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Article d'information - A57 |
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Un changement radical
Un prêtre catholique rencontre Jésus
C'est une mission internationale catholique allemande qui a financé toutes mes études à Rome pendant cinq ans. Elle m'a beaucoup aidé. J'ai reçu tout ce dont j'avais besoin pour mes études, et pour être franc, je dois dire que j'ai pris plaisir à ce système de "vie en communauté". Il offrait beaucoup de confort et j'avais peu de responsabilités. Cependant, je voyais parfois la "puissance catholique" à l'œuvre dans la formation religieuse des futurs responsables d'église ; je voyais aussi l'hypocrisie qui s'attache à l'obéissance aveugle aux autorités. Mais j'ai fait de mes études de théologie mon centre d'intérêt exclusif, sans accorder beaucoup d'attention à ces questions importantes.
Par ailleurs, dans le cadre de ma formation, d'autres aspects du catholicisme me sautaient souvent aux yeux. J'ai commencé à mémoriser le contenu du "Magistère de l'Eglise". "Magistère" veut dire "autorité pour enseigner". Cette autorité avait établi un enseignement immuable : nous ne pouvions aucunement en débattre, ni manifester le moindre désaccord. J'ai vu là une autre forme de communisme, une sorte de "communisme ecclésiastique" qui clamait en substance : "Tout ce qu'on vous dit, faites-le, et taisez-vous !" Ce refrain n'avait rien de nouveau pour moi : je ne l'avais que trop entendu dans le système totalitaire communiste. Tout cela m'a beaucoup fait souffrir. Cela m'a poussé à réfléchir.
Cette interdiction de réfléchir et d'agir m'a toujours beaucoup troublé, je dois le dire. Etant mathématicien, j'aime ce qui tombe juste ; j'aime qu'en fin de compte, on puisse attribuer une valeur spécifique à toutes les "inconnues". J'ai donc commencé à avoir des doutes en étudiant l'histoire des dogmes catholiques et la théologie de Thomas d'Aquin, qui repose entièrement sur la philosophie païenne d'Aristote. En fait, d'un point de vue catholique, j'avais trois "torts" : je me suis mis à lire la Bible, je me suis engagé dans une réflexion personnelle sur toutes les déclarations et toutes les pratiques de l'Eglise romaine, et j'ai commencé à désobéir à mes supérieurs.
Je me suis efforcé d'étudier par moi-même, et de chercher les réponses aux questions que je me posais. Je lisais volontiers la Bible, et surtout j'aimais en faire l'exégèse. Cela m'a fait comprendre que ma vie spirituelle était envahie par les rendez-vous, par la bureaucratie, et par toutes sortes de distractions. Les écrits du théologien et psychologue allemand Eugène Drewermann, sur l'incapacité de l'Eglise catholique à "guérir", confirmaient à mes yeux l'absurdité des pratiques catholiques obligatoires face au plan salvateur de Dieu. J'ai dû reconnaître mon incapacité à obéir à toutes les lois que doit observer un "saint prêtre" : il fallait dire chaque jour les longues prières du Bréviaire, célébrer jusqu'à trois ou quatre messes par jour, entendre les confessions, et diriger d'innombrables enterrements. A moins d'avoir soi-même été prêtre de paroisse à Rome, (où ne viennent à la messe que des personnes âgées ayant un besoin superstitieux de rendre un culte aux statues et de pleurer aux enterrements) on ne peut pas savoir à quel point j'ai souffert dans mon esprit. Il était absolument impossible de faire bouger quoi que ce soit ; j'ai tout de même essayé de changer un peu cette mentalité italienne. Mais cela se retournait toujours contre moi ; on ne manquait pas de dire que j'étais jeune et inexpérimenté, et que je venais de l'étranger.
Cela faisait à peu près trois ans que j'étais incapable de prononcer les paroles : "Je t'absous". Je les trouvais blasphématoires. J'ai commencé à réfléchir aux enseignements de la Bible : "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9). "Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé." (Romains 10:13).
Quand j'observais l'Eglise catholique de l'intérieur, j'avais l'impression d'être dans un vaste supermarché, où tout s'achète à prix d'argent : les sacrements, les intercessions, le paradis pour un cher disparu, le pardon, et même la grâce ! Tout cela reposait sur le principe : "Tu dois !", et sur d'innombrables devoirs. Mais désormais j'étais en quête de la foi authentique selon Dieu, de la foi conforme aux Ecritures. Voici ce qu'enseigne la Parole de Dieu : "Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu." (Romains 5:1-2).
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| - Dernière mise à jour le 24/05/2008 - |