| | Louis Segond | Ostervald |
| 1 | Oracle révélé à Habakuk, le prophète. | Prophétie révélée à Habacuc, le prophète. |
| 2 | Jusqu'à quand, ô Éternel ?... J'ai crié, Et tu n'écoutes pas ! J'ai crié vers toi à la violence, Et tu ne secours pas ! | Jusqu'à quand, ô Éternel, crierai-je sans que tu écoutes? Jusqu'à quand crierai-je à toi: Violence! sans que tu sauves? |
| 3 | Pourquoi me fais-tu voir l'iniquité, Et contemples-tu l'injustice ? Pourquoi l'oppression et la violence sont-elles devant moi ? Il y a des querelles, et la discorde s'élève. | Pourquoi me fais-tu voir l'iniquité, et regardes-tu la perversité? L'oppression et la violence sont devant moi; il y a des querelles, et la discorde s'élève. |
| 4 | Aussi la loi n'a point de vie, La justice n'a point de force ; Car le méchant triomphe du juste, Et l'on rend des jugements iniques. | Aussi la loi est impuissante, et le jugement n'est jamais rendu selon la vérité; le méchant environne le juste, c'est pourquoi l'on rend des jugements iniques. |
| 5 | Jetez les yeux parmi les nations, regardez, Et soyez saisis d'étonnement, d'épouvante ! Car je vais faire en vos jours une oeuvre, Que vous ne croiriez pas si on la racontait. | Voyez parmi les nations, et soyez étonnés, soyez stupéfaits! Car je vais faire en vos jours une oeuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. |
| 6 | Voici, je vais susciter les Chaldéens, Peuple furibond et impétueux, Qui traverse de vastes étendues de pays, Pour s'emparer de demeures qui ne sont pas à lui. | Car voici, je vais susciter les Caldéens, ce peuple cruel et impétueux, qui parcourt de vastes étendues de terre, pour s'emparer de demeures qui ne sont pas à lui. |
| 7 | Il est terrible et formidable ; De lui seul viennent son droit et sa grandeur. | Il est redoutable et terrible; c'est de lui-même que procèdent sa loi et sa grandeur. |
| 8 | Ses chevaux sont plus rapides que les léopards, Plus agiles que les loups du soir, Et ses cavaliers s'avancent avec orgueil ; Ses cavaliers arrivent de loin, Ils volent comme l'aigle qui fond sur sa proie. | Ses chevaux sont plus légers que les léopards, plus ardents que les loups du soir, et ses cavaliers s'avancent fièrement; ses cavaliers viennent de loin, ils volent comme l'aigle qui fond sur sa proie. |
| 9 | Tout ce peuple vient pour se livrer au pillage ; Ses regards avides se portent en avant, Et il assemble des prisonniers comme du sable. | Tous ils viennent pour la violence, leurs faces sont tendues en avant; ils amassent les prisonniers comme du sable. |
| 10 | Il se moque des rois, Et les princes font l'objet de ses railleries ; Il se rit de toutes les forteresses, Il amoncelle de la terre, et il les prend. | Ce peuple se moque des rois, et les princes sont l'objet de ses railleries; il se rit de toutes les forteresses; il amoncelle de la terre, et il s'en empare. |
| 11 | Alors son ardeur redouble, Il poursuit sa marche, et il se rend coupable. Sa force à lui, voilà son dieu ! | Alors il traverse comme le vent, il passe outre et se rend coupable, car sa force est son dieu. |
| 12 | N'es-tu pas de toute éternité, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas ! O Éternel, tu as établi ce peuple pour exercer tes jugements ; O mon rocher, tu l'as suscité pour infliger tes châtiments. | N'es-tu pas de toute éternité, ô Éternel mon Dieu, mon Saint! Nous ne mourrons point! Éternel, tu as mis ce peuple pour exercer un jugement; ô mon rocher, tu l'as établi pour châtier. |
| 13 | Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, Et tu ne peux pas regarder l'iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, Quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui ? | Tu as les yeux trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l'iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui? |
| 14 | Traiterais-tu l'homme comme les poissons de la mer, Comme le reptile qui n'a point de maître ? | Aurais-tu fait les hommes comme les poissons de la mer, comme les reptiles qui n'ont point de maître? |
| 15 | Il les fait tous monter avec l'hameçon, Il les attire dans son filet, Il les assemble dans ses rets : Aussi est-il dans la joie et dans l'allégresse. | Il les fait tous monter avec l'hameçon, il les enlève dans son filet, il les assemble dans ses rets; c'est pourquoi il se réjouit et triomphe; |
| 16 | C'est pourquoi il sacrifie à son filet, Il offre de l'encens à ses rets ; Car par eux sa portion est grasse, Et sa nourriture succulente. | C'est pourquoi il sacrifie à son filet, et il offre le parfum à ses rets, car par leur moyen sa portion est grasse, et sa nourriture succulente. |
| 17 | Videra-t-il pour cela son filet, Et toujours égorgera-t-il sans pitié les nations ? | Videra-t-il pour cela son filet, pour égorger toujours les nations sans pitié? |