| | Louis Segond | Abbé Crampon |
| 1 | Tsophar de Naama prit la parole et dit : | Alors Sophar de Naama prit la parole et dit : |
| 2 | Cette multitude de paroles ne trouvera-t-elle point de réponse, Et suffira-t-il d'être un discoureur pour avoir raison ? | La multitude des paroles restera-t-elle sans réponse, et le bavard aura-t-il raison ? |
| 3 | Tes vains propos feront-ils taire les gens ? Te moqueras-tu, sans que personne te confonde ? | Tes vains propos feront-ils taire les gens ? Te moqueras-tu, sans que personne ne te confonde ? |
| 4 | Tu dis : Ma manière de voir est juste, Et je suis pur à tes yeux. | Tu as dit à Dieu : « Ma pensée est la vraie, et je suis irréprochable devant toi. » |
| 5 | Oh ! si Dieu voulait parler, S'il ouvrait les lèvres pour te répondre, | Oh! Si Dieu voulait parler, s'il ouvrait les lèvres pour te répondre; |
| 6 | Et s'il te révélait les secrets de sa sagesse, De son immense sagesse, Tu verrais alors qu'il ne te traite pas selon ton iniquité. | s'il te révélait les secrets de sa sagesse, les replis cachés de ses desseins, tu verrais alors qu'il oublie une part de tes crimes. |
| 7 | Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, Parvenir à la connaissance parfaite du Tout Puissant ? | Prétends-tu sonder les profondeurs de Dieu, atteindre la perfection du Tout-Puissant ? |
| 8 | Elle est aussi haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ? | Elle est haute comme les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ? |
| 9 | La mesure en est plus longue que la terre, Elle est plus large que la mer. | Sa mesure est plus longue que la terre, elle est plus large que la mer. |
| 10 | S'il passe, s'il saisit, S'il traîne à son tribunal, qui s'y opposera ? | S'il fond sur le coupable, s'il l'arrête, s'il convoque le tribunal, qui s'y opposera ? |
| 11 | Car il connaît les vicieux, Il voit facilement les coupables. | Car il connaît les pervers, il découvre l'iniquité avant qu'elle s'en doute. |
| 12 | L'homme, au contraire, a l'intelligence d'un fou, Il est né comme le petit d'un âne sauvage. | A cette vue, le fou même comprendrait, et le petit de l'onagre deviendrait raisonnable. |
| 13 | Pour toi, dirige ton coeur vers Dieu, Étends vers lui tes mains, | Pour toi, si tu diriges ton coeur vers Dieu, et que tu étendes vers lui tes bras, |
| 14 | Éloigne-toi de l'iniquité, Et ne laisse pas habiter l'injustice sous ta tente. | si tu éloignes l'iniquité qui est dans tes mains, et que tu ne laisses pas l'injustice habiter sous ta tente, |
| 15 | Alors tu lèveras ton front sans tache, Tu seras ferme et sans crainte ; | alors tu lèveras ton front sans tache, tu seras inébranlable et tu ne craindras plus. |
| 16 | Tu oublieras tes souffrances, Tu t'en souviendras comme des eaux écoulées. | Tu oublieras alors tes souffrances, tu t'en souviendras comme des eaux écoulées; |
| 17 | Tes jours auront plus d'éclat que le soleil à son midi, Tes ténèbres seront comme la lumière du matin, | L'avenir se lèvera pour toi plus brillant que le midi, les ténèbres se changeront en aurore. |
| 18 | Tu seras plein de confiance, et ton attente ne sera plus vaine ; Tu regarderas autour de toi, et tu reposeras en sûreté. | Tu seras plein de confiance, et ton attente ne sera pas veine; tu regarderas autour de toi, et tu te coucheras tranquille. |
| 19 | Tu te coucheras sans que personne ne trouble, Et plusieurs caresseront ton visage. | Tu reposeras, sans que personne t'inquiète, et plusieurs caresseront ton visage. |
| 20 | Mais les yeux des méchants seront consumés ; Pour eux point de refuge ; La mort, voilà leur espérance ! | Mais les yeux des méchants se consumeront : pour eux, point de refuge; leur espérance est le souffle d'un mourant. |