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Article d'information - A63 |
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Des liens de l'esclavage à la liberté
Témoignage de Théophile Amougou
Le Seigneur m'accorda un asile spirituel dans une famille d'enfants de Dieu, ainsi je séjournai dans la famille du Pasteur Youssouf pendant près d'un an. Youssouf était originaire de Garoua, en pays Foulbe, dans le Nord Cameroun. Il est fils d'Imam, et sa conversion a soulevé beaucoup d'hostilités dans sa famille. Dans le Nord, sa tête est mise à prix en milieu musulman. Lui-même a travaillé dans la diplomatie et il est souvent à l'étranger. Je bénéficiai, dans cette maison, des enseignements relatifs à l'église et de la vie en communauté familiale, qui reste la cellule de base de l'humanité selon le plan divin. En effet, ces riches enseignements et expériences m'ont utilement préparé pour une grande étape dans ma marche avec Jésus-Christ : le mariage.
Le mariage entre l'homme et la femme reste la première institution que Dieu a établie dans ce monde. Les hommes ont toujours cherché à changer l'ordre divin du mariage. L'humanité tout entière est peuplée par d'autres pratiques qui vont à l'encontre de cet ordre : fornications, concubinages, adultères, incestes, pédophilie, homosexualité entre hommes, entre femmes, etc.
Le Seigneur m'a délivré de toutes ces formes de convoitises sexuelles honteuses et abominables que je pratiquais avant ma nouvelle naissance, après que je me sois amèrement repenti avec larmes de les avoir pratiquées.
Le Seigneur me révéla que dans son plan parfait pour ma vie, je devais me marier prochainement. Au début, je résistai à la volonté de Dieu à ce sujet. A l'époque je me contentais parfois d'un modeste repas par jour chez ma tante où j'habitais. Comment expliquer à ma tante et à mes proches qu'il fallait ajouter une épouse à ma charge ?
Petit à petit, je me fis à l'idée du mariage, et acceptai la volonté de Dieu pour ma vie.
J'ai appris à rester extrêmement prudent en ce qui concerne le mariage, dans deux domaines : s'abstenir de tout acte sexuel hors mariage, et discerner la volonté parfaite de Dieu pour le choix de l'épouse.
Plusieurs serviteurs de Dieu ont cru bien faire en me conseillant sur le choix de la future épouse. Les propositions des uns et des autres tournaient en général autour de critères charnels, contraires à la Parole de Dieu. C'était la beauté d'une sœur, ou son niveau intellectuel, ou encore sa situation sociale. Je n'attachai pas d'importance à ces conseils peu spirituels.
Ainsi, lorsque le Père me présenta celle qui devait devenir mon épouse, Annie-Esther, j'ai reçu la conviction que cela venait bien de Lui.
Je rencontrai une seule fois ma future épouse avant nos fiançailles, dans le cadre d'un séminaire des jeunes Chrétiens organisés par notre assemblée. Nous n'eûmes pas même un entretien. Elle résidait à Kribi, ville au bord de l'Océan Atlantique, à 2 heures de voiture au Sud de Douala.
Je venais juste de terminer une période de jeûne et de prière avec quelques pasteurs. J'avais saisi l'occasion de cette retraite afin de mieux m'assurer de la volonté de Dieu au sujet de mon mariage. C'est à cette occasion que je rencontrais Manga, un frère en Christ, propriétaire d'une société à Kribi. Il était de passage à Yaoundé dans le cadre d'un déplacement pour son travail, et se mit à me parler d'une cellule de prière chez lui, où venait régulièrement une secrétaire de direction bilingue dénommée Annie-Esther. Il me parla d'elle en des termes qui montraient qu'elle était une servante de l'Eternel, alors que ce frère ne savait rien de mes projets de mariage. Après notre causerie, je gardai le silence, et comprenais que le Père avait utilisé ce frère pour m'informer que désormais je connaissais le nom de ma future épouse.
C'est avec beaucoup d'humilité que j'ai accepté ce choix divin. Celui-ci devint un fardeau dans mon cœur et je ne reçus la paix que lorsque je lui écrivis une lettre de fiançailles. C'est par la foi qu'elle accepta les fiançailles, ayant reçu la conviction du Saint-Esprit, ne me connaissant pas selon la chair, sur la base de ma lettre qui lui avait rendu témoignage de ma relation avec Jésus-Christ.
Plusieurs questions me vinrent à l'esprit. L'église adoptera-t-elle l'union, ainsi que nos parents ? Ensuite il y avait l'épineux problème et pas le moindre, du financement de ce mariage, n'ayant aucune activité rémunérée, si ce n'était celle d'annoncer le mystère de l'évangile de Jésus-Christ.
Mes préparatifs pour le jour du mariage ont soulevé de grandes inquiétudes auprès de nombreuses personnes incrédules, ma famille, mes amis, mon assemblée et même d'autres enfants de Dieu. Les inquiétudes des uns et des autres étaient révélatrices d'une marche par la vue, et non par la foi.
Quelques jours avant le mariage, je n'avais aucune épargne avec moi, alors que des centaines de billets d'invitation avaient été distribués. Et contre toute attente, soixante-douze heures avant le mariage, le Saint-Esprit toucha plusieurs cœurs ; les bénédictions du Seigneur se sont déversées en abondance : spirituellement, matériellement, financièrement.
Mon mariage fut béni le 27 juin 1998 (j'avais 29 ans). De nombreuses personnes et le peuple de Dieu glorifièrent l'Eternel. Mon épouse et moi en faisions autant pour Sa bonté et Sa grâce infinie.
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| - Dernière mise à jour le 24/11/2008 - |