| | Version Louis Segond |
| 1 | Le juste périt, et nul n'y prend garde ; Les gens de bien sont enlevés, et nul ne fait attention Que c'est par suite de la malice que le juste est enlevé. |
| 2 | Il entrera dans la paix, Il reposera sur sa couche, Celui qui aura suivi le droit chemin. |
| 3 | Mais vous, approchez ici, fils de l'enchanteresse, Race de l'adultère et de la prostituée ! |
| 4 | De qui vous moquez-vous ? Contre qui ouvrez-vous une large bouche Et tirez-vous la langue ? N'êtes-vous pas des enfants de péché, Une race de mensonge, |
| 5 | S'échauffant près des térébinthes, sous tout arbre vert, Égorgeant les enfants dans les vallées, Sous des fentes de rochers ? |
| 6 | C'est dans les pierres polies des torrents qu'est ton partage, Voilà, voilà ton lot ; C'est à elles que tu verses des libations, Que tu fais des offrandes : Puis-je être insensible à cela ? |
| 7 | C'est sur une montagne haute et élevée que tu dresses ta couche ; C'est aussi là que tu montes pour offrir des sacrifices. |
| 8 | Tu mets ton souvenir derrière la porte et les poteaux ; Car, loin de moi, tu lèves la couverture et tu montes, Tu élargis ta couche, et tu traites alliance avec eux, Tu aimes leur commerce, tu choisis une place. |
| 9 | Tu vas auprès du roi avec de l'huile, Tu multiplies tes aromates, Tu envoies au loin tes messagers, Tu t'abaisses jusqu'au séjour des morts. |
| 10 | A force de marcher tu te fatigues, Et tu ne dis pas : J'y renonce ! Tu trouves encore de la vigueur dans ta main : Aussi n'es-tu pas dans l'abattement. |
| 11 | Et qui redoutais-tu, qui craignais-tu, pour être infidèle, Pour ne pas te souvenir, te soucier de moi ? Est-ce que je ne garde pas le silence, et depuis longtemps ? C'est pourquoi tu ne me crains pas. |
| 12 | Je vais publier ta droiture, Et tes oeuvres ne te profiteront pas. |
| 13 | Quand tu crieras, la foule de tes idoles te délivrera-t-elle ? Le vent les emportera toutes, un souffle les enlèvera. Mais celui qui se confie en moi héritera le pays, Et possédera ma montagne sainte. |
| 14 | On dira : Frayez, frayez, préparez le chemin, Enlevez tout obstacle du chemin de mon peuple ! |
| 15 | Car ainsi parle le Très Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J'habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; Mais je suis avec l'homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les coeurs contrits. |
| 16 | Je ne veux pas contester à toujours, Ni garder une éternelle colère, Quand devant moi tombent en défaillance les esprits, Les âmes que j'ai faites. |
| 17 | A cause de son avidité coupable, je me suis irrité et je l'ai frappé, Je me suis caché dans mon indignation ; Et le rebelle a suivi le chemin de son coeur. |
| 18 | J'ai vu ses voies, Et je le guérirai ; Je lui servirai de guide, Et je le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui. |
| 19 | Je mettrai la louange sur les lèvres. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près ! dit l'Éternel. Je les guérirai. |
| 20 | Mais les méchants sont comme la mer agitée, Qui ne peut se calmer, Et dont les eaux soulèvent la vase et le limon. |
| 21 | Il n'y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu. |