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mis le 15/12/2005
Que doit-on penser de C.S. Lewis,
auteur de la série «Narnia» ?
C.S. Lewis était-il réellement fidèle à
«la foi transmise aux saints une fois pour toutes»,
comme le pensent la majorité des chrétiens ?
Article de Source de Vie
Le 9 décembre 2005, aux USA, un nouveau film est sorti des studios Disney, sous le titre : "Narnia : The Lion, the Witch, and the Wardrobe". Ce film d'aventure fantastique, qui raconte notamment la lutte entre le lion Aslan et les forces des ténèbres, est une adaptation d'un roman de l'auteur britannique C. S. Lewis. En français, cette oeuvre est intitulée : "Le monde de Narnia : Le lion, la sorcière blanche, et l'armoire magique".
Durant le seul week-end des 10 et 11 décembre 2005, le film a rapporté 70 millions de dollars dans les salles nord américaines, soit 7 fois plus que le 4ème film de Harry Potter : "Harry Potter et la Coupe de Feu", pour ce même week-end. Le succès remporté auprès du public est tel que, d'après nouvelobs.com, "Le monde de Narnia" donne le coup d'envoi d'une série de films qui devraient permettre à Hollywood de bien finir 2005 (1).
A l'occasion du lancement du film "Narnia", les chrétiens des pays francophones sont invités à utiliser ce spectacle comme support d'évangélisation en mettant en avant la foi de l'auteur du roman, C.S. Lewis, et la symbolique des personnages (2).
Dans son numéro de décembre 2005, le mensuel réformé évangélique Nuance publie un article élogieux intitulé : "L'Evangile à l'écran : Pâques à Noël avec Narnia". Le bulletin de Radio Réveil (Paroles.ch de décembre 2005), fait également l'éloge de Lewis et du monde de Narnia et annonce deux émissions radiodiffusées sur ce thème. En novembre 2005, sept cents responsables d'églises de la région new-yorkaise ont assisté à une projection privée du film, pour "examiner le potentiel des 'Chroniques de Narnia' dans le domaine de l'évangélisation". De nombreuses églises voient dans ce film aussi bien que dans les romans de Lewis "un outil d'évangélisation" (3).
Lon Allison, directeur du Centre Billy Graham de l'Illinois a déclaré : "Nous croyons qu'au travers de ce film Dieu va annoncer l'Evangile de Jésus-Christ". Cette citation est tirée d'un bon article de Jim Meyers sur le film des studios Disney (4). La conclusion de cet article est que Disney veut vendre "Narnia" en éliminant aux maximum Jésus-Christ, tout en s'arrangeant pour que les chrétiens assument les frais de production du film.
Nous ne proposons pas ici une analyse du film, mais un éclairage sur C.S. Lewis et son œuvre écrite. Le réalisateur du film Andrew Adamson dit qu'il a fidèlement suivi le roman "L'armoire magique" ; mais que tout en retenant "la dimension de la rédemption et du sacrifice", il a "mis davantage l'accent sur la création que sur le Créateur, en insistant particulièrement sur la puissance dont les jeunes héros sont investis" (5).
A propos de l'auteur
Clive Staples Lewis est né à Belfast en Irlande en 1898, et il est décédé à Oxford en Angleterre en 1963. Relativement peu connu en France jusqu'à présent, il continue d'exercer par ses écrits une influence considérable dans le monde anglophone. Actuellement, ses ouvrages se vendent à raison de plus de deux millions d'exemplaires par an.
A Oxford et à Cambridge, certains se rappellent encore ses cours de littérature substantiels et brillants. On se souvient de sa cordialité, de son extrême générosité. On montre encore à Oxford le "pub" , où chaque semaine C. S. Lewis retrouvait autour d'une bière d'autres écrivains qui formaient son petit cercle d'intimes (6). Ce groupe d'écrivains qui se voulaient plus ou moins visionnaires s'appelait "The Inklings" (7). Les membres les plus éminents étaient J.R.R. Tolkien, l'auteur du "Seigneur des Anneaux" et le romancier Charles Williams, tous deux collègues et amis intimes de Lewis. Plusieurs des meilleurs amis de Lewis étaient des ésotéristes (8) : Charles Williams appartenait à une fraternité luciférienne, "The Golden Dawn" (9) ; le juriste Owen Barfield était anthroposophe (10). Quant à Tolkien, son attachement à l'ésotérisme n'est plus à démontrer (voir sur le site Source de Vie l'article A64 intitulé : Le Seigneur des Anneaux - Une fausse rédemption).
Lewis a écrit près de quarante ouvrages, traduits dans de nombreuses langues. Une vingtaine sont traduits en français. Lewis est souvent pris pour modèle, admiré pour son style limpide, vigoureux, et précis. Il a écrit des études littéraires, des poèmes, des romans pour adultes, des romans pour enfants (la célèbre série des sept Chroniques de Narnia), des ouvrages d'apologétique (11), et de très nombreux essais et articles (pour la liste de ses oeuvres voir la note 12). Il était membre de l'Eglise anglicane. Il est aujourd'hui très apprécié dans les milieux protestants et évangéliques, et aussi parmi les Catholiques et les Mormons (13).
Pourquoi Lewis plaît-il aux Evangéliques ?
En général les lecteurs évangéliques lui sont reconnaissants d'avoir pris position pour l'historicité du texte des Evangiles, y compris tout ce qui concerne la résurrection de Jésus-Christ (14). Dans le milieu très libéral d'Oxford (15), Lewis proclamait ouvertement, sans se laisser impressionner par les moqueries de certains collègues, que Jésus-Christ n'avait pas seulement une nature humaine, mais aussi une nature divine, et que les miracles relatés dans les Evangiles avaient réellement eu lieu. Il dénonçait avec force et clarté les philosophies subjectivistes et relativistes. Voyant venir le jour où la notion même d'objectivité serait remise en cause, Lewis s'est fait le champion du bon sens en matière de pédagogie dans The Abolition of Man (16). Les lecteurs de son essai The Funeral of a Great Myth (17) se souviennent de sa logique implacable qui met en pièces l'idée de "progrès inévitable de l'humanité". Ses ouvrages The Screwtape Letters (18) et Mere Christianity (19) contiennent incontestablement certains éléments bibliques. Les derniers chapitres de son autobiographie, Surpris par la joie, décrivent son passage de l'athéisme au théisme, et sa décision d'adhérer à l'anglicanisme.
A ce stade de notre examen, la question qui se pose est la suivante : Tout ce qui précède est-il suffisant pour prouver que Lewis était un chrétien né de nouveau ? Etait-il réellement un défenseur de "la foi transmise aux saints une fois pour toutes" (Jude 3) ?
Lewis, la Bible, et la question du salut éternel
Toutes les fois qu'il prend la défense de la religion chrétienne, Lewis appuie ses arguments sur des raisonnements logiques inattaquables, mais non sur la Parole de Dieu. Cependant la meilleure des argumentations logiques, même si elle emporte notre adhésion, est bien incapable de nous donner un cœur nouveau et de nous communiquer la vie de Dieu. Seul l'Esprit de Dieu peut accomplir cela en attestant de la véracité de la Parole écrite, et en nous communiquant la foi dans le Seigneur Jésus-Christ.
Tony Zakula, un chrétien américain, a écrit un excellent article sur Lewis dans lequel il souligne que Mere Christianity est essentiellement un brillant traité de morale sans réel contenu doctrinal. Il ajoute la remarque intéressante suivante : "Prouver par la logique l'existence de Dieu, cela n'a aucun sens pour le chrétien". Pour Tony Zakula "Dieu n'est pas une simple entité existante : Il est Quelqu'un, et la base de notre communion avec Lui n'est pas Son existence : nous Le connaissons, non pas par la logique, mais par la foi. Inutile de consacrer notre temps à des débats discutables : de toute façon, la Bible nous commande de les éviter. Inutile de nous attacher à ceux qui se livrent à ces débats, même quand ils remportent des succès... La question fondamentale, c'est la foi absolue en Jésus-Christ, et une relation personnelle avec Lui... Lewis apparaît comme le précurseur de la vague actuelle... qui fait mention de Christ, tout en accordant la prééminence à la question du comportement. Ces mouvements créent une unité fondée sur la croyance en un système de schémas comportementaux "chrétiens". Le but est d'attirer les gens dans de vastes groupes, de vastes églises qui renforcent ces schémas comportementaux "au nom de Christ", bien sûr... Ces mouvements font entrer les foules dans d'immenses groupes religieux faciles à contrôler. D'où les efforts des leaders actuels pour former de vastes organisations "chrétiennes" pluridénominationnelles, et pour établir des amitiés et des alliances avec ceux qui cherchent à ramener les chrétiens à l'Eglise de Rome" (20).
Pour Lewis, la Bible n'était pas la Parole infaillible de Dieu. Elle n'était pas pour lui l'autorité suprême. Il affirmait : "C'est Christ Lui-même, et non la Bible, qui est la véritable Parole de Dieu" (21). Nous posons la question : Mais quelle source fiable nous reste-t-il pour connaître Jésus-Christ, le Verbe vivant, en dehors de la Parole écrite ? Dans son ouvrage Reflections on the Psalms (Pensées sur les Psaumes), Lewis montre son incompréhension et son mépris de cette Parole en qualifiant certains Psaumes de "méprisables", "vils", "vulgaires", et "diaboliques" (22).
Le théologien américain John Robbins (23) dit qu'il a examiné toute l'œuvre écrite de C.S. Lewis en quête d'éléments affirmant la justification par la foi. Il n'a rien trouvé ! Il est clair que Lewis lui-même n'avait pas l'assurance d'aller au ciel à sa mort. Deux mois avant son décès, dans une lettre à une religieuse catholique, Sœur Pénélope, il a écrit : "Si vous mourez avant moi, et si les "visites aux détenus" sont permises, descendez donc me faire une petite visite au Purgatoire." (24). En effet, Lewis croyait au purgatoire et priait pour les morts. Dans son ouvrage posthume, Letters to Malcolm, intitulé en français Si Dieu écoutait (25) nous lisons : "Naturellement, je prie pour les morts. L'acte est si naturel et presque inévitable... Je ne sais comment mes autres prières subsisteraient si ma dévotion aux morts était interdite. Qu'adviendrait-il de mes rapports avec Dieu, s'il n'était plus possible de Lui parler des êtres qui me sont le plus chers ?" A la page suivante, il reprend : "Je crois au Purgatoire." Au sujet de 1 Corinthiens 15:29, il écrit à une correspondante : "Si nous pouvons être baptisés pour les morts, alors nous pouvons sûrement prier pour eux" (26).
Lewis ne croyait pas que le péché originel avait rendu la nature humaine entièrement incapable de faire le bien, entièrement dépravée. D'après lui, cette doctrine des Réformateurs pouvait "entraîner le chrétien à rendre un culte aux démons" (27). Il pensait même que dans certains cas, il pouvait exister une "anima naturaliter christiana" (âme naturellement chrétienne) selon l'expression de Tertullien, et que Psyche, l'héroïne d'un de ses romans, en était un exemple (28).
Cela revient à affirmer, contrairement à Romains 3:23, que tous n'ont pas péché et ne sont pas privés de la gloire de Dieu ! Dans Mere Christianity, Lewis écrit : "L'humanité est déjà 'sauvée' en principe. Nous, les individus, nous devons nous approprier ce salut." Comment se fait cette appropriation ? Par ce que Lewis appelle "une bonne contagion", en "nous ouvrant au seul Homme en qui elle [la vie nouvelle] était pleinement présente... En nous rapprochant de Lui, nous serons gagnés par cette 'bonne contagion'."
C'est ainsi que Lewis présente la question de notre salut éternel. Nulle part il n'affirme pour son propre compte que le Seigneur Jésus-Christ s'est fait notre Substitut en mourant à notre place, et en expiant nos péchés à notre place sur la Croix. Par ailleurs, Lewis ne fait aucune distinction entre justification et sanctification. Là, une fois de plus, il fait sienne la position catholique. Pour cet œcuméniste confirmé, en matière de salut, l'essentiel était "de ne pas nous mettre à nous disputer avec d'autres sous prétexte que leur formule diffère de la nôtre" (29).
Faut-il s'étonner de ce que les Catholiques et les Mormons tiennent Lewis en haute estime ? Faut-il s'étonner de ce que ses écrits occupent une large place dans le "Cours Alpha" ? (30).
Lewis et la prière
Lewis estimait que la plupart du temps, la prière liturgique, personnelle ou collective, était de beaucoup préférable à la prière spontanée, qu'il n'appréciait guère (31). Dans Si Dieu écoutait, il écrit : "En tout cas, soyons francs. La prière est ennuyeuse... Quand on l'a dite, on se sent comme soulagé et 'en vacances' pour le reste de la journée. Nous commençons à contrecœur et nous sommes ravis d'avoir fini" (32). De tels propos peuvent-ils être ceux d'un chrétien né de nouveau, d'un chrétien qui est entré dans une relation vivante et personnelle avec son Sauveur ?
Lewis interprétait selon la tradition catholique romaine le verset de Colossiens 1:24, "Je supplée dans ma chair à ce qui manque aux afflictions du Christ pour son corps qui est l'Eglise". Il écrit : "Je n'ai pas un seul mot à redire à cette doctrine... selon laquelle, lorsque nous acceptons volontairement nos souffrances pour le bénéfice des autres, et les offrons à Dieu en leur faveur, alors nos afflictions sont unies [à celles de Christ] et, en Lui, peuvent contribuer à leur rédemption, ou même à la rédemption d'autres âmes dont nous n'avons pas la moindre connaissance" (33).
Un des biographes de Lewis, Brian Sibley, nous fait savoir qu'il alla plus loin encore, alors que son épouse Joy souffrait du cancer et d'une décalcification grave. Il pria pour obtenir la "grâce" de prendre dans son propre corps le mal dont souffrait sa femme. Peu après, il se mit à souffrir de douleurs vives et de décalcification, et crut à un exaucement divin (34). On comprend bien la peine d'un homme devant les souffrances de sa femme, mais faut-il voir là un modèle de foi biblique ?
Lewis et l'œcuménisme
Lewis écrit également dans Mere Christianity, à la page 59 : "La vie de Christ nous est communiquée de trois façons : par le baptême, par ce que nous croyons, et par cet acte mystérieux auquel les chrétiens donnent des noms différents : la Sainte Communion, la Messe, ou encore la Sainte Cène." Nous n'aborderons pas ici la question du sacramentalisme chez Lewis ; remarquons seulement qu'il amalgame la Sainte Cène (au cours de laquelle nous rappelons avec reconnaissance le sacrifice salvateur de Jésus-Christ), et la Messe, qui pour le Catholique est un sacrifice propitiatoire de même nature que celui de Jésus au Calvaire, mais présenté à Dieu par le prêtre et les fidèles (35). Selon Lewis, il ne convient pas de s'arrêter sur de telles divergences. Comme pour la doctrine du salut, il ne voit là de problème que dans la mesure où on soulève des controverses entraînant des divisions (36).
Lewis et la tradition pagano-occulte
Dès son enfance Lewis eut des contacts avec l'occultisme. Il avait treize ans quand son père l'envoya dans un pensionnat anglais, pensionnat qu'il appelle "Chartres" dans son autobiographie. Là, l'infirmière des élèves l'initia à la théosophie, au spiritisme, et à ce qu'il appelle "toute la tradition occulte anglo-américaine". "Elle ne se doutait pas, écrit Lewis, qu'en faisant cela elle avait apporté, pour ainsi dire, une chandelle allumée dans un local bourré d'explosifs... Cela m'a communiqué un penchant qui, depuis lors, m'a causé de temps en temps bien des difficultés : une soif de surnaturel, bref, une passion pour les choses occultes... C'est une convoitise spirituelle, et quand elle est présente, elle donne, autant que la convoitise physique, l'impression que tout le reste de l'existence est insipide" (37).
D'une sensibilité extrême, le jeune Lewis aimait passionnément les mythologies celtiques, nordiques et gréco-latines. La beauté de la nature, de la littérature, des mythes, ou de la musique, lui procurait parfois des instants d'extase, où il se sentait comme transpercé : il appelle cela "the stab of Joy" (Le coup de poignard de la Joie). Il était épris des opéras de Wagner, comme en témoignent plusieurs chapitres de son autobiographie Surprised by Joy (Surpris par la Joie).
Vers l'âge de trente ans, Lewis adhéra à l'anglicanisme, mais son cœur resta fermement attaché aux mythes et aux divinités païennes, et à une vision païenne du monde. Dans L'Abolition de l'Homme, il ne cache pas son attirance pour le taoïsme. En surface, il y a quelques différences entre le monde de Lewis et celui de Tolkien. Mais en profondeur, leurs mondes respectifs sont de même nature, c'est-à-dire aussi païens l'un que l'autre. Tolkien et Lewis croyaient tous deux que l'imagination naturelle de l'homme, nourrie de mythes, permet de connaître les réalités de Dieu, et que c'est rendre un service spirituel à l'humanité que de créer de nouveaux mythes (38).
Dans une lettre à un ami d'enfance, Lewis écrit : "Dyson et Tolkien remarquèrent que si dans un conte Païen, je rencontrais la notion de sacrifice, cela ne me gênait aucunement (pour montrer son respect pour le paganisme, Lewis mettait une majuscule à "Païen" et à "Paganisme"). Là où un dieu s'offrait en sacrifice à lui-même, cela me plaisait beaucoup et me procurait une mystérieuse émotion ; l'idée du dieu qui mourait puis revenait à la vie (par exemple Baldur, Adonis ou Bacchus) me touchait, pourvu que ce soit dans un autre contexte que celui des Evangiles... Or l'histoire du Christ constitue simplement un mythe véridique, un mythe qui produit sur nous le même effet que les autres, mais à une importante différence près : il s'agit d'événements qui ont réellement eu lieu. Il faut se contenter d'accepter ce mythe de la même manière, en se rappelant que c'est le mythe de Dieu, alors que les autres sont les mythes des hommes. Je veux dire par là que dans les contes Païens, Dieu s'exprime au travers des esprits des poètes, et se sert des images qu'Il y trouve... Je suis sûr, à présent, qu'en un sens il faut aborder l'histoire chrétienne de la même manière que j'aborde les autres mythes" (39).
A son retour d'un voyage en Grèce en avril 1960, Lewis a écrit à son ami Chad Walsh qu'en visitant l'Attique avec son épouse Joy, ils avaient eu du mal autant l'un que l'autre "à ne pas revenir au Paganisme". Il écrit : "A Daphni ce fut dur de nous abstenir de prier Apollon le Thérapeute. Nous avions même le sentiment que si nous l'avions fait, cela n'aurait pas été une faute grave – nous aurions simplement invoqué le Christ sub specie Apollinis [sous les apparences d'Apollon]" (40). Selon Lewis, Apollon et le Seigneur Jésus-Christ ne feraient donc qu'un ! On pourrait écarter l'avertissement de l'Apôtre Paul qui dit de la part du Seigneur : "Mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie." Il n'y aurait aucun mal à "boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons", à "avoir part à la table du Seigneur et à la table des démons" (1 Corinthiens 10:14 à 21) !
Cette même confusion spirituelle se retrouve dans The Problem of Pain (Le Problème de la Souffrance). Lewis écrit : "J'ai le plus profond respect pour les mythes Païens eux-mêmes, et à plus forte raison encore pour les mythes dans l'Ecriture Sainte" (41).
Narnia et sa mythologie
Les Chroniques de Narnia sont un monde magique, un monde imaginaire, peuplé de créatures mythiques. Quelques-unes sont méchantes et sont censées représenter le Malin, mais la plupart sont présentées de façon à les rendre fort sympathiques. On y rencontre souvent des animaux doués de la parole. Tous ces êtres pleins de charme, d'humour et de fantaisie deviennent les meilleurs amis des jeunes héros : faunes, centaures, ménades et autres créatures mythiques sont dépeints comme des compagnons délicieusement attirants (42).
Un érudit du calibre de Lewis savait fort bien ce qu'étaient les ménades, ces "prostituées sacrées", ainsi que leurs rituels d'origine babylonienne baignant dans les orgies. Il connaissait aussi les textes bibliques : Dieu tient ces rituels pour une abomination et les dénonce dans le chapitre 8 du Livre d'Ezéchiel. Les ébats des ménades n'en deviennent pas moins, sous la plume de Lewis, des fêtes et des danses éblouissantes de beauté... et à ce qu'il semble, de pureté ! Les jeunes lecteurs ne peuvent que subir la séduction des mythes païens, et absorber sans y prendre garde une des idées-clés de l'auteur : mythologies et religions païennes seraient une "pédagogie divine", une préparation à la foi chrétienne. Selon l'expression employée par Lewis lui-même, les "Chroniques de Narnia" permettent à l'enfant de recevoir "un pré-baptême de l'imagination" (43).
Dans "L'armoire magique", le majestueux et puissant lion Aslan peut être pris, à première vue, pour une figure allégorique du Christ. Dans Apocalypse 5:5, Jésus-Christ porte le titre de "lion de la tribu de Juda". Mais la Parole de Dieu nous autorise-t-elle pour autant à nous faire une représentation de Lui sous la forme d'un lion ? Elle nous dit aussi dans Deutéronome 4:15-16 : "Puisque vous n'avez vu aucune figure le jour où l'Eternel vous parla du milieu du feu à Horeb, prenez bien garde à vos âmes, de peur que vous ne vous corrompiez et que vous ne fassiez une image taillée, une représentation de quelque effigie sur le modèle d'un homme ou d'une femme, sur le modèle de quelque bête qui soit sur la terre". Nous lisons aussi dans Romains 1:23-24 : "Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. C'est pourquoi Dieu les a livrés à l'impureté, selon les convoitises de leurs cœurs...".
Après avoir négocié avec la Sorcière Blanche, Aslan se laisse mettre à mort pour sauver un jeune traître puis il revient à la vie. Dans Le fauteuil d'argent on voit Aslan ressusciter le vieux roi Caspian au moyen d'une goutte de son propre sang (44). Lewis lui-même voyait dans son lion une figure de Christ : il le précise dans sa lettre du 24 décembre 1959 à une jeune écolière, Sophia Storr (45).
Fait significatif, Lewis était "absolument opposé" à ce que l'on fasse une adaptation cinématographique ou télévisuelle de ses "Chroniques de Narnia", ou une pièce de théâtre. Il voyait là un danger de blasphème (46).
Ces pages pleines de charme, au sens le plus fort et le plus pernicieux du mot, communiquent aux jeunes lecteurs une spiritualité anti-biblique. L'enfant apprend que les jeunes héros auxquels il s'identifie vont vaincre le mal du simple fait qu'ils sont fils et filles d'Adam, et sont solidaires, courageux, pleins d'intentions bonnes. Un castor doué de la parole, (et étonnamment versé dans les théories occultes sur Adam et son "épouse" Lilith) rappelle une ancienne prophétie, selon laquelle le règne de la Sorcière Blanche prendra fin quand quatre fils et filles d'Adam et Eve viendront aider Aslan à libérer Narnia. En effet, pour que Narnia soit sauvé, son dieu Aslan a besoin du secours de la postérité d'Adam.
Le rôle "salvateur" des fils et filles d'Adam est aussi un thème fondamental des romans pour adultes de Lewis. Le professeur Ransom, sur Mars (dans Le silence de la Terre), sur Vénus (dans Voyage à Vénus), ou sur terre (dans Cette hideuse puissance) est l'homme héroïque et "providentiel" qui vient à bout des sinistres projets des puissances des ténèbres. Un lecteur naïf risque de gober cette "théologie" s'il n'est pas fermement enraciné dans la Bible, qui proclame que Jésus-Christ seulement "a dépouillé les principautés et les pouvoirs, et les a publiquement livrés en spectacle, en triomphant d'eux par la croix" (Colossiens 2:15). La "théologie" des romans de Lewis n'est pas biblique, mais elle est parfaitement théosophique (est théosophique ce qui permet l'union avec le divin par l'illumination réservée aux seuls initiés).
Un adepte du "Nouvel Age" ne peut qu'être ravi : il n'est pas fait la moindre mention de la nécessité de se reconnaître pécheur, de se repentir, de naître de nouveau, ou de croire en un Sauveur qui donne Sa vie sur la Croix pour nous ! La solution à tous les maux réside dans l'homme et dans sa bonne volonté. Les enfants apprennent que le grand lion est le détenteur d'une "bonne" magie, plus puissante que celle de la satanique sorcière blanche. "La Sorcière connaissait les profondeurs de la Magie, dit Aslan, mais il existe une Magie plus profonde encore qu'elle ne connaissait pas."
Sachant que le "représentant du Seigneur" a négocié avec la Sorcière blanche, l'enfant pourrait fort bien en conclure que Jésus-Christ doit avoir négocié avec Satan avant de mourir sur la Croix, et qu'il est donc permis de dialoguer avec les esprits des ténèbres.
Il est extrêmement grave, aussi, d'enseigner à nos enfants que la bonne volonté suffit à nous rendre vainqueurs des puissances mauvaises, et qu'il existe une "bonne" magie. N'est-ce pas ouvrir la porte au pire des blasphèmes que de les amener à associer la magie ("blanche" ou non), à un personnage censé représenter le Seigneur Jésus-Christ ? L'enfant, dont l'esprit est encore malléable et impressionnable, retiendra d'autant mieux ces doctrines de démons que son affectivité est engagée dans ces contes séduisants. Il assimilera ces doctrines sans s'en apercevoir, et comme le dit Berit Kjos (47), elles tordront sa compréhension de l'Evangile. Le film des Studios Disney procure un sentiment d'euphorie, dit-elle, et il règne une sorte de consensus général pour préserver cette euphorie. On cherche donc à faire taire toute voix discordante.
Douglas Gresham, un des deux fils de l'épouse de C.S. Lewis, est actuellement pasteur en Irlande. Il avait une dizaine d'années lorsque sa mère est morte. Lui et son frère furent traités par Lewis comme ses propres fils. Douglas Gresham a récemment déclaré au sujet du film Narnia : "Des églises en Grande-Bretagne et en Amérique font la promotion de ce film en le qualifiant de chrétien, mais il ne l'est pas... Les Chroniques de Narnia ne sont pas des romans chrétiens" (48).
Dans sa lettre à la jeune Sophia Storr, Lewis explique que le singe Tash, l'un des personnages de La dernière bataille, représente l'Antichrist, et que les dernières pages de ce livre évoquent la fin du monde et le Jugement Dernier. On assiste alors au retour d'Aslan, c'est-à-dire à la représentation symbolique du retour de Jésus-Christ. Arrêtons-nous un instant sur les propos du narrateur qui se retrouve en présence du grand lion (49) :
"Je tombai alors à terre devant lui, et je pensai : 'L'heure de ma mort est arrivée, car ce Lion, qui est digne de tous les honneurs, saura que pendant ma vie entière, ce n'est pas lui que j'ai servi, mais Tash...' Mais alors ce Lion Glorieux, abaissant sa tête d'or, me toucha le front de sa langue et dit : 'Sois le bienvenu, mon fils'. 'Hélas, Seigneur, lui répondis-je, je ne suis pas ton fils, mais le serviteur de Tash.' 'Mon enfant, reprit-il, tout ce que tu as fait pour Tash, je considère que c'est pour moi que tu l'as fait.' Désirant de tout mon cœur obtenir la sagesse et l'intelligence, je parvins à surmonter ma crainte et j'interrogeai le Lion Glorieux : 'Seigneur, est-il vrai, comme l'a dit le Singe, que Tash et toi, vous êtes un ?' Le Lion poussa alors un rugissement tel que la terre en trembla ; mais sa colère n'était pas dirigée contre moi. 'C'est faux, dit-il. Lui et moi, nous ne sommes pas un ; mais parce que nous sommes opposés l'un à l'autre, je prends pour moi ce que tu as fait pour lui. Lui et moi sommes si différents l'un de l'autre que moi, je ne peux pas recevoir le moindre service vil ; lui ne peut recevoir que des services vils. Si donc un homme prête serment au nom de Tash, et s'il respecte son serment pour l'amour du serment, en fait c'est par moi qu'il a prêté serment à son insu, et c'est moi qui le récompenserai. Si un homme commet un acte de cruauté en mon nom, même s'il confesse le nom d'Aslan, c'est Tash qu'il sert, et c'est Tash qui agrée son acte. Comprends-tu cela, mon enfant ?' Je répondis : 'Seigneur, c'est toi qui sais dans quelle mesure je comprends.' J'ajoutai, car la vérité m'y obligeait : 'Pourtant toute ma vie, j'ai cherché Tash.' 'Mon bien-aimé, répliqua le Lion Glorieux, si ce n'était pas moi que tu avais désiré, tu n'aurais pas cherché si longuement, si véritablement. Car chacun trouve ce qu'il cherche vraiment."
Le langage paraît biblique, mais il véhicule une doctrine de démons. L'enfant retiendra de ce passage que si on sert le diable en toute sincérité, en fait on sert Dieu sans le savoir, et finalement on sera accepté par Dieu. Y a-t-il duperie plus cruelle que l'annonce d'un salut trompeur ? A ce sujet, Tony Zakula écrit : "De toute évidence, elle [l'histoire de Narnia] communique un message de salut, mais est-ce le message de Jésus-Christ ? Bien sûr que non. C'est le message de "salut" d'un personnage occulte, d'un lion "Nouvel Age." Tony Zakula mentionne plusieurs cas d'enfants qui se sont mis à faire des cauchemars immédiatement après avoir vu le dessin animé "Le Lion et la Sorcière Blanche". Une version française de ce dessin animé a été diffusée par TF1 en 1987.
Vers le syncrétisme
Dans Mere Christianity, nous lisons à la page 173 : "Le monde ne contient pas seulement des gens qui sont chrétiens à 100%, et d'autres qui sont non chrétiens à 100%... Certains n'acceptent pas toute la doctrine chrétienne concernant Christ, mais sont si fortement attirés vers lui, qu'ils Lui appartiennent, en fait, de manière bien plus profonde qu'ils ne le comprennent. Dans d'autres religions, il y a des gens que l'influence secrète de Dieu conduit à se concentrer sur les points qui, dans leur religion, sont en accord avec le christianisme. Ainsi ils appartiennent à Christ sans le savoir. Par exemple, un Bouddhiste de bonne volonté sera conduit à se centrer de plus en plus sur la doctrine bouddhiste de la compassion : il laissera à l'arrière-plan (peut-être en y croyant encore) d'autres aspects du bouddhisme. Il se peut que bien avant la naissance du Christ beaucoup de bons Païens se soient trouvés dans cette situation."
On reçoit exactement le même message quand on lit la Déclaration adressée par le Pape Benoît XVI le 30 novembre 2005 à 23.000 pèlerins rassemblés sur la Place St. Pierre. Benoît XVI leur présentait un commentaire d'Augustin d'Hippone sur le Psaume 136 : "St. Augustin sait que parmi les Babyloniens, il y en a qui se sont engagés au service de la paix et du bien commun, quoiqu'ils ne partagent pas la foi biblique et ne connaissent pas l'espérance de la Cité Eternelle à laquelle nous aspirons... Ils ont une étincelle de désir pour une rédemption authentique, transcendante et plus grande que tout... Animés de cette foi en des réalités inconnues, ils sont en fait sur le chemin de l'authentique Jérusalem, le chemin de Christ. Dieu ne permettra pas qu'ils périssent en même temps que Babylone, car il les a prédestinés à être citoyens de la Nouvelle Jérusalem, à condition que tout en vivant à Babylone, ils ne cultivent pas l'orgueil, les fastes surannés, et l'arrogance" (50).
Le Seigneur Jésus-Christ, Lui, nous dit : "Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu." (Jean 3:3).
Conclusion
A plusieurs reprises dans Sa Parole, Dieu nous commande de ne pas nous attacher à des mythes. Le mot qu'on traduit couramment par "fables" dans le Nouveau Testament se dit en effet "muthos" dans l'original grec, et signifie "fiction", "mensonge", "récit mythique", ou "légende". "Demeure à Ephèse, écrit Paul à Timothée, afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d'autres doctrines et de ne pas s'attacher à des fables" [muthoïs] (1 Timothée 1:4). "Il viendra un temps où... ils détourneront leurs oreilles de la vérité pour se tourner vers les fables" [muthous] (2 Timothée 4:4). "Reprends-les sévèrement, afin qu'ils aient une foi saine, et qu'ils ne s'attachent pas à des fables" [muthoïs] (Tite 1 : 14). Qu'allons-nous faire de ces paroles de Dieu ?
On nous dit parfois, en citant 1 Thessaloniciens 5:21 hors du contexte : "Laissez donc vos enfants lire tel ou tel livre, emmenez-les voir tel ou tel spectacle, puis discutez-en avec eux, et "retenez ce qui est bon !" On oublie que Dieu nous dit aussi : "Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ?" (1 Corinthiens 5:6). Comment, dans une pâte qui fermente, séparerons-nous le levain de la bonne farine ? Dans une assiettée de mort-aux-rats (qui ne contient sans doute qu'un pour cent de strychnine), comment séparerons-nous le poison mortel du bon grain ?
Existe-t-il une bonne magie aux yeux de Dieu ? Dieu dit dans Sa Parole, en Deutéronome 18:10 à 12 : "Qu'on ne trouve chez toi... personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes où à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l'Eternel". Alors, que ferons-nous de la Parole de Dieu ? Est-elle périmée ? Nous est-il permis de prendre plaisir à la magie, même en pensée ?
Qu'est-ce qui est le plus dangereux, exalter la magie en tant que telle, comme dans les romans et les films de la série "Harry Potter", ou exalter les mythes en présentant ces éléments comme "un pré-baptême de l'imagination", un support pour une évangélisation, ou tout au moins pour une pré-évangélisation ?
Parents chrétiens, nous avons parlé de C.S. Lewis, nous avons parlé de la série Narnia, et nous vous mettons en garde : avant de donner un livre, ou de montrer un film, un dessin animé, à vos enfants, demandez au Seigneur si vos enfants vont se faire du bien en lisant ou regardant ces choses, ou s'ils vont être influencés par un autre esprit, un esprit méchant, qui ne veut rien d'autre que leur destruction.
Que chacun et chacune d'entre nous considère avec soin ces questions à la lumière de la Parole de Dieu, car un jour nous nous tiendrons devant le Seigneur, et nous devrons Lui rendre compte de tout ce que nous aurons dit et fait.
Notes :
1. http://permanent.nouvelobs.com/cgi/mail/qobs_test?rub=culture&cle=20051211.FAP2284&date=2005.1212
2. "Narnia, un voyage qui change la vie",
http://www.awakeministries.net/?topage=14&page=narnia
3. Consulter à ce sujet les articles (en anglais) du "Stamford Advocate" du 6/12/05, à l'adresse :
http://www.sermonaudio.com/new_details.asp?printer=true&ID=20557
et du "San Diego Union Tribune" :
http://www.signonsandiego.com/news/features/20051013-9999-1c13narnia.html#
4. Citation tirée d'un bon article de Jim Meyers, de NewsMax, article intitulé : "Disney's 'Narnia' : Christ Need Not Apply" (Christ n'a pas besoin de solliciter quoi que ce soit).
http://www.newsmax.com/archives/articles/2005/12/8/204407.shtml
Nous recommandons la lecture de cet article, pour ceux qui lisent l'anglais.
5. Voir à ce sujet l'article en anglais : "Absolutely Thrilling" (absolument passionnant) à l'adresse:
http://www.assistnews.net/Stories/s05110091.htm
6. Un "pub", prononcer peub, mot d'origine anglo-saxonne, est un lieu de rencontre populaire en Grande Bretagne et en Irlande, où on peut discuter librement tout en buvant ou en mangeant.
7. Ce terme implique un jeu de mots sur "ink" (encre) et "inkling" (intuition un peu floue) : il s'agit donc d'écrivains qui se veulent plus ou moins visionnaires. Voir à ce sujet l'article de Dale Nelson (en anglais) à l'adresse :
http://www.crossroad.to/Quotes/spirituality/tolkien-lewis.htm
8. On appelle ésotérisme une doctrine selon laquelle certaines connaissances ne peuvent être communiquées qu'à des initiés)
9. Pour des renseignements de première main sur "The Golden Dawn" (L'Aurore d'Or) voir l'adresse :
http://d.webring.com/hub?ring=goldendawn
10. L'anthroposophie est un courant de l'ésotérisme dit chrétien, mouvement qui fut fondé par le philosophe allemand Rudolf Steiner (1861-1925).
11. L'apologétique est une discipline de la théologie qui a pour objectif de défendre la religion chrétienne contre ceux qui l'attaquent.
12. Pour une liste des ouvrages de Lewis disponibles en français et en anglais, se reporter à l'adresse :
http://www.samizdat.qc.ca/vc/biog/Lewisbio.htm
13. Sur Lewis et les Mormons, voir l'article de David Cloud à l'adresse
http://www.wayoflife.org/fbns/cslewis.htm
14. Sur les prises de position de Lewis contre la théologie libérale et la méthode historico-critique, voir en particulier C.S. Lewis, Fernseed and Elephants (Graines de Fougères et Eléphants), Ed.Collins Fount Paperbacks, 1975, pages 104 et suivantes.
15. Le libéralisme théologique désigne plusieurs courants de pensée religieux s'efforçant d'exploiter librement les traditions religieuses ; on doit l'opposer au fondamentalisme.
16. C.S. Lewis, The Abolition of Man (L'Abolition de l'Homme), Ed. Fount, Harper Collins, 1978.
17. C.S. Lewis, Christian Reflections (Pensées Chrétiennes), page 110 The Funeral of a Great Myth (L'Enterrement d'un Grand Mythe), Ed. Collins Fount Paperbacks, 1988.
18. C.S. Lewis, The Screwtape Letters (Tactique du diable) Ed. Collins, Fontana books, 1955
19. C.S. Lewis, Mere Christianity (Littéralement : Le Christianisme pur et simple), Collins Fontana Books, 1958 (traduction adaptée pour les lecteurs protestants francophones sous le titre : Les fondements du Christianisme, Ligue pour la Lecture de la Bible, 1979)
20. Tony Zakula : C.S. Lewis - Who He Was and What He Wrote, (C.S. Lewis - L'Homme et ses Ecrits) pages 2 et 3.
http://www.keepersofthefaith.com/BookReviews/BookReviewDisplay.asp?key=4&pr.
Nous recommandons vivement cet article à ceux qui lisent l'anglais.
21. C.S. Lewis, Letters (Lettres), Ed. Collins Fount Paperbacks, 1988, page 428, Lettre à Mrs. Ashton du 8 novembre 1952. Dans cet article, tous les extraits de la correspondance de C.S. Lewis sont tirés de cette même édition.
22. C.S. Lewis, Reflections on the Psalms (Pensées sur les Psaumes) Ed. Fount, Harper Collins 1977, pages 24 et 27.
23. The Trinity Review, John W. Robbins, novembre-décembre 2003 : Did C.S. Lewis Go to Heaven ? (C.S. Lewis est-il allé au ciel ?) http://www.trinityfoundation.org/
24. C.S. Lewis, Letters, To Sister Penelope C.S.M.V., page 509.
25. C.S. Lewis, Si Dieu écoutait... Lettres à Malcolm sur la prière, Delachaux et Niestlé, Neuchâtel, Suisse, 1970 page 138.
26. C.S. Lewis, Letters, Lettre à Mrs. Arnold, page 499.
27. C.S. Lewis, The Problem of Pain (Le Problème de la Souffrance), Collins Fontana Books, 1957, page 25.
28. C.S. Lewis, Letters, Lettre au Professeur Kilby du 10 février 1957, page 462. Lewis fait allusion à l'héroïne Psyche, dans son roman Till We Have Faces, A Myth Retold (Littéralement : En attendant d'avoir un visage, un mythe raconté de nouveau) . Collins Fount Paperbacks, 1987.
29. C.S. Lewis, Mere Christianity, page 153.
30. Voir sur le Site "Parole de Vie" l'article Le Cours Alpha
http://paroledevie.org/maj_hit_article.php?id=A042&url=base/articles/html/A42.le_cours_alpha.htm
31. C.S. Lewis, Letters, Lettre à Mrs.Arnold, du 1er avril 1952, page 420.
32. Si Dieu écoutait, page 144.
33. C.S. Lewis, Letters, Lettre à Mrs. Arnold du 12 septembre 1951, page 412.
34. Brian Sibley, Shadowlands (Terre des Ombres), Hodder & Stoughton 1985, page 125.
35. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Ed. Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998, §§ 1365, 1366, et 1367.
36. C.S. Lewis, The Screwtape Letters, page 84.
37. C.S. Lewis, Surprised by Joy, Collins Fontana Books 1974, pages 52-53
38. Voir sur le site "Source de Vie" l'article d'information :
http://www.sourcedevie.com/html/A064-seigneur-anneaux-tolkien-seigneurdesanneaux.htm
39. C.S. Lewis, Letters, Lettre à Arthur Greeves du 18 octobre 1931, page 288.
40. C.S. Lewis, Letters, Lettre à Chad Walsh du 23 mai 1960, page 488
41. C.S. Lewis, The Problem of Pain, page 59.
42. Les Ménades étaient des prostituées dites sacrées, qui participaient au culte orgiaque rendu à Dionysos (appelé Tammouz à Babylone et dans la Bible, et Bacchus chez les Romains. Dieu dénonce les abominations de ces rituels dans le chapitre 8 du Livre d'Ezéchiel).
43. Voir l'article à l'adresse :
44. C.S. Lewis, The Silver Chair (Le fauteuil d'argent), Ed. Fontana Lions 1980, p. 202.
45. C.S. Lewis, Letters, Lettre à Sophia Storr du 24 décembre 1959, page 486.
46. Consulter à ce sujet l'article : http://news.bbc.co.uk/1/hi/entertainment/4481756.stm
47. Sur Berit Kjos, voir l'adresse http://www.worthyinsights.com/features/beritkjos.html
48. Berit Kjos, Narnia, Dialectic Synthesis : Myth + Truth = Deception (Narnia; Synthèse dialectique : Mythe + Vérité = Séduction) Cet article en trois parties peut être consulté en anglais à l'adresse :
http://www.crossroad.to/articles2/05/narnia.htm
49. C.S. Lewis, The Last Battle, (La dernière bataille) Ed. Lions, 1987, page 154
50. Télévision Catholique Zenit, http://www.zenit.org/english/visualizza.phtml?sid=80888
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