| 16 | Elle descendra vers les portes du séjour des morts, Quand nous irons ensemble reposer dans la poussière. | Il descendra vers les barres du shéol, lorsque ensemble nous aurons du repos dans la poussière. |