| | Darby | Abbé Crampon | |
| 1 | J'ai dit en mon coeur: Allons! je t'éprouverai par la joie: jouis donc du bien-être. | J'ai dit dans mon coeur : "Viens donc, je t'éprouverai par la joie; goûte le plaisir!"Et voici, cela est encore une vanité. | Io ho detto in cuor mio: Vieni ora, ti voglio mettere alla prova con la gioia, e tu godrai il piacere. Ma ecco anche questo è vanità. |
| 2 | Et voici, cela aussi est vanité. J'ai dit au rire: Tu es déraison; et à la joie: Que fait-elle? | J'ai dit du rire : "Insensé!", et de la joie : "Que produit-elle ?" | Del riso ho detto: E' follia, e della gioia: A che serve?. |
| 3 | J'ai recherché en mon coeur de traiter ma chair avec du vin, tout en conduisant mon coeur par la sagesse, et de saisir la folie, jusqu'à ce que je visse quel serait, pour les fils des hommes, ce bien qu'ils feraient sous les cieux tous les jours de leur vie. | Je m'appliquai dans mon coeur à livrer ma chair au vin, tandis que mon coeur me conduirait avec sagesse, et à m'attacher à la folie, jusqu'à ce que je visse ce qu'il est bon pour les enfants des hommes, de faire sous le ciel durant les jours de leur vie. | Ho cercato nel mio cuore come soddisfare il mio corpo col vino, spronando nello stesso tempo il mio cuore alla sapienza e a stare attaccato alla follia finché vedessi qual è il bene che i figli degli uomini dovrebbero fare sotto il cielo, tutti i giorni della loro vita. |
| 4 | J'ai fait de grandes choses: je me suis bâti des maisons, je me suis planté des vignes; | J'exécutai de grands ouvrages, je me bâtis des maisons, je me plantai des vignes; | Così feci grandi lavori: mi costruii case, mi piantai vigne, |
| 5 | je me suis fait des jardins et des parcs, et j'y ai planté des arbres à fruit de toute espèce; | Je me fis des jardins et des vergers, et j'y plantai des arbres à fruit de toute espèce; | mi feci giardini e parchi, piantandovi alberi fruttiferi di ogni specie; |
| 6 | je me suis fait des réservoirs d'eau pour en arroser la forêt où poussent les arbres. | Je me fis des réservoirs d'eau, pour arroser des bosquets où croissaient les arbres. | mi costruii vasche per l'acqua con le quali poter irrigare il bosco per far crescere gli alberi. |
| 7 | J'ai acquis des serviteurs et des servantes, et j'en ai eu qui sont nés dans ma maison; j'ai eu aussi des troupeaux de gros et de menu bétail, en grand nombre, plus que tous ceux qui ont été avant moi à Jérusalem. | J'achetai des serviteurs et des servantes, et j'eus leurs enfants nés dans la maison; j'eus aussi des troupeaux de boeufs et de brebis, plus que tous ceux qui furent avant moi dans Jérusalem. | Comprai servi e serve ed ebbi servi nati in casa; ebbi anche grandi averi in armenti e greggi, più di tutti quelli che erano stati prima di me in Gerusalemme. |
| 8 | Je me suis aussi amassé de l'argent et de l'or, et les trésors des rois et des provinces; je me suis procuré des chanteurs et des chanteuses, et les délices des fils des hommes, une femme et des concubines. | Je m'amassai aussi de l'argent et de l'or; je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des enfants des hommes, des femmes en abondance. | Ammassai per me anche argento, oro e le ricchezze dei re e delle province; mi procurai dei cantanti e delle cantanti, le delizie dei figli degli uomini e strumenti musicali di ogni genere. |
| 9 | Et je suis devenu grand et je me suis accru plus que tous ceux qui ont été avant moi à Jérusalem; et pourtant ma sagesse est demeurée avec moi. | Je devins grand et je l'emportai sur tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem; et même ma sagesse demeura en moi. | Così divenni grande e prosperai più di tutti quelli che erano stati prima di me in Gerusalemme; anche la mia sapienza rimase con me. |
| 10 | Et quoi que mes yeux aient désiré, je ne les en ai point privés; je n'ai refusé à mon coeur aucune joie, car mon coeur s'est réjoui de tout mon travail, et c'est là la part que j'ai eue de tout mon travail. | Tout ce que mes yeux désiraient, je ne les en ai pas privés; je n'ai refusé à mon coeur aucune joie; car mon coeur prenait plaisir à tout mon travail, et ce fut ma part de tout mon travail. | Tutto quello che i miei occhi desideravano, non l'ho negato loro; non ho rifiutato al mio cuore alcun piacere, perché il mio cuore si rallegrava di ogni mio lavoro; e questa è stata la ricompensa di ogni mio lavoro. |
| 11 | Et je me suis tourné vers toutes les oeuvres que mes mains avaient faites, et vers tout le travail dont je m'étais travaillé pour les faire; et voici, tout était vanité et poursuite du vent, et il n'y en avait aucun profit sous le soleil. | Puis j'ai considéré toutes mes oeuvres que mes mains avaient faites, et le labeur que leur exécution m'avait coûté; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n'y a aucun profit sous le soleil. Fin du sage et de l'insensé. | Poi mi volsi a considerare tutte le opere che le mie mani avevano fatto, e la fatica che avevo impiegato a compierle; ed ecco tutto era vanità e un cercare di afferrare il vento; non c'era alcun vantaggio sotto il sole. Sapienza e follia sono entrambe vanità |
| 12 | Et je me suis tourné pour voir la sagesse, et les choses déraisonnables et la folie; car que fera l'homme qui viendra après le roi? - ce qui a été déjà fait. | Alors j'ai tourné les regards vers la sagesse pour la comparer avec la sottise et la folie. Car quel est l'homme qui pourrait venir après le roi, lui à qui on a conféré cette dignité depuis longtemps ? | Allora mi volsi a considerare la sapienza, la follia e la stoltezza. Che cosa farà l'uomo che succederà al re, se non ciò che è già stato fatto?. |
| 13 | Et j'ai vu que la sagesse a un avantage sur la folie, comme la lumière a un avantage sur les ténèbres. | Et j'ai vu que la sagesse a autant d'avantage sur la folie, que la lumière sur les ténèbres : | Poi mi resi conto che la sapienza ha un vantaggio sulla stoltezza, come la luce ha un vantaggio sulle tenebre. |
| 14 | Le sage a ses yeux à sa tête, et le fou marche dans les ténèbres; mais j'ai connu, moi aussi, qu'un même sort les atteint tous. | Le sage a ses yeux à la tête, et l'insensé marche dans les ténèbres. | Il saggio ha gli occhi in testa, mentre lo stolto cammina nelle tenebre, ma ho pure compreso che ad entrambi è riservata la stessa sorte. |
| 15 | Et j'ai dit en mon coeur: Le sort du fou m'atteint, moi aussi; et pourquoi alors ai-je été si sage? Et j'ai dit en mon coeur que cela aussi est vanité. | Et j'ai aussi reconnu qu'un même sort les atteindra tous deux, et j'ai dit dans mon coeur : "Le même sort que celui de l'insensé m'atteindra moi aussi; à quoi bon donc toute ma sagesse ?"et j'ai dit dans mon coeur que cela encore est une vanité. | Così ho detto in cuor mio: La stessa sorte che tocca allo stolto toccherà anche a me. A che pro dunque essere stato più saggio?. Perciò dissi in cuor mio: Anche questo è vanità. |
| 16 | Car jamais on ne se souviendra du sage, non plus que du fou, puisque déjà dans les jours qui viennent tout est oublié. Et comment le sage meurt-il comme le fou? | Car la mémoire du sage n'est pas plus éternelle que celle de l'insensé; dès les jours qui suivent, tous deux sont également oubliés. Eh quoi! Le sage meurt aussi bien que l'insensé! | Non rimane infatti alcun ricordo duraturo né del saggio né dello stolto, poiché nei giorni a venire sarà tutto dimenticato. E come muore lo stolto, allo stesso modo muore il saggio. |
| 17 | Et j'ai haï la vie, parce que l'oeuvre qui se fait sous le soleil m'a été à charge, car tout est vanité et poursuite du vent. | Et j'ai haï la vie, car ce qui se fait sous le soleil est mauvais à mes yeux, car tout est vanité et poursuite du vent. Chacun doit laisser à d'autres le fruit de son travail. | Perciò ho preso in odio la vita, perché tutto ciò che si fa sotto il sole mi è divenuto disgustoso, perché tutto è vanità e un cercare di afferrare il vento. |
| 18 | Et j'ai haï tout le travail auquel j'ai travaillé sous le soleil, parce que je dois le laisser à l'homme qui sera après moi. | Et j'ai haï tout mon travail, que j'ai fait sous le soleil, et que je laisserai à l'homme qui viendra après moi. | Così ho odiato ogni fatica che ho compiuto sotto il sole, perché devo lasciare tutto a colui che verrà dopo di me. |
| 19 | Et qui sait s'il sera un sage ou un sot? Et il sera maître de tout mon travail auquel j'ai travaillé et dans lequel j'ai été sage sous le soleil. Cela aussi est vanité. | Et qui sait s'il sera sage ou insensé ? Cependant il sera maître de mon travail, dans lequel j'ai mis ma peine et ma sagesse sous le soleil. C'est encore là une vanité. | E chi sa se sarà saggio o stolto? Ma comunque egli sarà padrone di tutto il lavoro che ho compiuto con fatica e in cui ho usato sapienza sotto il sole. Anche questo è vanità. |
| 20 | Alors je me suis mis à faire désespérer mon coeur à l'égard de tout le travail dont je me suis travaillé sous le soleil. | Et j'en suis venu à livrer mon coeur au découragement, à cause de tout le travail que j'ai fait sous le soleil. | Così sono arrivato al punto di disperare in cuor mio per tutta la fatica che ho compiuto sotto il sole. |
| 21 | Car il y a tel homme qui a travaillé avec sagesse, et avec connaissance, et avec droiture, et qui laisse ce qu'il a acquis à un homme qui n'y a pas travaillé, pour être son partage. Cela aussi est vanité et un grand mal. | Car, qu'un homme qui a déployé dans son travail sagesse, intelligence et habileté, en laisse le fruit en partage à un homme qui n'y a pas travaillé : c'est encore là une vanité et un grand mal. | Poiché qui c'è un uomo che ha lavorato con sapienza, con intelligenza e con successo, ma deve lasciare la sua eredità a un altro, che non vi ha speso alcuna fatica! Anche questo è vanità e un male grande. |
| 22 | Car qu'est-ce que l'homme a de tout son travail, et de la poursuite de son coeur, dont il s'est tourmenté sous le soleil? | En effet, que revient-il à l'homme de tout son travail, et du souci de son coeur, qui le fatiguent sous le soleil ? | Che cosa rimane infatti all'uomo per tutta la sua fatica e per l'affanno del suo cuore, con cui si è affaticato a sotto il sole? |
| 23 | Car tous ses jours sont douleur, et son occupation est chagrin; même la nuit son coeur ne repose pas. Cela aussi est vanité. | Tous ses jours ne sont que douleur, ses occupations que chagrins; la nuit même son coeur ne se repose pas : c'est encore là une vanité. Conclusion | Tutti i suoi giorni non sono che dolori e il suo lavoro penoso. Il suo cuore non riposa neppure di notte. Anche questo è vanità. |
| 24 | Il n'y a rien de bon pour l'homme que de manger et de boire, et de faire jouir son âme du bien-être dans son travail. Et j'ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. | Il n'y a rien de meilleur pour l'homme que de manger et de boire, et de faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail; mais j'ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. | Per l'uomo non c'è nulla di meglio che mangiare e bere e godersela nella sua fatica; ma mi sono accorto che anche questo viene dalla mano di DIO. |
| 25 | Car qui peut manger, et qui peut jouir plus que moi? | Qui en effet peut, sans lui, manger et jouir du bien-être ? | Chi può infatti mangiare o godere più di me? |
| 26 | Car à l'homme qui est bon devant lui, Dieu donne sagesse et connaissance et joie; mais à celui qui pèche, il donne l'occupation de rassembler et d'amasser, pour donner à celui qui est bon devant Dieu. Cela aussi est vanité et poursuite du vent. | Car à l'homme qui est bon devant lui, il donne la sagesse, la science et la joie; mais au pécheur, il donne le soin de recueillir et d'amasser, afin de donner à celui qui est bon devant Dieu. C'est encore là une vanité et la poursuite du vent. L'homme est livré aux événements. Qu'il jouisse du bien-être que Dieu lui accorde. | Poiché Dio dà all'uomo che gli è gradito sapienza, conoscenza e gioia; ma al peccatore dà il compito di raccogliere e di accumulare, per lasciare poi tutto a colui che è gradito agli occhi di DIO. Anche questo è vanità e un cercare di afferrare il vento. |