Rome et l'Union Européenne
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Dans un récent article du magazine britannique "The Spectator", l'auteur Adrian Hilton émet cette mise en garde : "La question de l'unité religieuse de l'Europe a été tenue encore plus secrète que celle de l'unité politique, mais il y a un engrenage dans ce domaine qui est tout aussi réel que l'engrenage politique, et qui nous entraîne vers une Europe catholique. Cette demande du Pape de faire figurer "Dieu" dans la nouvelle Constitution européenne a été reprise par un grand nombre de politiciens catholiques et d'évêques éminents. A première vue, cette référence semble n'offenser que les Européens athées et humanistes, mais il convient de remarquer que quand le Vatican fait référence à Dieu, il se considère lui-même comme le vice-régent infaillible de Dieu sur la terre, l'organe principal par lequel Dieu s'exprime. En effet, le document
Dominus Iesus (5 septembre 2000) fait de lui l'unique médiateur du salut des élus de Dieu, et déclare avec emphase que toutes les autres Eglises, y compris l'Eglise Anglicane, 'ne sont pas des Eglises au sens propre du terme' (13)"
Le sens véritable du message adressé à l'Europe par le Pape
Le document
Ecclesia in Europa est l'un des plus habiles de Jean-Paul II. C'est un chef d'uvre qui paraît annoncer le message chrétien, alors qu'en fait il ne fait que propager les rites et les rituels de la papauté. Par exemple, l'expression "L'Evangile de l'espérance" revient quarante fois dans le texte. Cependant, ce n'est pas un message d'espérance, c'est une habile contrefaçon. Le paragraphe 74 s'ouvre par cette déclaration : "Une place toute particulière doit être réservée à la célébration des sacrements en tant qu'actions du Christ et de l'Eglise ordonnées au culte rendu à Dieu, à la sanctification des hommes et à l'édification de la communauté ecclésiale ". Le Pape fait de ses sacrements physiques et symboliques la cause efficace de la sainteté et du salut. Là où l'Evangile de la foi exige une obéissance directe au Christ Jésus, le pape affirme que les sacrements sont "des actions du Christ". Telle est "l'espérance" trompeuse du Vatican. L'enseignement officiel de Rome est que les sacrements sont nécessaires au salut. : "L'Eglise affirme que pour le croyant les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. La 'grâce sacramentelle' est la grâce de l'Esprit Saint, donnée par le Christ et propre à chaque sacrement ". (14)
Parce qu'ils mettent de côté l'uvre que Dieu a accomplie directement au travers du Christ Jésus, les sacrements de Rome ne sont rien de moins qu'une tentative pour dépouiller Christ de Son Sacerdoce ainsi que de Son pouvoir de Médiateur. Ils tentent aussi de dérober à Dieu Saint-Esprit Son uvre particulière de Sanctificateur, car ils confisquent au profit des rituels romains Son pouvoir de communiquer la grâce. Ils tentent aussi de voler à Dieu le Père Sa prérogative qui est de justifier et de pardonner le pécheur. Telles sont les réalités qui se dissimulent derrière cet "Evangile de l'espérance" dont il est si souvent question dans le message du Pape à l'Europe. Tout au long des siècles, Rome a substitué ses sacrements à l'Evangile, insultant ainsi continuellement la grâce de Dieu. Le mémorandum adressé par le Pape à l'Europe est une honte devant Dieu et une cause de damnation pour les êtres humains.
Nous sommes actuellement à un tournant de l'histoire, alors que le Saint Empire Romain refait surface sous la forme d'un super-état européen. Tout au long de son histoire, la papauté a gardé son autonomie ; elle est restée invincible face à toutes les forces autres que la puissance de Dieu manifestée par l'Evangile. Les chrétiens qui s'appuient sur la Bible doivent prendre conscience des temps où nous vivons, et il nous faut étudier l'histoire de l'Union Européenne pour discerner les manifestations de la ruse romaine.
Brève histoire de l'Union Européenne
La Deuxième Guerre Mondiale fut cause de destructions, de ruine, et de pertes colossales en vies humaines ; des hommes d'état et des politiciens voulurent donc prendre des mesures pour que pareille chose ne se reproduisît plus. Dans un discours célèbre prononcé à Zurich le 19 septembre 1946, Winston Churchill annonça que "nous devions mettre en place, pour ainsi dire, les Etats-Unis d'Europe". Contrairement à ce que disent les fervents de l'Union Européenne, il ne s'engageait nullement à faire entrer la Grande-Bretagne dans le projet européen. Ce que Churchill envisageait, c'était une Europe occidentale composée de nations souveraines libres et indépendantes, et non un super-état fédéral faisant bon marché de la démocratie. Ensemble, ces nations devaient chercher à coopérer dans une harmonie toute nouvelle.
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