C57  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 08/10/2001
modifié le 03/02/2004


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



L'esprit de service



Ce message fait partie d'une série de 2 messages (références C57 et C58).

Il est le premier de la série.

 

            Le royaume de Dieu, c'est la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit. Et il n'y a pas de paix ni de joie possible sans la justice de Dieu manifestée dans nos vies. C'est ce que veut faire le Seigneur : une œuvre profonde de sanctification au milieu de son peuple pour que sa paix et sa joie soient complètes. Jésus a dit : « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde donne ». La paix du Seigneur dépend de la justice de Dieu en nous, par le sang de Jésus. Vous savez que Dieu est un juste juge, et même un juge sévère, nous dit la Parole de Dieu. Mais la Parole nous dit aussi que Dieu est amour. C'est sa nature, et moi, cela me fait du bien au fond du cœur de savoir qu'il existe dans cet univers, un Dieu éternel, infini qui est amour, qui était amour, qui le sera toujours pour l'éternité, et dont tous les actes, toutes les pensées, toutes les œuvres, ne sont qu'une manifestation de son amour. Et ce soir, je voudrais vous parler de l'amour de Dieu pour nous. Demain, je vous parlerai de l'amour de Dieu en nous, dans le couple et la famille et puis je terminerai par les armes que le Seigneur nous a données dans ce combat spirituel pour le foyer et la famille. Et parmi ces armes, il y en a une que nous avons entendue ce soir, c'est la louange. Alléluia !

 

            Nous devons mettre les choses dans leur bonne perspective, ne pas faire, comme certains le font, commencer à louer, glorifier Dieu si les vies ne sont pas en règle devant le Seigneur. Cela va sonner faux, aux oreilles du Seigneur, il ira même jusqu'à dire : " J'ai horreur de vos solennités, de vos fêtes, de vos chants et de vos louanges si le péché, le péché est encore au milieu de vous". Et le premier message de l'Evangile le jour de la Pentecôte, c'est : "Repentez-vous, que chacun soit baptisé au nom du Seigneur Jésus-Christ et vous recevrez le Saint-Esprit", des temps de rafraîchissement. Je crois que le Seigneur a des temps de rafraîchissement pour son Eglise, des temps de joie et de paix parfaite. Et ce grand réveil qui vient, je crois que ce ne sera pas un réveil qui va se voir avec beaucoup de choses visibles à l'extérieur. Ce sera la présence du Seigneur manifestée au milieu des siens, de son Epouse, par une vie sainte, une vie glorieuse, sans tache ni ride. Et c'est ça ce réveil que le Seigneur veut provoquer ! Pas forcément des stades remplis, des milliers de guérisons, de miracles. Le Seigneur veut guérir les malades, mais il y a une forme de réveil qui déplaît au Seigneur, si elle s'appuie uniquement sur la puissance de Dieu, sur la louange, sur la simple adoration, si au départ les choses ne sont pas réglées, si la justice de Dieu n'est pas établie. Cela me rappelle une prophétie qui avait été donnée au début du siècle au moment du grand réveil de la Pentecôte de la rue Azuza, en Californie. Cette prophétie donnée en 1904-1905 disait : "Dans les derniers temps, ce réveil que vous voyez maintenant se corrompra. On recherchera les dons de l'Esprit avant le fruit de l'Esprit. On recherchera la louange avant la sanctification. On recherchera la puissance avant la repentance". C'était l'idée de cette prophétie et le Seigneur ne veut pas que nous tombions dans ce travers. Il est pour la puissance, il est pour la louange, il est pour les dons de l'Esprit, mais rappelons-nous que nous ne serons pas jugés sur les dons de l'Esprit, nous serons jugés sur le fruit que nous avons porté. Nous devons aussi rechercher les dons de l'Esprit. « Recherchez d'abord l'amour, aspirez aussi aux dons les meilleurs ». Vous voyez l'ordre ?

 

            Ce soir, nous allons voir l'amour de Dieu pour nous. Qui est suffisant pour parler de ces choses, sinon le Saint-Esprit dans nos cœurs à chacun ? Il nous révèle les profondeurs de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ et il veut déverser dans nos cœurs meurtris l'amour immense, infini de notre Dieu. Regardez ce qui est dit dans Osée, chapitre 6, verset premier : « Venez, retournons à l'Eternel, car il a déchiré mais il nous guérira ; il a frappé mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours et le troisième jour il nous relèvera. » Et Jésus est ressuscité le troisième jour. C'est aussi une annonce prophétique de la mort et de la résurrection de Jésus, qui a été déchiré, frappé, meurtri à notre place et qui le troisième jour a été relevé d'entre les morts et qui nous apporte la guérison et le salut. Et nous vivrons devant lui ! Alléluia ! Nous vivrons de la vie éternelle devant lui. « Connaissons, cherchons à connaître l'Eternel, sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore. Il viendra pour nous comme une pluie, comme la pluie du printemps arrose la terre ». Vous avez besoin d'être arrosés ? J'ai besoin d'être arrosé en permanence. Eh bien sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore. Mais attention, que sa venue soit sous forme de pluie de bénédiction, de rosée et non pas sous la forme du jour du jugement qui viendra aussi pour c'eux qui auront refusé la grâce du Seigneur. Regardez un peu plus avant dans Esaïe. Esaïe 59, verset premier. Et vous savez, cela fait de la peine au cœur de Dieu, je le crois, de châtier son peuple, de remuer l'épée, de frapper. La nature profonde du cœur de Dieu, c'est d'aimer et de bénir. Et s'il frappe et s'il châtie, c'est qu'il veut nous faire participer à sa sainteté. Au chapitre 59 d'Esaïe, il est dit : « Non, la main de l'Eternel n'est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu, ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l'empêchent de vous écouter ». Et un peu plus loin, au verset 9 du même chapitre : « C'est pourquoi l'arrêt de délivrance est loin de nous et le salut ne nous atteint pas. Nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l'obscurité. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d'un mur ». Est-ce qu'il n'y a pas beaucoup d'enfants de Dieu qui sont dans cette situation ? Au verset 12 : « Car nos transgressions sont nombreuses devant toi et nos péchés témoignent contre nous. Nos transgressions sont avec nous et nous connaissons nos crimes. Nous avons été coupables et infidèles envers l'Eternel, nous avons abandonné notre Dieu ». Mais gloire à Dieu, le Seigneur ne nous a pas abandonnés. Si vous tournez la page, au chapitre 60 : « Lève-toi, sois éclairée car ta lumière arrive ». Il parle à la Jérusalem, à la Jérusalem de Dieu, à l'Epouse du Seigneur. « Lève-toi, sois éclairée, ta lumière arrive et la gloire de l'Eternel se lève sur toi ». Au chapitre précédent, il parlait des péchés du peuple qui mettaient une séparation entre le peuple et Dieu. Ici, il l'exhorte à se lever parce que la lumière de l'Eternel arrive. La repentance a fait son œuvre en profondeur, le Saint-Esprit nous est donné pour nous convaincre de péché, de justice et de jugement, et c'est ça le vrai baptême du Saint-Esprit.

 

            Le vrai baptême du Saint-Esprit, c'est d'être remplis de l'Esprit de sainteté qui nous convainc de péché, de justice et de jugement. « Voici, les ténèbres couvrent la terre et l'obscurité les peuples. Mais sur toi (alléluia !) l'Eternel se lève, sur toi sa gloire apparaît ». Verset 5 : « Tu tressailliras alors et tu te réjouiras et ton cœur bondira ». Et juste après, au chapitre 61 d'Esaïe, toujours, nous trouvons ces versets magnifiques : « L'Esprit du Seigneur, l'Eternel est sur moi ». Voilà celui qui rend le réveil possible ! Voilà celui qui vient éclairer le peuple du Seigneur qui était dans d'épaisses ténèbres. « L'Esprit du Seigneur est sur moi, car l'Eternel m'a oint (le Christ) pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté et aux prisonniers la délivrance, pour publier une année de grâce (qui dure encore aujourd'hui) de l'Eternel et un jour de vengeance de notre Dieu ». Remarquez que c'est le même Esprit du Seigneur qui oint Jésus pour qu'il aille publier une année de grâce et qu'il aille publier un jour de vengeance. Mais nous pouvons ce soir, aujourd'hui encore, être sous la grâce de l'Eternel. Le jour de vengeance n'est pas encore là. Il vient, certainement, il vient. Mais nous sommes aujourd'hui encore dans l'année de grâce de l'Eternel. Saisissons cette grâce de Dieu. Il a blessé, il guérira. Il pansera la plaie. Il est prêt à accorder une repentance sincère à tous ceux qui ouvrent leur cœur à l'action du Saint-Esprit. Et c'est le désir profond de mon propre cœur : "Seigneur, que je marche devant toi dans l'intégrité, dans la justice et pour cela, j'ai besoin qu'à chaque instant, tu me révèles ce qu'est le péché et si jamais je chute et commets le péché, fais-moi la grâce de me convaincre aussitôt, Seigneur ; aussitôt pour que je m'humilie devant toi et que je laisse ton précieux sang me laver à nouveau, me relever, me faire repartir." « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner » septante fois sept fois par jour. Ça fait quand même beaucoup !

 

            Vous voyez jusqu'où va la grâce de Dieu ? Mais nous devons être remplis de cet esprit d'humilité, de repentance, être prêts à reconnaître que nous avons eu tort devant Dieu et devant les hommes. Etre prêts à demander : "Pardon, Seigneur !" Alors, le flot de la grâce de Dieu arrive, l'onction du Saint-Esprit, la paix et la joie parce que Jésus a tout porté. Esaïe 61 fin du verset 2 : « Pour consoler tous les affligés, pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu, afin qu'on les appelle des térébinthes de la justice, une plantatin de l'Eternel pour servir à sa gloire ». Les térébinthes étaient des arbres, des arbres solides, des arbres de justice, fermes, bien enracinés dans la Parole du Seigneur et dans sa justice. Voilà ce que veut faire le Seigneur au milieu des siens. Et au verset 4 : « Ils rebâtiront sur d'anciennes ruines ». Voilà ce qu'il nous faut faire. Prenons la truelle et rebâtissons sur d'anciennes ruines, mais laissons-nous recouvrir de l'onction de joie, de l'onction de paix, de sainteté, de justice du Seigneur, de l'Eternel.

 

            Jésus est venu manifester pleinement l'amour du Père. Celui qui a vu Jésus, « Celui qui m'a vu, dit Jésus, a vu le Père ». Et j'aime parler de l'amour de Jésus parce que je vois en lui l'amour du Père ;j'aime parler de la compassion de Jésus parce que je vois en lui la compassion du Père. Tout ce que Jésus a dit, tout ce qu'il a fait, c'est une manifestation des paroles et des actions du Père en lui. Et dans Luc 4, au verset 21, après avoir répété ce passage d'Esaïe que je viens de vous lire, Jésus dit : « Alors il commença à leur dire : Aujourd'hui, cette parole de l'Ecriture que vous venez d'entendre est accomplie ». Donc, si elle l'était au moment où Jésus a dit cette parole, elle l'est pour nous aujourd'hui. L'Esprit de l'Eternel a été répandu. Quand Jésus est venu, après son sacrifice, il est monté à la droite du Père, il est assis maintenant à la droite du Père et lorsqu'il a été assis à la droite du Père, la première chose qu'il a faite, c'est de répandre son Esprit-Saint. Et son Esprit-Saint est au milieu de nous ce soir. Le même Saint-Esprit qui a été répandu le jour de la Pentecôte, est au milieu de nous ce soir. Il remplit bien des cœurs au milieu de nous, et il voudrait remplir chacun des cœurs ici. Le Saint-Esprit est là, présent dans toute la gloire de Dieu pour changer des vies, pour guérir des plaies, pour panser des blessures, pour guérir des cœurs brisés, pour faire sortir des captifs de leurs cachots. Et vous savez, « Tout est possible à celui qui croit ». Et je crois que ce soir même, l'action du Saint-Esprit peut vous convaincre dans votre cœur non seulement de péché, de justice et de jugement, mais de la grâce de Dieu, de cette année de grâce dans laquelle nous sommes et de ce qu'il veut faire dans votre vie : restaurer, rétablir toutes choses, reconstruire ces ruines qui ont été faites, vous remplir de l'amour de Dieu et de son Saint-Esprit, vous donner la victoire qu'il a remportée à la Croix. « Tout est possible à celui qui croit ».

 

            Nous devons croire que ce soir, tout est possible pour nous, si nous avons le cœur bien disposé. Si nous nous sommes repentis devant Dieu, si nous avons ouvert notre cœur à sa grâce, tout est possible à Dieu, tout est possible pour vous. Jésus veut que vous ressortiez d'ici non pas comme vous êtes entrés, Il veut que vous ressortiez d'ici, remplis d'une puissance nouvelle, la puissance de son Esprit Saint. Il veut vous renouveler. Il veut vous montrer que Dieu se plaît à faire miséricorde. Il y a un passage qui dit : « Dieu se plaît à la miséricorde », mais le texte hébreux, c'est : « Dieu fait ses délices de la miséricorde ». Dieu prend un délice particulier à donner quelque chose de bon à quelqu'un qui ne le mérite pas, simplement parce que ce quelqu'un tend la main en disant : "Vois, Seigneur, j'ai un avocat auprès de toi : Jésus, qui a tout pris sur lui : mes péchés, mes iniquités, mes maladies, mes infirmités, même la mort, il l'a prise sur lui. Père, donne-moi ta bénédiction". Croyez-vous que le Seigneur va vous la refuser si vous venez à lui dans ces conditions là ? Alors qu'auprès du Père, il y a un intercesseur qui est toujours vivant pour vous et pour moi, pour dire : "Père, écoute leurs prières. Ils viennent à toi en mon nom, et tu as dit : « tout ce qu'ils demanderont en ton nom, je leur donnerai »."

 

            Notre sagesse, ou le commencement de notre sagesse doit s'appuyer sur la crainte de l'Eternel. Mais notre foi s'appuie sur cette parole de Dieu qui est Esprit et vie et s'appuie sur la compassion et la miséricorde de l'Eternel. Il n'y a rien de tel pour stimuler notre foi que de savoir que Dieu est compatissant et miséricordieux et qu'il est prêt à faire grâce et à nous donner au-delà de tout ce qu'on peut imaginer ou penser. N'est-il pas merveilleux, notre Seigneur ? Est-ce qu'il ne mérite pas qu'on lui rende gloire et louanges et qu'on lui dise : "Seigneur, je te fais confiance pour ma vie. Il y a eu des dégâts, il y a eu des choses qui se sont passées, mais Seigneur, ce qui compte pour toi, ce n'est pas cela, ce qui compte pour toi, c'est que je vienne devant toi avec un cœur repentant et confiant, comme un petit enfant, prêt à recevoir ta bénédiction. Et elle est grande ta bénédiction. Tu ressuscites les morts ! A combien plus forte raison, tu vas donner ta riche bénédiction à l'un de tes fils, à l'une de tes filles qui vient vers toi au nom de Jésus ! Quand Jésus voyait la foule languissante et abattue comme des brebis sans berger, son cœur était ému de compassion. Emu de compassion, tout retourné, et il en pleurait. Quand il voit cette foule accourir vers lui dans Matthieu 9, avec des boiteux, des estropiés, des blessés du chemin, il est écrit qu'il était ému de compassion, car il voyait en elle des brebis sans berger. Et lui, lui avec son cœur de berger, de bon berger, est ému de compassion. Rien de plus triste pour un berger que de voir des brebis éparpillées, des brebis blessées, des brebis qui ne sont pas nourries, des brebis languissantes et abattues. Et dans son cœur, il se tourne aussitôt vers ses disciples et il dit : « La moisson est grande. Priez le Père qu'il envoie des ouvriers dans la moisson » ; des ouvriers qui vont apporter aux brebis le baume dont elles ont besoin de la part du grand berger des brebis. C'est là la mission du Seigneur. Et aussitôt, quand les douze s'approchent, eux qui ont donné leurs vies pour suivre Jésus à son appel, qui ont voulu être des ouvriers dans la moisson, il leur donne le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité, le pouvoir de chasser tous les démons et il leur dit : « Allez, prêchez la repentance, allez dans les villes et les villages d'Israël, prêchez la repentance, guérissez les malades, chassez les démons, annoncez la bonne nouvelle du royaume ». Et c'est cela l'Evangile. Et c'est ce que j'ai sur le cœur ce soir comme joie à vous annoncer de la part du Seigneur ! Il y a une bonne nouvelle. Le Seigneur nous demande de passer par une repentance profonde et il est là pour nous l'accorder, c'est un don de Dieu ! On ne peut pas la fabriquer la repentance, c'est un don de Dieu. L'amour même de Dieu, la bonté de Dieu, nous dit Romains 8, « La bonté de Dieu nous pousse (nous pousse !) à la repentance ». Dieu sait que la repentance est le chemin obligé de la bénédiction de Dieu, et l'amour de Dieu commence par nous pousser à la repentance, nous donner ce don. Pouvons-nous avoir une excuse devant Dieu de ne pas nous repentir de nos péchés ? Quand nous avons un merveilleux Saint-Esprit qui est là pour nous convaincre de péché, pour nous pousser à la repentance ! Quand nous avons un merveilleux Seigneur Jésus qui est mort à la croix pour nous, qui a tout accompli, il ne pouvait pas faire quelque chose de plus grand. Quand nous avons un merveilleux Père céleste qui a donné ce qu'il avait de plus cher pour nous. Est-ce que nous pouvons résister à l'amour de Dieu au point de ne pas accepter de nous repentir de nos péchés et de changer de vie, et de recevoir la plénitude de la bénédiction du Seigneur ?

 

            Je vais vous montrer quelques exemples de la compassion de Jésus. Dans Luc 15, au verset 11 : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de biens qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien ». Il ne discute pas. Tu veux faire ta vie ? Fais-la. « Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils ayant tout ramassé partit pour un pays éloigné, loin du père, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux ». Quelle déchéance pour un juif de garder des pourceaux, animal impur ! « Il aurait bien voulu se rassasier des caroubes que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Etant rentré en lui-même , (Alléluia ! C'est là que tout change.) il dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance et moi, je meurs de faim. Je me lèverai, j'irai vers mon père et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Et il se leva et alla vers son père. Et comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion. Il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez la plus belle robe et l'en revêtez. Mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras et tuez-le. Mangeons, réjouissons-nous, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie. Il était perdu et il est retrouvé ». Est-ce qu'il lui fait un long discours de reproches sur ce qu'il aurait dû faire, sur ce qu'il n'a pas fait, sur les conséquences de son acte, de son péché ? Le fils était convaincu de péché et le père le voyait bien. Et cela a suffit, le père a ouvert ses bras, il l'a embrassé, il lui a dit : "Viens mon fils. Réjouissons-nous ! Tu t'es repenti, tu es revenu au père. C'est cela qui compte pour moi". Evidemment, il avait perdu sa part d'héritage, mais quelle importance, dites-moi, cela pouvait bien avoir par rapport à cette réconciliation avec son père qui était là de toutes façons pour pourvoir, et largement à tous ses besoins ? Et dans Jean 8, au verset 3 : « Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère, et la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi nous a ordonné de lapider de telles femmes ». Cela correspond à la volonté de Dieu. Dieu a la haine du péché et il fallait que sous la loi, ce péché soit puni de mort et le péché est toujours puni de mort. Mais Jésus s'est chargé de notre péché. Au verset 6 : « Ils disaient cela pour l'éprouver afin de pouvoir l'accuser ; mais Jésus s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Et comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers. Et Jésus (sans péché) resta seul avec la femme qui était là au milieu". Et cette pauvre femme, elle savait très bien, très bien ce que disait la loi à propos de l'adultère. « Alors s'étant relevé et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t'accusaient ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? Elle répondit : Non Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus. (Mais il ajoute aussi quelque chose d'important) Va et ne pèche plus ». "Va et ne pèche plus". Vous sentez la compassion de Jésus dans cette attitude ? Eh bien c'est la même compassion de Jésus pour vous mes bien-aimés, ce soir. "Moi non plus je ne te condamne pas, dit Jésus. Si tu viens à moi avec un cœur humble et repentant. Va, tu es purifié de ton péché, mais ne pèche plus. Ne pèche plus".

 

            J'ai été horrifié d'entendre récemment un évangéliste connu dont je tairai le nom parler du sacrifice de Jésus à la Croix et dire : "Oh, dans le fond, ces souffrances physiques de Jésus à la Croix n'étaient pas si extraordinaires que cela. Parce que voyez, il y avait deux brigands à gauche et à droite, et ils ont été crucifiés comme Jésus. Alors qu'est-ce qu'ils ont eu de moins que lui, comme souffrances ? Mais il faut savoir, ajoutait-il (et là, j'étais encore plus horrifié), que Jésus a souffert bien plus parce qu'il est mort spirituellement". Et ça, c'est une horrible fausse doctrine qui nous vient une fois de plus des Etats-Unis et qui se répand chez nous, bien-aimés. C'est un évangéliste très connu ! Jésus n'est pas mort spirituellement, parce que celui qui est mort spirituellement, c'est le pécheur. Et Jésus ne s'est pas identifié au pécheur, il a été substitué au pécheur comme une victime sainte. Dire que Jésus est mort spirituellement, c'est dire qu'il est devenu pécheur. Est-ce que l'Esprit du Fils de Dieu, de Dieu le Fils, peut mourir spirituellement ? Vous vous rendez compte de cette énormité ? Jésus était sans péché et je crois qu'à cause de cela, ses souffrances physiques et morales sur la Croix ont dépassé infiniment tout ce qu'un homme a pu souffrir comme souffrances quelconques. Il était sans péché et il ne devait pas mourir physiquement parce que la mort est le salaire du péché. Vous avez réfléchi à cela ? Si Jésus n'était pas mort sur la Croix, il n'aurait jamais connu la mort physique, puisque la mort, c'est le salaire du péché.

 

            Donc, pour Jésus, voir ce péché du monde venir sur lui et voir la condamnation du péché tomber sur lui, la mort venir sur lui, la mort physique ; de voir son Esprit arraché comme cela de son corps physique sur la Croix après tant de souffrances, on ne peut pas imaginer ce que ça peut être, pour un corps physique qui ne devait pas connaître la mort physique, de passer par les souffrances de la Croix et par la mort ; et de savoir qu'il faisait cela par amour pour chacun de nous, lui qui ne devait pas connaître la mort. Il a souffert, le Seigneur ! Et la prière de mon cœur, c'est qu'il vous montre à chacun à quel point le Seigneur a souffert pour nous. Que jamais nous n'essayions de diminuer la grandeur des souffrances de Jésus. Il a souffert toute sa vie, d'avoir été rejeté. Il est venu vers les siens et ils l'ont rejeté. Il était venu leur apporter l'amour du Père et ils n'en ont pas voulu. Il était venu leur apporter la Parole pure de Dieu et ils l'ont abandonné. Il fallait qu'il en soit ainsi pour que vous et moi, ce soir, nous ayons la possibilité de nous tenir devant Dieu justifiés, sanctifiés. Il est mort pour moi à la Croix. Il a souffert une mort horrible et le troisième jour il est ressuscité. Et même sur la Croix, il n'a pas cessé d'être une victime très sainte. Lorsque l'agneau était mis à mort dans le temple de Jérusalem, il était mis à mort pour les péchés du peuple, mais c'était une offrande et une victime très sainte qui sanctifiait tous ceux qui la touchaient. Jésus sur la Croix est resté toujours la victime très sainte, agréable aux yeux de Dieu, même si un instant, la colère de Dieu est tombée sur lui à cause de notre péché et que la mort qu'il ne devait pas connaître est tombée sur lui à cause de toi et de moi. Et son amour ce soir nous appelle à vivre dans cette sainteté qu'il nous a donnée. Il nous la donne comme un don gratuit. Nous ne pouvons pas mériter cette sainteté qu'il nous donne, ce plein pardon, cette nouvelle nature, cet esprit nouveau dans lequel il écrit ses lois, nous ne pouvons pas l'imiter, le fabriquer. Il nous le donne comme un don gratuit et il nous dit : « Marchez par l'Esprit et vous n'accomplirez pas les œuvres de la chair ». Ayez toujours le regard fixé sur celui qui a tant fait pour nous, qui nous donne le vouloir et le faire, qui a tout prévu pour nous pour que nous puissions vivre dans la piété, dans la foi, dans la justice, dans la victoire sur tous nos ennemis. Comme il est dit dans Luc, au début, au chapitre premier, de nous permettre, après avoir vaincu tous nos ennemis, de vivre dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie. Il est possible de le faire en restant dans un esprit d'humilité, en ayant toujours les yeux fixés sur Jésus et sur sa Parole.

 

            Je connais une histoire vraie, elle est vraie, cette histoire. C'est l'histoire d'une fermière qui avait un jour recueilli un œuf d'aigle et elle l'avait donné à couver à une cane, au milieu des œufs de cane. Au bout de la période où la couvée était terminée, voilà les petits canetons qui sortent, et voilà l'aiglon qui sort aussi de son œuf. L'aiglon se mêle aux canetons, et il grandit avec eux. L'aiglon imitait parfaitement les petits canetons. Il allait chercher sa nourriture comme un caneton, il se comportait comme un caneton, il accompagnait les canetons autour de la cane, c'était vraiment une imitation de caneton, sauf que c'était un aiglon. Et il a grandi, les plumes ont poussé et vraiment, on voyait qu'il y avait une différence, quand même, entre l'aigle et les canards. Mais il continuait à se comporter en canard. Et un jour, un beau jour, un aigle est passé dans le ciel, en volant de ses grandes ailes. Et l'aiglon a relevé la tête et il a vu l'aigle. Alors, il a ouvert ses ailes, il s'est élancé dans les cieux. Et c'est fini, il a oublié qu'il était un caneton. Il est allé rejoindre, là-haut dans les cieux, son véritable espace et il s'est comporté en aigle. Mes bien-aimés frères et sœurs, nous ne devons plus nous comporter comme des canetons. Nous ne sommes plus du monde. Nous avons reçu une nouvelle nature. Nous sommes des fils et des filles du Dieu vivant, ne continuons pas à porter nos regards autour de nous sur ce qui se fait dans le monde, mais levons les yeux au ciel, regardons le Seigneur Jésus, lui, l'Aigle Royal et suivons son exemple. Il nous a donné la même nature que lui, encore dans un corps de chair qui doit mourir à cause du péché, mais qui un jour connaîtra lui aussi la résurrection glorieuse. Tant que je serai dans ce corps de chair, je gémirai dans cette tente. Mais, là, au-dedans, j'ai reçu une nouvelle nature qui me rend capable de marcher et de vivre comme lui a vécu et marché. Il nous est demandé de le faire. Est-ce que nous voulons nous lever, nous aussi, étendre nos ailes et commencer à nous élever ? Et vous voyez, si au moment où je dis ça, la dernière trompette retentit ? Et nous partons comme des aigles à la rencontre du Seigneur dans les airs, tous ceux qui du moins lui appartiennent. Et ce soir, je veux parler à certains qui peut-être parmi nous ne le connaissent pas comme Sauveur et Seigneur. Ne restez pas sous la colère de Dieu car le jour du jugement vient et le jour de la grâce finira. Tant que la grâce du Seigneur est là présente au milieu de nous, saisissez-la. Acceptez Jésus comme votre sauveur personnel, celui qui est mort à la Croix pour vous. Celui dont il est dit : « Voici l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde », qui enlève la condamnation, qui enlève le jugement, qui nous donne sa nature et qui nous rend capables de marcher comme lui a marché. Et c'est l'exhortation que j'adresse à ceux qui ne le connaissent pas, ne restez pas sous la colère de Dieu, bien-aimés, mais recevez la bénédiction du Seigneur. Et nous tous, enfants de Dieu, recevons ce soir sa paix, son plein pardon, sa bénédiction, la repentance qu'il veut nous donner. Marchons dans la droiture et dans la justice. Laissons l'amour puissant de Dieu venir sur nous et en nous, comme un fleuve de vie qui guérit, auquel on peut boire et qui va nous restaurer, nous rafraîchir. Jésus dit : "Venez, prenez gratuitement, tout est à vous. Servez-vous, j'ai tout accompli. Est-ce que nous voulons le faire ce soir ? Alléluia ! Merci, Père ! Amen ! "

 

 

La suite de cette série se trouve au début du message C58.




Source de Vie - Enseignements bibliques - Articles d'information - Lire la Bible