Rome et l'Union Européenne
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Deuxièmement, l'Eglise Romaine entretient des relations légales directes à titre individuel avec différentes nations par le moyen de ses concordats. De façon plus indirecte, elle agit au travers de ses représentants et de son influence dans la plupart des gouvernements européens. Surtout dans les domaines de la finance et des affaires, ces actions sont relatées dans son Almanach sous la rubrique : "Organisations gouvernementales". Ces organisations comprennent (pour n'en citer que quelques-unes) : les Nations Unies, le Conseil de l'Europe, l'Organisation des Etats Américains, l'Organisation Internationale pour l'Unification du Droit privé, le Conseil International du Grain. Rome a ses observateurs et ses délégués dans toutes les organisations mentionnées dans cet Almanach (35). Le Vatican agit enfin au travers d'Européens qui sont "les siens", c'est-à-dire ceux qui sont fidèles premièrement et inconditionnellement à l'Eglise Catholique Romaine. Beaucoup de ces personnes sont en place au sein des instances gouvernementales de leurs nations respectives. En tant que Catholiques romains, ils reçoivent du Vatican l'ordre d'user de leur influence et de leur situation pour amener leur pays à suivre la politique du pape dans toute question qui peut se présenter.
Il nous faut prier pour que l'Europe ne retombe pas dans la condition spirituelle et politique qui était la sienne au Moyen Age. Extérieurement, du point de vue politique, le catholicisme romain est fort, mais intérieurement, du point de vue spirituel, il est faible. Par ses lois et ses cérémonies, ses Evêques, ses prêtres et ses laïcs sont contraints d'accepter le système qui fait du Pape le "Père Souverain" universel tout en niant le Père et le Fils véritables. Ses traditions, son histoire et ses crises démontrent que cette institution ne connaît pas l'Evangile de la grâce en Christ, et qu'elle marche dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort.
Par contraste, vue de l'extérieur, la vraie foi chrétienne semblera peut-être chétive et faible ; mais intérieurement, dans son essence, elle est la puissance la plus forte qui soit sur terre. C'est cette puissance-là qui a libéré la majeure partie de l'Europe au temps de la Réforme. C'est la puissance qui est en Christ Jésus, le Seigneur, et elle est inséparable de Sa Personne. Comme le dit l'apôtre Pierre :
« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui selon sa grande miséricorde nous a régénérés par la résurrection de Christ Jésus d'entre les morts, pour une espérance vivante » (1 Pierre 1:3)
. La raison de notre confiance, c'est notre relation au Sauveur ressuscité, le Seigneur Jésus-Christ. C'est Lui qui est le Seigneur, Il est le Roi, le Souverain de l'univers, le seul Prêtre, le Sauveur. Le Christ Jésus est notre Seigneur, notre Prophète, oint du Saint-Esprit, pourvu de tous les dons nécessaires pour instruire, guider et sauver Son peuple par Sa Parole écrite, l'Ecriture Sainte. Lui et Son Evangile de la grâce, voilà notre espérance pour l'avenir de l'Europe. Notre héritage est réservé dans les cieux, mais sur la terre, nous sommes
« gardés en la puissance de Dieu par la foi » (1 Pierre 1:5)
.
Nous n'oublions pas que les plus grandes manifestations de la puissance de Dieu se sont parfois produites à l'heure des plus grands déclins, par exemple lors du réveil spirituel du 18ième siècle, et avec la Réforme elle-même.
« Le peuple qui marche dans les ténèbres voit une grande lumière ; sur ceux qui habitent le pays de l'ombre de la mort, une lumière resplendit » (Esaïe 9:2)
. Dans Sa souveraineté, à Son heure, Dieu peut amener un peuple à la Bible, à la vérité du salut par la grâce seule, par la foi seule, en Christ seul. Quand il Lui plaît, Il peut, au moyen d'une seule parole de grâce, renouveler l'Europe par un acte de Sa puissance, faisant de ses ennemis le marchepied de Christ. Nous Le prions de nous donner la foi qu'avaient les Réformateurs et tous ceux qui au cours de l'histoire en Europe ont donné leur vie pour la Vérité Biblique. Pour l'Europe Unie, nous faisons monter vers Lui les paroles de Son prophète :
« Fais-nous revenir vers toi, Eternel, et nous reviendrons ! Renouvelle nos jours comme autrefois ! » (Lam. de Jérémie, 5:21) Dieu peut envoyer Son Esprit quand il Lui plaira. Il l'a fait au temps de la Réforme ; nous prions pour qu'Il le fasse encore aujourd'hui ! Nous pensons aussi aux paroles de John Owen lors d'un autre tournant de l'histoire. Il parlait de son propre pays, l'Angleterre, à une époque de désintégration sociale, mais où l'on cherchait le réveil. Aujourd'hui nous avons besoin de cette même foi, de cette même confiance pour la Grande-Bretagne et pour toute l'Union Européenne.
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