| | Louis Segond | Darby |
| 1 | L'homme né de la femme ! Sa vie est courte, sans cesse agitée. | L'homme né de femme est de peu de jours et rassasié de trouble; |
| 2 | Il naît, il est coupé comme une fleur ; Il fuit et disparaît comme une ombre. | Il sort comme une fleur, et il est fauché; il s'enfuit comme une ombre, et il ne dure pas. |
| 3 | Et c'est sur lui que tu as l'oeil ouvert ! Et tu me fais aller en justice avec toi ! | Pourtant, sur lui tu ouvres tes yeux, et tu me fais venir en jugement avec toi! |
| 4 | Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n'en peut sortir aucun. | Qui est-ce qui tirera de l'impur un homme pur? Pas un! |
| 5 | Si ses jours sont fixés, si tu as compté ses mois, Si tu en as marqué le terme qu'il ne saurait franchir, | Si ses jours sont déterminés, si le nombre de ses mois est par devers toi, si tu lui as posé ses limites, qu'il ne doit pas dépasser, |
| 6 | Détourne de lui les regards, et donne-lui du relâche, Pour qu'il ait au moins la joie du mercenaire à la fin de sa journée. | Détourne de lui ton regard, et il aura du repos, jusqu'à ce que, comme un mercenaire, il achève sa journée; |
| 7 | Un arbre a de l'espérance : Quand on le coupe, il repousse, Il produit encore des rejetons ; | Car il y a de l'espoir pour un arbre: s'il est coupé, il repoussera encore, et ses rejetons ne cesseront pas. |
| 8 | Quand sa racine a vieilli dans la terre, Quand son tronc meurt dans la poussière, | Si sa racine vieillit dans la terre, et si son tronc meurt dans la poussière, |
| 9 | Il reverdit à l'approche de l'eau, Il pousse des branches comme une jeune plante. | l'odeur de l'eau il poussera, et il fera des branches comme un jeune plant; |
| 10 | Mais l'homme meurt, et il perd sa force ; L'homme expire, et où est-il ? | Mais l'homme meurt et gît là; l'homme expire, et où est-il? |
| 11 | Les eaux des lacs s'évanouissent, Les fleuves tarissent et se dessèchent ; | Les eaux s'en vont du lac; et la rivière tarit et sèche: |
| 12 | Ainsi l'homme se couche et ne se relèvera plus, Il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront, Il ne sortira pas de son sommeil. | Ainsi l'homme se couche et ne se relève pas: jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de cieux, ils ne s'éveillent pas, et ils ne se réveillent pas de leur sommeil. |
| 13 | Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M'y tenir à couvert jusqu'à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi ! | Oh! si tu voulais me cacher dans le shéol, me tenir caché jusqu'à ce que ta colère se détourne, me fixer un temps arrêté, et puis te souvenir de moi, - |
| 14 | Si l'homme une fois mort pouvait revivre, J'aurais de l'espoir tout le temps de mes souffrances, Jusqu'à ce que mon état vînt à changer. | (Si un homme meurt, revivra-t-il?), tous les jours de ma détresse, j'attendrais jusqu'à ce que mon état vînt à changer: |
| 15 | Tu appellerais alors, et je te répondrais, Tu languirais après l'ouvrage de tes mains. | Tu appellerais, et moi je te répondrais; ton désir serait tourné vers l'oeuvre de tes mains; |
| 16 | Mais aujourd'hui tu comptes mes pas, Tu as l'oeil sur mes péchés ; | Car maintenant tu comptes mes pas: ne veilles-tu pas sur mon péché? |
| 17 | Mes transgressions sont scellées en un faisceau, Et tu imagines des iniquités à ma charge. | Ma transgression est scellée dans un sac, et dans tes pensées, tu ajoutes à mon iniquité. |
| 18 | La montagne s'écroule et périt, Le rocher disparaît de sa place, | Mais une montagne qui s'éboule est réduite en poussière, et le rocher est transporté de son lieu; |
| 19 | La pierre est broyée par les eaux, Et la terre emportée par leur courant ; Ainsi tu détruis l'espérance de l'homme. | Les eaux usent les pierres, leur débordement emporte la poussière de la terre: ainsi tu fais périr l'espoir de l'homme. |
| 20 | Tu es sans cesse à l'assaillir, et il s'en va ; Tu le défigures, puis tu le renvoies. | Tu le domines pour toujours, et il s'en va; tu changes sa face, et tu le renvoies. |
| 21 | Que ses fils soient honorés, il n'en sait rien ; Qu'ils soient dans l'abaissement, il l'ignore. | Ses fils sont honorés, et il ne le sait pas; ils sont abaissés, et il ne s'en aperçoit pas. |
| 22 | C'est pour lui seul qu'il éprouve de la douleur en son corps, C'est pour lui seul qu'il ressent de la tristesse en son âme. | Sa chair ne souffre que pour lui-même, et son âme ne mène deuil que sur lui-même. |