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Article d'information - A37 |
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La conversion apostolique : Apparence ou réalité ?
Nous ouvrons-nous totalement à la Parole, nous dépouillant de tout à-priori, afin qu'elle fasse en nous son œuvre jusqu'au bout ? Consentons-nous à dire : "Seigneur, qu'il me soit fait selon ta Parole ?" Je ne sais où cela me mènera. Cela pourrait entraîner la perte de ma maison, de mon niveau de vie, de toute ma façon d'être ; la perte de ce pourquoi j'ai travaillé depuis si longtemps, de choses qui ne sont pas intrinsèquement mauvaises. Mais tant que nous ne parvenons pas à cette attitude de cœur qui consiste à demander sans cesse, chaque fois que nous entendons la Parole, "Qu'il me soit fait selon ta Parole", nous ôtons à cette Parole son caractère divin et nous ne lui permettons pas d'accomplir son œuvre en nous. Nous la réduisons à l'état de banale "prédication" que nous nous réservons le droit d'approuver ou de rejeter.
A quoi Marie s'engageait-elle quand elle répondit : "Qu'il me soit fait selon ta parole". A rien de moins qu'à l'acceptation d'une grossesse qu'elle ne saurait expliquer à personne dans cette génération de gens pieux, remplis de leur propre-justice, disposés à lapider à mort sur le seuil de la maison paternelle toute femme enceinte pour des raisons suspectes. Même encore, le Talmud, ce commentaire rabbinique, fait allusion à Marie de façon voilée et suggère qu'elle était enceinte de quelque soldat romain. Est-il possible de rendre compte autrement d'une grossesse inexplicable ? Quand Marie déclara : "Qu'il me soit fait selon ta parole", elle voulait dire : "Je consens à supporter toutes les conséquences de cette parole, même si elle devait attirer sur moi une mort déshonorante, alors qu'en réalité, je suis une vierge d'Israël."
Écoutez-moi bien : quand Dieu trouve un cœur tel que celui-là, il n'y a pas de limite à l'œuvre divine qui peut alors commencer. Quand je pense au potentiel qui est réuni dans cette salle ce soir ! (et je ne parle pas seulement de cette assemblée-ci, mais aussi à ceux qui n'en font pas partie). Quand je pense à ce que les personnes qui sont ici pourraient représenter dans l'œuvre divine des temps de la fin pour un monde ébranlé et détruit par la violence, la souillure, les perversions et les corruptions en tous genres, pour ce monde qui attend les envoyés de Dieu, je sens quelque chose comme la frustration du Seigneur, qui ne peut accomplir ces choses que lorsque les siens reçoivent sa Parole dans cette même disposition virginale, en acceptant toutes les retombées quelles qu'elles soient ! "Seigneur, qu'il me soit fait selon ta Parole."
Si vous acceptez dans votre cœur la pensée d'être inévitablement conduit à une mort sous une forme ou sous une autre, vous vous épargnerez l'exaspération inutile qu'il y a à se demander quelle forme prendra l'accomplissement de cette Parole dans votre cas particulier . Qu'il s'agisse de lapidation sur le seuil de la maison paternelle, de disgrâce, de rejet par les hommes, d'hostilité, d'incompréhension, de huées, d'invectives ou de quelque autre opprobre, avec tous les dangers physiques ou moraux qui s'y attachent, qu'importe ? Dieu attend toujours, et n'a jamais eu d'autre point de départ pour ses œuvres, en dehors de celui qui dira : "Qu'il me soit fait selon ta Parole".
Soyons attentifs à la réaction de Saul quand il se retrouva en face de Jésus qui lui disait : "Saul, tu as célébré et exalté ta propre personne en lui donnant plus de place qu'à la mienne". Saul prononça une parole forte, une parole apostolique, dont l'écho a retenti tout au long de la carrière qui s'ensuivit : "Seigneur, que veux-tu que je fasse ?" Je tiens à ajouter que chaque fois que nous prononçons le mot "Seigneur" sans que ce terme implique tout le reste du propos de Paul, "Que veux-tu que je fasse ?" nous jouons avec une chose sainte et nous prenons le Nom du Seigneur en vain. Bien-aimés, j'ai une question à vous poser. Quand avez-vous, pour le dernière fois, passé avec Dieu un contrat qui vous engageait de façon aussi inconditionnelle que cet acte initial de Paul au début de son parcours apostolique ? Cette question qu'il posa inclut toutes les autres questions possibles : "Seigneur, que veux-tu que je fasse ?" Pas l'ombre d'un "si", ni d'un "mais", ni d'une condition quelconque. Ni stipulation, ni garantie, ni requête ; il ne demanda même pas d'être illuminé, de comprendre, ni de recevoir quelque explication. Si le Seigneur est le Seigneur, nous n'avons qu'une seule chose à faire : tomber à terre devant Lui, en élevant vers Lui ce seul cri dont l'écho durera aussi longtemps que durera notre vie terrestre : "Seigneur, que veux-tu que moi, je fasse ?" Nous poussons ce cri une seule fois, mais ou bien son écho retentit jusqu'à la fin de nos jours, ou bien notre vie n'a rien d'apostolique. Voilà la principale raison d'être de la parole que nous entendons ici ce soir. Il se trouve que mon porte-document est plein de messages excellents, mais je n'ai pas la liberté d'en utiliser ou d'en citer un seul, malgré la joie que j'aurais à répandre ici cette semence précieuse et sainte que Dieu m'a confiée. En effet, toute parole qui sort de ma bouche, tout service que j'accomplis, ou que vous accomplissez, doit découler de cette unique question : "Seigneur, que veux-tu que je fasse ?"
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| - Dernière mise à jour le 20/08/2008 - |