Source de Vie - Enseignements bibliques - Articles d'information - Lire la Bible "L'enseignement du sage est une source de vie, pour détourner des pièges de la mort." La Bible - Proverbes 13:14

Article d'information - A39


Accueil Enseignements Articles Bible Services
Vous pouvez consulter tous les articles d'information sur le même thème
   Le système catholique
ou consulter la liste complète des articles d'information

Imprimer cet article d'information Imprimer cet article d'information Consulter cet article au format livre Format PDF


L'héritage légué par Jean-Paul II

Richard Bennett


.../...

Dans cet échange admirable, la sainteté de l'un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l'un a pu causer aux autres." (31)

 

     "Un abondant échange de tous les biens", selon les Ecritures, ne se trouve qu'en Christ : "En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce". (32) Attribuer le rôle de Christ à des êtres humains, y compris à des morts, c'est s'inscrire carrément en faux contre la vérité de Dieu. La justice de Dieu, portée au compte du croyant du fait que Christ a payé pour lui, ne cesse jamais de le remplir d'une crainte respectueuse, d'un sentiment d'adoration et de louange envers ce Dieu Très Saint, qui a Lui-même accompli l'œuvre définitive, permanente et parfaite justifiant le pécheur. Prétendre que hors de Lui la justice peut être imputée d'une manière quelconque est une absurdité grotesque au regard de la Parole de Dieu. Jésus Lui-même a dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand." (33) Affirmer qu'il peut y avoir échange de mérites entre le croyant et des "saints" morts, c'est une effronterie sans nom, une négation de la vérité biblique selon laquelle Dieu seul justifie le pécheur. Le panthéon des saints du Pape est une collection de pièges. La communion dans la prière, la gloire et l'honneur sont dus à Dieu seul. Quand le Pape les accorde aux esprits des défunts, il commet un péché flagrant contre le Premier Commandement. Le précepte qui fonde la loi tout entière est contenu dans cet interdit : comprendre que c'est le Seigneur qui est notre Dieu, Le reconnaître comme Dieu, L'accueillir et L'adorer par notre prière en nous attachant à Lui, et à Lui seul, de tout notre être.

 

 

Des dispositions apocalyptiques, et l'inflexibilité quant à la loi

 

     Le personnage de Jean-Paul II atteint presque une dimension apocalyptique. Derrière la façade, cependant, une main de fer exerce son emprise pour imposer la loi. Tout comme Grégoire VII (1073-1085) qui fit le serment de ne prendre aucun repos tant qu'il n'avait pas soumis toutes les autorités, toutes les puissances spirituelles et temporelles au "Siège de Saint Pierre", le pape actuel est déterminé à construire un empire de même nature, en se servant des lois civiles aussi bien que des lois ecclésiastiques.(34)

 

     Jean-Paul II s'est montré inflexible dans ses efforts pour mettre à jour les lois de l'Eglise Catholique Romaine. Depuis l'époque de Grégoire VII, les papes ont compris qu'il fallait établir des lois ecclésiastiques draconiennes, implacables, avant de tenter de contrôler leurs sujets – et les autres personnes – par la force si nécessaire. En 1983, Jean-Paul II a révisé le Code de Droit Canonique de 1917, apportant aux lois catholiques romaines des additifs tels que celui-ci : "L'Eglise a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquents." (35)

 

     Quand on examine ces lois qui ont été ajoutées, on constate qu'elles ont un caractère plus absolu, plus totalitaire encore que celles qui les ont précédées. Dans son Droit canonique, plus nettement que ne l'a fait aucune secte quelle qu'elle soit, le Pape pose la nécessité de supprimer des facultés qui sont un don de Dieu, en particulier la pensée et la volonté. "Il faut accorder non pas un assentiment de foi, mais une soumission religieuse de l'intelligence à une doctrine que le Pontife suprême...énonce." (36) Sa loi édicte également les conséquences qui atteindront les insoumis. "Sera puni d'une juste peine : 1° qui ...enseigne une doctrine condamnée par le Pontife Romain..."(37) On précise la nature des peines : "La loi peut établir d'autres peines expiatoires qui privent le fidèle d'un bien spirituel ou temporel et qui soient conformes à la fin surnaturelle de l'Eglise." (38)

 

     Jean-Paul II sait fort bien imposer sa volonté en matière de droit. Il est rare que dans d'autres domaines son génie s'exprime de manière aussi évidente. Son autorité ignore tout des systèmes d'équilibre des pouvoirs ; son pouvoir est absolu. Ecoutons le commentaire officiel de son Droit canonique :

 

     "Le système qui gouverne l'Eglise est entièrement différent du système qui prévoit l'équilibre des pouvoirs. En fait, une seule et même charge regroupe trois fonctions... A la différence du système américain, la loi ecclésiastique n'émane pas du consentement des gouvernés. La structure juridique de l'Eglise ne repose pas non plus sur un système d'équilibre des pouvoirs pour conserver son efficacité...Le Code fait fonctionner ce système au moyen d'une structure hiérarchique dans lequel la verticalité l'emporte sur l'horizontalité. En fin de compte, le juge suprême, le pape, est également le législateur et le gouverneur suprême... "(39)

.../...


L'héritage légué par Jean-Paul II (page 5) Page précédente
page : 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Page suivante Page suivante

Circulaire de nouveautés Cliquez ici pour être informé par e-mail à chaque nouvel enseignement ou article.

Recommander à un ami l'article d'information A39 Recommander à un ami l'article d'information A39


© Source de Vie - Toute reproduction autorisée et encouragée sous réserve de citer http://www.sourcedevie.com
- Dernière mise à jour le 20/08/2008 -



Article d'information


L'héritage légué par Jean-Paul II