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Article d'information - A66 |
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Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes
Témoignage de Nino Tirelli
Oui, Marie est bel et bien idolâtrée. On fait d'elle la toute-puissante, la maîtresse du ciel et de la terre. Selon l'enseignement de Rome, toutes les grâces sont dispensées uniquement par la main de Marie; et tous ceux qui sont sauvés ne le sont que par le moyen de cette "divine Mère".
On enseigne aussi que Marie fut conçue sans péché, qu'elle est née sainte et immaculée, et qu'elle est montée au ciel; qu'elle est l'égale du Christ incarné, et Lui est même à certains égards supérieure, étant Sa mère.
Tous ces enseignements sont faux et blasphématoires: ils contredisent la Parole de Dieu. Pour ce qui est du culte rendu à Marie, j'ai analysé et examiné les titres dont on la pare, les hauts lieux où des sanctuaires lui sont consacrés, les prétendues apparitions, les dogmes la concernant. Je n'ai trouvé qu'idolâtrie, légendes, paganisme, et superstitions au superlatif. Quel contraste avec la simplicité de l'Evangile! Et surtout, quelle contrefaçon de la vérité! Le silence absolu de l'Ecriture Sainte quant à la "toute-puissance' de Marie, quant à un rôle prépondérant qui serait sien au ciel comme sur terre est preuve suffisante qu'un Seul est adorable, qu'un Seul est intercesseur, qu'un Seul est Sauveur: Celui que Dieu dans son grand amour a donné au monde pour son salut, notre Seigneur Jésus-Christ.
Les indulgences
Un autre enseignement romain qui s'oppose à l'Ecriture Sainte concerne "les indulgences", c'est-à-dire (selon la théorie catholique) la rémission partielle ou totale de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnés quant à la faute. L'Eglise romaine prétend avoir reçu de Jésus-Christ le pouvoir d'appliquer à son gré les satisfactions surabondantes (c'est-à-dire les mérites) de Jésus-Christ, de Marie et des saints, qui formeraient ce qu'elle appelle "le trésor des indulgences".
En 1552, le Concile de Trente en a fait un "dogme de foi". Tous ceux qui nient l'existence de ce pouvoir dans l'Eglise catholique, ou déclarent inutiles les indulgences, sont frappés d'anathème, c'est-à-dire maudits. La pomme de discorde réside dans le fait que l'Eglise catholique admet une peine temporelle (au purgatoire) ou éternelle (en enfer) après la mort, selon que le péché est véniel ou mortel - mais l'Evangile ne connaît pas cette distinction-là. L'Eglise catholique enseigne bien que le sang de Jésus nous lave de la faute et de la peine éternelle, mais qu'en vertu du pouvoir des clefs remises à l'Eglise, celle-ci a aussi son mot à dire, et qu'il existe pour elle une peine temporelle qui doit être satisfaite par le fidèle sur terre ou au purgatoire. En affirmant cela, l'Eglise romaine se place au-dessus de Dieu.
L'Ecriture nous dit clairement que "le salaire du péché, c'est la mort" (Romains 6:23). Il n'y a donc pas à distinguer entre "péché mortel" et "péché véniel". Mais l'Ecriture affirme aussi que "si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1:7,9). En outre, l'Apôtre Paul nous assure qu'il n'y a maintenant "aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ" (Romains 8:1). Cela ne nous empêche pas, éventuellement, d'avoir à subir les conséquences de nos péchés dans notre vie de tous les jours.
Que faire donc des indulgences? Si l'Eglise romaine se vante de détenir ce pouvoir, tant en faveur des vivants que des morts, pourquoi ne l'emploie-t-elle pas pour libérer d'un coup toutes les âmes qu'elle envoie au purgatoire pour y expier leur peine temporelle? L'enseignement de la Bible exclut l'existence d'un "trésor des indulgences" dans lequel l'Eglise pourrait puiser à discrétion. Christ, et Lui seul, est l'unique victime propitiatoire et expiatoire pour le pardon de nos péchés (1 Jean 2:2 et 4:10). Il appartient à Dieu seul de pardonner les péchés: même les Pharisiens du temps de Jésus reconnaissaient cela, Dieu étant le premier à être offensé quand l'homme pèche.
Cependant le chrétien, lui aussi, est exhorté à pardonner quand on lui fait du tort. Jésus nous a appris à prier: "Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés" (Luc 11:4). Ces deux actes, le pardon de Dieu et celui du chrétien, sont absolument gratuits; mais l'Eglise romaine, par les indulgences, a transformé la rémission des péchés en une affaire très lucrative qu'on ne peut qualifier que de "simonie".
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| - Dernière mise à jour le 20/08/2008 - |