| | Louis Segond | David Martin |
| 1 | Écoutez la parole que l'Éternel vous adresse, Maison d'Israël ! | Maison d'Israël, écoutez la parole que l'Eternel a prononcée sur vous. |
| 2 | Ainsi parle l'Éternel : N'imitez pas la voie des nations, Et ne craignez pas les signes du ciel, Parce que les nations les craignent. | Ainsi a dit l'Eternel: n'apprenez point les façons de faire des nations, et ne soyez point épouvantés des signes des cieux, sous ombre que les nations en sont épouvantées. |
| 3 | Car les coutumes des peuples ne sont que vanité. On coupe le bois dans la forêt ; La main de l'ouvrier le travaille avec la hache ; | Car les statuts des peuples ne sont que vanité, parce qu'on coupe du bois de la forêt pour le mettre en oeuvre avec la hache; |
| 4 | On l'embellit avec de l'argent et de l'or, On le fixe avec des clous et des marteaux, Pour qu'il ne branle pas. | Puis on l'embellit avec de l'argent et de l'or, et on le fait tenir avec des clous et à coups de marteau, afin qu'il ne remue point. |
| 5 | Ces dieux sont comme une colonne massive, et ils ne parlent point ; On les porte, parce qu'ils ne peuvent marcher. Ne les craignez pas, car ils ne sauraient faire aucun mal, Et ils sont incapables de faire du bien. | Ils sont façonnés tout droits comme un palmier, et ils ne parlent point; on les porte par nécessité, à cause qu'ils ne peuvent pas marcher; ne les craignez point, car ils ne font point de mal, et aussi il n'est pas en leur pouvoir de faire du bien. |
| 6 | Nul n'est semblable à toi, ô Éternel ! Tu es grand, et ton nom est grand par ta puissance. | Il n'y a point de dieu semblable à toi, ô Eternel! tu es grand, et ton Nom est grand en force. |
| 7 | Qui ne te craindrait, roi des nations ? C'est à toi que la crainte est due ; Car, parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, Nul n'est semblable à toi. | Qui ne te craindrait, Roi des nations, car cela t'est dû? parce qu'entre tous les plus sages des nations, et dans tous leurs Royaumes il n'y en a point de semblable à toi. |
| 8 | Tous ensemble, ils sont stupides et insensés ; Leur science n'est que vanité, c'est du bois ! | Et ils sont tous ensemble abrutis, et devenus fous; le bois ne leur apprend que des vanités. |
| 9 | On apporte de Tarsis des lames d'argent, et d'Uphaz de l'or, L'ouvrier et la main de l'orfèvre les mettent en oeuvre ; Les vêtements de ces dieux sont d'étoffes teintes en bleu et en pourpre, Tous sont l'ouvrage d'habiles artisans. | L'argent qui est étendu en plaques, est apporté de Tarsis, et l'or est apporté d'Uphaz, pour être mis en oeuvre par l'ouvrier, et par les mains du fondeur; et la pourpre et l'écarlate est leur vêtement; toutes ces choses sont l'ouvrage de gens adroits. |
| 10 | Mais l'Éternel est Dieu en vérité, Il est un Dieu vivant et un roi éternel ; La terre tremble devant sa colère, Et les nations ne supportent pas sa fureur. | Mais l'Eternel est le Dieu de vérité, c'est le Dieu vivant, et le Roi éternel; la terre sera ébranlée par sa colère, et les nations ne pourront soutenir son indignation. |
| 11 | Vous leur parlerez ainsi : Les dieux qui n'ont point fait les cieux et la terre Disparaîtront de la terre et de dessous les cieux. | Vous leur direz ainsi: les dieux qui n'ont point fait les cieux et la terre périront de la terre, et de dessous les cieux. |
| 12 | Il a créé la terre par sa puissance, Il a fondé le monde par sa sagesse, Il a étendu les cieux par son intelligence. | Mais l'Eternel est celui qui a fait la terre par sa vertu, qui a formé le monde habitable par sa sagesse, et qui a étendu les cieux par son intelligence; |
| 13 | A sa voix, les eaux mugissent dans les cieux ; Il fait monter les nuages des extrémités de la terre, Il produit les éclairs et la pluie, Il tire le vent de ses trésors. | Sitôt qu'il a fait éclater sa voix il y a un grand bruit d'eaux dans les cieux; après qu'il a fait monter du bout de la terre les vapeurs, il fait briller l'éclair avant la pluie, et il tire le vent hors de ses trésors. |
| 14 | Tout homme devient stupide par sa science, Tout orfèvre est honteux de son image taillée ; Car ses idoles ne sont que mensonge, Il n'y a point en elles de souffle, | Tout homme se montre abruti dans sa science; tout fondeur est rendu honteux par les images taillées; car ce qu'ils font est une fausseté, et il n'y a point de respiration en elles. |
| 15 | Elles sont une chose de néant, une oeuvre de tromperie ; Elles périront, quand viendra le châtiment. | Elles ne sont que vanité, et un ouvrage propre à abuser; elles périront au temps de leur visitation. |
| 16 | Celui qui est la part de Jacob n'est pas comme elles ; Car c'est lui qui a tout formé, Et Israël est la tribu de son héritage. L'Éternel des armées est son nom. | La portion de Jacob n'est point comme ces choses-là; car c'est celui qui a tout formé, et Israël est le lot de son héritage; son nom est l'Eternel des armées. |
| 17 | Emporte du pays ce qui t'appartient, Toi qui es assise dans la détresse ! | Toi qui habites en un lieu fort, retire du pays ta marchandise. |
| 18 | Car ainsi parle l'Éternel : Voici, cette fois je vais lancer au loin les habitants du pays ; Je vais les serrer de près, afin qu'on les atteigne. - | Car ainsi a dit l'Eternel: voici, je m'en vais à cette fois jeter au loin, comme avec une fronde, les habitants du pays, et je les mettrai à l'étroit, tellement qu'ils le trouveront. |
| 19 | Malheur à moi ! je suis brisée ! Ma plaie est douloureuse ! Mais je dis : C'est une calamité qui m'arrive, Je la supporterai ! | Malheur à moi, diront-ils, à cause de ma plaie, ma plaie est douloureuse. Mais moi j'ai dit: quoi qu'il en soit, c'est une maladie qu'il faut que je souffre. |
| 20 | Ma tente est détruite, Tous mes cordages sont rompus ; Mes fils m'ont quittée, ils ne sont plus ; Je n'ai personne qui dresse de nouveau ma tente, Qui relève mes pavillons. - | Ma tente est gâtée; tous mes cordages sont rompus; mes enfants sont sortis d'auprès de moi, et ne sont plus; il n'y a plus personne qui dresse ma tente, et qui élève mes pavillons. |
| 21 | Les bergers ont été stupides, Ils n'ont pas cherché l'Éternel ; C'est pour cela qu'ils n'ont point prospéré, Et que tous leurs troupeaux se dispersent. | Car les pasteurs sont abrutis, et n'ont point recherché l'Eternel; c'est pourquoi ils ne se sont point conduits sagement, et tous leurs pâturages ont été dissipés. |
| 22 | Voici, une rumeur se fait entendre ; C'est un grand tumulte qui vient du septentrion, Pour réduire les villes de Juda en un désert, En un repaire de chacals. - | Voici, un bruit de certaines nouvelles est venu, avec une grande émotion de devers le pays d'Aquilon, pour ravager les villes de Juda, et en faire une retraite de dragons. |
| 23 | Je le sais, ô Éternel ! La voie de l'homme n'est pas en son pouvoir ; Ce n'est pas à l'homme, quand il marche, A diriger ses pas. | Eternel, je connais que la voie de l'homme ne dépend pas de lui, et qu'il n'est pas au pouvoir de l'homme qui marche, de diriger ses pas. |
| 24 | Châtie-moi, ô Éternel ! mais avec équité, Et non dans ta colère, de peur que tu ne m'anéantisses. | Ô Eternel! châtie-moi, mais que ce soit par mesure, et non en ta colère, de peur que tu ne me réduises à rien. |
| 25 | Répands ta fureur sur les nations qui ne te connaissent pas, Et sur les peuples qui n'invoquent pas ton nom ! Car ils dévorent Jacob, ils le dévorent, ils le consument, Ils ravagent sa demeure. | Répands ta fureur sur les nations qui ne te connaissent point, et sur les familles qui n'invoquent point ton Nom; car ils ont dévoré Jacob, ils l'ont, dis-je, dévoré et consumé, et ils ont mis en désolation son agréable demeure. |